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Les écoles passerelles - Oser le bon choix

Bernard Descôteaux   6 mars 2010  Québec
Le Conseil de la langue française invite le gouvernement québécois à assujettir les écoles privées non subventionnées à la Charte de la langue française. Ce serait à son avis la voie la plus assurée pour mettre fin au recours à des écoles passerelles pour «acheter» un droit d'accès à l'école anglaise à des enfants qui autrement n'y seraient pas admissibles. C'est une voie dans laquelle il ne faut pas hésiter à s'engager.

Ce débat sur les écoles passerelles a été rouvert l'automne dernier par la Cour suprême. Invalidant le projet de loi 104, elle ordonnait à Québec de mettre en place, pour la rentrée de septembre prochain, un nouveau cadre réglementaire ou législatif. Selon elle, ce projet de loi adopté en 2002 péchait en rejetant d'emblée le parcours pédagogique d'un enfant en anglais sous le prétexte d'un recours à des subterfuges pour fréquenter une école anglophone. Il faut plutôt évaluer le parcours de chaque enfant qui, par sa durée ou autrement, pourrait être valable.

Le gouvernement Charest est l'objet de pressions de son électorat anglophone, qui l'invite à la prudence, voire à profiter de l'occasion pour assouplir l'accès à l'école anglaise. On le devine embêté, mais il n'y a pas lieu de craindre un retour en arrière. Lui et son parti ont concouru à l'adoption du projet de loi 104, qui fut voté à l'unanimité. Comme chef de gouvernement, il ne peut aujourd'hui, pas plus qu'hier, tolérer l'utilisation de subterfuges pour contourner la loi.

Le dilemme du premier ministre et de son gouvernement porte sur la méthode à suivre pour se conformer au jugement de la Cour suprême. Ne pouvant recourir à la clause nonobstant, qui ne s'applique pas en matière d'éducation, il n'a que deux options. Soit il suit les suggestions de la Cour et met en place, sur le plan administratif, un régime d'évaluation personnalisé des enfants qui s'engagent dans un parcours pédagogique à travers des écoles anglaises non subventionnées. Soit il soumet, comme le recommande le CLF, ces écoles à l'empire de la loi 101. En l'occurrence, cela signifierait que seuls les enfants anglophones québécois ou canadiens, ou encore les enfants de résidents temporaires ou bénéficiant d'une exemption spéciale, pourraient fréquenter les écoles anglophones non subventionnées.

L'analyse du Conseil de la langue est juste et bien pesée. La mise en place d'un régime d'évaluation à la pièce serait d'une grande complexité et ouvrirait la porte à des recours juridiques sans fin. Il demeurerait des incertitudes quant à la préservation du principe à la base de la loi 101, qui est de faire de l'école française le creuset d'intégration des immigrants à la société québécoise. Par ailleurs, en plaçant les écoles non subventionnées sous l'autorité de la loi 101, le gouvernement lèverait toute équivoque et enverrait un message clair à tous. Une approche, soulignons-le, qui ne va pas à l'encontre du jugement de la Cour suprême.

Ce gouvernement, à l'image de la société québécoise il faut le dire, se refuse souvent à faire des choix clairs, étant porté à la pratique d'aménagements raisonnables même lorsque ceux-ci deviennent, à leur face même, déraisonnables. Ce serait d'ailleurs aller en ce sens que de suivre la voie suggérée par la Cour suprême de juger à la pièce. Les débats récents sur la langue comme sur la laïcité devraient convaincre au contraire que le temps est venu d'affirmer clairement certaines choses à l'intention de ceux qui font le choix d'immigrer au Québec. D'affirmer que leur société d'accueil est française. D'affirmer que leurs enfants doivent fréquenter l'école française, en tout respect de la lettre et de l'esprit de la loi 101. Le gouvernement Charest n'a rien à craindre. Les Québécois l'appuieront s'il va dans cette voie.
 
 
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  • szgren - Abonnée
    5 mars 2010 23 h 56
    pourquoi existaient-elles?
    Il me semblerait fondamental de savoir pourquoi on a un jour permis que ces écoles non subventionnées puissent se soustraire à la loi 101. Il devait bien avoir une raison et on peut se demander si cette raison est encore présente. Si oui, la solution proposée par le CLF n'est peut-être pas aussi magique.
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  • arabe - Inscrit
    6 mars 2010 05 h 38
    La disparition des écoles primaires et secondaires anglophones est-elle une priorité si brûlante?
    Entre disparition rapide de ces écoles et disparition plus lente, pourquoi ne pas avoir la grandeur d'âme de préférer la disparition lente?

