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Le vieux Harry

Michel David   18 mars 2010  Québec
Quelques heures à peine avant que la guillotine ne s'abatte sur le SPQ Libre, son président, Marc Laviolette, se bidonnait en compagnie des journalistes qui couvraient les travaux du colloque sur la création de la richesse, que le PQ avait organisé à Lévis en fin de semaine dernière.

M. Laviolette trouvait particulièrement absurde l'idée d'exploiter le gisement de pétrole Old Harry, situé dans le golfe du Saint-Laurent, à 80 kilomètres au nord-est des îles de la Madeleine. «Tintin au pays de l'or noir», disait-il en rigolant.

En août 2008, Pauline Marois était revenue emballée d'un voyage en Norvège, où pétrole et environnement semblaient faire bon ménage. Elle avait vivement reproché au gouvernement Charest de négliger cet extraordinaire potentiel, mais son enthousiasme n'avait pas été aussi contagieux qu'elle l'avait souhaité, y compris au sein de son parti.

À l'heure de la lutte contre les changements climatiques et les émissions de gaz à effet de serre, le pétrole n'a pas très bonne presse, surtout chez ceux qui n'en ont pas. Samedi à Lévis, les opposants au projet ont repris sur le ton de la dérision la désormais célèbre formule lancée par Sarah Palin durant la dernière campagne à l'élection présidentielle aux États-Unis: «Drill, baby, drill.»

Les risques pour l'environnement sont réels. Dès 2004, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a soulevé de sérieuses questions sur les conséquences que les relevés sismiques pourraient avoir sur les populations de baleines.

D'autres, dont le SPQ Libre, voient dans l'exploitation le danger d'une plus grande dépendance au pétrole et un frein à une deuxième vague d'électrification, notamment dans le domaine des transports. Tous ne sont pas convaincus par l'argument selon lequel les profits tirés du pétrole permettraient de s'en affranchir plus rapidement.

***

Le problème est que le groupe Corridor Resources, de Halifax, vient de confirmer son projet d'explorer la partie terre-neuvienne du gisement Old Harry, situé tout juste sur la frontière maritime entre les deux provinces, tracée en 1964. Québec serait donc privé de tout revenu sans que l'environnement soit épargné pour autant.

Mardi, à l'initiative-surprise de la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité moins une voix — celle d'Amir Khadir — une motion réclamant la conclusion d'une entente avec le gouvernement fédéral sur la propriété des fonds marins, qui permettrait l'exploration et, le cas échéant, l'exploitation de la partie québécoise du gisement.

En réalité, personne n'en connaît exactement le potentiel. On parle de réserves possibles de cinq milliards de pieds cubes de gaz naturel ou encore deux milliards de barils de pétrole, ce qui correspondrait à la consommation actuelle du Québec pendant 25 ans et pourrait rapporter à l'État québécois jusqu'à 4 milliards par année.

En 2002, Hydro-Québec avait prévu investir plus de 300 millions en exploration jusqu'en 2010, mais à peine 20 millions l'ont finalement été. Tout est présentement suspendu au règlement du litige avec le gouvernement fédéral. Les discussions piétinent depuis maintenant 12 ans et le gouvernement Harper ne semble visiblement pas plus pressé de les faire aboutir que son prédécesseur libéral.

En présentant sa motion, Mme Normandeau a dit vouloir «lever un peu le ton» face à Ottawa. Au-delà des bonnes intentions, on ne peut pas dire que le gouvernement Charest ait beaucoup insisté depuis sept ans. La conclusion d'une entente faisait bien partie de la liste des revendications que M. Charest avait présentée aux chefs de parti fédéraux à l'automne 2008, mais M. Harper n'a jamais pris la peine de répondre à sa lettre et n'a pas jugé utile de revenir à la charge.

Dans l'état actuel des relations entre le Québec et Terre-Neuve, qui se crêpent encore le chignon sur l'hydroélectricité de Churchill Falls, il ne faut pas compter sur le premier ministre Williams pour faciliter les choses.

***

Rien n'est jamais simple dans le merveilleux monde des relations fédérales-provinciales canadiennes. Avec un minimum de mauvaise volonté, il est sans doute possible de faire durer indéfiniment le litige sur la propriété des fonds marins.

