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Marois rudoie la gauche péquiste

L'expulsion du SPQ Libre confirme le virage à droite, dit Marc Laviolette

Antoine Robitaille   15 mars 2010  Québec
Pauline Marois s’adressant aux militants du Parti québécois, hier, lors de la clôture d’un colloque tenu à Lévis et ayant pour thème «Des Québécois plus riches». La rencontre a été l’occasion pour l’exécutif d’exclure le club politique SPQ Libre des rangs du parti.
Photo : Clément Allard - Le Devoir
Pauline Marois s’adressant aux militants du Parti québécois, hier, lors de la clôture d’un colloque tenu à Lévis et ayant pour thème «Des Québécois plus riches». La rencontre a été l’occasion pour l’exécutif d’exclure le club politique SPQ Libre des rangs du parti.
Lévis — En éjectant samedi soir le club Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ Libre), Pauline Marois a confirmé le virage à droite de sa formation politique. C'est du moins ce qu'a soutenu le président du club de gauche, Marc Laviolette, qui a quitté le conseil national péquiste hier, une heure avant que la chef péquiste ne prenne la parole. L'ancien président de la CSN s'est déclaré pour l'instant «péquiste indépendant»: «on ne claque pas la porte, on la ferme doucement», a-t-il soutenu.

Pour la chef péquiste, de nombreuses raisons ont milité pour l'éjection du SPQ Libre. D'abord, plusieurs avaient l'impression au PQ que les militants normaux du parti se trouvaient relégués à une «seconde zone» par rapport à ceux du SPQ Libre. À leurs yeux, ceux appartenant à ce club semblaient avoir un statut particulier, car ils pouvaient prendre la parole sur la place publique, «contester certaines orientations mêmes du parti, le faire en dehors des lieux où ça se fait généralement», selon les mots de Mme Marois. Bref, ils «avaient l'impression qu'ils se faisaient littéralement tasser» par des gens qui, au reste, participaient peu au financement et aux corvées ordinaires du parti. Pauline Marois a aussi évoqué un relevé d'articles de presse sur ce club indiquant que dans presque 80 % de ces textes, il critiquait le Parti québécois et ses dirigeants. La dissidence est inscrite dans les statuts du parti, mais elle doit s'exprimer dans les instances, et non pas «à l'extérieur», comme avait l'habitude de le faire le club.

Un héritage de l'ère Landry

Le SPQ Libre est un héritage du dernier congrès où Bernard Landry était chef. M. Landry cherchait à retenir une certaine gauche tentée de rejoindre un nouveau parti alors en gestation, et qui aboutira en janvier 2006 à la fondation de Québec solidaire. Le club n'a jamais compté un très grand nombre de membres (il en revendique actuellement quelque 400). Parmi ces derniers, les statuts exigeaient que 200 d'entre eux seulement aient leur carte du Parti québécois. Les autres étaient d'abord et avant tout des membres du SPQ Libre, et certains avaient adhéré à Québec solidaire. «C'était une sorte d'appendice bizarre», a commenté un membre de l'entourage de Mme Marois. Selon Mme Marois il aurait été souhaitable que d'autres clubs politiques se créent au sein du PQ, mais cela ne s'est pas produit.

S'il a pu refuser de reconduire la reconnaissance d'un club politique, l'exécutif du parti ne peut toutefois pas décider seul de changer les statuts de la formation politique qui rendent possible depuis 2005 la présence des clubs politiques au sein de la formation politique. Un débat sur le sujet aura donc lieu au congrès du parti, qui doit se tenir en 2011.

Depuis sa création en 2004, le SPQ Libre s'est surtout fait remarquer par ses sorties contre les chefs péquistes lorsque ces derniers s'écartaient d'un discours de gauche ou pro-syndical. Marc Laviolette et Pierre Dubuc ont, en 2007, réclamé la tête d'André Boisclair. Depuis l'arrivée de Mme Marois à la direction du PQ, le SPQ Libre s'était montré plus discret. Mais à la fin janvier, dans une entrevue au Devoir, son président Marc Laviolette avait fustigé Mme Marois après que cette dernière eut soutenu que les demandes des syndicats du secteur public en négociations avec le gouvernement, étaient «un peu élevées» et qu'il était temps de procéder à un «dégraissage» de l'État. Mme Marois dit ne pas avoir apprécié un des derniers textes, publiés la semaine dernière dans Le Devoir et signés par Marc Laviolette et Pierre Dubuc. «De me traiter de fédéraliste, je trouvais ça assez ordinaire», a-t-elle noté hier en faisant référence à cette tribune libre.

Entre le vote adéquiste et Québec solidaire

Dans son discours de clôture, Pauline Marois a soutenu que le PQ était fondé sur l'idée de «liberté» et que c'était un lieu où doit s'exprimer une «multiplicité» de points de vue. Décrivant cela comme une «grande force», elle a toutefois noté que pour «arriver à le faire, il nous faut la sérénité, l'unité et la solidarité nécessaires pour débattre dans le respect». Le président du parti, Jonathan Valois, a pour sa part faire valoir que de nos jours, «les gens sont attirés par les partis qui ont de la cohésion, qui ont de la cohérence».

Pour Marc Laviolette, l'expulsion de SPQ Libre signifie le retour de la «pensée unique» au PQ. L'objectif étant selon lui de récupérer le vote de l'ADQ, notamment les 700 000 qui ne se sont pas présentés aux urnes à la dernière élection. Mais le syndicaliste a dit douter que cette stratégie — qu'il a qualifiée d'«électoraliste et provincialiste» — puisse fonctionner.

