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Le bouc émissaire

Michel David   9 mars 2010  Québec
Un adjoint du premier ministre Charest expliquait crûment le casse-tête que représenterait le remplacement d'Yves Bolduc à la Santé. «Le problème n'est pas de savoir par qui le remplacer, mais quoi faire avec!»

Si l'incertitude sur l'état de santé de Claude Béchard semble avoir éliminé pour un temps l'hypothèse d'un remaniement ministériel, ce n'est que partie remise. Il est vrai que l'on voit mal où caser M. Bolduc, mais il est encore plus difficile d'imaginer qu'il puisse demeurer à son poste jusqu'aux prochaines élections générales.

À défaut de pouvoir régler un problème, la solution consiste généralement à trouver un bouc émissaire. Après sept ans de gestion libérale, il commence à être difficile de faire porter au PQ l'entière responsabilité des maux qui affligent le système de santé. Tôt ou tard, M. Charest devra se résigner à sacrifier M. Bolduc.

Depuis un an, la récession et la crise des finances publiques ont relégué dans l'ombre le piètre état dans lequel se trouve le réseau. Le succès de la campagne de vaccination contre la grippe H1N1, l'automne dernier, a même redoré quelque peu son blason.

La dégradation de la situation dans les urgences et le décès tragique d'un homme de 65 ans en attente d'une chirurgie cardiaque sans cesse reportée donnent cependant la mesure de l'échec du gouvernement Charest, qui s'était fait élire en avril 2003 sur la promesse solennelle de remettre le réseau sur pied.

***

Pendant des années, les talents de communicateur de Philippe Couillard ont permis de faire illusion. À l'inverse, chaque intervention de son successeur semble renforcer l'impression que le navire vogue à la dérive. Pas étonnant que son adversaire péquiste, Bernard Drainville, presse M. Bolduc de sortir de son mutisme!

Il avait reconnu dès son arrivée qu'il faudrait plusieurs années avant que la situation s'améliore, comme il l'a répété la semaine dernière. Cette franchise est peut-être à son honneur, mais celui ou celle qui doit patienter 20 heures dans une salle d'attente n'a rien à faire de ses regrets. Ils ne ramèneront pas davantage à la vie un patient qui n'a pas été opéré à temps.

La durée moyenne d'attente à l'urgence est actuellement de 17,5 heures au Québec et elle ne cesse d'augmenter. En 2009, 50 000 personnes ont dû passer plus de 48 heures dans un corridor.

La longueur des listes d'attente est tout aussi révoltante. À Montréal, 25 % des patients sont opérés hors du délai que le ministère de la Santé juge médicalement acceptable. Les conséquences de ces retards ne sont pas nécessairement fatales, mais cela impose un énorme stress à ceux qui se demandent s'il ne sera pas trop tard.

Après le rappel de 8,5 millions de véhicules, il devient très gênant pour M. Bolduc de vanter les mérites de la méthode Toyota. «C'est plus le bon patient à la bonne place», dit-il maintenant. Tout le monde sait que l'on ne règle rien en cachant le trop-plein des urgences aux étages supérieurs, au détriment de patients qui devraient occuper ces lits et qui ne reçoivent aucun soin en attendant qu'ils se libèrent. Reconnaître une évidence ne constitue cependant pas une solution.

***

Il est bien possible que M. Bolduc n'ait pas le leadership nécessaire, mais encore faut-il avoir les moyens de ses ambitions. Durant ses premières années à la Santé, M. Couillard a pu injecter dans le système des sommes qui allaient au-delà des coûts de système. C'est simplement quand les ressources ont commencé à manquer qu'il s'est prévalu de son «droit de changer d'idée» et a découvert que l'argent n'était pas le problème.

«D'ici cinq ans, on va avoir la solution», assurait M. Bolduc vendredi. Comme par hasard, c'est sans doute le temps que le Québec mettra à retrouver l'équilibre budgétaire. D'ici là, où trouvera-t-on l'argent pour améliorer les soins de première ligne, attirer plus d'infirmières aux soins intensifs et accroître le nombre d'interventions chirurgicales? Sans parler des nouvelles exigences des médecins spécialistes.

De plus en plus, l'actuel ministre de la Santé fait penser à son lointain et malheureux prédécesseur péquiste, Jean Rochon, qui s'était fait couper les vivres précisément au moment où il négociait le «virage ambulatoire» qui devait régler des problèmes que quinze ans de demi-mesures ont encore aggravés.

Alors qu'il creusait lui-même la tombe de M. Rochon en saccageant le réseau par des mises à la retraite massives, il fallait entendre Lucien Bouchard louanger «le meilleur ministre de la Santé de l'histoire du Québec». Tellement compétent qu'il s'est empressé de le muter à un ministère obscur parce qu'il n'était plus montrable. Il faut bien que quelqu'un paye, n'est-ce pas?

Au cours des prochains jours, M. Bolduc se retrouvera sur la sellette à l'Assemblée nationale. Quand il entendra M. Charest vanter ses grands mérites, il devrait avoir une bonne pensée pour M. Rochon. Et commencer à faire ses valises.

*****

mdavid@ledevoir.com
 
 
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  • Andre Vallee
    Abonné
    mardi 9 mars 2010 02h30
    Le cap
    C'est le capitaine qui met le cap. Mais, quel est-il présentement? Les ministres ne sont que des projections du premier, qui dirige le cabinet. Commençons par nous débarrasser du premier ministre. Les autres, pour lui, ne sont que des boucs émissaires.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    mardi 9 mars 2010 04h19
    Question et analogie sportive
    La question pour commencer: Pressentant ce qui s'en venait, est-ce là que M. Couillard a décidé de se magasiner un job? Jean Charest le maintenait à la Santé contre son gré, si on se fie à vos articles. Peut-être a-t-il sauvé sa carrière en quittant le navire juste avant qu'il ne prenne l'eau, quitte à revenir en sauveur quand Jean Charest prendra sa retraite?
    L'analogie sportive maintenant: quand le dollar Canadien était à son plus bas, M. Ronald Corey, qui venait de faire construire un nouvel amphithéâtre, a reçu l'ordre de diminuer la masse salariale de son équipe de hockey. On ne pouvait pas le faire ouvertement: le fan de hockey doit croire qu'il a de bonnes raisons de payer pour son billet. A-t-on engagé un Directeur Général de haut calibre, un Glenn Sather par exemple, pour faire ce travail? Non. On a engagé un gentil monsieur du nom de Réjean Houle: un yes-man pas trop vite qui semblait juste content d'être là. Avec un zèle admirable, ce dernier a liquidé les gros salariés de son équipe, nommé des débutants comme entraîneurs pendant que les journalistes outrés se heurtaient à son sourire benêt d'optimisme. L'équipe a piqué du nez, on a blâmé DG, entraîneurs, dépisteurs, pour leur incompétence et ils se sont faits congédier. La plèbe rassasiée a continué d'acheter des billets en rêvant de lendemains qui chantent.
    Yves Bolduc maintenant. Il suinte l'incertitude. Il est incapable de finir la phrase la plus simple sans bafouiller quelque part au milieu. Il les commence fort (ses phrases) puis finit en murmure. À l'oeil comme ça, il n'a jamais eu l'air d'un leader inspirant. Un gentil monsieur.
    Il y a la version parano: monsieur Charest a voulu un bouc émissaire dès le début. Ou peut-être que les moins gentils monsieurs ne veulent rien savoir des jobs de bras. Et que Jean Charest a engagé le seul idiot volontaire pour faire le job.
    Le constat: La Santé est DE LOIN le ministère le plus difficile du gouvernement. C'est hélas celui qui demande le plus de compétence, et la compétence le fuit.
    On est dans le trouble.