Il est néanmoins permis de se demander pourquoi le gouvernement fédéral a été en mesure de signer avec Terre-Neuve et la Nouvelle-Écosse des ententes administratives qui ont permis l'exploitation des gisements de pétrole (Hibernia) et de gaz (île de Sable) dans le golfe, tout en reportant sine die le règlement de la question des fonds marins, alors que cela semble impossible avec le Québec.

Cette manne sortie des eaux ne semble pas avoir altéré la ferveur canadienne des Néo-Écossais, ni même des ombrageux Terre-Neuviens, mais les résultats du référendum du 30 octobre 1995 auraient-ils été les mêmes si, en plus de l'hydroélectricité, le Québec était assis sur des milliards de barils de pétrole?

En admirant les fjords norvégiens, Pauline Marois s'est certainement posé la question. Il serait très étonnant que personne à Ottawa n'y ait réfléchi aussi.

***

mdavid@ledevoir.com
 
 
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  • Jean-François Trottier
    Abonné
    jeudi 18 mars 2010 01h32
    Tout est compliqué...
    Creuser pour du pétrole, c'est compliqué. Envisager de commencer à décider des plans pour le CHUM, c'est compliqué. Finir la grosse ruine de l'UQAM en plein centre-ville, c'est compliqué. Reconnaître les diplômes étrangers, c'est compliqué. Les super infirmières, c'est compliqué. Finir le revêtement d'un métro déjà fini, c'est compliqué. Changer les lamelles de verre d'une grande bibliothèque déjà finie, c'est compliqué. Déménager un casino, c'est compliqué. Décider de la forme d'un bulletin, c'est compliqué. Décider si on doit porter un symbole religieux ou pas, c'est compliqué. Décider si on va faire un budget serré ou pas, c'est compliqué. Avoir un plan qui devient une démarche, c'est compliqué. Décider si on a un jour férié scolaire un samedi, un dimanche, toutes ces réponses, aucune de ces réponses, c'est compliqué. Décider si on subventionne des garderies confessionnelles ou pas, c'est compliqué.
    Chauffer à deux mains, c'est compliqué.

  • Normand Carrier
    Abonné
    jeudi 18 mars 2010 06h43
    La stratégie de la peur .........
    Pour garder notre peuple sous controle , le gouvernement fédéral a utilisé tous les moyens pour l'appauvrir et le garder sous controle ! Depuis les années d'après guerre , le gouvernement central a favorisé l'Ontario en concentrant toute la fonction publique dans cette province et favorisant ainsi l'obtention des contrats de biens et services aux compagnies ontariennes . Toute l'industrie automobile subventionnée fut établie en Ontario ce qui donna a cette province un ampleur économique considérable qui la propulsa au sommet ! Seul G.M. démarra une usine a Sainte-Thérèse en 1964 .
    Que ce soit sous des gouvernements libéraux ou conservateurs , cette stratégie de favoriser l'Ontario a toujours exister et aujourd'hui , le gouvernement Harper veut donner un autre coup de barre en faveur de l'Ontario en centralisant la Commision des valeurs mobilières a Toronto ...... Comme l'échiquier économique se déplace a l'ouest aves le pétrole et les sables bitumineux et que deux provinces maritimes y trouvent leur compte , voila que les gisements de Old Harry piétine dans un litige fédéral-provincial depuis douze ans . Comment expliquer que nous subirons les inconvénients sur l'environnement sans en retirer quelques bénéfices ? Comment ne pas croire que la stratégie du gouvernement central n'est pas celle de tout faire pour retarder cette création de richesse qui serait bénéfique pour nos systèmes de santé et d'éducation et ainsi permettre une meilleure distribution de cette richesse pour une juste équité et diminuer l'écart entre riches et pauvres .....
    Monsieur David pose la question si la réponse aurait été la même en 1995 , c'est évident que le Québec serait un pays aujourd'hui et cela donne un avant gout de ce que l'avenir promet aux Québécois en autant qu'ils sachent prendre les bonnes décisions pour les générations futures ....

