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Le Québec et le niqab - Comme des talibans ?

L'opinion du Globe and Mail ne fait pas l'unanimité dans la presse du ROC

Antoine Robitaille   13 mars 2010  Québec
Québec — Les talibans ne seraient pas ceux qu'on croit. Le gouvernement du Québec, par exemple, et sa ministre de l'Immigration, Yolande James, dans l'affaire du niqab au cégep Saint-Laurent, auraient eu un comportement s'apparentant à l'ancien gouvernement afghan, a soutenu le plus sérieusement du monde le Globe and Mail en éditorial jeudi.

La femme au niqab, Naïma Ahmed, «s'est mise à pleurer quand elle a aperçu le fonctionnaire québécois» entrer dans la classe, a relaté le Globe. «J'ai l'impression que le gouvernement me suit partout», a-t-elle confié. Commentaire du journal torontois: «Cela peut bien être une pratique dans certains pays arabes ou d'Asie de l'Ouest, comme l'ancien régime taliban en Afghanistan, mais donner le mandat à des agents de l'État d'appliquer des codes vestimentaires et de faire cesser l'éducation des femmes, il s'agit vraiment d'une première au Canada.»

Les médias du Canada anglais ont mis du temps à commenter l'affaire, fait remarquer la chroniqueuse du Devoir experte du ROC, Manon Cornellier. Sans doute en raison de sa nature explosive et du fait que le débat, là-bas aussi, fait rage. En 2009, dans un tribunal en Ontario, une musulmane portant le niqab a refusé de se dévoiler même si le juge l'exigeait. L'affaire a été portée en appel. La Commission ontarienne des droits de la personne a jugé que la liberté religieuse permettait à la dame de conserver son niqab devant la cour. La Cour supérieure a tranché en mai: un juge peut forcer une femme à retirer son niqab s'il a des

raisons de croire qu'elle ne le porte pas pour des raisons religieuses. La décision a été portée en appel.

Chose certaine, dans l'affaire du cégep Saint-Laurent, s'il y a un quasi-consensus au Québec pour approuver la façon dont le gouvernement a traité l'affaire, au Canada anglais deux camps à peu près égaux ont émergé cette semaine. Ceux, comme le Globe (et The Gazette hier), qui taxent l'attitude du gouvernement du Québec d'«intolérance». Et les autres, le National Post au premier chef, qui l'appuient, y voyant le summum de l'approche canadienne en matière de droits des minorités.

Édito

Revenons à l'éditorial du Globe. Il commençait par admettre que des limites à l'accommodation des minorités religieuses existent: l'excision et le mariage des enfants, par exemple, sont clairement à prohiber. «Le cas de Naïma Ahmed ne relève toutefois aucunement de l'accommodation, mais bien des limites à la tolérance, et c'est celle-ci qui s'avère, au Québec, totalement déraisonnable.»

Le Globe insiste sur le fait que Mme Ahmed n'est pas, dans la classe, la personne qui enseigne. Bref, nulle «position d'autorité ici». Le Globe estime troublant qu'en prétendant agir dans l'intérêt de l'étudiante (comment corriger sa «prononciation» du français si elle porte un niqab?), on en vienne, par la solution choisie, à assurer que cette même étudiante échoue, car elle est expulsée. Conclusion: il est toujours risqué, dit le Globe, que «les politiciens se mettent à définir ce que sont "nos valeurs"».

Ce n'était pas la première fois que le Globe abordait la question du pluralisme au Québec. Le chroniqueur John Ibbitson, mercredi, en une du journal, dans une série sur le «Canada qui se transforme», se penchait sur le cas du Québec. Il se surprenait du bruit que l'affaire du niqab du cégep Saint-Laurent avait créé. «Intégrer les immigrants est un défi partout au Canada, mais c'en est un particulier au Québec, la moins diversifiée des grandes provinces canadiennes», soutient-il. Et Montréal? La moins diversifiée des métropoles. De loin. C'est une tendance, insiste-t-il: en 2031, «les personnes d'origine européenne seront en minorité à Toronto et à Vancouver. Quatre habitants de Calgary sur dix seront non-blanc [sic]. À Edmonton et à Montréal, ce sera seulement trois sur dix».