    Sans écoles passerelles, les écoles élémentaires et secondaires publiques anglophones sont vouées à une lente disparition au Québec. C’est simple: toute communauté qui ne peut se ressourcer par l’immigration est vouée à la disparition, sauf si ses membres ont plus de 2,2 enfants par femme et ont un taux d’émigration (ou de mobilité hors-Québec) qui est nul. Or la communauté anglophone du Québec est très mobile. Donc l’attrition notée plus haut est plus rapide qu’il ne semble à première vue. Sans apport de l’immigration, il se peut que la communauté anglophone doive avoir plus de 3,2 enfants par femme pour que ses écoles primaires et secondaires publiques ne disparaissent pas.

    Avec les écoles passerelles, les écoles élémentaires et secondaires anglophones publiques sont vouées à une disparition un peu moins lente, mais une disparition quand même, car ces écoles ne suffisent pas à remplacer ce que la communauté anglophone perd par attrition.


    Une fois que les écoles élémentaires et secondaires anglophones publiques seront disparues, ce sera le début non pas de la fin, mais d’une sorte de mi-existence et de marginalisation pour la communauté anglophone.



    A défaut d'écoles passerelles, les immigrants en provenance de pays anglophones devraient avoir le droit d’envoyer leurs enfants à l’école de leur choix. Ainsi, il y aurait quand même disparition à terme des écoles élémentaires et secondaires anglophones publiques, mais de manière plus lente. Et la communauté pure-laine paraitrait un peu plus humaine, moins vindicative, et moins pleutre. Et elle ferait preuve d’un peu plus de confiance en elle-même.
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  • arabe - Inscrit
    6 mars 2010 05 h 44
    Arithmétique 101
    Evolution du nombre d’enfants dans les écoles anglophones du Québec :
    1971-1972 : 169 000.

    1994-1995 : 112 000

    2002-2003 : 105 000

    2006-2007 : 101 000

    2015-2016 : 88 000. Une diminution de 20 % en 20 ans. On peut prévoir que cette réduction de 20 % par 20 ans se poursuivra, à moins de changment imprévu dans le taux de natalité et dans le taux d’émigration de la commuanuté anlgophone. Donc :
    2055-2056 : 56 000 enfants dans les écoles primaires et secondaires anglophones.

    2095-2096 : 36 000

    2115-2116 : 29 000. Une réduction de 70 % par siècle.

    2215-2216 : 8 700

    2315-2316 : 2 600

    2415-2416 : 780 enfants dans les écoles primaires et secondaires anglophones publiques du Québec.

    Bingo et mission accomplie, dirait Camille Laurin : tout s’est fait en douceur.
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  • notario - Abonné
    6 mars 2010 06 h 15
    osera-til ?


    Monsieur Charest osera-t-il ?....chacun de ses gestes visent à protéger sa clientèle électorale.pour lui la défense des intérets québécois passent après les siens et sa carrière.............la communauté anglophone est sa base électorale, il ne faut pas l'oubliée....
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  • jacques noel - Inscrit
    6 mars 2010 06 h 45
    La loi 101: une immense passoire
    La loi 101 a été votée en 1977: l'un des buts était de québéquiser les enfants des immigrants pour en faire des Québécois comme l'école canadian en fait des Canadians.
    Trente-trois ans plus tard:

    Sur 9,717 élèves qui ont l'italien comme langue maternelle, 8475 étudient en anglais! Belle réussite.