  • Jacques Richard
    Inscrit
    mardi 9 mars 2010 06h14
    tutelle
    Aucun parti politique n'a réussit à mettre de l'ordre dans ce système. Je n'aime pas les comparaisons avec le système américain, c'est trop différent. Il faut se comparer avec des entités semblables, soit le système canadien dans les autres provinces. Et encore une fois, quoiqu'en disent ceux qui croient qu'on est un modèle pour tout le monde, il est facile de constater que le système Québécois en est un de dernier de classe, comme dans bien d'autres domaines. Évidemment, c'est la faute des autres, du fédéral en particulier, comme ce petit garçon qui arrive de l'école avec un mauvais bulletin et qui dit "maman, maman, c'est à cause du prof, c'est à cuase des autres qui me dérangent pendant mon cours". Que ce soit Charest ou les pékisses, personne ne viendra à bout de ce système ultra syndiqué. D'ailleurs, tout le Québec est chloroformé par la syndicalisation excessive, voilà pourquoi, voilà la vraie raison de nos piètres résultats en santé, éducation et de notre pitoyable bilan routier. Se regarder en face fait parfois des miracles. Quand allons-nous le faire collectivement au lieu de rejeter les fautes ? Certainement pas dans ce journal.

  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 9 mars 2010 06h30
    Élu sous de fausses représentations .......
    Jean Charest , la main sur le coeur nous promettait que le lendemain de son élection en 2003 , nous verrions la fin des listes d'attente aux urgences ! Après le séjour du beau parleur et de l'illusionniste qui a négocié son futur emploi alors qu'il exercait ses fonctions de ministre au titulaire actuel qui s'est signalé par son indécision et son manque de leadership , force est de constater que l'état du patient le Québec loin de s'améliorer , s'est détérioré et que l'avenir du système est de plus en plus sombre et critique ..... La crise budgétaire , les demandes des médecins , les difficultés e faire bouger ce système ainsi que le manque d'infirmières chronique auquel faudra alouter plus de 15,000 infirmières qui prendront leur retraite ......
    L'avenir du système de santé semble très sombre et les contribuables ont la malheureuse impression que le bateau tangue et risque de chavirer ! Le gars qui s'est fait élire pour avoir les deux mains sur le volant nous promet tout en santé depuis sept ans comme il nous promettait aucun déficit , aucune crise et pas de déficit a la CDPQ mais ce gars a pris l'habitude de balayer les problèmes sous le tapis et par en avant et est plus intéressé a se promener a travers ce vaste monde ! En se débarrassant d'un autre bouc émissaire , Jean Charest ne fera que balayer le problème sans véritablement le régler ..... Depuis 2003 , Jean Charest s'est fiché des électeurs et a fait une foule de promesses vide de sens et les dégats qu'il laissera seront dévastateurs pour plusieurs années et nul doute qu'il fut élu sous de fausses représentation et l'histoire le jugera sévèrement .....

  • Pierre Schneider
    Abonné
    mardi 9 mars 2010 07h06
    L'héritage de Lucien Bouchard
    Il est bon de rappeler à des citoyens qui ont l'oubli facile que c'est Lucien "lucide" Bouchard, le janséniste économique devenu chef d'un parti dont il n'était même pas membre, qui a saccagé monstrueusement le réseau de la santé en mettant prématurément à la retraite des milliers de travailleurs. Pas facile de s'en remettre, hein ?
    Entre les demandes des spécialistes (dont certains gagnent plus qu'un demi million par année) et les cris désespérés d'appels au secours des infirmières, il semble évident que tout le système doit être revu et corrigé. Comment ? Aux grands spécialistes de nous trouver des solutions, mais ce n'est certes pas en laissant des médecins étrangers faire du taxi à Montréal qu'on va régler les problèmes de pénurie.
    Quelle sorte de société sommes-nous donc alors que nos animaux domestiques ont un accès quasi instantané aux soins médicaux alors que les humains attendent patiemment...parfois jusqu'à en mourir,

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 9 mars 2010 07h45
    L'argent....
    Rochon a réussi a faire sa réforme sans argent: en trois ans il a maintenu le budget de la Santé à 13 milliards (94 à 97).
    Le Doc Toyota a 27 milliards dans ses mains, plus du double!!

  • pierre savard
    Inscrit
    mardi 9 mars 2010 07h45
    Inutile
    Peut-on sérieusement penser que Bolduc est le responsable des problèmes du système de santé ? C'est tellement facile et prévisible de congédier Bolduc. La terrible réalité c'est que le système de santé public mur à mur est insoutenable financièrement. Il faut ouvrir ce marché au secteur privé. Le Canada est le seul pays, avec Cuba et la Corée du Nord, a avoir un système de santé entièrement public. On pourrait créer quelques hôpitaux privés au Québec et de la sorte ouvrir davantage les facultés de médecines. En ayant plus de médecins disponibles, on pourrait faire baisser les prix.Encore une fois, nous avons la preuve que l'État ne peut administrer quoi que ce soit efficacement. Tout ce que l'État touche tourne à la pénurie. La nature le veut ainsi.

  • Mimo777
    Inscrit
    mardi 9 mars 2010 07h47
    Un bouc émissaire?
    Qui devrais être le bouc émissaire? Le ministre de la santé ou le premier ministre?

    Le ministre n’a de budget que ce qu’on lui accord. Le premier ministre lui n’attend jamais a l’urgence sa seul position lui garantie un lit sur une étage fermer avec des infirmières privé payé par les finance public en prenant soin du dirigent syndicale bien sur. Ha désolé j’extrapolais un film québécois sur la santé de notre bon et précieux premier ministre.