Au dire d'Ibbitson, les politiques linguistiques du Québec découragent les immigrants des pays émergents, comme la Chine et l'Inde, de venir s'y installer. Or les pays francophones d'où proviennent les immigrants du Québec «sont considérablement plus pauvres». Par ailleurs, en dehors de Montréal, les villes québécoises ne reçoivent à peu près pas d'immigrants. Or, sans immigrants, les villes de Saguenay, de Sherbrooke et de Trois-Rivières «mourront toutes».

Avoir réussi à maintenir la langue française en Amérique est une réussite formidable, estime Ibbitson. «Aujourd'hui, les Québécois doivent toutefois se poser une question cruciale: comment préserveront-ils cette langue et cette culture tout en attirant assez d'immigrants prêts et capables à soutenir ces mêmes langue et culture? La survie du fait français en Amérique du Nord dépend de la réponse qu'ils donneront à cette question», conclut le chroniqueur, gravement.

Le Post

Sur le niqab, la position du National Post, présentée dans deux éditoriaux, tranche avec celle du Globe. Lundi, le Post a soutenu que la manière dont le gouvernement du Québec a traité la chose démontrait ce qui suit: «Le Canada a trouvé le juste équilibre dans sa gestion des minorités religieuses réclamant un statut spécial.» La procédure adoptée par le cégep cadrait même parfaitement avec «l'esprit de l'inclusivité» à la canadienne, puisqu'on a permis à l'étudiante, dans un premier temps, de porter sa burqa [sic: le Post a décidé sciemment de confondre burqa et niqab] en cherchant à l'accommoder. «On est loin de l'islamophobie», note le Post, qui se réjouit du reste que le cégep n'ait pas cédé à toutes ses demandes, surtout les plus «ridicules», quand l'étudiante cherchait à éviter tout «rapport social» avec les hommes.

Jeudi, le Post est revenu sur la question, dans la foulée de la publication des dernières données de Statistique Canada sur la diversité ethnique dans la fédération. Cette diversité fera en sorte que les libertés (de conscience, de religion et d'association) reconnues par les chartes entreront de plus en plus souvent en conflit. «Le cas de la burqa au Québec» le démontre, soutient le Post. «Jusqu'à quel point les libertés d'un groupe d'étudiants peuvent-elles être restreintes pour accommoder les croyances religieuses d'un autre? Les universités devraient-elles instaurer [pour leurs piscines] des heures de baignade pour femmes seulement? Les femmes devraient-elles pouvoir voter voilées?»

Parfois, la question est facile à trancher, l'accommodement est illégal, note le Post: par exemple pour l'excision et les meurtres d'honneur. Dans les cas plus complexes, un «équilibre délicat» doit être trouvé entre les droits en conflit. «Dans le cas de l'étudiante à la burqa [sic], il n'était pas raisonnable de s'attendre à ce que les autres étudiants détournent leur regard d'une personne qui fait un exposé dans une classe où ils pratiquaient la conversation française.» Le Post trouve désolant que la plupart de ces cas soient souvent tranchés, non pas par le Parlement ou les tribunaux, mais par des commissions des droits de la personne, ce qui «rend les règles imprévisibles et arbitraires». Les politiciens devraient au contraire prendre ces cas à bras-le-corps, insiste-t-il. Ainsi, les Canadiens seraient mieux fixés sur «leurs valeurs» et sur les pratiques que leur pays rejette.
 
 
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  • M Dubois
    Inscrite
    samedi 13 mars 2010 01h00
    LA BURQA EN AFGHANISTAN C'EST ÉPOUVANTABLE MAIS AU QUÉBEC C'EST COOL !
    Aux journalistes du G

  • Normand Carrier
    Abonné
    samedi 13 mars 2010 07h15
    La religion du Québec bashing dans le ROC
    Il n'y a rien de nouveau sous le soleil et nous avons une démontration du genre plusieurs fois par année et c'est facon de nous démontrer leur amour et nous dire combien ils tiennent a nous et qu'ils comprennent notre culture !!!! Ils nous disent clairement que nous devont accepter de vivre dans leur nation building et dans leur multiculturalisme si non ils vont nous botter le cul .....
    Il est temps de comprendre qu'il n'y a qu'une nation , un pays , une langue , une culture et que toutes les provinces sont égales dans ce plusssss meilleur pays du monde ! Ceux qui croient encore qu'il y a possibilité de compter sur eux pour protéger notre langue , notre culture et notre identité se mettre un doigt dans l'oeil et sont de grands naifs ! Finis le temps des compromis pour réformer cette (con)fédération et vous les Québéquers , vous allez vous conformer ou vous partez , point a la ligne , that it , that all ....