Du côté de Québec solidaire, on se réjouissait tout en se gardant de pavoiser, hier. L'unique député de QS, Amir Khadir, s'est dit «assez triste pour Marc [Laviolette], Pierre Dubuc et leurs alliés» qui, selon le député, ne demandaient «rien de plus au PQ» que de rester fidèles à leurs convictions. M. Khadir a toutefois souligné que le virage à droite du PQ n'est pas nouveau puisque, avant Mme Marois, ce parti a été dirigé par trois chefs — Lucien Bouchard, Bernard Landry et André Boisclair —, qui avaient tous des «idées de droite». M. Khadir a dit se refuser pour l'instant de faire pression sur les membres du SPQ Libre pour qu'ils se joignent à QS. «Je vais les laisser faire leur réflexion», a-t-il dit.

Tout le week-end, Pauline Marois a multiplié les déclarations et prises de position en vue de tirer son parti vers le centre, au cours du colloque sur la création de richesse qui a pris fin hier à Lévis, et qui a réuni quelques centaines de membres. «Oui, c'est un virage», a reconnu la chef souverainiste, en clamant que le PQ demeurait à ses yeux «plutôt de centre-gauche». Mais sous sa direction, désormais, le PQ devra plaider pour un État moins interventionniste, moins providentiel.

Enrichissement personnel

Sur le site Vigile.net, l'ex-candidat de l'Union des forces progressistes dans Mercier (où il avait empêché la victoire d'un péquiste), et membre fondateur de Québec solidaire, Paul Cliche, a, dès hier après-midi, publié une tribune libre intitulée «Encore une fois, les masques sont tombés» qui se terminait sur ces mots: «Bienvenue à Québec solidaire, "camarades", comme aurait chanté le regretté Jean Ferrat.» La décision du PQ prouve selon lui qu'il «n'y a pas de place au sein d'une formation à l'idéologie néolibérale pour tout groupe progressiste qui a la moindre épine dorsale». La nouvelle orientation du PQ présentée en fin de semaine, par laquelle «l'enrichissement personnel supplante l'enrichissement collectif», constitue à ses yeux un «reniement de l'orientation que le PQ professait depuis sa fondation».

Opposition de Monique Richard

M. Cliche se disait surpris que «Monique Richard, l'ancienne présidente du SPQ Libre maintenant députée, ne se soit pas opposée à l'expulsion». Croisée à la fin des travaux, l'ancienne présidente de la CSQ a indiqué qu'elle s'était opposée à la décision de l'exécutif. Elle s'est bornée à ce commentaire: «Je prends acte de la décision et c'est tout. J'ai fait valoir mon point de vue au caucus et je vais arrêter cela maintenant.»

Comme pour ne pas s'aliéner une certaine gauche, Mme Marois a insisté sur le fait que le prochain colloque du Parti québécois les 14 et 15 mai à Drummundville portera sur l'égalité des chances. Lors de la dernière plénière hier après-midi, le député de Laprairie, François Rebello, a aussi lancé un appel aux «travailleurs» du secteur public.

Fait cocasse ou conséquence logique des derniers événements, sur le site spqlibre.org, l'onglet conduisant à la formule d'adhésion au Parti québécois aboutissait hier à une inscription suivante: «Page not found.»

***
Avec la Presse canadienne
Pauline Marois s’adressant aux militants du Parti québécois, hier, lors de la clôture d’un colloque tenu à Lévis et ayant pour thème «Des Québécois plus riches». La rencontre a été l’occasion pour l’exécutif d’exclure le club politique SPQ Libre des rangs du parti. Le président du SPQ Libre, Marc Laviolette, s’adressant aux journalistes, hier à Lévis, au sujet de la décision du Parti québécois d’éjecter le club de gauche.
 
 
 
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  • Gilles Bonin
    Abonné
    lundi 15 mars 2010 05h58
    IL ÉTAIT TEMPS!
    LES NICHES POUR GAUGAUCHE DU GRAND SOIR DU PE-EUPLE EN MARCHE C'EST BIEN BEAU DÉMOCRATIQUE-EUMENT. MAIS ÇA JOUE LA GÉRANCE D'ESTRADE ET NE DONNE AUCUNE GARANTIE DE SOLIDARITÉ RÉELLE... LES SPÉCIALISTES DU PODIUM, QUOI!

  • pierre savard
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 06h17
    Bonne chose
    Très bonne chose que l'expulsion du SPQ libre. Le PQ doit se défaire de son idéologie étatiste. Pour avoir de nouveau les votes de droite (comme le mien), le PQ doit continuer dans cette voie.

  • Fred Of Love
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 07h38
    Little America !!??
    Non mais vers où le Québec se dirige-t-il ??

  • Patrice Vaillancourt
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 07h48
    Finalement
    Il était temps ! L'art des Bouffons de toujours se tirer dans les pieds, du balai...

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 07h54
    Bravo Mme Marois !
    Le SPQ libre prenait le PQ pour un parti mal orienté et de chicanes qu'il mordait sur la place publique à toutes occasions. Avec des amis comme ça…

    Le PQ penchait à gauche, après la fin de semaine, il semble centré, mieux balancé, pour filer droit devant sans se laisser freiner par les chiqueux de guenilles qui peuvent demeurer individuellement, s’ils sont véritablement souverainistes.

    Bravo à Mme Marois pour agir là et quand il le faut au risque de déplaire aux extrémistes qui montent actuellement aux barricades en déchirant leurs chemises

  • notario
    Abonné
    lundi 15 mars 2010 07h55
    enfin

    Les tirs aux flans ......sont sortis, la gogauche peut aller à QS, enfin de diviser le vote souverainiste et faire gagner les libéraux...........vont-ils un jour se réveiller , se rallier au PQ pour faire l'indépendance et ensuite se faire élir dans un parti de gauche.