    Ce ne sera ni le libéraux, ni le PQ qui pourra mettre le système de la santé et de l’éducation sur les rails. Seulement un parti de gauche aura la force de ces ambitions sur ce sujet. Demander à Charest d’injecter de l’argent dans les finances publiques revient à demander aux compagnies de cigarette d’éliminer la dépendance qui vient avec la cigarette.
    « Qu’on parle de nous en bien ou en mal sa fait rien l’important c’est qu’on parle de nous. » devrais être le slogan de la prochaine campagne électorale.

    Lorsqu’on fait l’inventaire des politiciens actuellement en poste on voit très vite qu’il y a rien là a s’excité. Le Québec a besoin de chef pas d’une chiffe mole comme Charest ou d’un perroquet comme Marois. Ce qui nous donne plus grand-chose. En fait rien.
    Changement c’est pour quand? Nous avons aussi besoin d’un Obama. Jeune, fougueux, sérieux et qui n’a pas peur de perdre des élections a cause de ces principes de transparence et de justice.

    Qui se lèvera?

    Un dyslexique qui aime écrire Mimo??

  • epervier
    Inscrit
    mardi 9 mars 2010 08h22
    Qui choisir MOnsieur Charest ou Monsieur Bolduc?
    Ne serait-ce pas plutôt Monsieur Charest le problème au lieu de ce pauvre Monsieur Bolduc d'une inertie incompréhensible?

  • michel lebel
    Inscrit
    mardi 9 mars 2010 08h22
    Pour une approche globale.

    Je crois qu'il est grandement temps que le gouvernement établisse le bilan complet du système de santé. Avec les mesures précises et complètes pour réparer le système. Les mesures à la pièce ne suffisent pas ou plus. Faut-il passer par le biais d'une grande commission d'enquête? Peut-être, mais ll me semble que beaucoup de rapports ont été faits sur certains élément importants du système de santé et des services sociaux. Un livre blanc suffirait sans doute, pour ensuite passer vraiment à l'action. Pour cela, il faut une volonté politique et du leadership. Existent-ils au Québec? Si on observe, entre autres, le dossier du CHUM, le doute raisonnable à cet égard est permis...

  • Daniel Vézina
    Abonné
    mardi 9 mars 2010 08h24
    Faire des omelettes sans casser des oeufs.
    Je vois mal le jour où un gouvernement à Québec aura assez de "couilles" pour brasser notre cage.

    Pour recouper les commentaires de M. Schneider et M. Richard, il nous faudrait un gouvernement qui pourra "nettoyer" cette gangrène qu'est devenu le syndicat et cesser que les Fédérations se comportent comme des sectes afin de laisser enfin travailler les étranger qualifiés.

    A tous ces gauchistes qui vont crier "au scandale", lâchez-moi cette foutue sérénade; les syndicats sont une, sinon la source de problème dans le milieu de la santé (et ailleurs, si on regarde la construction...)
    Sans oublier bien sûr la pénurie d'infirmières. Mais comment les blâmer, avec le peu de considération que la profession a à leur égard...

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 9 mars 2010 08h32
    Système de santé enflé et malade
    Tant que la santé, comme l'éducation, souffriront de structurite, mal full-socialiste, notre amorphe gouvernement très provincial, devant les syndicats et les cadres en trop grand nombre, qui font crever le système sous leurs poids, n'y pourra rien parce qu'il veut trop se faire réélire ce qui lui fait craindre d'agir pour corriger le tout. Il tente juste de boucher les trous...patcher.

  • Maco
    Abonné
    mardi 9 mars 2010 08h33
    Compétences .....
    Les problèmes vécus ne sont que des symptômes de la maladie.

    Premier diagnostic : la «gestionnite aiguë ». Nous n'avons plus de leaders, mais des gestionnaires. Ceux-ci ne se servent plus de la logique et du gros bon sens, ils se servent de recettes (PMBOK). Comment régler le problème? Engagez moins de personnes pour dire quoi faire, un peu plus de monde pour dire comment le faire et plus de monde pour le faire. Tout le monde veut être «gestionnaire» (embauche de 1000 cadres!). Regardez le résultat.

    Second diagnostique : .... Privatisation. Rendre le système infect pour que le privé vienne comme seule alternative.

    P.-S.

    Le système de santé ne fonctionne pas seulement grâce à des médecins et des infirmières. Un peu de respect pour tous les autres qui y contribuent. Et faites-moi grâce des comparaisons avec les vétérinaires. Encore là, ce sont ceux qui ont l'argent qui font soigner leurs cabots. Bien sûr qu'il n'y a pas de liste d'attente. Imaginez une société avec une assurance maladie universelle pour les animaux et on en reparlera.

  • Andre Vallee
    Abonné
    mardi 9 mars 2010 08h57
    Cher Mimo
    Si la qualité de votre gestion publique à gauche ressemble à la qualité de votre français, je veux rester au centre.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 9 mars 2010 09h16
    Avoir les moyens de ses ambitions.
    Concernant les problèmes de la santé au Québec, c'est le gouvernement du Québec au complet qui devrait prendre les choses en main. Ce n'est pas juste un bon ministre de la santé qu'il faudrait. Pour aider à régler les problèmes dans le milieu de la santé, en plus des problèmes financiers à résoudre, le gouvernement devraient être unanimes à vouloir mettre l'épaule à la roue face à ce problème.

    Pour commencer, le gouvernement n'encourage pas les employés à rester dans le milieu de la santé. Ce serait un bon début de motiver les troupes. Même au niveau de la formation, les gens sont de moins en moins intéressés à étudier pour travailler dans ce milieu. Seulement à entendre parler des problèmes dans le milieu de la santé, c'est bien assez pour ne pas avoir envi de vouloir se mettre les pieds dans ce marécage.

    Il faut ajouter à tout ça le gouvernement qui négocie à la baisse le renouvellement avec les employés du secteur de la santé, et cela même et surtout avec les employés les moins bien payés. Il fait même une guerre médiatique au besoin pour mettre l'opinion des gens de son côté s'il décide de faire un décret pour imposer les choses comme selon son bon vouloir.

    Par conséquent, ce n'est pas tout d'avoir un ministre qui aurait du potentiel pour trouver des solutions. Ce ministre devrait aussi sentir que les autres membres du gouvernement ont les mêmes volontés que lui, ou elle, de trouver des solutions durables. À commencer par un monsieur Charest qui n'a pas vraiment les valeurs nécessaires pour voir les problèmes tels qu'ils sont. En effet, monsieur Charest serait un meilleur administrateur dans une entreprise privée.

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mardi 9 mars 2010 09h35
    Drainville ?
    J'ai écouté le député péquiste Drainville, hier soir, au Téléjournal. A part de chialer, selon son habitude, quelle solution propose-t-il?

    Simpliste: que le Ministre parle. Et lui que ferait-iil, s'il était à sa place? Il ne le dit pas. Augmenterait-il les budgets? Où prendrait-il les infirmières? Les formerait-il d'un coup de baguette magique? Devant la pénurie, irait-il chercher les infirmières que son parti a mis prématurément à la retraite? Comment ferait-il pour rendre le réseau plus efficace? Pour calmer les appétits des usagers, mettrait-il un ticket modérateur?

