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Une autre chaîne de garderies privées voit le jour sous les libéraux

Le réseau de 800 places à 7$ encaisserait 8 millions par an en subventions de l'État

Robert Dutrisac   18 mars 2010  Québec
Photo : Agence France-Presse
Québec — Une chaîne de dix garderies, appartenant à deux contributeurs à la caisse du Parti libéral du Québec, s'est déployée sous le gouvernement Charest même si ce type de développement de services de garde commerciaux «à la Wal-Mart» ne devait pas prendre de l'ampleur, avait promis l'ancienne ministre de la Famille Carole Théberge.

Lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, le député de Gouin et porte-parole de l'opposition officielle en matière de famille, Nicolas Girard, a dit vouloir «ouvrir un nouveau chapitre dans le scandale des garderies libérales». Il a dénoncé le cas du Groupe Merveilles, qui exploite dans la région de Montréal un réseau de dix garderies totalisant 762 places auxquelles s'ajoutent 38 places, octroyées en 2008, qui seront offertes en 2011. Ce réseau de 800 places à 7 $ encaisse 8 millions en subventions de l'État par an, a calculé le député.

Les dix garderies du Groupe Merveilles appartiennent à Ezio Carosielli et à sa conjointe Luisa Sassano qui ont versé, avec des membres de leur famille, 14 000 $ au Parti libéral depuis 2003, a signalé M. Girard.

Mais M. Carosielli, qui ne semble pas être un docile militant libéral, a répliqué hier, critiquant le mode de sélection des garderies introduit par les libéraux. «Il y a certaines personnes qui n'ont aucune compétence et qui ont obtenu des permis. Et je me demande comment ça se fait», a-t-il dit à Radio-Canada. Il en va de la santé des enfants, a-t-il soutenu, réclamant une enquête du Vérificateur général du Québec. Il a soutenu qu'il fallait revenir à l'ancien système d'allocation des places: c'était une instance locale qui sélectionnait les centres de la petite enfance ou les garderies privées qui devaient obtenir les nouvelles places. M. Carosielli n'a pas rappelé Le Devoir hier.

Tony Tomassi a plaidé qu'il n'avait eu rien à voir avec l'octroi des places en garderies au Groupe Merveilles, ni à aucune autre garderie. Depuis sa nomination comme ministre de la Famille, il n'a accordé aucune place dans les services de garde, a-t-il souligné en fin d'après-midi hier, à l'issue de la réunion du Conseil des ministres. «On est sur le plan des 18 000 places qui ont été accordées en juin et en juillet», a-t-il précisé, c'est-à-dire par sa prédécesseure, Michelle Courchesne.

Quant à la chaîne du Groupe Merveilles, elle s'est constituée au fil du temps grâce notamment à des acquisitions. Selon ce que M. Carosielli a affirmé à Radio-Canada, il exploitait cinq garderies dont les permis avaient été délivrés par le gouvernement péquiste et il en a acquis cinq autres.

Sans viser la chaîne de M. Carosielli, le président de l'Association des garderies privées du Québec, Sylvain Lévesque, a signalé, hier au Devoir, que la grande majorité des plaintes visant les garderies privées proviennent de parents dont les enfants fréquentent les chaînes commerciales de garderies.

M. Carosielli n'est pas le seul à critiquer le mode de sélection des services de garde. Depuis l'arrivée des libéraux au pouvoir, c'est le ministère qui détermine quels CPE ou garderies auront les nouvelles places. Sylvain Lévesque estime qu'il faut revenir au mode de sélection antérieur, selon lequel c'était le Conseil régional de développement (CRD), auquel siégeaient la commission scolaire, des représentants des garderies privées, ceux des centres de la petite enfance et d'autres représentants locaux, qui faisait ses recommandations au ministre sur le choix des projets de nouvelles places. Ce système, instauré par le gouvernement péquiste, n'a jamais entraîné de contestations, a fait valoir M. Lévesque.

Mais la première chose que la nouvelle ministre de la Famille, Carole Théberge, a fait, c'est d'ignorer les recommandations des CRD, une instance que le gouvernement Charest a abolie par la suite, et d'accorder des places à des projets de moins bonne qualité, dont ceux qui émanaient de chaînes commerciales de garderies, a rappelé Sylvain Lévesque. Au coeur d'une controverse à la fin de 2005, la ministre avait affirmé par la suite que les chaînes de garderies commerciales n'obtiendraient plus de nouvelles places compte tenu des «standards élevés» imposés par son ministère. Trois chaînes avaient fait les manchettes alors: Mad Science, K.I.D.S. et Kinderville.

À l'Assemblée nationale, Nicolas Girard a lancé une deuxième attaque contre Tony Tomassi. Le député péquiste a soutenu que six membres du comité exécutif élargi de l'Association libérale de LaFontaine, la circonscription du ministre, avaient obtenu cinq permis de garderies privées depuis 2003. M. Tomassi a répliqué en révélant qu'il avait demandé à ces six personnes de démissionner de l'exécutif dès qu'il a été nommé ministre en décembre 2008, ce qu'elles ont fait.
 