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 07h29
    Charest a bradé ces droits d'explorations.
    Les droits d'explorations pétroliers et gaziers, qui appartenaient à Hydro Québec (sous le PQ) ont été bradé par Charest à des petites entreprises, dont une appartient à un ex ministre libéral (Gastem). On parle ici de dizaine de milliars de dollar:

    http://www.vigile.net/Les-Liberaux-font-mains-bass

    Le modèle à suivre, la Norvège:

    http://www.vigile.net/Les-Liberaux-font-mains-bass

    M Landry avait établi une stratégie qui s'apparentaient à celle de la Norvège (les plus performant au monde ), pour tirer le maximum de ce bien publique. Charest la scrapé pour brader le bien publique au profit de son réseau.

    Le fait de ne pas vouloir d'exploitation de la ressource ne veut pas dire qu'il faut l'abandonner au privé. Au contraire il faut en garder la propriété publique.

    .......

    Pour trancher le litige avec le fédéral il suffit de reprendre le contrôle complet de notre territoire c'est à dire faire la souveraineté. Avant que que l'on siphonne, avec des forages horizontaux, nos resources qui valent des centaines de milliards !

    L'argument économique pour la souveraineté est il assez clair


    JCPomerleau

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 07h47
    La peur de l'Écosse
    L'Écosse a longtemps été plus pauvre que l'Angleterre comme la Norvège a longtemps été plus pauvre que la Suède
    La découverte de pétrole en mer du nord à tout changé
    La Norvège est maintenant le pays le plus riche du monde et l'Écosse aspire à la souveraineté.
    Le Québec avec du pétrole dans le Golfe, du gaz près de Québec et des diamants dans le grand Nord est à combien d'années dela souveraineté?

    Québec

  • Musard Futile
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 08h40
    Pic pétrolier
    2 milliards de barils de pétrole c'est un goutte d'eau... dans l'océan. On consomme 31 milliards de barils chaque année au niveau mondial, alors pas de quoi s'énerver. Quand on dit que cette quantité représente la consommation du Québec pour 25 ans, c'est tordre la réalité. D'abord, on ne va pas garder ce pétrole pour les Québécois, il sera vendu sur les marchés mondiaux, en priorité aux USA et aux Chinois. Les profils iront aux actionnaires qui paieront autant d'impôts que les compagnies minières, c'est-à-dire 0$. Sans compter les dégâts environnementaux inévitables dans l'estuaire du Saint-Laurent.

    La priorité énergétique est de réduire notre consommation en pétrole, car nous venons de passer le pic pétrolier, n'en déplaise aux économistes et aux "lucides", et de planifier la transition vers une décroissance conviviale avant qu'elle ne devienne infernale.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 09h39
    Prédiction
    Une prédiction: Le tout sera réglé dans 10 à 15 ans, quand la démographie de la province aura changée assez pour rendre toute possibilité de séparation impossible. À ce moment là le Québec pourra enfin devenir prospère, car c'est la menace souverainiste qui empêche tout développement de la province. Et le Canada est en droit de se défendre et pour cela tous les moyens sont bon... Parizeau l'a déjà dit pour le référendum tous les moyens sont bons pour le gagner.

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 18 mars 2010 09h51
    Toutes les raisons sont bonnes.
    Si vous vous fiez à certains commentaires, vous pourriez conclure que pour promouvoir l'indépendance, toutes les raisons sont bonnes. Quand ça va mal, il faut se mobiliser et il faut le faire également quand ça va bien. Mois qui croyait qu'il fallait attendre que quelqu'un piétine le drapeau québécois.

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 10h10
    Pauvre M. Émard
    Votre discours, sorti droit du catéchisme du grand curé de l'écologie qu'on voit partout, est vraiment pathétique.

    Deux milliards de barils de pétrole à plus de 100 dollars le baril, et sans doute à 200$ au commencement de l'exploitation dans quelques années, c'est 400 milliards de dollars, l'équivalent de 50,000$ par Québécois.

    Le Québec a un déficit commercial à cause des 8 milliards de pétrole qu'on importe chaque année. Avec ce puit, la question serait réglée

    Faut évidemment nationaliser ce pétrole et non pas le laisser à des cies proches des Libéraux. Idem pour l'éolien.