    Enfin...qu'il se lève celui qui a la solution? On ne peut plus ajouter de l'argent dans le réseau puisque les coffres sont vides? Peut-on mieux organiser le travail? Doit-on mieux rémunérer les futurs infirmières, mais avec quel argent? Que Monsieur Drainville donne SA solution et ensuite, on pourra juger. En attendant, il ne s'agit que de querelles de politiciens. J'en ai vues depuis tant d'années. Il semble que cette voie nous en promet d'autres encore plus épicées.

  • alen
    Inscrit
    mardi 9 mars 2010 09h35
    Pourquoi chiâler?
    Pourquoi en effet chiâler contre Messieurs Bolduc et Charest? Ne les avons nous pas réélus en décembre 2008? En toute connaissance de cause.

    Ah, oui, j'oubliais, c'est un peu à cause des anglophones s'ils ont été réélus! Étrangement, ils ne semblent pas avoir ces problèmes, eux... Même que leur super hôpital est en marche.

    Nous, même si la Santé est notre priorité, nous disais-je, on investit dans les routes. De la bonne dette qu'ils disent!

  • Yvon Roy
    Abonnée
    mardi 9 mars 2010 09h47
    CHUM
    Ce n'est pas le ministre de la santé qui est incompétent, mais le premier ministre qui est innocent. Nuances, s.v.p...

  • Yves Corbeil
    Inscrit
    mardi 9 mars 2010 09h55
    Tant que nos services de sante seront administre par des elus ca ne fonctionnera pas.
    Tant que nos services de sante seront administre par des elus ca ne fonctionnera pas.

    Pour faire un parallele je viens du millieu aeronautique CANADAIR millieu des annees 80 tous le monde se souvient, ca appartenait au gouvernement Canadien et s'etait gerer par notre gouvernement. Plein de projet, le challenger naissait 5, 6 milles employes et on dilapidaient l'argent publique parce qu'on etaient tres mal administrer. Apres avoir accumule 1.5 milliards de dette le gouvernement a pratiquement donne la compagnie a Bombardier en avallant la dette et voyez ce qui est arrive. Le petit vendeur de ski doo est devenue une multinationnale un des fleurons du Quebec, oui beaucoup de subventions mais des resultats quand meme a la fin.

    Il y aurait surement quelque chose a faire du genre pour le systeme de sante, je dis pas de vendre notre systeme de sante au prive mais de le faire administrer par le prive avec l'argent du peuple comme c'est le cas presentement. Oui ceux qui s'en occuperaient feraient de gros salaire mais si ca fonctionne et que les services sont la pour la population tous le monde va en tirer profit.

    Presentement les gouvernements qui sont ELUS sont des politiciens en place pour un termes et travaillent pour etre reelu. Oui ils ont a coeur le bien de la population mais ils ont aussi leur carriere encore plus a coeur et travaillent a terme "4 ans a la fois" des fois moins quand ils sont minoritaires, leur vision est fausse a long terme a cause de leur situations.

    Alors si la sante etait gerer par le prive et seulement paye par le gouvernement je crois que l'on verraient une amelioration constante et qu'a moyen terme une bonne partie du probleme serait regler. Les gens du prive ont une plus juste vision a long terme car pas pris dans un carcand d'elus a court terme.

    La situation est tres urgente car la population viellie tres rapidement et le probleme va seulement aller en se deteriorant si on continue comme ca.

    Je sais pas si cela est une chose possible et qui pourrait la prendre en charge mais on peut voir que tout ce qu'ils ont tente a present n'est que petittes victoires eparses et bien plus d'echecs qui se repetent encore et encore. La facture ne cesse d'augmenter, la population viellie et avant longtemps on aurra plus d'argent et pas assez de travailleur pour supporter tout cela donc ils est vraiment temps D'AGIR, l'heure n'est plus au etude et tout ces termes bidons qui ne font que pelleter les problemes vers l'avant

  • Bernard,Clement
    Abonné
    mardi 9 mars 2010 10h29
    Le piège
    Yves Bolduc avant de succomber aux sirènes libérales et de se lancer en politique vivait une carrière heureuse de médecin très respecté dans sa communauté. Jean Charest l'a attiré dans cette cage à homard qu'est le ministère de la santé en sachant fort bien qu'il n'avait pas l'étoffe pour sortir le Québec de ce bourbier immonde qui continue de s'enliser au détriment de l'ensemble des québécois.
    Comment pourra-t-il résister et maintenir un bateau qui coule de partout? Philippe Couillard a compris rapidement et s'est dépêché de se trouver une niche.
    La seule avenue honorable serait qu'il démissionne tant comme ministre que comme député et qu`il retourne à la pratique de la médecine dans son coin de pays qui manque désespérément de médecin comme partout ailleurs au Québec. D'abord, ce n'est pas un politicien classique comme on les connaît chez les libéraux, il semble malheureux et impuissant dans son rôle et il n'y a personne, surtout notre premier ministre, pour voler à son secours quand ça chauffe. Il est seul à faire face à ces immenses problèmes qui affectent notre système de santé et nous apparait sans défense face à toutes ces critiques. Donc, je ne vois pas d'autres solution pour lui que la démission. Le principe de Peter, vous connaissez?

  • Renaud Blais
    Inscrit
    mardi 9 mars 2010 10h31
    Caser M. Bolduc
    Durant la campagne électorale où M. Bolduc fut élu député, dans les rue de Jean-Talon, j'ai entendu un résident du Lac Saint-Jean, qui n'était pas d'allégeance libérale dire: "élisez-le, on ne veut pu le voir au Lac..." Ceci ne traduit pas l'image sur laquelle M. Charest nous a présenté sa recrue vedette.
    Alors où le caser ?
    M. Charest prévoyez-lui un parachute doré mais pas au Saguenay-Lac Saint-Jean.
    Renaud Blais
    Québec

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 9 mars 2010 10h55
    Le ministre automate
    En voyant le ministre Bolduc à la télé hier, répétant comme un automate son message vide, s'efforçant de ne trahir aucune émotion sur son visage pourtant écarlate de panique et d'impuissance, j'ai souhaité ardemment que personne de mon entourage ne soit malade car maintenant au Québec, cela peut signifier la mort précédé d'un enfer de 17 heures dans une salle d'attente bondée, surtout pour ceux qui n'ont pas de médecin de famille et ils sont nombreux. Cela est très grave et alors que de tout temps un hôpital est l'ultime refuge contre la détresse, il devient un lieu dangereux où on ne se rend qu'en tout dernier recours. Voilà la réalité avec laquelle nous devons composer. Lucien Bouchard qui est grandement responsable de cette situation n'a jamais eu la décence de faire des excuses aux Québécois, au contraire. Lui et ses lucides, qui affectionnent tant les solutions inédites, pourraient faire une levée de fonds auprès de leurs amis millionnaires pour corriger la situation. Une fois le système de santé relevé, ils pourront proposer leur programme avec un peu plus de crédibilité.

