Financement des partis politiques - Le DGE ne veut pas «faire la guerre aux compagnies»
Ville de Québec — Le Directeur général des élections (DGE) a déclaré hier qu'il serait exagéré de surveiller les entreprises pour éviter qu'elles contournent les règles de financement des partis politiques.
Marcel Blanchet a reconnu que le recours aux prête-noms constitue la principale faille de la loi électorale, mais il veut éviter que l'autorité chargée de la faire respecter se lance dans «une chasse aux sorcières».
«Je trouve que ce serait une mesure exagérée, a-t-il déclaré lors d'une entrevue téléphonique accordée à La Presse canadienne. Il y a peut-être d'autres moyens plus appropriés et moins retentissants de contrôler le financement politique. Je me vois mal commencer à faire la guerre aux compagnies.»
La semaine dernière, le père de la Loi sur le financement des partis politiques, l'ancien ministre péquiste Robert Burns, a évoqué la possibilité de doter le DGE de plus de moyens, comme l'accès à la comptabilité des entreprises, afin de détecter si elles remboursent des dons à leurs employés, ce qui est illégal.
Selon M. Blanchet, de telles opérations pourraient avoir un effet négatif sur les contributions aux partis politiques.
«Dans la mesure où le DGE arrive avec ses gros sabots dans toutes les compagnies pour aller vérifier s'il y a du financement, on peut penser qu'effectivement, ça découragerait les individus travaillant là de contribuer, a-t-il dit. Ils auraient toujours peur d'être attaqués par ça [le fait d'avoir contribué à un parti].»
En vertu de la loi électorale, adoptée en 1977, il est interdit aux entreprises de faire des contributions politiques. Seuls les électeurs sont habilités à le faire, pour un maximum de 3000 $.
Vendredi dernier, le DGE a amorcé des vérifications, à la suite de la diffusion d'un reportage dans lequel un ingénieur affirmait qu'un ancien employeur finançait des contributions politiques qu'il effectuait en son nom personnel. L'Ordre des ingénieurs du Québec a indiqué hier que des travaux sur ce genre de situation étaient en cours avant même la présentation de ce témoignage à Radio-Canada.
Par ailleurs, en Chambre, l'opposition officielle s'est indignée du fait qu'un dirigeant d'une filiale d'un grand cabinet de génie-conseil, Christian Côté, ait organisé un cocktail de financement qui a permis à la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, de récolter 43 000 $ en contributions politiques, en octobre 2008, quelques semaines avant la dernière élection provinciale.
Mme Normandeau s'est insurgée contre cette attaque de l'opposition, plaidant que M. Côté avait organisé le cocktail à titre personnel et non dans le cadre de ses fonctions pour la firme Dessau.
Marcel Blanchet a reconnu que le recours aux prête-noms constitue la principale faille de la loi électorale, mais il veut éviter que l'autorité chargée de la faire respecter se lance dans «une chasse aux sorcières».
«Je trouve que ce serait une mesure exagérée, a-t-il déclaré lors d'une entrevue téléphonique accordée à La Presse canadienne. Il y a peut-être d'autres moyens plus appropriés et moins retentissants de contrôler le financement politique. Je me vois mal commencer à faire la guerre aux compagnies.»
La semaine dernière, le père de la Loi sur le financement des partis politiques, l'ancien ministre péquiste Robert Burns, a évoqué la possibilité de doter le DGE de plus de moyens, comme l'accès à la comptabilité des entreprises, afin de détecter si elles remboursent des dons à leurs employés, ce qui est illégal.
Selon M. Blanchet, de telles opérations pourraient avoir un effet négatif sur les contributions aux partis politiques.
«Dans la mesure où le DGE arrive avec ses gros sabots dans toutes les compagnies pour aller vérifier s'il y a du financement, on peut penser qu'effectivement, ça découragerait les individus travaillant là de contribuer, a-t-il dit. Ils auraient toujours peur d'être attaqués par ça [le fait d'avoir contribué à un parti].»
En vertu de la loi électorale, adoptée en 1977, il est interdit aux entreprises de faire des contributions politiques. Seuls les électeurs sont habilités à le faire, pour un maximum de 3000 $.
Vendredi dernier, le DGE a amorcé des vérifications, à la suite de la diffusion d'un reportage dans lequel un ingénieur affirmait qu'un ancien employeur finançait des contributions politiques qu'il effectuait en son nom personnel. L'Ordre des ingénieurs du Québec a indiqué hier que des travaux sur ce genre de situation étaient en cours avant même la présentation de ce témoignage à Radio-Canada.
Par ailleurs, en Chambre, l'opposition officielle s'est indignée du fait qu'un dirigeant d'une filiale d'un grand cabinet de génie-conseil, Christian Côté, ait organisé un cocktail de financement qui a permis à la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, de récolter 43 000 $ en contributions politiques, en octobre 2008, quelques semaines avant la dernière élection provinciale.
Mme Normandeau s'est insurgée contre cette attaque de l'opposition, plaidant que M. Côté avait organisé le cocktail à titre personnel et non dans le cadre de ses fonctions pour la firme Dessau.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