    D'abord la souveraineté........avant la gauche ou la droite.

    Arretons de mettre la charue en avant du boeuf.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    lundi 15 mars 2010 08h02
    «Préservez-moi de mes amis...»
    Quelle bande de joyeux farceurs aspirants aux meilleurs humoristes de la bande «Juste pour rire»!
    Depuis plus de 40 ans que les multiples factions «indépendantistes-souverainistes-associationnistes ou whatever advienne que pourra!» passent le plus clair de leur temps à «s'excommunier» entre elles, à défaut de pouvoir convaincre sérieusement les Québécois de leur évanescente option, en tentant de leur faire miroiter le «Grand Soir» dans un élan fraternel et unanime (!!!) sans se rendre compte qu'ils ne sont en fait qu'une ribambelle de doux rêveurs incohérents qui s'amusent mutuellement à se tirer dans le pied!
    Comme dirait l'autre: «Préservez-moi surtout de mes amis!»

  • Vincent Bussière
    Abonné
    lundi 15 mars 2010 08h09
    Sage décision!
    Enlevons rien aux syndicats ils sont un mal nécessaire contre le capitaliste sauvage mais madame Marois a bien raison il n'y a pas de place à l'intérieur d'un parti politique pour un sous parti qui devient plus important qu'un membre ordinaire, qui peut émettre publiquement des opinions contraire aux décisions prises par soit le chef ou par le partie lui même et surtout qui représente une seul groupe de travailleurs syndiqués devenu eux même des petitts bourgeois qui ne défendent que leur propres intérêts.

  • ysengrimus
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 08h18
    Attention, Monsieur Khadir
    "M. Khadir a dit se refuser pour l'instant de faire pression sur les membres du SPQ Libre pour qu'ils se joignent à QS."

    Sauf que si ce genre de fusion s’opère, ce sera pour que le tout éventuel internationalisme de Québec Suicidaire s’englue encore plus dans la poutine nationaliste… Ce serait un bien mauvais move de la part des solidaristes d’intégrer la gaugauche bleu poudre et frappe-à-bord que le PQ vient de flusher… Je ne suis pas pour… Déjà que le PQ tasse à droite, c’est pas pour que QS en fassa autant en se gorgeant de l’ambivalence centre-gaucharde Lavioletteuse…

    Attention, Monsieur Khadir...

    Paul Laurendeau
    http://www.blogueparade.com/detail/blogue-2942.htm

  • France Marcotte
    Abonnée
    lundi 15 mars 2010 08h21
    Les loups
    Selon Marc Laviolette, l'objectif du PQ - avec son virage à droite - est de récupérer le vote de l'ADQ, notamment les 700 000 qui ne se sont pas présentés aux urnes à la dernière élection et il doute que cette statégie puisse fonctionner. Donc il pourrait être d'accord s'il était sûr qu'elle fonctionne, mais bref... Toutefois, le PQ a donné d'autres signes qui indiquent qu'il ne s'agirait pas seulement d'une stratégie passagère mais d'un "léger" virage idéologique. Cela, ajouté à son peu d'efficacité à promouvoir la souveraineté du Québec... il y a de quoi vouloir changer de bateau pour le SPQ libre. Bienvenu à Québec Solidaire... Un peu de bisbille pour faire tomber de ce partie son aura de sainteté serait apprécié, du moins par les observateurs et ceux qui hésitent à y adhérer. Parce qu'à l'interne, on peu déjà imaginer la panique!

  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 15 mars 2010 08h24
    La party est fini
    Les membres du SPQ Libre l'ont eu facile. Profitant de leur membership au PQ, ils ont eu accès aux médias pour faire valoir leurs revendications. En lieu et place, ils auraient du mettre leur énergie à défendre Québec solidaire, sans s'y présenter comme les détenteurs de la vérité de la gauche. Le coup de pied au cul que leur a servi Pauline Marois les aidera peut-être à choisir la voie difficile. Ils savent dorénavant qu'ils n'ont pas milité dans le bon parti. Bye, bye la social-démocratie à la péquiste !
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario
    St. Thomas, Ontario

  • richardle
    Abonné
    lundi 15 mars 2010 09h04
    Merci, madame Marois
    Oui, merci. Vous rendez les choses plus claires. Maintenant, il n`y aura plus que des variations sur un même thème: PLQ, P.Q., ADQ tous unis pour l'enrichissement individuel contre la nécessaire solidarité sociale.
    Il est vrai madame Marois que quand on peut payer entre 35
    et 36 000$ de taxes municipales et scolaires par année, on est loin du vrai monde.
    Depuis toujours, le P.Q. s'est contenté de "flasher" à gauche avant de virer à droite à la première occasion. L'expulsion du SPQ libre comme entité aura le mérite de faire tomber l'avant dernier masque de cette formation politique fondée sur une suite de malentendus: il ne restera que celui de sa prétendue volonté souverainiste.
    Ça ne saurait tarder.
    Richard Lépine

  • Yvon Roy
    Abonnée
    lundi 15 mars 2010 09h12
    Blancheville
    Quand Mme Blancheville fait son grand ménage du printemps.

  • Jean Martinez
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 09h17
    Déstabiliser le PQ
    La dernière réaction de M. Laviolette au geste de Mme Marois confirme ce que j'ai toujours pensé d'eux. Ils étaient là pour déstabiliser le PQ. Qu'ils aillent se faire voir ailleurs, ou mieux, qu'ils fondent un nouveau parti avec un de leurs semblables: Claude Morin.