  • François Dugal
    Abonné
    mardi 9 mars 2010 10h55
    Le volant
    Ou est Ti-Jean, notre premier ministre? Il a les deux mains sur le volant, pis y'a «sacré son camp».

  • gnorac
    Inscrit
    mardi 9 mars 2010 10h55
    @ Nestor TURCOTTE, 9 mars 2010 09h35
    Je vous rappelle que c'est Jean Charest et son parti qui sont au pouvoir depuis 2003.
    Le PQ. n'a aucun pouvoir pour modifier le système de santé, il est dans l'opposition.

    C'est à J.-J. Charest de trouver les solutions qu'il avait promises en 2003.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mardi 9 mars 2010 11h09
    Le CHUM anglophone...
    À ALEN qui a écrit: "Même que leur super hôpital est en marche. ".

    Ouais... Il est en marche, mais remarquez que ça fait longtemps qu'il marche et il n'est toujours pas rendu, lui non plus. Sauf qu'à peu près personne n'en parle.

    En fait, M. Lazure, ancien ministre de la santé, s'est posé cette question: est-ce qu'on a besoin de deux CHUM à Montréal? Il l'a même posé tout haut, et là de tout bords et de tous côtés (en français, remarquez) on s'est empressé de le rabrouer, sans pourtant opposer un seul argument. Ce n'est pas sans rappeler la tristement affaire Yves Michaud, qui s'est vu condamné unanimement par l'Assemblée nationale pour avoir dit cette vérité: que les Juifs n'étaient pas les seuls à avoir souffert dans l'Histoire. On a tellemment peur d'ÊTRE, ou d'ÊTRE accusé d'ÊTRE raciste, comme s'il s'agissait d'un phénomène aussi québécois que la poutine!

    Pourtant, en ce qui concerne le CHUM, la question se pose: la commission scolaire anglophone cherche toutes sortes de moyens pour pallier à une baisse de clientèle, alors on peut penser qu'il devrait en être de même des hôpitaux: nous avons un hôpital général et un autre pour enfants, qui sont anglophones et il y a l'hôpital juif dont la clientèle l'est aussi en partie. En créé un autre... est-ce vraiment une nécessité, une urgence, est-ce que la question a été posée en hat lieu?

    Un des problèmes aujourd'hui, c'est qu'on ne gouverne plus qu'en fonction des apparences, de toutes sortes de dites valeurs, de lobbys, des multiples sondages et intérêts partisans, mais rarement en fonction des faits et de l'intérêt ou du bien communs.

    Et on s'étonne qu'au Québec tout aille de travers.

  • Liliane
    Abonnée
    mardi 9 mars 2010 11h17
    La santé
    D'abord, ce n'est pas un système de santé, c'est la maladie qui mène tout. Ensuite, ce n'est même pas le ministre ni le PM qui gèrent. C'est le pouvoir médical. Ce sont des équipes de gestion dans les établissements, tous noyautées par le pouvoir médical... Finalement l'état d'esprit des technocrates médicaux a remplacé les bonnes volontés, les bonnes personnes au bon endroit, le service adapté, le respect des besoins fondamentaux des personnes... Rien n'était parfait mais l'humanité s'y retrouvait... et la créativité des intervenants n'était pas un péché mortel... Maintenant, il faut que ce soit écrit dans un livre, une recherche prouvée 4 fois pour que ce soit crédible. Voilà la splendeur de la technocratie... Il faut un retour en arrière à cet effet. La technocratie étouffe tout quand elle est au pouvoir, quand elle n'a plus de sources réelles de renouvellement. Parti comme ça, rien ne tarira les exigences financières qui ne règlent rien du tout depuis des décennies et qui augmentent au profit des producteurs de soins et services, quelques affamés bien nantis. Je ne parle pas des infirmières et des auxiliaires, pratiquement les seules à se battre encore pour le bien-être des malades. La solution, sortir les médecins des instances de gestion, les remettre là où ils doivent être, ce pourquoi ils ont étudié, au service des malades et cesser de répondre au chantage corporatiste pour devenir plus juste comme système envers les soignants physiques et sociaux et la population. Rétablir sérieusement un lieu de formation en promotion, en prévention, en éducation à la santé pour les médecins, les autres intervenants et la population dès la scolarité. Si la maladie se prépare de longue date, il en est ainsi pour la santé. Qu'attendons-nous pour apprendre ? Le ministère oublie sa mission de se donner une vision claire des objectifs du système et de la transmettre à la chaîne de production... et de reconnaître la juste part de tous les artisans qui tiennent ce système à bout de bras depuis trop d'années... Les signes d'essoufflement sont inquiétants pour les soignants et la population qui paie de plus en plus ne reçioit pas la qualité qui lui est due.

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mardi 9 mars 2010 11h43
    à Monsieur Gnorac
    Je comprends votre point de vue. Mais comme l'Opposition veut remplacer le gouvernement, peut-on s'attendre d'elle qu'elle nous fournisse quelques pistes de solutions?

    Ensuite, on pourra comparer...(si on utilise les mêmes budgets...)

    Sinon, si on met plus d'argent, l'Opposition doit nous dire où elle va couper pour remplir ses promesses et dire si les impôts des contribuables vont augmenter suite à l'opération.

    L'Oppostion n'a pas seulement le devoir de dire où le système va mal. Elle doit dire comment elle pourrait le corriger si elle était au gouvernement. C'est ça une Opposition responsable.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 9 mars 2010 12h35
    Libéral ou PQ, question santé, c'est du pareil au même.
    Ces deux partis politiques ont tous les deux les pieds pris dans le même socket.

    D'autre part, nous votons au élection pour un parti ou l'autre. Ensuite, nous leur laissons le volant. Le problème, c,est que nos population n'est pas assez politisée.

    Nos politiciens peuvent faire à peu près n'importe quoi, on ne les suit pas à la trace. Quand vient le temps de passer aux urnes, nos politiciens peuvent nous dire tout ce qu'ils veulent à la Earl Jones,, ignorant que nous sommes de tout ce qui s'est passé pendant leur mandat.

    Enfin,bref, les gens sont tellement occupés à toutes sortes de choses qu'ils n'ont pas le temps de rien faire d'autre. Pendant ce temps, nos renards de politiciens mangent toutes les poules qui leur tombent entre les mains. Et nous n'entendons rien de ce qui se passe. On écoute trop de musique populaire.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 9 mars 2010 12h35
    Du pareil au même....
    Le constat: La Santé est DE LOIN le ministère le plus difficile du gouvernement. C'est hélas celui qui demande le plus de compétence, et la compétence le fuit. (JF Trottier)
    -----------------------------------

    Comme dans le temps du PQ, d'après Michel David, avec Jean Rochon.