    Québec

  • gauthieray
    Abonné
    jeudi 18 mars 2010 10h23
    Old Harry P.Q. ! ou Les Newfees vont nous siphonner…
    C’est le branle-bas au PQ. Il aura fallu que Corridor Resources (un prospecteur pétrolier d’Halifax) décide de traverser la ligne fictive, tracée sur les eaux du Golfe au-dessus du fond Old Harry (80km des Îles), qui sépare le territoire soi-disant québécois du territoire soi-disant terre-neuvien pour que « les voix fortes qui portent la cause souverainiste » ne repartent en peur et grimpent dans les rideaux. Et ce, après avoir tenté de camoufler leur soif d’indépendance énergétique galvaudée sous une burqa verdâtre (voir les beaux messages sur le pétrole vert qu’on va produire nous-mêmes, plutôt que d’importer au gros prix le pétrole sale des autres : http://independanceenergetique.org/). La belle façon de s’enrichir pour les Québécois ! On n’est pas plusse pire que les Albertains, après tout’.

    Voilà-t-y pas que le prospecteur en question est tanné d’attendre, depuis 5-6 ans, que la vieille chicane de clôture finisse entre Québec et Ottawa sur la propriété des fonds marins à l’Est d’Anticosti. Un enjeu important derrière la chicane : le partage des redevances alléchantes que pourraient retirer les gouvernements concernés si un puits de pompage révélait l’authenticité des réserves mirobolantes de combustibles fossiles qu’on estime pouvoir trouver dans les tréfonds du Golfe.

    Il n’en fallait pas plus donc pour que le flambeau du gaz naturel ne se rallume au PQ. Dans un communiqué daté du 16 mars, le PQ met en garde les Québécois : l’inaction du gouvernement Charest va leur coûter cher.
    « Ainsi, on pourrait voir la réserve être pompée du côté de Terre-Neuve et provoquer des conséquences environnementales dont nous ignorons l’ampleur. De plus, cela se ferait sous notre nez, sans avoir un mot à dire et sans toucher un sou de redevances. À ne rien faire comme le fait le gouvernement libéral dans un secteur aussi stratégique, on risque de perdre sur tous les tableaux », craint Sylvain Gaudreault, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'énergie.

    Heureusement pour les Québécois (!), le gouvernement et l’opposition officielle ont pris l’affaire en mains et se sont mis d’accord pour présenter une motion commune, invitant l’Assemblée nationale à presser unanimement le gouvernement fédéral à régler le litige. Mais le méchant Amir Khadir leur a joué dans les pattes.

    En tant que Madelinot, je remercie Monsieur Amir Khadir d'avoir eu le courage de s'opposer à la motion conjointe PLQ-PQ visant à porter les revendications du Québec jusqu'à Ottawa. Il faut qu'il y ait quelqu'un qui se tienne debout chez les politiciens. Les clowns qui se narguent à l'Assemblée nationale ne nous font pas rire.

    Même si je suis critique vis-à-vis certaines des positions de QS et que je ne me prive pas de le leur faire savoir, je sais reconnaître l'engagement sincère de ce parti envers les énergies renouvelables et sa vision quant à l'indépendance du Québec en matière de non pétrole, comme dit Jean-François Lizée. Contrairement au PQ qui n'a de vert que la couleur sur son logo et qui se gargarise de l'expression « indépendance énergétique » pour camoufler son manque de vision en la matière.

    Nous avons besoin, aux Îles de la Madeleine, d'un député qui défende devant l'Assemblée nationale nos intérêts face à la menace que représente pour nous l'imminence de l’exploitation d'hydrocarbures dans le Golfe Saint-Laurent, que l'on pompe du côté terre-neuvien ou québécois. Amir Khadir est le premier député à le faire : le nôtre, qu'il ait été péquiste (l'ex député Maxime Arseneau) ou qu’il soit libéral (l'actuel député Germain Chevarie), c'est du pareil au même : la complaisance face à la ligne de leur parti. Ainsi bâillonnés, ils sont incapables de défendre même s’ils le voulaient les véritables intérêts de leur population, dans l'optique d'un développement endurable.