  • epervier
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 09h22
    Mme. Marois, attention!
    Quand on retire un mouvement ou des idéaux dans un parti, il faut s'attendre à être critiqué ou vilipendé dans ses structures.
    Espérons vivement que Madame Marois a fait le bon choix.
    Affaiblir un parti de ses éléments n'est pas la meilleure façon de conquérir le pouvoir

  • Nicole-Patricia Roy
    Abonnée
    lundi 15 mars 2010 09h50
    Enfin
    Je me réjouis vivement de l'expulsion du SPQ-libre du PQ, il était temps que quelqu'un comprenne qu'un parti dans le parti est une anomalie. Je suis une ancienne membre du PQ qui ne l'est plus justement depuis la reconnaissance officielle de ce mouvement syndicaliste à l'intérieur d'un parti politique. Les syndicats ont suffisamment de tribunes et de visibilité sans qu'il soit nécessaire d'infiltrer un parti politique pour faire valoir leur vision de la société.

    Même si cette décision de l'exécutif ne sera effective que lors du congrès nationale de 2011, les membres du SPQ-libre n'auront plus leur tribune privilégiée au PQ pour en découdre avec leur parti politique. Ils devraient aller infiltrer Québec solidaire, ce parti de gauche où ils seraient bienvenus.

    Par ailleurs, en ce qui concerne le soi-disant virage à droite du PQ, je trouve que Pauline Marois a fait la bonne lecture de la réalité d'aujourd'hui. L'État-providence qui a mis en place il y a 50 ans tous les programmes sociaux dont les Québécois profitent aujourd'hui ne peut plus en ajouter de nouveaux. On est rendus maintenant à payer tous ces programmes sociaux que l'on s'est offert à crédit et en endettant les générations futures. Il n'est nullement question que l'État se désengage, mais seulement qu'il puisse compter sur les citoyens pour faire leur part pour créer de la richesse collective qui profitera à l'ensemble de la société québécoise.

  • Pierre Gadoury
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 10h01
    UN PAS DANS LA BONNE DIRECTION ?
    Cette formule si décevante et qui me hérisse tant : "C'est un pas dans la bonne direction" me revient avec obstination dans ce cas-ci.

    Enfin, un minimum d'ordre (imposé hélas).

    Fini j'espère, les podiums pékis à 25 marches de chaque côté. Depuis René Lévesque trop de pékis on pratiqué la séparation entre eux faute de mieux !

    Quand donc les pékis cesseront-ils de se tirer dans le pied ? Quand donc feront-il acte d'humilité et d'humanité devant l'imperfection de leur représentant ou représentante ? Et quand donc, s'ils croient encore en la perfection du leader, pourront-ils tenir hors de la place publique leurs dissensions internes le temps d'atteindre l'objectif visé ?

    Nous pourrons alors écrire Péquistes.

  • MX
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 10h05
    Grand ménage du printemps
    Madame Marois se tient maintenant debout en réduisant l'influence néfaste qu'avait le SPQ libre sur le PQ. Excellente initiative qui aura comme conséquence de poursuivre la remontée de la popularité de la chef du principal parti souverainiste. Ce serait tout à fait cohérent que les ténors du SPQ libre se retrouve à Québec solidaire car "qui s'assemble se ressemble" plutôt que faire diversion au sein du PQ.

  • Sanzalure
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 10h33
    Droite vs gauche
    Cette façon de regarder le monde à travers le filtre droite vs gauche ne fonctionne plus vraiment. Plusieurs des personnes que je connais qui se disent de droite vivent selon des valeurs de la gauche. Certaines des personnes que je connais qui se disent de gauche adoptent parfois des comportements de la droite. Et la plupart d'entre eux auraient bien du mal à arriver avec une définition claire de ce que veut dire aujourd'hui «la droite» et «la gauche».

    De toutes façons, dans les grands bouleversements de la prochaine décennie, tout cela est appelé à changer. Quand les gens de ma génération ont décroché, cela a fait beaucoup de bruit, mais pas tellement de dommages car nous n'étions qu'une petite fraction de la jeunesse. Le décrochage qui a lieu maintenant ne fait pas beaucoup de bruit, mais il fait des dommages énormes car il s'agit d'une proportion significative de la jeunesse.

    L'ampleur des changements en cours fait que toutes ces discussions concernant les PQ, SQPL, PL m'apparait bien frivole.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    lundi 15 mars 2010 11h18
    D'accord avec Marois, mais pas sûr que Laviolette voudra partir !
    Il était temps. Madame Marois a bien fait de « tasser » le SPQ libre qui faisait un peu trop la pluie et le beau temps au Parti Québécois !

    Cependant, cela signifie-t-il pour autant que le principal leader de ce groupuscule radical de gauche, Marc Laviolette, décidera de quitter le PQ pour se joindre à Québec Solidaire ? J'en doute beaucoup, car, malgré la présence d'Amir Khadir à l'Assemblée nationale, le parti de Madame Françoise David demeure un joueur secondaire sur la scène politique québécoise !

  • Christian Harvey
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 11h31
    Une erreur
    Je pense que Madame Marois fait une erreur. Très bien de s'ouvrir vers la droite mais le trou va finir par être béant à gauche...au profit de Québec Solidaire qui a 10% d'intentions de votes ce matin. Cela peut faire mal à Montréal lors des prochaines élections. Le PQ doit être une coalition large pour l'indépendance du Québec et ne pas se limiter à une option précise. Malheureux pour le SPQ-Libre car c'était une bonne idée, mais ils sont un peu responsables de leur sort : ils ont tiré sur Boisclair pour des raisons pas toujours honorables et ont appuyé Pauline Marois qui ne s'est pas gêné pour faire un triste travail que n'aurait pas osé son prédécesseur. Encore une fois les dirigeants du SPQ-Libre ont manqué de vision et c'est sans doute là leur plus grande faiblesse.