 
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  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 18 mars 2010 01h16
    Tomassi plus coincé que jamais !
    Décidément, le député de Gouin, Nicolas Girard, ne cesse de m'étonner !

    Avec ses nouvelles révélations concernant le favoritisme pratiqué par les libéraux dans le domaine des garderies privées, il a, comme à l'automne 2009, complètement mis le Gouvernement au pied du mur !

    C'était franchement lamentable d'entendre hier, à l'Assemblée nationale, le ministre concerné, Tony Tomassi, tenter de trouver un moyen pour se sortir de ce pétrin. Ne sachant que dire, il a répété pour la ième fois que la famille était l'une des grandes priorités du cabinet de Jean Charest et je ne sais quoi !

    Encore une histoire qui nous rappelle que le Gouvernement québécois actuel est corrompu et - ne l'oublions pas - épuisé !

  • Normand Carrier
    Abonné
    jeudi 18 mars 2010 07h03
    Nids de vipères .....
    Les garderies sont devenues des nids de vipères libérales ou pour avoir un permis de garderie , il faut avoir donné a Tony Tomassi ou être membre de son exécutif de parti dans Lafontaine ! Que ce soit sous Carole Théberge , Michelle Courchesne ou l'innéfable Tony , le controle de permis de garderies passait par ce patroneux notoire et incontournable dans son comté ...... Des règles sont contournées , l'esprit de la loi et les bonnes intentions des ministres bafouées et ce bouffon qui sert de ministre ne semble pas réaliser que ce favoritisme institutionnalisé déplait souverainement au peuple .....
    Jean Charest a construit ce système de patronage et de favoritisme depuis 2003 et maintenant tout lui éclate en pleine face ! Même monsieur Carioseli un bénéficiaire et un contributeur a la caisse de Tony , est inquiet de la qualité et l'intégrité des garderies , et demande une enquête du vérificateur général ......C'est mauvais signe lorsque les amis se retournent contre les libéraux ......

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 18 mars 2010 07h29
    À droite toute !
    Petit à petit, patiemment, voire avec entêtement, Charest rogne les institutions issues de la Révolution tranquille. Une reprise du pouvoir aux prochaines élections lui permettra de privatiser l'éducation en subventionnant encore plus grassement les écoles privées et en affamant les écoles publiques.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • alen
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 08h23
    Nos enfants ... des vaches à lait?
    Dans un autre média, on dit que les permis se revendent entre 7 000 $ et 16 000 $ par place. Soit entre 280 000 $ et 640 000 $ pour une garderie de 40 places.

    Plus payant que des cotas de lait, n'est-ce-pas!...

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 08h58
    $14,000 depuis 2003
    WOW on fait des gros chiffres. $14,000 en 7 ans (on exclus 2010) pour la famille ce qui suppose plus que 2 personnes. Cela fait $2000 par ans, ou moins de $1,000 par personne par an. La limite est de $3,000.

    Ou est le problème? Le système a besoin de place en garderie il y a un manque de place. Que ces place soit privé c'est encore mieux car cela limite les cout pour le gouvernement il N'y a pas d'investissement dans la main d'œuvre pas de bâtiment à entretenir et pas de syndicat pour se mêler des choses.

    À écouter l'opposition, il est interdit pour quiconque est contributeur au PLQ de faire des affaire avec le gouvernement.

    La question devrait plustot être: Y a t il des besoin pour ces place: Réponse :OUI
    Les promoteur ont ils de l'expérience dans le domaine? Il semblerait que OUI ce n'est pas leur première.
    Le service est il bon? On a pas entendu une seule plainte des parents donc force est d'admettre que OUI.


    Personnellement je préfère des garderie privés qui sont hors de porté des syndicats.

    En passant y avait il des Péquisse qui voulait en ouvrir une garderie?
    Combien coute une garderie privé au gouvernement comparé à une garderie gouvernemental?
    Au moins au privé il y a responsabilisation et utilisation très rationnel des argents, alors qu'au publique l'argent n'a pas d'importance le gros cochon de payeur de taxe a les poches creuses.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 09h14
    8 milion par an est-ce trop????
    $8,000,000 pour 800 place c'est $10,000 par place par an.

    C'est $192.31 par semaine par place.
    C'est $38.46 par jour par enfant.

    Maintenant combien coute au gouvernement une place en CPE publique?

    Les éducatrices, les administrateurs, les frais d'électricité, nourriture, téléphone internet, taxes municipales, entretient; ces cout sont ils moins de $38.46 par enfant? Oui le privé fait des profits, mais les profits souvent se font sur le volume, la marge est mince. On économise en ayant moins d'administrateur, les cout sont toujours sur haute surveillance, les couts des employés sont aussi un peu plus bas. Le privé fait plus avec moins, cela a toujours été le cas.

  • danielle bergeron
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 09h34
    jocelyn l
    le 18 mars 2010

    Je trouve que le système de garderie devrait revenir comme les année
    anterierurs que les gens paye pour faire gardée leurs enfants et que le gouvernement mets l `argent des subvention dans le système de santé et des aines qui ont travailler toute leurs vies enlever le BS a place les garderie c est un commerce comme tout autre commerce alors qui il mette de l `argent de leur propre poche M Charest élimines les subventions au garderie tous cette argent que vous donnez c est ridicule .