  • Sanzalure
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 07h19
    La liberté de religion
    Les gens qui se disent membres de religions doivent collectivement assumer les crimes qui ont été commis et qui continuent d'être commis par chacune. Vous voulez que le reste de la population tienne compte de votre différence, mais en retour vous devez répondre de vos actes. Les groupes religieux sont les principaux soutiens de l'armée au États-Unis et au Canada. Ils ont donc à répondre de toute cette haine qu'ils répandent dans le monde.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 07h33
    Le ROC et les accommodements
    Le ROC accorde des accommodements pour raisons religieuses surtout de peur de perdre des votes importants, étant donné la proportion grandissante des ethnies dans les grandes villes. Au Québec, ce qu'il faut comprendre, c'est que le fait d'accorder des accommodements pour raisons religieuses, ne fait que concrétiser l'exclusion de certains groupes, principalement les islamistes de toute intégration à notre Société occidentale, mettent ainsi en danger, non pas seulement notre spécificité, mais aussi en ajoutant ainsi un danger supplémentaire à notre langue. Si ces gens refusent notre façon de vivre, pourquoi se sentiraient ils obligés d'accepter notre langue? Conclusion, refusons tous les accommodements pour raison religieuses, même s'il nous faut utiliser la clause nonobstant prévue à notre Charte.

  • Pierre Marinet
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 07h55
    Comment le savoir?
    "La femme au niqab, Naïma Ahmed, «s'est mise à pleurer quand elle a aperçu le fonctionnaire québécois» entrer dans la classe,(...)"

    On ne sait pas quand elle sourit et on saurait quand elle pleure?

    Elle s'isole toute seule. On peut le regretter mais elle doit en prendre la responsabilité. Le Niqab interdit le rapport au monde et donc avec la société. Refuser de montrer son visage, zone la plus érotique qui soit chez un être humain, explique ce refus.

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 08h18
    « immigrants du Québec «sont considérablement plus pauvres».
    C'est un peu vrai: comparez le taux de chomage et la pauvreté des Haitiens et des Africains de Montréal que l'on recoit à la tonne, par opposition aux Chinois et aux Sihks de Vancouver. Deux mondes

    Québec

  • epervier
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 08h43
    Le respect, s.v.p.
    Je répondrai ainsi à cet article.
    En Arabie Saoudite, paraît-il, que l'on se doit de signer
    un genre de contrat respectant leur religion et la façon
    de vivre et nous au Canada, au Québec, que faisons-nous?
    De la tolérance outrée pour bien accueillir ces gens...
    Le respect est primordial nonobstant nos idéaux.
    Quand tout est bafoué, il ne peut y avoir un accord
    entre les gens désireux de comprendre, surtout de comprendre...

  • Sator
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 08h59
    N’ayons surtout pas peur de nous affirmer
    Le problème c’est que vous avez affaire a un gouvernement de pleutre. Et ici au Québec s’affirmer est devenu synonyme de racisme et de xénophobie .On a un exemple frappant, la sa sortie insidieuse du congres juif de la canada contre le parti québécois, c’est drôle qu’on ne les entend jamais sur ce qu’il font en Palestine. Faut avoir du toupet pour faire des reproches aux autres. ((Sûrement que le mot vivre en paix leur est incompressible)) C’est toujours bien pas nous qui les avons mis les hassidiques en en ghetto a Montréal. Et ils oublient facilement tous les passe-droits qui leurs ont été octroyés pour les accommoder. De toute façon ils opèrent toujours de la même manière en brandissant le racisme et la xénophobie de ceux qui ne pense pas comme eux croyant qu’on va prendre notre trou,Ils crient au loup car le mot affirmation fait peur, on est en 2010
    C’est exactement la même chose pour ce qui est des signes religieux ici c’est bien simple on a décidé qu’on voulait vivre dans une société laïque et on est égaux hommes et femmes c est claire c’est net c’est précis
    A ne pas vouloir s’affirmer on va malheureusement créer de plus en plus de réactions négatives vis-à-vis les immigrants parce que quelques individus dans certains cas sont eux-mêmes plus intolérants et joue sur des situations pour être en mesure de provoquer et se plaindre. Alors que dans leur propre pays il n’aurait même pas ouvert la bouche, Il est grand temps de mettre des balises rigoureuses et avec du mordant avant qu’encore une fois tout ceci devienne ingérable

  • François Lafontaine
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 09h26
    Problème de jugement
    On peut se demander si le jugement des éditorialistes du Globe est aussi subtil que celui des Talibans.