  • Gilbert Talbot
    Abonné
    lundi 15 mars 2010 12h07
    Parti québécois, parti des bourgeois.
    Madame Marois donne comme raison pour l'exclusion du SPQLibre qu'il critiquait le PQ à l'extérieur des instances Mais que faire de toutes ces belles-mères tireuses-au- flanc à droite. Pourqupi ne les exclut-elle pas ? Tous ces Jacques Brassard qui à chaque semaine crachent publiquement sur leurs anciens «camarades» pourquoi sont-ils toujours membre de ce parti ? Réponse : parce que le PQ n'exclut pas la droite, il exclut la gauche et ce depuis sa fondation. Dès sa fondation, René Lévesque rejette toute alliance avec le RIN, alors qu'il avait fait alliance avec le RN. Tous ceux qui ont tenté par la suite d'inscrire structurellement la gauche à l'intérieur du PQ ont échoué. C'est aussi l'échec de Pierre Dubuc aujourd'hui. Il avait longtemps débattu avec le RAP puis QS qu'il valait mieux inscrire la gauche à l'intérieur du PQ plutôt qu'à l'extérieur. Il reprenait et corrigeait à sa façon la ligne mise de l'avant par Pierre Vallières face à Charles Gagnon. Il doit conclure maintenant, que comme Pierre Vallières s'en est rendu compte par la suite, le PQ rest un parti de droite, et ce depuis le début.

    Deuxièmement, il y a eu d'autres demandes de formation de club politique à mon sens qui ont été rejeté : les purs et durs de l'indépendance ont aussi été rejeté progressivement et contraint eux aussi de former un autre parti politique.

    Conclusion : je demande à Pierre Dubuc et Marc Laviolette de faire amende honorable, de rejoindre la gauche souverainiste qui se forme lentement mais sûrement à l'intérieur de QS.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 12h10
    Quand les masques tombent...
    Il faut juger les partis politiques à leurs actes et à leurs combats et non à leurs discours.

    Le PQ comme toujours parle des deux côtés de la gueule.

    Il se dit progressiste et fout sa gauche à la porte !

    Rien de surprenant là-dedans pour nous de Québec Solidaire..

    Ce n'était qu'une question de temps et nous l'avons toujours su.

    Et ne pensez pas que ce n'est qu'une question d'organisation dans l'organisation ou de "parti dans le parti" comme Pauline le défend.

    C'est nettement une question de positions politiques, notamment, avec cette question de richesse individuelle prônée en fin de semaine..

    Il fallait donc s'attendre à un éclatement.

    Ou le SPQ-Libre quittait le PQ ou c'est le PQ lui-même qui les foutait à la porte...

    Le PQ a vite fait le calcul :

    C'est plus rentable de "larguer" que "de se faire larguer"...

    Ne soyons plus dupe.

    Le PQ est de droite. Pose des geste de droite. Et combat à droite.

    Il n'y aura plus que de complets naîfs ou des imbéciles pour croire encore que ce sont des sociaux-démocrates... de centre...!

    En tous cas...

    Il y a une bonne chose de faite...

    Les masques sont enfin tombés !



    _______________________

    Christian Montmarquette
    Membre et militant de Québec Solidaire


    Article d'intérêt :

    L’expulsion de SPQ libre du PQ

    Encore fois les masques sont tombés ! - Paul Cliche

    www.vigile.net/Encore-fois-les-masques-sont


    .

  • Francis Robitaille
    Abonné
    lundi 15 mars 2010 12h30
    Tout pour plaire...
    Si ce n'étais pas les votes de l'ADQ qui seraient en jeux... aurait-elle fait le même mouvement avec son parti la tite Marois? Je me pose la question. Que se serait-il produit si les votes qu'elle veux aller chercher étaient plus à gauche? Un mouvement inverse? Tout ce que je dis, c'est prends une décision (quelle qu'elle soit) gauche, centre-gauche, centre-droite, droite, on ne sais plus qui fait quoi... Prenez la décision et tenez vous en au même discours. Ce sont vos idéologies, tant mieux, respectez-les maintenant! Au lieu de plier au premier venu pour quelques votes. Montrez moi des reins solides svp. Le SPQ était une nuisance, bravo pour le changement, mais pas au profit d'une idéologie d'ADQ qui n'a rien à voir avec le PQ svp (Il y a une raison pour laquelle il y avait 2 partis). À j'oubliais, on est en politique, faut pas faire trop de bruit...

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 15 mars 2010 12h32
    Saga à suivre....
    Je crois que Pauline va le payer très cher....Laviolette ne semble pas de nature à se laisser injurier et à se faire foutre à la porte.

    Il est fort possible également que certains syndicalistes notoires se retournent contre elle et y aillent de leurs dénonciations.....

    À suivre avec attention!

  • Fred Of Love
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 12h37
    Un Québec souverain fascist ... sans moi.
    Marois affiche finnalement ses vrais couleurs ; des couleurs aux teintes de riche benlieuzarde !!! Que se passe t-il avec notre belle province ?? Toujours plus à droite ,après PLQ au pouvoir depuis 2003 et après une monté de l'ADQ voici le PQ qui suis la carvane. Un problème sérieux se profil à l'horizon , nous avons besoin plus que jamais de politiques socials fortes ,regardons ce qui se passe au USA aujourd'hui ou la classe moyenne a pratiquement disparut , blamer les pauvres pour les probleme actuel c'est prendre le problème à l'envers . Une chose est certaine , le centre du spectre politique se déplace lentement mais surement vers le fascisme .... et honêtement ça me fait peurt.