    Ce n'est pas une question de compétence mais de main-d'oeuvre et autres problèmes découlant de la rigidité des conventions collectives.

    Dernièrement, les médias faisaient état d'un manque de personnel dans les salles d'opération qui avait pour effet de faire reporter les interventions chirurgicales; c'est d'ailleurs ce qui a causé le décès du client en attente d'une chirurgie cardiaque ces jours derniers.

    Des étudiantes en soins infirmiers sont actuellement en formation et nous n'avons pas le choix d'attendre qu'elles aient terminées leur formation collégiale d'autant que d'autres départs à la retraite sont prévus incessamment; ce qui ne va pas améliorer la situation.

    Que voulez-vous, les infirmières ne sont plus intéressées à travailler comme des esclaves et ce n'est pas de la faute du gouvernement mais la faute du système de santé qui est ainsi fait.

  • Francois Jette
    Inscrit
    mardi 9 mars 2010 12h48
    À votre santé!
    Les problèmes que vit notre système de santé est complexe et multifactoriel. Aucun parti actuel ne pourrait régler le problème des urgences à court ou à moyen terme. Le privé règlerait peut-être certains problèmes à court terme, mais en causerait d'autres. Il n'y a pas de solution miracle. La population est vieillissante et sera nécessairement de plus en plus malade; de nombreux travailleurs du domaine de la santé vont prendre leur retraite au cours des prochaines années; des jeunes travailleurs quittent le milieu de la santé, etc. On a besoin d'un coup de barre pour arrêter la spirale descendante afin de changer la dynamique et redonner espoir que les choses vont changer.

    Mais pour ça, ça prend du courage, des moyens et des solutions à plusieurs niveaux.

    P.S. Oui, M. Turcotte, il peux être compréhensible d'attendre que l'opposition ait des solutions à proposer. Et je suis bien d'accord que c'est facile de critiquer. En même temps, quand un ministre de la santé, comme M. Bolduc (le responsable du système de santé), semble dépassé et ne pas avoir de solution à court et moyen terme, on peut se poser de sérieuses questions, le critiquer, et lui demander des comptes. Si un ministre ne se sent plus apte à diriger, il peut choisir de démissionner ou de trouver des solutions. Nous verrons ce que fera M. Bolduc. À votre santé!

    P.S.2 Le système de santé est complètement gratuit en Italie, pour la population comme pour les visiteurs étrangers. Donc, ce n'est sont pas seulement des pays communistes qui offrent un service de santé gratuits.

  • Godefroy
    Abonné
    mardi 9 mars 2010 12h52
    Décisions libérales et patates goofyennes
    « Depuis 25 ans, le docteur Bolduc a amélioré l’accès aux soins de santé partout où il a travaillé [?]. C’est sa volonté d’améliorer sans cesse le sort des autres qui l’a incité à faire le saut en politique. Au quotidien, le docteur Yves Bolduc a toujours favorisé le contact humain[??], ce qui lui a ainsi permis de mieux comprendre [???] les préoccupations de ses patients et de prendre les bonnes décisions[????]. »

    http://www.plq.org/fr/candidat/049yvesbolduc.php

  • emeri
    Abonné
    mardi 9 mars 2010 13h23
    Un gouvernement d'incompétant
    Pour des raisons que je ne m'explique toujours pas, les Québécois
    ont élus un gouvernement que d'aucun savaient menteurs,
    flagorneurs et incompétents. Existe t'il un moyen de forcer une élection pour se débarrasser de ces libéraux pourries?

  • glanglais
    Inscrit
    mardi 9 mars 2010 14h05
    Le labyrhinte du Dr. Bolduc
    Bonjour,

    À lire et à entendre tout ce qui s'écrit et tout ce qui se dit, la plus mauvaise chose que l'on pourrait souhaiter à son pire ennemi serait de "tomber" malade à Montréal. En régions, il se passe aussi des choses aussi inquiétantes qu'inacceptables.

    Ainsi, pourquoi joue-t-on avec la vie des Gaspésiens et des Gaspésiennes par l'impossibilité de détection, au stade précoce, de certains cancers par manque d'équipement adéquat? Pourquoi met-on des bâtons dans les roues aux médecins-spécialistes, des Gaspésiens et des Gaspésiennes par surcroît, qui sont à la fine pointe de leur formation et qui désirent revenir s'établir chez-eux et chez-elles en Gaspésie? Nous sommes pourtant, depuis toujours, en déficit chronique de professionnels de la santé. Pourquoi alors le Gouvernement du Québec subventionne-t-il des escouades gaspésiennes qui se rendent dans les universités afin de solliciter des diplômé(e)s à venir ou à revenir s’établir en Gaspésie? (Voir la grande séduction, celle de la Gaspésie). Pourquoi l'avion-ambulamce vole t-il si souvent (à environ 15 000$/heure) pour amener vers Québec ou vers Montréal des cas urgents qui n'en sont pas vraiment toujours? Qui a intérêt à protéger des inaptes voir des incompétents dans le système de la santé au détriment des malades gaspésiens et de tous les contribuables de cette province? Est-ce que le Ministre peut exercer son autorité sur l'Agence de santé et de services sociaux de la Gaspésie et des Iles-de-la-Madeleine? Le Ministre est-il au courant que dans notre région, 340 000$ ont été versés, sous forme de primes au rendement, aux cadres du réseau de la santé? Est-il au courant que dans les salles d’attente il n’y a aucune chaise convenable pour alléger la douleur sinon la fatigue de personnes âgées ou très malades qui doivent attendre de 8 à 12 heures avant de voir un médecin de garde? Pour 340 000$ on pourrait acheter passablement de mobilier pour le mieux être des patients. Qui fixe les priorités dans ce système qui s'apparente de plus en plus à un véritable labyrhinte?

    Gaston langlais - Gaspé.