  • Guylaine St-Pierre
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 10h28
    ON VEUT TUER LE QUÉBEC
    Avec tout ce qui se passe dans le monde, que nous ne voyons pas aux nouvelles tout ce que les extrémistes font, cette histoire de Niquab ne me surprends pas. Un des motifs sur le droit des religions permet-il de démolir le vivre-ensemble sous prétexte d'Accomoder quelqu'un.

    Mais, moi ? Qui va m'accomoder lorsque on m'offense avec le voile ? Lorsque on me pousse que l'on me fasse tomber par terre ou me lancer des roches ne me disant que je suis une infidèle, une kouffard,un cochon, une mécréante que on me crie et me disent que je ne peux pas entrer là parcce qu'il font de la ségrégation. (TARIQ RAMADANT est venu à l'Université et à séparer la salle homme et femme )

    Si cette dame à pleurer, ben moi aussi, ben avant elle ! Puis, je ne fait pas les premières pages des journaux moi !

    Ya pas a dire, nous sommes pas des DHIMMIS chez nous et je me lèeverai pour dire haut et fort que je ne serai pas leur victime. Oragniser un vivre ensemble comporte des règlements et des lois pour tout le monde. Une loi pour tous !
    Pas de ségrégation, ou enlver le porc ou autre dans nos institution qui est discriminatoire et raciste envers nous tous !

  • Jerome Letnu
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 10h55
    Pourquoi blâmer le Globe ?
    Il méprise les québecois depuis des décénies, et nous restons dans le Canada. Pourquoi lui reprocherait-on de répéter une recette qui fonctionne ?

  • moimeme
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 10h58
    je comprend difficilement..
    on nous bat les oreilles avec un besoin urgent d immigrants, qui eux imposent leurs cultures, sous prétexte que nous avons tellement besoin de cette immigration pour survivre... et a coté de cela, on nous raconte que malgré la construction toujours accélérer de maisons , de logements, il y a pénurie de logements, alors expliquez moi quelqu'un, Sommes nous trop ou pas assez.? nous prend t on encore pour des valises ou des imbéciles qui vont toujours tout gober par la peur?? cette arme redoutable que savent encore trop bien brandir nos politiciens et aussi la plus part de médias

  • Arnaud Chiolero
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 11h00
    Confusion
    L'éditorial du Globe

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 11h20
    comapraison, plus juste à certain point de vue qu'on le pense
    Les Talibans interdisent tous vêtements identitaires et imposent le port de la burka et niqab sous peine de représailles. La raison : Les dictats de leur religion/culture local

    Les québécois/le Québec veulent interdire le port d’un vêtement identitaire et l’imposition d’un vêtement laïque. La raison : Les dictats de la religion (la religion étant la laïcité)/culture local
    Maintenant voyez-vous la différence?

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 11h35
    Encore du Québec bashing
    D'importants médias du Canada anglais essaient de faire passer les Québécois pour des intolérants et des xénophobes parce qu'ils sont contre le voile intégral (niqab). D'abord, il est totalement faux d'affirmer que la religion musulmane (le Coran) oblige le port du voile intégral. Ensuite, pour des questions de sécurité ou de pédagogie, le niqab doit être proscrit. De plus, c'est carrément un manque de civisme que de refuser de montrer son visage à ses interlocuteurs. Les médias du ROC ont encore manqué une occasion de se taire.
    Marc Tremblay

  • dan.thib
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 12h05
    Où est le problème?
    Bonjour à tous,

    Je ne sais pas pour vous, mais lorsque je voyage, je respecte les coutumes des pays dans lesquels je voyage. Par exemple, sachant très bien que le niqab est mal vu en France, je n'irais pas m'en mettre un sur la tête! Ici, comme les bons mollusques que nous sommes, nous avons de la peine pour une pauvre musulmane qui tente de nous imposer une vision dogmatique de la perception des femmes à l'échelle canadienne. Les femmes ont le droit de vote, le droit de travailler, elles n'ont pas à se mettre un voile sur la tête, ce n'est pas une religion, c'est un signe d'asservissement. Nous devons nous tenir devant l'extrémisme religieux qui menace de dénaturer et d'affaiblir le pouvoir démocratique au québec. Les Sikhs qui portent un poignards ne devraient pas le porter en public, car il s'agit d'une arme. (Ils peuvent s'en gosser un en guimauve s'ils veulent, mais je ne promène pas avec un fusil semi-automatique parce que ma religion c'est Rambo 4)

    À cette demoiselle qui refuse de se plier aux exigences de notre province, je vous prierais de prendre un vol dans un pays où vos habitudes sont tolérées quite à nous les imposer.