  • Francois Jette
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 12h41
    La gauche syndicaliste
    D'emblée, je m'affirme comme quelqu'un de gauche et syndicaliste. En même temps, je suis critique de la vision syndicale militante du SPQ-Libre. Voici mon point de vue.

    Le problème que je vois avec la gauche syndicaliste, c'est que dès qu'un chef de parti ose dire qu'on ne pourra pas tout donner ce que demande les employers de l'état, ils déchirent leurs chemises. Je suis d'avis que les syndicats sont très importants, que les employers de l'état le sont aussi (j'en suis un), mais on peut quant même discuter et négocier des conditions salariales et remettre en question certains postes, non? À les voir réagir, on dirait qu'aucune critique ou point légèrement divergeant n'est possible avec les syndicalistes de gauche. Admettre qu'il peut y avoir des choses à changer serait un avis de faiblesse de leur part. C'est la mentalité syndicale.

    Dans ce contexte, je ne crois pas que le SPQ Libre représentait une gauche moderne capable de se remettre en question, de faire des compromis. Par contre, je crainds que le PQ envoie un message qu'il n'y a pas de place pour la gauche en son parti. Et bien, je suis de gauche et je vais probablement voter PQ aux prochaines élections. Pouquoi? car le PQ, comme le croyait le regretté Pierre Vadeboncoeur, est encore aujourd'hui le meilleur véhicule pour nous mener à la souveraineté. Le jour où Québec Solidaire prendra la place du PQ, et bien il sera trop tard pour penser faire la souveraineté.

    Est-ce qu'un alliance souverainiste (PQ et QS) serait pertinente pour le prochain scrutin? Je crois qu'il faudra y penser sérieusement. Si la division du vote souverainiste n'a pas encore vraiment fait mal aux forces souverainistes, ça pourrait bien être fort différent aux prochaines élections. Et si la division souverainiste menait à un autre gouvernement libéral? Nooooooooooooooooooon!!!

    Bonne décision ou pas, le temps nous le dira.

  • LeRévoltéTranquille
    Abonné
    lundi 15 mars 2010 13h37
    Marx, Engels et le stade suprême du Souverainisme
    Marx et Engels éjectés par Pauline César Xiao Ping, pour être certaine de se faire poignarder par les libârals, ennemiEs connuEs avec lesquelles elle se délecte de petits fours dans les cocquetels dînatoires, et non pas par un Fred-Brutus-Caillou-porteur-de-boîte-à-lunch venu de l’interne ou même par une Bande des Quatre anarcho-socialisto-bananière.

    Non mais c’est-y assez n’importe quoi ‘la création de richesse’, on croirait que le PéQ est devenu un improbable ramassis hybride d’adéquistes tendance nationaleuse égaréEs, de p’tits arrivistes frais émouluEs du Barreau wannabe attachéEs politiques et d’émules de cadres juniors du Parti Communiste chinois en clamant que
    ‘ l’enrichissement personnel est juste et bon ‘ et que ça va profiter à l’État et au Peuple, comme Deng l’a décrété au sortir du 11ème Congrès du PCC en 1979 (1879 ??? c’est si loin, le XXème siècle) et ensuite.

    Dame Pôline de Charlevoix tente d’enterrer pour de bon le ‘préjugé favorable aux travailleurs’ et est en train de recentrer l’influence du parti vers la région de Québec, traditionnellement plus frileuse et conservatrice économique pétrie de responsabilité individuelle (Tout-Est-De-Ta-Faute, Paresseux !) et Travail-Famille-Patrie.

    Alors on verra les quelques francos qui restent sur l’Île-De-Montréal-Sauf-Le-Waste-Island se rabattre par dépit et par défaut à QS et son discours paléo-marxiste tendance marxisto-PCO-stalinien-Pol-Potiste-albanais resté ‘stallé’ en 1975 et le reste de la province (car c’en est une) s’ ‘ostiner’ sur les mérites de la droite libârale d'obédience fédéraliste-multiculturelle, la droite péquiste façon nationaleuse-SSJB et la moribonde-mais-néanmois-nauséabonde extrême-droite adéquiste tendance ‘Law-

  • real@realo.ca
    Abonné
    lundi 15 mars 2010 14h22
    GO!
    Go! Go! Gauche! Go! Go! Gauche!

  • Curley
    Inscrite
    lundi 15 mars 2010 16h06
    Mauvais discours
    Madame Marois fait une grosse erreur. Même si elle se dit avoir un instinct de tueur, elle s'y prend très mal et on voit ce que ça donne. 3 partis dans la même direction. En s'attaquant directement au premier ministre comme le soulignait Vincent Marissal, c'est un boomerang qu'elle n'appréciera pas. On risque également de voir émerger un autre parti politique que vous journalistes et commentateurs voient se profiler à l'horizon qui je crois sera dévastateur pour le PQ si on se fie aux rumeurs concernant les fondateurs, si ce n'est pas déjà fait.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    lundi 15 mars 2010 16h11
    Virage. Quel virage ?
    Je trouve simpliste l'interprétation que font certaines personnes du soi-disant virage à droite du PQ. En fait, la mise au rancart du SPQ libre ne signifie, somme toute, que de remettre les choses à leur place. Donc, aucun virage …ni à droite, ni à gauche. Tout au plus un pas en avant !