  • Michel Décarie
    Abonné
    mardi 9 mars 2010 14h51
    Ministére de la santé d'union nationale????
    Pourquoi ne pas sortir la santé du giron politique et former un minstère de santé national? Peut-être Philippe Couillard se laisserait'il tenter. Si on lui laissait les mains libres... Abolition des multiples unités syndicales ou enrôlement des syndicats dans ce mouvement?? Pour attirer les travailleurs de la santé et particulièrement les femmes, infirmières et autres, proposer des salaires et des conditions de travail réalistes.. On se bouscule aux centres de formation des policiers et des pompiers. Pourquoi? L'échelle salariale compte tenu des exigences des reponsabilité du niveau de formation de la qualité de vie explique bien le peu d'attrait pour une jeune femme.. Le policier ou le pompier atteindrait le sommet de l'échelle salariale aprés cinq ans avec pleine retraite après 20 ans. Les infirmières elles doivent attendre 13 ans pour accéder à leur maximum de salaire, et ne bénificient d'aucun allégement pour leur retraite... Pour les conditions de travai on retrouve la même discordance. L'infirmière est condamnée aux fins de semaines forcées une sur deux jusqu'a sa mort à moins de devenir cadre et encore. Ce qui fait bien 26 fin de semaines par an.. Je ne connais pas de policier, de pompier qui tolèrerais un tel régime, avec en prime le temps suplémentaire obligatoire.... Il semble que ce sont des contraintes syndicales qui empècheraient l'aménagement d'horaires plus compatibles avec une qualité de vie acceptable et humaine. Élever une famille et avoir une vie de couple convenable dans de telles conditions me semble être un casse-tête pas très attirant pour les jeunes d'aujourdhuis. Je me demande encore comment expliquer l'écart de salaire entre le policier ou le pompier et l'infirmière qui grosso modo serait de l'ordre de $10.000C????

    Un ministére de santé national ou encore un organisme apolitique genre Hydro-Qébec pourrait-il apporter un projet de solution???

    P.S. Ce n'est pas l'opposition ni Mr Drainville qui nous aidera dans ce capharnaüm.. Ni l'ajout de facultés de médecine à gogo qui solutionnera le manque de médecins... Le québec ayant le plus haut ratio médecins par habitants au Canada mais aussi le plus bas niveau de financement par tête de pipe. Les travailleurs de la santé sont tous affectés par ce soufinancement et plus particulièrement les infirmières et les médecins qui reçoivent environ 30%moins que la moyenne nationale et non de la moyenne de l'ontario comme on l'a laisser entendre récemment....

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 9 mars 2010 15h45
    Oh là.....
    Existe t'il un moyen de forcer une élection pour se débarrasser de ces libéraux pourries (Réjean Grenier)
    -----------------------------------------

    On s'est déjà débarrassé des pkiss pourris en 2003....et maintenant, on veut se débarrasser des libéraux. Aussi bien dire qu'il n'existera plus aucun parti pour gouverner la Province, sauf l'ADQ qui a déjà passé proche et qui pourrait peut-être répéter le même exploit, à défaut de quoi, on peut toujours envisager une mise en tutelle par le fédéral....

    A vous de choisir!!!!!!

  • Steve Fortin
    Abonné
    mardi 9 mars 2010 16h37
    @Raymonde Chouinard...
    C'est drôle cette tentation du totalitarisme qui vous habite... Les méchants pkiss comme vous le dites ont TOUJOURS gagné le pouvoir avec des majorité plus forte que les libéraux et TOUJOURS avec des taux de participation plus élevés. Comme les sophistes de votre accabit, vous prônez le cynisme, seul allié objectif des libéraux (en 2008 des élections juste avant noël, plus faible taux de participation de l,histoire du Québec).

    la tutelle du Québec vous dites... en septembre 1995, le bon Stéphane Dion y faisait référence pendant un discours à Concordia, il avait été désavoué rapidement par les ténors du NON, sauf John James Charest. Dans la frange des fédérastes, vous êtes parmi les extrémistes (en manque de crédibilité comme le disait Benoit Pelletier, ancien ministre du PLQ!!!).

    Continuez votre bon travail.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 9 mars 2010 17h09
    Manque de prospective
    Les libéraux sont au pouvoir depuis 7 ans.

    La formation d'un médecin dure 6 ans, celle d'une infirmière 4 ans.

    Alors ils auraient en former du personnel médical et infirmier québécois s'ils avaient eu le moindrement de vision, et s'ils avaient pris les mesures nécessaires pour amener dans ces professions très payantes tous les étudiants et étudiantes ayant les qualités requises (pas seulement des premiers et premières de classe). On a fait du malthusianisme médical et infirmier, et maintenant, on manque de personnel et on est obligé de recourir à des médecins et infirmières étrangers.

    Franchement, il y a sûrement de la mauvaise foi chez ces dirigeants incompétents.

  • Maryanne
    Inscrite
    mardi 9 mars 2010 18h03
    La santé malde
    Jean Charest s'est fait élire sous de fausse représentation. Depuis 2003 qu'il règne en incompétent. Mais ça c'est la faute au PQ. Mr Bolduc dégage une aura d'incompétence. Regardez le aller :un gros st-bernard, voix tremblante ,yeux qui papillottes, ça lui prendrait "médecine pour les nuls" Solution DIMINUER LA PAPERASSE. L'administration: diminuer le personnel cadre, donner le plein temps au temps partiel, tarif pour ceux qui n'ont pas à se présenter aux urgences etc...

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 9 mars 2010 19h20
    Quand même....
    Alors ils auraient en former du personnel médical et infirmier québécois s'ils avaient eu le moindrement de vision, et s'ils avaient pris les mesures nécessaires pour amener dans ces professions très payantes...(Raymond St-Arnaud)
    ------------------------

    Professions payantes, comme vous dites...vous voulez rire; pourquoi n'allez-vous pas vous y inscrire vous-même. Jobs de second ordre pour les femmes qui s'apparentent aux emplois mal rémunérés, comme ceux des secrétaires, des serveuses, des femmes de ménage, etc.... Il n'y a aucune gratification à torcher et à changer des couches comme doivent le faire les infirmières dans les hôpitaux! Pas besoin d'un BAC pour ça.

    Accordez-leur autant d'importance et le même salaire que les pompiers et les policiers et après, on causera! À quoi sert de s'inscrire à un Bac en soins infirmiers si, dans la pratique, ça équivaut à un job de femme à tout faire....!

  • Denis Mercier
    Inscrit
    mardi 9 mars 2010 22h31
    Tout le monde veux la même chose...

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 10 mars 2010 10h53
    La triste réalité....
    Le PQ. n'a aucun pouvoir pour modifier le système de santé, il est dans l'opposition. (gnorac)
    --------------------------------

    Il est dans l'opposition....fort heureusement d'ailleurs car c'est ce parti qui a foutu la pagaille dans le système de santé alors qu'il était au pouvoir et Pauline qui avait promis de corriger la situation lorsqu'elle était ministre de la santé, s'est plantée royalement. S'il n'y avait pas de solution dans le temps de Pauline, pourquoi y en aurait-il maintenant....

    Alors, pourquoi exiger des autres partis politiques la remise à flot d'un système que le PQ a contribué à couler.....

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 10 mars 2010 11h08
    @Steve Fortin
    Ça me fait de la peine de vous briser le coeur mais cette belle majorité dont vous vous enorgueillissiez s'est volatisée définitivement en 2003..... et elle ne reviendra plus jamais et surtout pas, avec l'augmentation de la population allophone au Québec.