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 12h32
    Comparaison idiote
    La peine chez les Talibans pour ne pas porter le niqab pour une femme peut aller du fouet, à la mutilation à la mort. Ici, quels sont les représailles pour persister à porter le niqab? L'expulsion d'un cours de français... Si M. Archambault et le G

  • Godefroy
    Abonné
    samedi 13 mars 2010 13h07
    Rocky bum Canada
    Le ROC des britanniques bornés n'a pas de leçon à donner à personne : racisme contre les Chinois, batailles de bums contre les Juifs à Toronto, emprisonnement de Canadiens japonais, colonialisme britannique partout sur la planète, mépris des lois du Québec, scandale des commandites parce que tous les moyens sont bons, orgie de drapeaux rouges et de publicité canadian Canada en tout genre, pendaison de Louis Riel et autres pendaisons 1837-38, améridiens folklorisés traités de façon indigne,... en voulez-vous d'autres...

  • Guy Fafard
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 13h42
    Le niqab et la burka
    Le niqab et la burka ne sont même pas exigés par le Coran selon le grand imam d'Égypte. Il n'y a pas de lieux de prière et on n'embrasse pas de tapis à l'université du Caire.

    Pouvez-vous m'expliquer le manque d'information du Globe (et The Gazette hier), qui taxent l'attitude du gouvernement du Québec d'«intolérance» ?

    Je vois du fanatisme chez madame Naïma Ahmed et de l'anti-Québec dans les propos des éditorialistes du Globe et The Gazette.

    ICeux-là, ils nous font perdre un temps précieux.

  • Ric
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 13h53
    À M. Archambault
    "La raison : Les dictats de la religion (la religion étant la laïcité)/culture local"

    Apparemment vous ne savez pas ce qu'est la laïcité. Dans un établissement public, les symboles religieux, ne convenant qu'à un groupe donné, ne conviennent pas à tous. C'est justement dans le but que tous puisse être admis que des limites à l'affirmation religieuse doivent être créées.

    Je ne crois pas que le Québec ni son gouvernement interdise la croyance Islamique, bien que la majorité soit catholique. En Afghanistan, toute autre religion était interdite, pas seulement ses affirmations physiques...il n'est donc pas compliqué de constater que cette comparaison est une insulte envers ce que le peuple afghan a connu en le comparant à un détail comme celui du cas présent.

    Je vous retourne la question: Maintenant voyez-vous la différence?

  • Marc Provencher
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 15h50
    Eurêka : c'est un antiracisme racial !
    « ...c'est façon de nous démontrer leur amour et nous dire combien ils tiennent a nous et qu'ils comprennent notre culture !!!! », écrit le citoyen Carrier.

    En raison d'une profonde confusion intellectuelle et morale qui a ses racines dans le XIXème siècle, dans la langue anglaise canadienne d'aujourd'hui, le mot "culture" est en passe de devenir pratiquement synonyme de "race". Bien qu'antinationaliste ardent, je reconnais que vu sous cet angle, le cri du coeur des nationalistes québécois : "Notre culture n'est pas reconnue !" est parfaitement exact, même si par une myopie typiquement nationaliste, ils ne s'aperçoivent pas que c'est tout aussi vrai pour les autres cultures que pour la nôtre. Car la diversité culturelle est tenue pour naturelle, c'est-à-dire pour le contraire de ce qu'elle est. Si "notre culture n'est pas reconnue", c'est d'abord et avant tout parce qu'elle est PRISE POUR UNE RACE, comme si les gens étaient canadiens français ou canadiens anglais à la naissance, tels des abeilles et des fourmis.

    Le Canada anglais à la sauce John Ibbitson prend et a toujours pris le fait français POUR UN FAIT RACIAL - tout comme le fait anglais d'ailleurs, le fait mohawk, le fait japonais, le fait haîtien et tutti quanti. Demandez-vous ce qu'entend John Ibbitson par "les personnes d'origine européenne". Poser la question, c'est y répondre.