    Ce ne sont peut-être pas les propres électeurs de Khadir qui le supportent dans sa résistance envers la mise en valeur des ressources fossiles du golfe Saint-Laurent – quoique les énergies renouvelables puissent les intéresser, ça ne se passe pas dans leur cour – mais ce député insulaire montréalais défend fort bien l'intérêt des insulaires Madelinots, qu'ils soient écolos ou simplement préoccupés de la préservation des ressources renouvelables qui les font vivre et de la qualité de vie qui est encore la leur. Même si, dans les faits, les îles de la Madeleine c’est très loin de chez-lui.

    Un Québec indépendant, ça commence par la libération des énergies sales !

    L'indépendance énergétique du Québec, ça veut dire se libérer des énergies sales, pas substituer nos « propres » énergies sales à celle que nous importons d’ailleurs.

    Dans le contexte planétaire actuel, il importe d’exploiter au maximum des ressources énergétiques renouvelables (nous avons d’ailleurs ici, sans prétention, des gisements de vent exceptionnels) pour sortir au plus sacrant de notre dépendance aux énergies fossiles.

    Raymond Gauthier, îles de la Madeleine

    (1) Pour une véritable signification du terme, voir : L’avenir du Québec passe par l’indépendance énergétique, par Normand Mousseau, Éditions MultiMondes, 2009. Mousseau propose plutôt au Québec d’abandonner le pétrole : « …avec 50 % de son énergie provenant déjà de sources renouvelables, le Québec est particulièrement bien placé pour devenir la première grande économie à abandonner le pétrole et à atteindre l’indépendance énergétique.»

  • Normand Carrier
    Abonné
    jeudi 18 mars 2010 10h41
    Monsieur Archambault et ses lubies ......
    Le Québec pourra devenir prospère dans 10-15 ans alors qu'il y aura décroissance de la population et que les économistes ne passent pas une semaine sans nous rappeller que cette décroissance va nous appauvrir ! La presque totalité des canadians du ROC et des fédéralistes du Québec incluant Jean Charest , Pratte et Dubuc nous répètent comme des métronomes qu'il n'y a pas de menace souverainiste ......
    Voila que le fédéraliste pur et dur invoque une supposée menace souverainiste qui est le fruit de son imagination débridée ! Pour qu'il ait possibilité , le P.Q. doit être au pouvoir et je vous ferai remarquer que tous les problèmes en santé , éducation , budgétaires , financières , de langue , d'identité , de surfacturation , de collusion , de corruption , de magouilles , de patronage , de PPP , de CHUM , de CUSM , de chicanes fédérales / provinciales , de violence , de stagnation et de manque de leadership se produisent après sept de régime llbéral et fédéraliste ....Il n'y a aucun doute que vous n'avez pas finit de prendre vos rêves pour la réalité !

  • Frédéric Pearson
    Abonné
    jeudi 18 mars 2010 11h02
    Le pouvoir fédéral
    Il n'y a qu'une seule raison pour laquelle le pétrole québécois cause problème problème à Ottawa et ce sont les Québécois. Les Albertains ont tous les droits, y compris celui de saccager leur environnement. Les Terre-neuviens et les Néo-écossais ont le droit de tirer le pétrole et le gaz des fonds marins. Mais les Québécois, eux, pas question! Ils pourraient acquérir plus d'autonomie! Pas bon pour l'État canadien qui essaie de tenir en laisse le Québec. M. David expose très bien la situation. Il n'y a pas de complot là-dedans, seulement de la mauvaise foi au nom de la construction du nationalisme canadien. C'est écoeurant!

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 11h08
    Tous les problèmes?
    Non, tous les problèmes des Québécois viennent de leur inconscience, leur insignifiance, leur indifférence. Les bleus et les rouge ? Chacun ses scandales. Et on en a un gros en Gaspésie: la Gaspésia. Qui l'a engendré? On connaît la réponse

    Au Québec, le pire saccage a été la déconstruction des cerveaux par la réforme scolaire Marois. Cette aventure va coûter des dizaines de milliards aux contribuables. Tous cela est bien pire que les petits scandales des garderies. Je ne parle pas de la FTQ. Marois était dire aux membres, dans un congrès, qu'il ne s'agissait que de quelques cas isolés.

