Une autre chaîne de garderies privées voit le jour sous les libéraux
Le réseau de 800 places à 7$ encaisserait 8 millions par an en subventions de l'État
Photo : Agence France-Presse
Québec — Une chaîne de dix garderies, appartenant à deux contributeurs à la caisse du Parti libéral du Québec, s'est déployée sous le gouvernement Charest même si ce type de développement de services de garde commerciaux «à la Wal-Mart» ne devait pas prendre de l'ampleur, avait promis l'ancienne ministre de la Famille Carole Théberge.
Lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, le député de Gouin et porte-parole de l'opposition officielle en matière de famille, Nicolas Girard, a dit vouloir «ouvrir un nouveau chapitre dans le scandale des garderies libérales». Il a dénoncé le cas du Groupe Merveilles, qui exploite dans la région de Montréal un réseau de dix garderies totalisant 762 places auxquelles s'ajoutent 38 places, octroyées en 2008, qui seront offertes en 2011. Ce réseau de 800 places à 7 $ encaisse 8 millions en subventions de l'État par an, a calculé le député.
Les dix garderies du Groupe Merveilles appartiennent à Ezio Carosielli et à sa conjointe Luisa Sassano qui ont versé, avec des membres de leur famille, 14 000 $ au Parti libéral depuis 2003, a signalé M. Girard.
Mais M. Carosielli, qui ne semble pas être un docile militant libéral, a répliqué hier, critiquant le mode de sélection des garderies introduit par les libéraux. «Il y a certaines personnes qui n'ont aucune compétence et qui ont obtenu des permis. Et je me demande comment ça se fait», a-t-il dit à Radio-Canada. Il en va de la santé des enfants, a-t-il soutenu, réclamant une enquête du Vérificateur général du Québec. Il a soutenu qu'il fallait revenir à l'ancien système d'allocation des places: c'était une instance locale qui sélectionnait les centres de la petite enfance ou les garderies privées qui devaient obtenir les nouvelles places. M. Carosielli n'a pas rappelé Le Devoir hier.
Tony Tomassi a plaidé qu'il n'avait eu rien à voir avec l'octroi des places en garderies au Groupe Merveilles, ni à aucune autre garderie. Depuis sa nomination comme ministre de la Famille, il n'a accordé aucune place dans les services de garde, a-t-il souligné en fin d'après-midi hier, à l'issue de la réunion du Conseil des ministres. «On est sur le plan des 18 000 places qui ont été accordées en juin et en juillet», a-t-il précisé, c'est-à-dire par sa prédécesseure, Michelle Courchesne.
Quant à la chaîne du Groupe Merveilles, elle s'est constituée au fil du temps grâce notamment à des acquisitions. Selon ce que M. Carosielli a affirmé à Radio-Canada, il exploitait cinq garderies dont les permis avaient été délivrés par le gouvernement péquiste et il en a acquis cinq autres.
Sans viser la chaîne de M. Carosielli, le président de l'Association des garderies privées du Québec, Sylvain Lévesque, a signalé, hier au Devoir, que la grande majorité des plaintes visant les garderies privées proviennent de parents dont les enfants fréquentent les chaînes commerciales de garderies.
M. Carosielli n'est pas le seul à critiquer le mode de sélection des services de garde. Depuis l'arrivée des libéraux au pouvoir, c'est le ministère qui détermine quels CPE ou garderies auront les nouvelles places. Sylvain Lévesque estime qu'il faut revenir au mode de sélection antérieur, selon lequel c'était le Conseil régional de développement (CRD), auquel siégeaient la commission scolaire, des représentants des garderies privées, ceux des centres de la petite enfance et d'autres représentants locaux, qui faisait ses recommandations au ministre sur le choix des projets de nouvelles places. Ce système, instauré par le gouvernement péquiste, n'a jamais entraîné de contestations, a fait valoir M. Lévesque.
Mais la première chose que la nouvelle ministre de la Famille, Carole Théberge, a fait, c'est d'ignorer les recommandations des CRD, une instance que le gouvernement Charest a abolie par la suite, et d'accorder des places à des projets de moins bonne qualité, dont ceux qui émanaient de chaînes commerciales de garderies, a rappelé Sylvain Lévesque. Au coeur d'une controverse à la fin de 2005, la ministre avait affirmé par la suite que les chaînes de garderies commerciales n'obtiendraient plus de nouvelles places compte tenu des «standards élevés» imposés par son ministère. Trois chaînes avaient fait les manchettes alors: Mad Science, K.I.D.S. et Kinderville.