    Son idéologie est un oxymoron. Cet antiraciste de carnaval croit dur comme fer au délire de la race. Et dans la mesure où il pourrait exister d'autres John Ibbitson (vous comprenez que j'essaie de prévenir l'amalgame, extrêmement grave en l'occurrence car c'est l'humanité même de l'Homme qui est en jeu) dans la mesure, dis-je, où il pourrait exister d'autres John Ibbitson, nous sommes en présence d'un trend extrêmement dangereux : à savoir, un puissant déterminisme biologique qui se prend dur comme fer pour un antiracisme. Une saloperie digne du cauchemar d'Orwell '1984'. Aux trois slogans de Big Brother 'La paix, c'est la guerre !', 'La liberté, c'est l'esclavage !', 'L'ignorance, c'est la force !' il nous faut désormais en ajouter un quatrième : 'L'antiracisme, c'est la race !'

    J'ai décidé de baptiser cette pensée malade "antiracisme racial" afin de rendre bien visible sa vraie nature d'oxymoron totalitaire.

    Et voici une autre mauvaise nouvelle par là-dessus, identifiée par Simone Weil dans son livre 'L'Enracinement : prélude à une Déclaration des devoirs envers l'être humain' (1943) :

    « La présence d'une contradiction, quand elle est sentie, même sourdement, ronge le sentiment ; quand elle n'est pas sentie du tout, le sentiment en est rendu plus intense, puisqu'il bénéficie à la fois de mobiles incompatibles. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 16h00
    The Globe
    Le G

  • Alain Deloin
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 18h23
    Polemique sterile
    L'opinion du Globe and Mail, ou plutot celle d'un editorialiste en rien representative de l'opinion publique.
    Quelqu'un s'est-t-il donne la peine de lire les reactions des lecteurs? en particulier celles qui recueillent le plus d'opinions positives?
    Ca eviterait bien des proces en sorcellerie, et l'entretien de la paranoia habituelle...apparemment utile pour se definir comme "nation distincte".
    Si le Quebec est une nation, c'est une nation malade.

  • Guylaine St-Pierre
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 20h13
    Si la tendnace se maintiens ,
    Si la tendance se maintiens, On aura un pays et une charte des droits LAIQUE ou une constitution nouvelle !

  • Marie-Andrée Paquet
    Inscrite
    samedi 13 mars 2010 20h53
    Minorités visibles.

    ...«les personnes d'origine européenne seront en minorité à Toronto et à Vancouver. Quatre habitants de Calgary sur dix seront non-blanc [sic]. À Edmonton et à Montréal, ce sera seulement trois sur dix».

    Les porteuses de niqhab sont-elles répertoriées comme non-blanches (sic) et/ou non-européennes ou bedon minorités visibles?

  • Marc Provencher
    Inscrit
    dimanche 14 mars 2010 00h33
    Deux turpitudes, Part One
    Le citoyen Deloin écrit : "...l'entretien de la paranoia habituelle...'

    Paranoïas réciproques et qui s'exacerbent mutuellement, ce qui n'a rien d'étonnant quand on comprend qu'il s'agit de deux nationalismes. On l'a vu pendant les mois et même les années de polarisation qui ont suivi le référendum de 1995, accompagnés bien sûr de l'infect mensonge commun aux deux camps : "Il n'y a pas polarisation".

    Par ailleurs, la présomption de racisme attachée au fait d'être à la fois French et Québécois, en plus d'être une amusante pensée circulaire, est monnaie courante au Canada anglophone, des pages éditoriales les plus lues aux plus obscures lignes ouvertes. Je prétends d'ailleurs avoir donné plus haut une des clés du passionnant phénomène : qui soupçonne partout le racisme parce qu'il souçonne partout la race (euphémisée en stock, descent, ancestry, bloodlines - entre autres).

  • Steve Barriault
    Inscrit
    dimanche 14 mars 2010 01h29
    Voter avec ses pieds
    Si vraiment le Québec est en train de devenir une république tyrannique, eh bien, la solution est très simple: partez! Vous en êtes capables, après tout: aux dernières nouvelles, les frontières du Québec sont totalement ouvertes aux autres provinces canadiennes.

    Comme ça, si c'est le cas, il va y avoir pas mal de gens qui vont partir, et le gouvernement, tout penaud, devra réaliser son erreur et faire marche arrière.

    Bien sûr, il y a aussi la possibilité que ça n'ait aucune conséquence. Que les immigrants disent tout simplement "c'est normal, pas porter un voile intégral dans une classe" et choississent le Québec de toute manière.