    Désormais, les libéraux et l'ADQ se partageront le pouvoir. Aussi bien en prendre votre parti!

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 10 mars 2010 20h54
    Pôvre Drainville
    C'était désolant de le voir patiner lorsqu'interviewé par Anne-Marie Dussault, à l'émission "24 heures en 60 minutes"

    À une question de Mme Dussault, celui-ci affirmait que s'il était au pouvoir le PQ serait prêt à négocier avec les infirmières des augmentations de salaires ansi qu'une bonification de leurs conditions de travail alors que c'est tout le contraire qui s'est produit avec Lucien Bouchard qui les a humiliées et forcées à un retour au travail, à quatre pattes, en leur imposant des amendes faramineuses pour les forcer à se plier à ses diktats.

    Pôvre Drainville, pour sa défense, le seul argument qu'il avance est qu'il ne faisait pas partie du gouvernement du PQ à cette époque et que son parti a eu le mérite d'avoir atteint le déficit zéro mais.... à quel prix!

    Drainville a beau vouloir discréditer le ministre de la santé, il ne lui arrive pas à la cheville avec ses bredouillements.....il avait l'air d'un pôvre con lorsqu'il affirmait qu'il ne faisait que se plier à son rôle de critique de l'opposition en matière de santé en attaquant à tout propos le ministre de la santé, pour un oui et pour un non.

    Il devrait peut-être penser retourner à ses anciennes fonctions, advenant une autre défaite de son parti et/ou switcher à l'ADQ, s'il présume que ce parti a plus de chances de le remporter.

    Vire le vent, vire la poche.

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    jeudi 11 mars 2010 14h59
    Le plouc émissaire...
    Le système de santé est-il "malade" de ses patients? A qui cela (ce crime) profite-t-il, au juste?

    De toute évidence, aux structures d'administration qui ne poursuivent d'autres fins qu'elles-mêmes, aux professionnels,qui sont payés à la chaîne et aux compagnies qui fourguent médicaments et équipements hors de prix, surfacturés parce que surévalués.

    Tâchons de résoudre le problème à la source en investissant dans le maintien de la santé publique plutôt que dans le traitement industriel de la maladie individualisée... Si par exemple le système investissait dans la prévention systématique en suivant les patients potentiels avant qu'ils ne tombent malades de plus en plus gravement?

    Si les universités dispensaient aux médecins une formation obligatoire, poussée, très sérieuse en phytothérapie et naturopathie? Si nous assainissions une bonne fois pour toutes notre environnement mortifère, nourriture, eau et air sales et empoisonnés?

    Enfin bref, si la santé était un droit inaliénable avec tout ce qu'il aurait de conséquences pratiques sur le fonctionnement et l'organisation de la société globale? Autrement dit, qui est le plus malade, le système ou les patients qu'il rend malades?

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    jeudi 11 mars 2010 16h07
    Les problèmes de la gouvernance du Qubec
    Charest est un beau parleur. Mais il a toutes les caractéristiques d'un homme faible, soit celle de s'entourer de gens plus faibles que lui. Nommez-moi un seul ministre de poids dans son cabinet? Il a laissé filer Philippe Couillard, Monique Jérôme-Forget, s'est débarassé de Muclair et a mis de côté Paradis. Il ne faut pas se demander pourquoi cela va aussi mal au Québec. En fait, il y a un bout de temps qu'il n'est plus là et rêve, c'est manifeste, à une carrière internationale où il n'aura pas de décision à perdre.

    Contrairement à ce que certains l'affirment, le privé est très présent dans notre système de santé. Et ce n'est pas les syndicats qui mènent et qui sont la source de tous les problèmes. Les fédérations des médecins spécialistes oet omnipraticiens en mènent très large. Et la bureaucratie omniptente, qui ne donne pas de services à la population, n'a tout de même pas été demandé par les syndicats

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    vendredi 12 mars 2010 04h06
    Sur les critiques de Bernard Drainville
    Comme le disait M. David dans une chronique précédente, "ça ne peut pas être l'apocalypse à tous les jours". Je note que M. Bolduc est vraiment un parfait bouc émissaire trop parfait. Ça focalise l'attention sur un seul point faible qui, une fois éjecté du poste de pilotage, emporte une partie des critiques dans son parachute. J'éviterais donc de trop focaliser dessus, question de ne pas être trop déstabilisé quand ça va arriver. Ça ne devrait pas être trop difficile: les sources de critiques face à ce gouvernement sont légion.
    Deuxième point: je ne doute pas de l'abnégation de M. Drainville face à son parti. Mais bon, à être aussi porté sur l'hyperbole, je me demande quel ministère je lui donnerais, si son parti devait être élu... J'ai trop en tête l'exemple désastreux de J.M. Fournier pour le PLQ, une autre star forte en gueule: beau show en chambre, compétences douteuses comme ministre.
    Il irait où? Whip du gouvernement, peut-être? Un clone de Jacques Dupuis? Ça en prend, comme on dit...

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 14h09
    Le faux bouc émissaire: le Ministre de la Santé.
    Quel que soit le Ministre de la Santé: libéral, péquiste ou adéquiste il y aura toujours des problèmes en santé. Pourquoi? Parce que nous ne sommes plus capables de payer la gratuité mur à mur. Nous engloutissons des millions de $$$ et on ne règle rien. L'ancien Ministre M.Y. Côté avait suggéré un ticket modérateur de $5. pour essayer d'éponger le déficit, mais on lui a sauté dessus, on l'a crucifié.

    Si quelqu'un peut se payer une caisse de bière $30. un cellulaire de $150. des bâtons de golf, changer de voiture chaque année il est capable de payer un ticket modérateur.

    Quelqu'un disait: il faudrait cibler les gens vraiment démunis. Ceux-ci ne payeraient pas. Mais les autres payeraient, ceux qui ont un chalet, une maison principale, une maison secondaire aux USA ou en Suisse, et qui voyagent sur toute la planète.

    Les gens sont convaincus que la gratuité totale mur à mur va régler le problème des déficits. Nous sommes endettés jusqu'au coup.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 20 mars 2010 19h54
    Le ministre Bolduc à l`oeuvre
    Les dossiers du CHUM et CUSM sont effervescents et coûteront $5 milliards en fin de course. Ce n`était pas assez, Bolduc annonce que deux autres hôpitaux régionaux, sur le territoire du grand Montréal, seront construits. Comment fera-t-il pour régler les problèmes d`accessibilité aux médecins et infirmières et avec quel argent? La solution de Bolduc est de créer plus de problèmes au lieu d`en solutionner ceux déjà existants, avec ou sans la méthode Toyota. L`urgentologue d`Alma a rencontré son principe de Peter très vite le pauvre.

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