    Sur 3653 élèves grecques, 1794 étudient en anglais

    Sur 3434 élèves tamouls, 1414 étudient en anglais

    Sur 2918 élèves portugais, 1001 étudient en anglais

    Sur 2268 élèves ourdais, 601 étudient en anglais

    Sur 1826 élèves penjabis, 504 étudient en anglais

    Sur 1475 élèves yiddish, 1050 étudient en anglais

    Sur 920 élèves gujaratis, 408 étudient en anglais

    Sur 647 élèves coréens, 263 étudient en anglais


    http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/publications/i
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  • jacques noel - Inscrit
    6 mars 2010 08 h 45
    @Au bon docteur Laugrhea

    Il y a 1,052,875 élèves au Québec. De ce nombre, 117,061 étudient en anglais, soit 11,1%. Les Anglos ne font que 8% de la population québécoise. Comment expliquer cette sureprésentation de 37% autrement que par tous les trous qu'il y a dans la Loi 101, torpillée d'innombrables fois par la Cour Suprême, la Tour du Pise du grand ROC.

    Comment expliquer que, entre 2003 et 2007, l'inscription à l'école française des élèves de langue maternelle yiddish est restée stable (413 à 425) alors que l'inscription à des écoles anglaises a explosé, passant de 689 à 1050???

    http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/publications/i
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    6 mars 2010 09 h 56
    Un gouvernement "pleutre"...
    Tout à fait d’accord avec le Conseil de la langue française lorsqu’elle affirme : «Ce serait […] la voie la plus assurée pour mettre fin au recours à des écoles passerelles pour «acheter» un droit d'accès à l'école anglaise à des enfants qui autrement n'y seraient pas admissibles. C'est une voie dans laquelle il ne faut pas hésiter à s'engager.»

    Il y a du fanatisme là où on s’isole au nom du sang, d’une religion ou d’un peuple élu ou pas, là où on réclame des privilèges au nom d’un dieu, là où on dresse des frontières psychologiques ou vestimentaires au nom d’une religion et où on construit des murs réels ou imaginaires.

    Il est temps de discuter sereinement d’une Chartre Québécoise, de se donner des moyens clairs et définis, non pour définir ce que nous sommes (nous le savons très bien) mais pour rappeler aux nouveaux immigrants que cette terre à une histoire, une culture, des traditions et que le but de l'immigration est l'intégration et non la ghettoïsation des ethnies

    Serait-ce parce qu’il craint de perdre le noyau dur de son électorat allo-anglophone qui fait que Monsieur Charest hésite, redoute, recule et tergiverse constamment? On ne saurait être plus « pleutre » en effet…

    Ne plus permettre cette voie de contournement pour les plus nantis qui peuvent de cette façon se permettre d’envoyer, un enfant pendant une année complète à l’école privée anglaise - à environ 10 000 par année – pour qu’ensuite cet enfant, ainsi que ses frères et sœurs par la suite, puissent sans difficulté fréquenter en toute impunité l’école anglaise.

    Si on rétorque que les écoles anglophones se vident, raison de plus pour les remettre aux Commissions Scolaires Francophones qui en ont grandement besoin dans certains quartiers.
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  • jacques noel - Inscrit
    6 mars 2010 12 h 21
    @bon docteur
    En 1977, les Anglos faisaient 15% de la population du Québec et 90% des immigrants allaient à l'école anglaise.

    Entre 2003 et 2007, le nombre d'élèves étudiant en français a chuté de 49,022 (5,2%); pendant ce temps, le nombre d'élèves anglophones ne chutait que de 5,889 (5%)!

    Comment expliquez-vous que 33 ans après la Loi 101 (ca c'est 3 cohortes complètes de 11 année), il y ait toujours 37% plus d'élèves anglophones que d'Anglophones au Québec?
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  • ragazzino - Inscrit
    6 mars 2010 13 h 57
    @ Michael Laughrea
    Comme d'autres l'ont dit, le nombre d'inscriptions dans les écoles anglo-québécoises explose depuis plusieurs années. L'éventuel sort que l'on réserve au taux de fréquentation dans les écoles anglophones est le même que l'on réservé à la population franco-québécoise à long terme dans un Canada à vaste majorité anglophone. Cela dit, les anglophones du Québec et du Canada ont tous les droits d'envoyer leurs enfants à l'école anglophone, c'est même parfait comme cela, sauf que les francophones et les immigrants n'ont rien à faire là.

    Il est évident qu'on ne doit pas limiter l'accès aux CEGEPs anglophones qu'aux Anglo-Québécois, mais l'application de la loi 101 à ces écoles passerelles du primaire et du secondaire est essentielle puisque ces dernières représentent les premières années d'éducation des jeunes Québécois.