    En fait, il y en aura peut-être même certains qui viendront ici justement parce que nous ne laissons pas prise aux petits radicaux islamiques en puissance. Parce que c'est pourquoi ils ont quitté leur pays d'origine: abandonner des "traditions" contraignantes imposées par la populace ("tu portes pas ton voile = tu es une salope"). Et qu'ils n'ont pas envie de retrouver ce genre d'environnement ici, même lorsqu'ils visitent des institutions de leur communauté.

    C'est pas pour rien que des groupes de femmes musulmanes en Ontario se sont opposés aux tribunaux islamiques "optionels" là-bas... Elles savent très bien qu'une fois les tribunaux en place, la communauté risque de peser lourd sur les individus pour qu'ils (et surtout ELLES) s'y soumettent!

    Ne pas légisférer, ne pas baliser, c'est pas une preuve de tolérance, mais de couardise qui ne sert personne, surtout pas les femmes musulmanes, qu'on laisse à la merci de la pression communautaire.

    Mais tout ça, c'est trop difficile à comprendre pour certains journalistes de Toronto.

  • irishspring
    Inscrit
    dimanche 14 mars 2010 14h49
    De qui de quoi nos dirigeants ont-ils peur?
    Pourquoi nos Gouvernements ne font-ils pas des lois touchant l'immigration plus claires et nettes! Le geste des fonctionnaires de se pésenter dans la classe, c'est plus que du zele, ça frise les politiques qu'on retrouve dans certains pays de dictateurs.
    Comment a-t-on su que Mme Pleurait lors de cette incident, si son visage était voilé? Peut être que ce n,était pas elle qui chingeait?
    La burqa à la rigueur on pourrait la tolérer, nous avons connu des religieuses qui vivaient derrière leur voile, à la différence qu'elles ne sortaient pas de leur couvent, une certaine religieuse était assignée
    pour le parloir ou pour effectuer des commissions.

    Si chaque citoyen agissait en Bon Citoyen, nos lois changeraient assez rapidement, Si à chaque fois qu'on voit une personne portant une cagoule entrée à la Banque, au Dépanneur, à l'Épicerie ou tou autre place publique soit vêtue d'une cagoule ou d'une espèce de niqab, on prenait la peine d'appeler le service de police, les personnes qui ont tendances à se déguiser pour sortir en publique, se ravisseraient.
    C'est dérangeant de se déplacer sous une constante surveillance.
    On ne sait pas qui se cache derrière une cagoule ou niqab!
    Soyons vigilant. Protègeons nos citoyens.
    Y'a-t-il un jounaliste qui a déjà fait un recencement dans les pays
    musulman à savoir si le niqab est toléré partout.
    Ce n'est pas l'habit qui fait la religion!

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    dimanche 14 mars 2010 15h49
    Fascinant
    Dans cet exemple comme dans bien d'autres qui reviennent comme un mal de dent lancinant, ce qui est vraiment intéressant, c'est la mauvaise foi.

    Ces gens du ROC démontrent sans honte toute la laideur de leurs préjugés. On voit très nettement qu'il y a là prétexte à exprimer son aversion pour le Québec.

    Nous sommes des tarés, avec une immigration de pauvres, puisque les francophones du monde sont plus pauvres et on suppose que cela est dû à une tare génétique qui rend les francophones moins intelligents, moins tolérants, moins allumés en affaires. Em somme, nous arborons toutes les tares et si nous sommes pauvres, paraît-il, c'est bien de notre faute. Comme les haïtiens, qui en tant que sous-humains, sont incapables d'avoir un pays digne de ce nom.

    Nous sommes dans le même pays, défenseurs d'une culture riche qui enrichit l'humanité et pas seulement le Canada. Une culture qui ennoblit le Canada, le rend plus diversifié et nos amis qui semblent vouloir s'en débarrasser.

    Quel est donc ce racisme qui prétend que la couleur de la peau est un signe de diversité ? Toutes ces petites chinoises qui ont été élevées ici et qui sont toutes aussi québécoises que les autres, quand donc allons-nous passer par-dessus leur apparence pour voir ce qui nous lie ?

    Le noeud de l'affaire bien sûr, c'est la langue. Le multiculturalisme de Trudeau, ce n'est en fait qu'une question de langue. Les «multiculturels» sont anglophones d'abord et avant tout. Rassurez-nous cher ROC, on veut savoir comment vous allez nous aider à préserver la culture francophone. Quel est donc votre problème ? Il est évident que vous n'aimez pas le Québec, vous aimeriez tant qu'il soit un gros Nouveau-Brunswick ou mieux unilingue anglophone, pour avoir enfin la plate uniformité.