À l'Assemblée nationale, Nicolas Girard a lancé une deuxième attaque contre Tony Tomassi. Le député péquiste a soutenu que six membres du comité exécutif élargi de l'Association libérale de LaFontaine, la circonscription du ministre, avaient obtenu cinq permis de garderies privées depuis 2003. M. Tomassi a répliqué en révélant qu'il avait demandé à ces six personnes de démissionner de l'exécutif dès qu'il a été nommé ministre en décembre 2008, ce qu'elles ont fait.
Lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, le député de Gouin et porte-parole de l'opposition officielle en matière de famille, Nicolas Girard, a dit vouloir «ouvrir un nouveau chapitre dans le scandale des garderies libérales». Il a dénoncé le cas du Groupe Merveilles, qui exploite dans la région de Montréal un réseau de dix garderies totalisant 762 places auxquelles s'ajoutent 38 places, octroyées en 2008, qui seront offertes en 2011. Ce réseau de 800 places à 7 $ encaisse 8 millions en subventions de l'État par an, a calculé le député.
Les dix garderies du Groupe Merveilles appartiennent à Ezio Carosielli et à sa conjointe Luisa Sassano qui ont versé, avec des membres de leur famille, 14 000 $ au Parti libéral depuis 2003, a signalé M. Girard.
Mais M. Carosielli, qui ne semble pas être un docile militant libéral, a répliqué hier, critiquant le mode de sélection des garderies introduit par les libéraux. «Il y a certaines personnes qui n'ont aucune compétence et qui ont obtenu des permis. Et je me demande comment ça se fait», a-t-il dit à Radio-Canada. Il en va de la santé des enfants, a-t-il soutenu, réclamant une enquête du Vérificateur général du Québec. Il a soutenu qu'il fallait revenir à l'ancien système d'allocation des places: c'était une instance locale qui sélectionnait les centres de la petite enfance ou les garderies privées qui devaient obtenir les nouvelles places. M. Carosielli n'a pas rappelé Le Devoir hier.
Tony Tomassi a plaidé qu'il n'avait eu rien à voir avec l'octroi des places en garderies au Groupe Merveilles, ni à aucune autre garderie. Depuis sa nomination comme ministre de la Famille, il n'a accordé aucune place dans les services de garde, a-t-il souligné en fin d'après-midi hier, à l'issue de la réunion du Conseil des ministres. «On est sur le plan des 18 000 places qui ont été accordées en juin et en juillet», a-t-il précisé, c'est-à-dire par sa prédécesseure, Michelle Courchesne.
Quant à la chaîne du Groupe Merveilles, elle s'est constituée au fil du temps grâce notamment à des acquisitions. Selon ce que M. Carosielli a affirmé à Radio-Canada, il exploitait cinq garderies dont les permis avaient été délivrés par le gouvernement péquiste et il en a acquis cinq autres.
Sans viser la chaîne de M. Carosielli, le président de l'Association des garderies privées du Québec, Sylvain Lévesque, a signalé, hier au Devoir, que la grande majorité des plaintes visant les garderies privées proviennent de parents dont les enfants fréquentent les chaînes commerciales de garderies.
M. Carosielli n'est pas le seul à critiquer le mode de sélection des services de garde. Depuis l'arrivée des libéraux au pouvoir, c'est le ministère qui détermine quels CPE ou garderies auront les nouvelles places. Sylvain Lévesque estime qu'il faut revenir au mode de sélection antérieur, selon lequel c'était le Conseil régional de développement (CRD), auquel siégeaient la commission scolaire, des représentants des garderies privées, ceux des centres de la petite enfance et d'autres représentants locaux, qui faisait ses recommandations au ministre sur le choix des projets de nouvelles places. Ce système, instauré par le gouvernement péquiste, n'a jamais entraîné de contestations, a fait valoir M. Lévesque.
Mais la première chose que la nouvelle ministre de la Famille, Carole Théberge, a fait, c'est d'ignorer les recommandations des CRD, une instance que le gouvernement Charest a abolie par la suite, et d'accorder des places à des projets de moins bonne qualité, dont ceux qui émanaient de chaînes commerciales de garderies, a rappelé Sylvain Lévesque. Au coeur d'une controverse à la fin de 2005, la ministre avait affirmé par la suite que les chaînes de garderies commerciales n'obtiendraient plus de nouvelles places compte tenu des «standards élevés» imposés par son ministère. Trois chaînes avaient fait les manchettes alors: Mad Science, K.I.D.S. et Kinderville.
À l'Assemblée nationale, Nicolas Girard a lancé une deuxième attaque contre Tony Tomassi. Le député péquiste a soutenu que six membres du comité exécutif élargi de l'Association libérale de LaFontaine, la circonscription du ministre, avaient obtenu cinq permis de garderies privées depuis 2003. M. Tomassi a répliqué en révélant qu'il avait demandé à ces six personnes de démissionner de l'exécutif dès qu'il a été nommé ministre en décembre 2008, ce qu'elles ont fait.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

