dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 16h33
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

À hauteur de femme

Pauline Marois a modifié son image pour accéder au pouvoir

La Presse canadienne   8 mars 2010  Québec
Trois femmes, autant de politiciennes: Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Pauline Marois.
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Trois femmes, autant de politiciennes: Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Pauline Marois.
Québec — Pauline Marois considère que le fait d'être une femme nuit toujours à son ascension vers le pouvoir. Elle dit même avoir dû se faire violence et aller contre sa nature profonde, pour se conformer au moule de chef politique, en modifiant son image et sa personnalité, a-t-elle confié en entrevue à La Presse canadienne, dans le cadre de la Journée internationale des femmes.

D'un naturel affable, la chef péquiste aura donc mis des années à trouver en elle ce précieux «instinct de tueuse», qui, en politique, fait souvent office d'instinct de survie.

Car «ce n'est jamais le même regard qu'on porte sur un homme» politique, selon celle qui aspire à devenir la première femme première ministre du Québec, à l'occasion des élections générales attendues en 2012.

Maintenant âgée de 60 ans, dont la moitié consacrée à la politique, et armée d'une feuille de route impressionnante, Mme Marois pourrait croire avoir atteint le stade où l'on récolte le fruit de son travail. Mais elle estime devoir toujours surmonter, encore aujourd'hui, une «réticence» qu'elle perçoit dans la population à l'idée de voter pour une femme. Et c'est sans compter cette image qui lui colle à la peau de grande bourgeoise millionnaire un peu snob, et surtout trop douce pour sortir gagnante au jeu de la rivalité politique.

Perceptions

Elle s'est donc attelée, ces dernières années, à la tâche de changer la perception des gens à son égard, comme elle le mentionnait dans son autobiographie parue en 2008.

Adieu, donc, foulards multicolores, bijoux clinquants et fourrures, et bienvenue aux tailleurs-pantalons stricts aux couleurs sombres, cheveux coupés court et bijoux plus que discrets. Pourtant, «c'est contre nature pour moi d'avoir un uniforme, dit Mme Marois. J'aime tellement les couleurs!»

Et le changement, chez elle, n'a pas été que cosmétique. La leader souverainiste s'est aussi astreinte à modifier sa personnalité, pour s'adapter aux règles non écrites du milieu politique, où parfois les couteaux volent bas.

«Certains ont dit: "elle n'a pas l'instinct de tueuse". Mais je peux l'avoir, quand c'est nécessaire», assure-t-elle, pour faire taire tous ceux qui jugent qu'elle manque d'agressivité dans ses échanges en Chambre avec le premier ministre Jean Charest ou de mordant pour critiquer sa gestion et marquer des points. Elle n'hésitera donc pas à «lever le ton», chaque fois que c'est nécessaire, même si cela ne lui vient pas naturellement.

Féministe depuis toujours, la chef du PQ est persuadée que les femmes, une fois au pouvoir, se comportent différemment des hommes — et mieux. Ces femmes ont un style de gestion plus conciliant, et ont démontré qu'elles savaient être «plus près du quotidien» des gens, plus sensibles à leurs besoins.

Mme Marois sait que les attentes seront grandes à son égard, si elle prend un jour le pouvoir. Ses deux priorités: compléter le réseau des services de garde, et inscrire explicitement dans le préambule de la Charte des droits le principe de l'égalité entre hommes et femmes.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    8 mars 2010 09 h 28
    Où va la femme québécoise?
    En sommes-nous rendu à vouloir intégrer l`obscurantisme d`une société révolue? Pourquoi devrions-nous céder les acquis des femmes du Québec pour faire de l`espace à la spiritualité retrouvée d`immigrantes, sans volonté de progresser? En sommes-nous à accroître la connaissance, les savoir faire et être d`une compétence transversale essentielle? La femme cogne à la porte des conseils d`administration du monde des affaires, universitaire et des professions de tous genres. Les femmes imprègnent leur milieu d`une qualité de vie accrue au Québec. Il ne faudra pas céder aux libertaires internationalistes Bouchard, Taylor et compagnie au détriment de notre milieu dynamique. La femme doit s`affirmer dans l`élégance et la compétence. Celles qui abandonnent cette ligne de pensée ne peuvent se réclamer d`une amélioration de qualité de vie au 21ème siècle Québecois.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
1 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012