    En effet, le PQ a été et demeure un parti de coalition qui a tout intérêt à s'abreuver des diverses tendances exprimées par ses membres. Le SPQ libre était une verrue qui servait davantage à défendre des intérêts corporatistes syndicaux au détriment de la majorité des membres du PQ et des Québécois en général. D’ailleurs, ce n'est pas parce qu'on est une grande gueule et qu'on est un militant inflexible d'une idéologie donnée qu'on représente la majorité, n’en déplaise à messieurs Laviollette et Dubuc !!! J’ai bien hâte de voir où ces maîtres-chanteurs de la chose politique trouveront un terrain fertile pour perpétuer leur croisade gauchisante (ou gauche ???) … Québec solidaire ? Pourquoi pas ? Il est probablement venu le temps de mettre les idéologues de carrière dans un même sac et de les laisser se saboter mutuellement...

    Bien fait donc. Reste au PQ à se débarrasser de sa fâcheuse habitude de vouloir tout régler via un interventionnisme de l’État poussé à outrance et à commencer à se questionner sur la distinction à faire entre une gouvernance qui se concentre sur le leadership politique, la législation et la réglementation pour laisser la mise en œuvre, la gestion courante et le contrôle de l’exécution des tâches aux instances pertinentes, et donc …surtout pas ‘ politiques’. Un renouveau nécessaire dans la manière actuelle de s’occuper de la chose politique quoi ! Sinon, il faudra fonder un nouveau parti politique qui se donnera comme mission de sortir le Québec du lisier actuel soutenu par tous ces politiciens de carrière qu’on retrouve malheureusement aussi bien au PLQ qu’au PQ. Encore beaucoup de ménage à faire, semble-t-il…

    Enfin, la création de la richesse est un thème à la mode. Espérons que ce thème ne deviendra pas un nouveau slogan du PQ qu’on s’empressera vite de vider de son sens. Il appartiendra donc à Pauline Marois d’en faire la démonstration. À suivre …

    Jean Desjardins
    Laval

  • Gilbert Kirouac 34
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 16h18
    ...de l'accompagnement ou de l'interventionnisme...
    ...madame Marois veut un état accompagnateur et non interventionniste...n'est-ce pas la recette de la gouvernance ultra-néo-libérale qui a donné, entre autres, les réformes éducatives, dans la santé et dans l'administration publique?...et l'on connaît les résultats, dans le prmeier cas; des écoles comme lieux de massacres des cerveaux..peut-être qu'une commission d'enquête serait primordialement dirigée vers l'examen de ce concept de gouvernance et du rôle jouée par la même madame dans l'instauration de celui-ci...d'urgence...

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 15 mars 2010 17h50
    Surtout, ne comptez pas sur nous.
    En somme, Mme Marois dit aux Québécois, enrichissez-vous, autant et aussi rapidement que possible, et ne comptez pas sur la classe politique (plus ou moins déshonorée) pour vous venir en aide et pour générer quelque richesse que ce soit, et ne comptez surtout pas sur moi.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 18h22
    Pourquoi voer PQ maintenant
    Pourquoi voter PQ maintenant que la Marois vien de donner son sceau d'aprobation au gouvernement Charest. Et au moins avec les libéraux, il y aura un peu plus d'enrichissement car il n'y aura pas de référendumdum.



    Combien de temps survivra la Marois?

  • pagerry3
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 19h02
    Bravo Madame Pauline Marois.
    Pour en être arrivée là, Madame Pauline Marois a bel et bien identifié ses repères et elle se trouve sur de solides assises. Il lui fallait en arriver là et elle a eu le courage de flanquer à la porte les extrémistes qui divisent le parti, qui divisent le Québec et qui font consciemment la job de bras de Jean Charest, dans la perspective du renouvellement des prochaines conventions des Fonctionnaires syndiqués «de fait». Dehors le bois mort ! Dehors les Marc Laviolette, les Pierre Dubuc et autres pisse-vinaigre qui iront se chercher des «poignées de portes» pour voir s’ils peuvent y entortiller leurs grandes langues fourchues et empoisonneuse qui ont inoculé leur parrain Landry et qui ont sniffé la poudreuse apparition d’André Boisclair. Ces syndicalistes gauchisants, cibleurs et cribleurs, crâneurs et casseurs, capables de fomenter le trouble et de le porter sur toutes les gammes de l’extrémisme, furent, à une certaine époque, les chéris, la garde rapprochée, les porteurs de la «sedia gestatoria», ce trône de l’autoproclamé Bernard 1er, Président de la république de toutes les failles catastrophiques. Ils étaient à la hauteur du bonhomme»…En plu8s de talonner sans relâche «l’homme du défaire, du faire-faire et du rien faire», John James Jean Charest, il reste maintenant à la «Dame du Refaire et du Faire» à se débarrasser du «club des belles-mères» ! Elle y arrivera en leur retirant leurs «commanditaires», qui longent en rampant le long des murs du Parti Québécois. Elle y arrivera en mettant les piliers du parti à leurs trousses. Surtout aux trousses du verbeux Lucien Bouchard, le plus creux et redondant des grandiloquents du dernier quart de siècle, celui qui, sous les faux prétextes du déficit 0, à littéralement mis la Santé et l’Éducation du Québec, entre autres, sur le «Q»…

    LA SERENITE, L'UNITE, LA SOLIDARITE ET LA RESPECTABILITE sont les tremplins du prochain plongeon du Parti Québécois, dans les eaux profondes du Québec, ces eaux malheureusement polluées et impunément corrompues par les grenouillards libéraux de Jean Charest et leurs trainasseries vidangées partout à la dérive, engendrant la stagnation politique, administrative, économique et culturelle, ce qui aura marqué l’histoire du recul singulier et de la régression plurielle qui ont dévasté des pans historiques complets du Québec, depuis 2003. Mais, à l’encontre de ces démolisseurs qui n’ont d’intérêt et de considérations quotidiennes que leur portefeuilles et ceux de leurs tizamis capitalistes, ils ne sont pas venus à bout, toutefois, de la sagacité, de la lucidité et de l’acuité et de la courageuse volonté des bâtisseurs de la véritable nordicité de cette vaste Amérique.