    Le système de santé également a été saccagé par la même personne. Qui peut avoir confiance à un leader qui a fait tant de mal à la collectivité? Je dis NON. Et je ne suis pas le seul à le dire.

    Il faut autre chose.

  • André Julien
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 11h29
    Qui sont les prêcheurs de la décroissance ?
    Les prêcheurs de la décroissance qui sont-ils ? Ceux qui peuvent se payer du superflus? Ceux qui sont confortables? Ceux qui apprécient ce qu'ils ont sans en demander plus ? Ceux qui en arrachent car le nécessaire semblent toujours hors de portée? Ceux qui n'ont rien du tout ? Ceux qui trouvent que les autres en ont trop ? Les égalitaristes ? Les utopistes ?

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 13h06
    La division des Québécois
    La plus grande menace au développement du Québec est que la majorité francophone se bat entre fédéralistes et souverainistes, n'en déplaise au prophète Archambault, au lieu de s'unir. La décroissance démographique, contrairement à ce que prétend Archambault, va appauvrir le Québec. Il est possible que Parizeau ait dit que tous les moyens sont bons pour gagner le référendum. Mais ce serait faire injure au sens démocratique de cet homme d'État de penser qu'il parlait d'utiliser des moyens illégaux. Par contre, les fédéraux ont utilisé des moyens illégaux pour gagner, comme l'utilisation de fonds fédéraux, contrevenant ainsi aux lois du Québec. La grande marche de l'Amour qui a eu lieu à la veille du référendum était illégale; de plus, le Canada anglais, qui ne nous aime pas plus qu'il faut (en fait on les emmerde), a subitement cessé de nous aimer après le référendum.

    Dans un autre ordre d'idées, je ne crois pas que le résultat du référendum aurait été différent si le Québec était assis sur une manne de pétrole. A preuve, les Écossais qui sont immensément riches grâce au pétrole de la Mer du Nord ne sont favorables à la souveraineté que dans une proportion de 25 %. Faut dire qu'à l'instar de plusieurs Québécois comme Archambault, l'Écosse compte un bon nombre de colonisés, comme mel Gibson l'a démontré dans son film "Coeur vaillant", "Braveheart" en anglais.

  • Jacques Saint-Cyr
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 14h36
    Dors, Québec, dors.
    Le procureur général du Québec ne pourrait-il pas faire imposer une injonction par une cour fédérale au projet terre-neuvien, évoquant l'impossibilité de contrôler correctement le sous-sol marin adjacent ou commun en l'absence d'une entente en bonne et due forme avec le gouvernement fédéral? Il pourrait évoquer autant les dangers environnementaux que l'absence d'une juridiction claire pose, que les intérêts financiers en jeu. Il me semble que des fonctionnaires un peu imaginatifs pourraient se grouiller pour faire bouger les choses. À ce propos, il faudrait d'ailleurs que nos nationalistes toujours au bord de la crise de nerfs sachent que nous sommes plus souvent desservis par l'incurie de notre propre fonction publique que par des complots anglo-saxons savamment orchestrés.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    jeudi 18 mars 2010 16h19
    @Nestor Turcotte et une note pour M. Archambault
    Le PQ a engendré la réforme scolaire, mais le PLQ l'a continué, l'a altérée selon diverses modes. Le bulletin à dessin, c'était Legault. Le bulletin sans moyenne, c'était Fournier. Je pense sérieusement que cette réforme est davantage un projet de sous-ministres et de hauts fonctionnaires que celui des politiciens qui l'ont défendues au fil des ans.
    Je comprends le manque d'enthousiasme envers le PQ mais ce manque d'enthousiasme est le reflet de ce qu'on vit: manque de projet de société cohérent et de consensus entre tous les Québécois. Sauf que je diverge d'opinion quand on me dit que l'actuel gouvernement ou un autre, c'est du pareil au même. La Gaspésia était un "petit" scandale par rapport à celui de l'ilot voyageur. Et il y a eu des bons coups péquistes, comme le fait d'avoir attiré toute une industrie du jeu vidéo (UBISOFT et compagnie) par un programme de subvention efficace.
    Un nouveau parti, c'est une belle vue de l'esprit. Mais il se formerait autour de quel enjeu fédérateur? Il n'y en a pas! Quand le PQ s'était formé, oui, il y en avait un. Mais plus maintenant. Un parti de droite diviserait le vote, ce qui ramènerait la même gang au pouvoir.
    Le PQ et le PLQ ont tous deux faits des erreurs et les deux ont de bons copains à qui ils doivent des faveurs. Mais, franchement, quels BONS coups peut-on attribuer aux Libéraux de Jean Charest pour compenser? Ils sont vraiment peu nombreux. Je signale par exemple qu'on aurait eu un CHUM depuis 7 ans si le PLQ s'était contenté de laisser faire les travaux.
    Une note pour monsieur Archambault: je ne pense pas que saborder volontairement son économie pour un hypothétique paradis dans 15 ans soit une façon de vivre qui soit particulièrement saine. Si je comprends bien, le fédéralisme certainement pauvre est meilleur qu'une souveraineté peut-être riche et prospère? Ça ne tient pas debout.
    Et si, dans 15 ans, la démographie ne s'est pas arrangée, faudra tenir ce raisonnement encore combien de temps?