    Non, nous ne sommes pas comme vous. Est-ce un crime ?

  • Marc Provencher
    Inscrit
    dimanche 14 mars 2010 17h59
    Bravo, citoyen Gagnon !
    Le citoyen Gagnon écrit : « Quel est donc ce racisme qui prétend que la couleur de la peau est un signe de diversité ? Quel est donc ce racisme qui prétend que la couleur de la peau est un signe de diversité ? Toutes ces petites chinoises qui ont été élevées ici et qui sont toutes aussi québécoises que les autres, quand donc allons-nous passer par-dessus leur apparence pour voir ce qui nous lie ?
    »

    Voilà en effet la question à cent mille piastres. Quel est donc ce racisme ? Tout est là. Plus haut, j'ai proposé d'appeler ça "antiracisme racial" pour bien rendre sa vraie nature d'oxymoron totalitaire.

    Toutes ces "petites chinoises" - celles adoptées à la naissance, en tout cas - ne sont pas chinoises le moins du monde, ce sont tout simplement, sous l'angle de la culture : de petites canadiennes-françaises, ou franco-québécoises, sous l'angle de la citoyenneté : de petites Québécoises en particulier ou de petites Canadiennes en général.

    On peut aussi - et même, on DOIT le faire pour bien voir l'universalité du principe - renverser la situation et expliquer qu'un enfant blond aux yeux bleus né au Québec mais adopté tout de suite après sa naissance par une famille chinoise et élevé quelque part en Chine, va être tout ce qu'il y a de plus Chinois et pas le moins du monde un canadien-français. Cela tient au fait qu'être Chinois comme être Canadien-français sont des faits de civilisation, des faits culturels, spirituels, historiques, linguistiques - immatériels, donc - et non des faits de la Nature.

    L'idéologie improprement appelée "multiculturalisme" prétend le contraire : à savoir que nous sommes prédéterminés biologiquement et que la culture est dans la nature. C'est un dangereux racisme, d'autant plus dangereux qu'il se prend dur comme fer pour un antiracisme. Le multiculturalisme substitue à la culture la "descendance", l'"ancestry", les "bloodlines" et affirme que quiconque a des ancêtres italiens est italien, qu'il soit ou non DEVENU italien, qu'il soit ou non de CULTURE italienne. C'est une radicale négation de la culture sous son apparente affirmation. Le multiculturalisme est en réalité le contraire de ce qu'il croit être : un multinaturalisme qui déconstruit les peuples en races.

  • Michel Lacey
    Inscrit
    dimanche 14 mars 2010 21h02
    Pour un avenir meilleur?
    Les baby-boomers ont décidé d'ouvrir les vannes de l'immigration pour qu'il y ait des gens pour payer les retraites, les soins médicaux et autres avantages des baby-boomers. Et je suis un baby-boomer... géné.

    Étant donné que les baby-boomers vieillissent vite, l'immigration se fait rapidement. Pour la seule et unique raison que nous avons et aurons besoin des services ayant les qualités actuels. Il faut donc que le système fonctionne vite, ne laissant pas à ces gens le temps de s'accoutumer à la terre d'accueil, aux moeurs qui y sont reliées. Tout ça parce que les baby-bomers veulent profiter d'un système qu'ils auront façonné de toute pièce pour leur propre convenance. Après, qui s'en préoccupe!

    La vitesse à laquelle dont on tente de sauver le système socio-économique par l'augmentation démographique, nous allons vivre tout simplement les conflits mondiaux à l'intérieur même du pays. Des lois que nous avons instaurées, nous leur accordons pratiquement les mêmes droits que ceux qu'ils avaient dans leur pays d'origine. Toujours dans le but que ces immigrants nous choississent comme terre d'accueil. Nous, on tente d'accommoder ces arrivants en sachant très bien (mais en ne voulant pas le voir) qu'entre-eux, ils ne s'accommoderont vraiment pas lorsque le nombre et les concentrations géographiques le justifieront. Bordées par des murs de blocs appartements, des trottoirs, sans frontières physiques, sans zones tampons ou pays tampons, les limites des accommodements seront facilement transgressables. Des conflits potentiels majeurs dorment ici. Et cet avenir qui se décide aujourd'hui, elle est pour qui au juste?

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