    Ignorant les éructations verbeuses du porte-poussières du QS, Paul Cliche, sur Vigile.net, il faudra toutefois rappeler à celui qui s’est retrouvé comme un pissenlit soliste au abords du jardin parlementaire, en 2008, Amir Khadir, qu’il pourra longer le mur de ses pleurs et lamentations, au sujet du chiendent que Madame Pauline Marois a arraché de ses platebandes, chiendent qu’il pourra, «si Françoise acquiesce», transplanter dans les terres désertiques et désertées de son Sahara de l’esseulement politique, avant que le QS ait, lui aussi, son «PAGE NOT FOUND».

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 19h02
    @ M. Paquet
    Non, Monsieur Paquet, Mme Marois a bien dit que l'État québécois va demeurer une formidable source de redistribution de la richesse mais que les individus ne devraient pas seulement compter suer l'État pour s'enrichir.

    Vous saisissez la nuance ?

  • pagerry3
    Inscrit
    lundi 15 mars 2010 20h40
    C’était devenu un MUST…
    Pour en être arrivée là, Madame Pauline Marois a bel et bien identifié ses repères et elle se trouve sur de solides assises. Il lui fallait en arriver là et elle a eu le courage de flanquer à la porte les extrémistes qui divisent le parti, qui divisent le Québec et qui font consciemment la job de bras de Jean Charest, dans la perspective du renouvellement des prochaines conventions des Fonctionnaires syndiqués «de fait». Dehors le bois mort ! Dehors les Marc Laviolette, les Pierre Dubuc et autres pisse-vinaigre qui iront se chercher des «poignées de portes» pour voir s’ils peuvent y entortiller leurs grandes langues fourchues et empoisonneuse qui ont inoculé leur parrain Landry et qui ont sniffé la poudreuse apparition d’André Boisclair. Ces syndicalistes gauchisants, cibleurs et cribleurs, crâneurs et casseurs, capables de fomenter le trouble et de le porter sur toutes les gammes de l’extrémisme, furent, à une certaine époque, les chéris, la garde rapprochée, les porteurs de la «sedia gestatoria», ce trône de l’autoproclamé Bernard 1er, Président de la république de toutes les failles catastrophiques. Ils étaient à la hauteur du bonhomme»…En plu8s de talonner sans relâche «l’homme du défaire, du faire-faire et du rien faire», John James Jean Charest, il reste maintenant à la «Dame du Refaire et du Faire» à se débarrasser du «club des belles-mères» ! Elle y arrivera en leur retirant leurs «commanditaires», qui longent en rampant le long des murs du Parti Québécois. Elle y arrivera en mettant les piliers du parti à leurs trousses. Surtout aux trousses du verbeux Lucien Bouchard, le plus creux et redondant des grandiloquents du dernier quart de siècle, celui qui, sous les faux prétextes du déficit 0, à littéralement mis la Santé et l’Éducation du Québec, entre autres, sur le «Q»…

    LA SÉRÉNITÉ, L'UNITÉ, LA SOLIDARITÉ ET LA RESPECTABILITÉ sont les tremplins du prochain plongeon du Parti Québécois, dans les eaux profondes du Québec, ces eaux malheureusement polluées et impunément corrompues par les grenouillards libéraux de Jean Charest et leurs trainasseries vidangées partout à la dérive, engendrant la stagnation politique, administrative, économique et culturelle, ce qui aura marqué l’histoire du recul singulier et de la régression plurielle qui ont dévasté des pans historiques complets du Québec, depuis 2003. Mais, à l’encontre de ces démolisseurs qui n’ont d’intérêt et de considérations quotidiennes que leurs portefeuilles et ceux de leurs tizamis capitalistes, ils ne sont pas venus à bout, toutefois, de la sagacité, de la lucidité et de l’acuité et de la courageuse volonté des bâtisseurs de la véritable nordicité de cette vaste Amérique.

    Ignorant les éructations verbeuses du porte-poussières du QS, Paul Cliche, sur Vigile.net, il faudra toutefois rappeler à celui qui s’est retrouvé comme un pissenlit soliste au abords du jardin parlementaire, en 2008, Amir Khadir, qu’il pourra longer le mur de ses pleurs et lamentations, au sujet du chiendent que Madame Pauline Marois a arraché de ses platebandes, chiendent qu’il pourra, «si Françoise acquiesce», transplanter dans les terres désertiques et désertées de son Sahara de l’esseulement politique, avant que le QS ait, lui aussi, son «PAGE NOT FOUND».

  • Véronique Martel
    Inscrite
    mardi 16 mars 2010 14h59
    Pourquoi la gauche a-t-elle besoin d'un club pour se faire entendre?
    Les clubs politiques auraient trouvé leur utilité et leur pertinence s'il y en avait eu plusieurs. Mais la greffe n'a pas prise. Alors on la retire. Certains s'y étaient habitués. Était-ce peut-être une sorte de béquille? Pourquoi ces membres du Parti Québécois ne peuvent-ils pas s'exprimer dans les instances comme tous les autres?

    La question à poser, c'est : Pourquoi la gauche a-t-elle besoin d'un club pour se faire entendre?

    Pour moi, le débat s'arrête là. C'est vrai que c'était un "droit acquis", mais bon. C'est vrai que c'est frustrant pour une minorité, mais bon. La majorité des membres ne se reconnaissaient pas dans ce club politique. La très forte majorité des délégués à la CNPP ont confirmé cela.

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