  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 18 mars 2010 16h30
    Message aux baleines du Saint-Laurent
    J'adore cette phrase: "À l'heure de la lutte contre les changements climatiques et les émissions de gaz à effet de serre, le pétrole n'a pas très bonne presse, surtout chez ceux qui n'en ont pas." Elle sous-entend tellement de choses comme par exemple qu'il s'agit d'apprendre qu'on en a pour devenir moins vertueux, la nature humaine étant ce qu'elle est, sauf pour M.Khadi évidemment. Et tant qu'à voir nos voisins perturber de toute façon les populations de baleines, pourquoi ne pas profiter de la manne (et dans un puits, me semble qu'il n'y a pas de frontière). Drôle de raisonnement qui indique que les baleines devraient se le tenir pour dit: elles ne sont en sécurité nulle part où dorment des richesses à exploiter, même au Québec.

  • Claude Boucher
    Abonné
    jeudi 18 mars 2010 17h00
    Exploiter ou ne pas exploiter
    MM. Émard et Tremblay:

    À l'évidence, le pétrole qui pourrait être extrait d'Old Harry améliorerait l'équilibre de notre balance commerciale, qu'il soit acheminé au Québec ou à l'étranger. Au net, si on importe 160 millions de barils et qu'on en exporte 160 millions, les exportations et les importations s'annuleront, puisque le prix du pétrole est fixé par un marché mondial. Le gouvernement en tirerair des redevances (12.5% si je ne m'abuse) qu'il pourrait répartir dans le fonds consolidé, le fonds vert et le fonds des générations.

    Ceci dit, il serait préférable de réduire notre consommation de pétrole, puisque qu'une telle réduction améliorerait encore plus notre balance commerciale, ceteris paribus. La réduction de l'importation de pétrole permettrait de plus d'augmenter la consommation et l'épargne des ménages; une augmentation de l'épargne permettrait d'augmenter l'offre de capitaux et de stimuler le niveau d'investissement. Dans le fonds vos deux positions ne sont pas si contradictoires qu'on le dit!

  • gauthieray
    Abonné
    jeudi 18 mars 2010 17h13
    @Rodrigue TRemblay
    @Rodrigue Tremblay

    C'est justement pour ça que je vous ai qualifié d'emberlificoteur, vous qui aviez qualifié d'emmerdeurs les « quelques écolos qui croient que "la planète s'échauffe"..»

    On ne vit pas sur la même planète, c'est sûr. À pelleter des nuages, nous autres, on n'a pas le temps d'aller se promener à Rio pour comparer nos plages. Pis on n'a pas envie non plus de compromettre notre qualité de vie, ni non plus notre mode de vie que vous méprisez (« votre Ile qui a trop longtemps survécu de la pêche ») pour contribuer, en s’écrasant devant le spectre de vos belles paroles, à l'enrichissement, non pas du peuple comme vous le prétendez, mais des gens qui pensent comme vous. Vous qui avez les deux pieds sur terre (comme d’autres ont les deux mains sur le volant), êtes-vous seulement au courant où se concentre la richesse au Canada et au Québec ? Consultez Statistique Canada (pas besoin de calculatrice) et vous verrez qu’il y a peu de riches mais qui sont très riches et beaucoup de pauvres qui sont très pauvres. L’or noir, ça ne profite pas au peuple. Allez faire croire ça ailleurs. On ne croit plus au père Noël depuis belle lurette par ici.