  • Claude Kamps
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 09h57
    @ Claude Arsenault
    Toute personne peut ouvrir une garderie sans problème, mais quand ce sont des amis du pouvoir qui ont seulement accès au permis cela devient une collusion malsaine.
    En fait c'est le principe de la mafia que de ne bénir que ceux qui donnent au parti, cela m'inquièterait à votre place de voir que des gens qui ne pensent pas comme vous et le PLQ ne puissent avoir de garderie privée, cela démontre la collusion!!!

    Il est vrais que vous devez être habitué et cela ne vous choque plus, pour vous c'est normal....

  • Normand Carrier
    Abonné
    jeudi 18 mars 2010 11h04
    Les lubies de monsieur Archambault ......
    Comme a son habitude monsieur Archambault passe a coté des problèmes de corruption , patronage et spéculation avec des arguments tels :
    - Y a-t-il besoin de places , oui ou non ?
    - Est-il interdit pour quiquonque qui contribue a la caisse du PLQ de faire des affaires avec le gouvernement ?
    - Y a-t-il un péquisss qui voulait en ouvrir une garderie ?
    - le privé est meilleur que le public !
    Je vous réfère a nids de vipères plus haut et si vous connaissez un cas de magouille de la sorte sous le P.Q. je vous en prie , soulevez-le ! Si après sept de pouvoir des libéraux , s'ils ne l'on pas soulevé , ne chercher pas et éviter la démagogie ....
    Tous les rapports d'inspection signalent que les CPE et les garderies publiques ont systématiquement de meilleurs résultats pour la propreté , la salubrité et l'adhésion aux règlements .... Une explication simple , les CPE sont sans but lucratif et les privées doivent apporter des profits a la fin de chaque année ce qui forcent les propriétaires a rogner sur les services ....Démagogie , sophistes et demi-vérités monsieur Archambault et il faut se demander quant vous arriverai avec des arguments valables ?

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    jeudi 18 mars 2010 16h34
    Les propos de M.Archambault nous rappellent que...
    ... peu importe ce qui arrive, un fan d'un parti est toujours prêt à absoudre le côté qu'il défend. Alors le job du ministre est donc de donner à ses ouailles un argument, si fallacieux et si mince soit-il, auquel se raccrocher.
    Par exemple: Jean Charest refuse une enquête. Donc, c'est Pauline Marois qui est "Pauline la pas fine" parce qu'elle l'exige trop brutalement. Sauf que l'enquête, il la refuse depuis six mois! Son argumentation est mince? So what! Les convertis ne demandent qu'un petit raisonnement auquel se raccrocher! "Jâââmais de mâââ vie jen'ai vûûû un tel comportement de la part de la chef de l'ôppôôôsition..." Les autres sont choqués par l'inanité de la riposte? Pas grave, ils ne votent pas pour vous!
    Ça en prend, des arguments, pour briser un conditionnement. À preuve: Il lui reste encore 32% des votes. C'est à ce demander ce que ça prend.

  • M Fortin
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 17h17
    @ Mme Bergeron
    Vous dites qu'il faudrait que le système de garde soit comme avant. Vous oubliez l'impact important qu'engendrerait une telle mesure sur la place des femmes sur le marché du travail. En augmentant le montant des services de garde, les femmes auraient moins intérêt à se scolariser, à travailler, pour au bout du compte voir leur salaire diminué de moitié sans avoir l'opportunité de voir grandir leurs enfants. En quelque sorte, elles seraient moins enclines soit à travailler, soit à avoir des enfants.

    Or, les femmes sont très importantes pour faire fonctionner le système d'aujourd'hui. Elles sont de plus en plus scolarisées. Elles constituent une main-d'oeuvre essentielle vu le vieillissement de la population et en plus, elles rapportent de l'impôt au gouvernement par leur travail. Elles sont, elles aussi, une "vache à lait", mais qui rapportent plus que de l'argent : du travail.

    De plus, si avoir des enfants devient un poids pour notre société, comment pourrons-nous susciter une poussée démographique assez importante pour subvenir à nos besoins? Par l'immigration? Il est vrai, mais les immigrants s'établissent seulement à Montréal et leurs enfants seraient au final confrontés au même problème. Ce serait une solution à court terme.

    Aussi, en augmentant le coût des services de garde, les femmes monoparentales auront bien de la difficulté à joindre les deux bouts. C'est condamner à la pauvreté des enfants qui ne méritent pas d'appartenir à un monde inégalitaire dès leur naissance.

    Bref, il faut faire des choix de société. Et je suis d'avis que les femmes doivent continuer à avoir le choix de travailler et d'avoir des enfants tout à la fois.

  • HawkFest
    Inscrit
    vendredi 19 mars 2010 14h20
    COIRRUPTION ET MAFIA!!!
    Ils commencent sérieusement à me les casser ces ciciliens!!!!! OUT!

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