    Seule correction que j'apporterais à la loi 101: permettre aux autres anglophones de ce monde d'envoyer leurs enfants à l'école anglaise au Québec (Américains, Australiens, Britanniques, Irlandais, Hong-Kongais d'éducation anglaise, etc.). Après tout, ils sont anglophones au même titre que les Canadiens.
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  • François Beaulé - Abonné
    6 mars 2010 16 h 47
    4 mois plus tard
    Le directeur du Devoir adopte exactement la position que j'ai défendu il y a quatre mois dans une "lettre au Devoir".
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  • allophone mtl - Inscrit
    6 mars 2010 16 h 55
    @ jacques noel
    "Comment expliquez-vous que 33 ans après la Loi 101 (ca c'est 3 cohortes complètes de 11 année), il y ait toujours 37% plus d'élèves anglophones que d'Anglophones au Québec?"

    Je pourrais peut-être avancer quelques théories pour répondre à votre question. Ils sont loin d’être des faits, mais des théories :
    1) Parce que les allophones (ceux qui ont conservé le droit d’envoyer leurs enfants aux écoles anglaises) ont plus que 2,2 enfants par femme;
    2) Parce que les canadiens (qui viennent des provinces anglophones et qui maitrisent assez bien le français pour se sentir à l’aise de travailler ici au Québec) ont le droit d’envoyer leurs enfants aux écoles anglaises;
    3) Parce que les francophones qui ont marié des anglophones ont droit d’envoyer leurs enfants aux écoles anglaises.

    Par contre, les théories mentionnées ci-haut sont peut-être équilibrées par les anglophones (eh, oui) et les allophones (ceux qui ont conservé le droit d’envoyer leurs enfants aux écoles anglaises) qui ONT CHOISI d’envoyer leurs enfants à l’école en français. A titre d’information, je me compte parmi ces derniers.
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  • arabe - Inscrit
    6 mars 2010 18 h 08
    M.Noel:les anglophones québécois ont d'autres origines que britanniques, américaines, irlandaises ou australiennes
    A 6h45, ous nous faisiez une liste d'élèves italiens, grecs, tamouls, portugais, ourdais, penjabis, yiddish ou coréens qui étudient en anglais. Ces élèves sont des anglophones et non des immigrants italiens, grecs, tamouls, portugais, ourdais, penjabis, yiddish ou coréen. Nul ne devrait s'étonner que les anglophones ayant droit à l'école anglophone ont généralement tendance à fréquenter l'école anglophone.

    Votre titre, qui prétendait que la loi 101 est une passoie, est donc fort trompeur.
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  • Donald Bordeleau - Inscrit
    6 mars 2010 23 h 34
    Merci la liberté et voyez qui étudient au Québec à nos frais.


    Le taux d’assimilation hors Québec est de 40 % depuis 40 ans, le français se réduira comme une peau chagrin. Le Québec s’anglicise lentement à cause de la langue de travaille à 52% à Montréal et aussi le transfert linguistique de 45 % des allophones vers la minorité anglophone.


    Le sur-financement de la filière anglophone au Québec est en partie lié à l'importante présence d'étudiants canadiens non-résidents. Selon le chercheur Jean-Pierre Corbeil de Statistiques Canada, le sur-financement du système universitaire anglophone au Québec est lié à la domination historique des anglophones montréalais au Québec. Cette « tendance lourde » est encore présente aujourd'hui.


    Car cette présence en territoire Québécois d'un important réseau universitaire de langue anglaise conduit à un curieux phénomène : un grand nombre d'étudiants canadiens non-résidents viennent étudier dans les universités anglo-québécoises et bénéficient de places d'études largement financées par le Québec. S'il faut mentionner que les étudiants non-résidents s'acquittent de frais de scolarité supérieurs à ceux en vigueur pour les résidents, ils sont tout de même subventionnés à la hauteur d'environ 8000 dollars par étudiant par année. Vu le nombre de 25000 d'étudiants en question, les coûts structurels de 200 millions de dollars/ ans sont importants pour l'état québécois. Les étudiants de pays étrangers sont près de 5000 à fréquenter nos universités. Il en coute environ 5000 dollars selon le statut de l’étudiant. Ces étudiants étrangers coutent 25 millions par année. Ils ont droit automatiquement à une bourse de plus de 4000 dollars. De plus, il faut souvent des mises à niveau des nouveaux étudiants pour une facture supplémentaire estimé à 20 millions par année.