    Avec tout mon respect,
    Raymond Gauthier
    Les Îles de la Madeleine

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 22h35
    @ M Trotier
    Vous dites: Et si, dans 15 ans, la démographie ne s'est pas arrangée, faudra tenir ce raisonnement encore combien de temps?

    Bien que très peu probable au rythme ou vont les choses, si la démographie n'a pas assez changer pour enfin éliminer toute espoir de séparation, alors on continu jusqu'à l'élimination de la menace c'est simple.... le temps est de notre coté.

    Le séparatisme doit être éliminer à tout prix, si il faut mettre le Québec en faillite so be it comme on pourrait dire. Le Québec a assez de richesse qu'on pourra le relever assez facilement et en peu de temps après.

  • Mélanie G.
    Inscrite
    jeudi 18 mars 2010 23h55
    CALCULS ET POLITIQUE...
    Non mais svp pouvons-nous, ne serait-ce que pour une minute, mettre de côté nos calculatrices à sous et nos parti-pris politiques pour réfléchir en tant qu'HUMAINS et se poser les questions essentielles. C'est moi qui rêve, ou tout ce qui compte dans vos discours, c'est l'économie, les milliards de dollars que l'un ou l'autre pourrait accumuler et comment on pourrait l'investir...Ceux qui rêvent que la ''supposée richesse'' de la province (peu importe qu'elle soit crée par une exploitation sale, destructrice et toxique pour les mammifères marins tout comme pour les humains) nous donnerait le pouvoir de devenir indépendants. L'indépendance du Québec ayant comme fondation pourrie l'exploitation du pétrole et du gaz dans le Golfe St-Laurent, ce serait comme bâtir la maison de nos rêves sur le tas de cadavres de ceux qu'on a assassinés en accumulant notre fortune. Je n'ai jamais rien lu d'aussi capitaliste et de ''je me délecte en me regardant le nombril'' de toute ma vie!
    Dites-moi, à quoi servira-t-elle votre richesse matérielle ($) quand TOUT autour de nous sera détruit? Ou irez-vous acheter votre eau potable quand il n'y en aura plus à vendre nulle part? Quel oxygène respirerez-vous quand même vos millions et vos milliards ne pourront vous en procurer? Que direz-vous à vos enfants quand ils vous supplieront de leur donner ce qui leur est dû en tant qu'êtres humains, mais que vous aurez tout saccagé leur héritage?
    Si vous vous éloignez ne serait-ce que pour une seconde de vos calculs alléchants, de vos théories idéologistes et de vos discours politiques qui blâment tantôt l'un tantôt l'autre, pour tenter de voir vraiment ou nous en sommes, peut-être qu'alors les priorités vous sauteront aux yeux. Cela vous permettra peut-être de vous rappellerer que dans l'eau, on ne peut créer de frontière, de mur, de barrière. La polution de notre Golfe St-Laurent, qui contient déjà des milliers de tonnes de BPC et autre résidus toxiques mortels, est déjà bien avancée. Et elle affectera tout le monde. Oui, tout d'abord les Îles-de-la-Madeleine, la Gaspésie et les provinces maritimes, mais aussi tout le reste de la province, laquelle est nourrie par ce fleuve, ce Golfe et cet océan. Ne l'oubliez jamais.
    Alors si Terre-Neuve décide d'ouvrir la porte à ce non-sens et de se prostituer, tout comme l'Alberta l'a fait avec l'exploitation du pétrole le plus sale au monde, la réponse doit être un mouvement de résistance de tous ceux qui ont encore un peu de bon sens, d'humanité et de fierté, mais surtout d'amour pour la vie, pour leur ''pays'' et leur descendance.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    vendredi 19 mars 2010 12h00
    @Claude Archambault
    J'avais un long texte à pondre mais, pour une fois , je vais résumer en un seul mot.
    Pathétique.

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