    Notons que la majorité de ces étudiants quittent le Québec une fois leurs études complétées. Ces étudiants emportent avec eux leurs connaissances génératrices de richesse. Cela veut dire qu'il y a près de 2 milliards de dollars par année de retombées économiques qui n'avaient pas lieu au Québec mais ailleurs au Canada.

    Le Québec et surtout les universités anglo-québécois supportent un fardeau fiscal très lourd afin de contribuer généreusement aux 25000 étudiants canadiens qui viennent étudiés au Québec. L’Ontario fournit 12000 des étudiants qui profite à rabais de coût minime pour compléter leurs études au Québec. Chaque année le Québec dépense pour tous les non-résidents une somme de 245 millions de dollars. Donc depuis 10 ans, les Québécois ont payé pour plus 2.25 milliards pour les étudiants étrangers qui bénéficient de ces fonds publics.

    Le sur-financement du système universitaire anglophone, en accordant un poids effectif à la communauté anglophone proche de 25 % au Québec (et de 50 % à Montréal où se concentre l'immigration), est-il partiellement responsable du fait que la communauté anglophone jouit d'un pouvoir sur la langue de travail et les taux de transferts linguistiques largement supérieur à sa taille réelle?

    On peut conclure qu'en l'absence des étudiants canadiens non-résidents, la taille et donc le coût des universités anglophones seraient bien moindres. L'argent ainsi économisé pourrait être utilement mis en œuvre pour combler le sous-financement des universités et éviter une augmentation des frais de scolarité, si sous-financement il y a réellement.

    Les lucides ( Intelligentsia ) québécoise ne parle pas de ce sur-financement des universités anglophones. Il n’est pas politiquement correct de discuter de ces sujets chauds sur la place publique. En termes clairs, le Québec finance, sans aucune contrepartie, une part disproportionnée du système d'éducation post secondaire destiné à la communauté de langue anglaise du Canada.

    Qui aura le courage de demandé le plein déboursé des frais d’études selon les exemptions pour tous les étudiants étrangers.

    Trudeau avait raison en disait des québécois << Le Québec ne sera jamais, indépendant, les Québécois sont idiots >>

    http://www.mef.qc.ca/docs/heure.htm


    http://www.ambamaroc.ca/Nouveau/Etudier_au_Canada/


    http://www.mef.qc.ca/financement_universites_non_d


    http://www.ladepeche.qc.ca/actualite018.html
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  • Andre Vallee - Abonné
    7 mars 2010 09 h 12
    Le cheval de Troie
    Chez nous, il s'appelle Jean Charest, et il est financé et supporté aux urnes par ceux qui veulent nous rayer de l'histoire. Exemples: les écoles passerelles, la documentation en anglais envoyée aux immigrés, le 400ie de la ville de Québec (quelle farce; merci à l'évènement parallèle)
    Après que l'ouest l'eut éjecté du parti alliance-conservateur, Paul Jean James lui ont confié une mission.
    Je parle 3 langues, mais quand je parle à un Québécois, je veux le faire en français.
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  • jacques noel - Inscrit
    7 mars 2010 10 h 23
    comment les anglos ont roulé René Lévesque
    Il y a 89,854 élèves au Québec qui ont l'anglais comme langue maternelle sur 1,052,875 élèves, soit 8,5%; 19,942 Anglos ont choisi librement d'étudier en anglais, soit près d'un Anglo sur quatre. Bravo.

    Il reste donc 69,981 éleves anglophones qui ont droit à l'école anglaise soit 6,6% de tous les élèves au Québec. Or, on se retrouve avec 117,061 élèves qui étudient en anglais, presque le double du nombre d'Anglos qui ont choisi d'étudier en anglais

    Ici, il faut se rappeler l'esprit de la Loi 101. Les nationalistes voulaient abolir le réseau d'écoles anglaises pour n'avoir qu'un seul réseau français. René Lévesque s'est battu comme un déchainé contre eux pour préserver les écoles anglaises au Québec sous prétexte que c'était notre minorité nationale et qu'elle avait des droits historiques inaliénables.

    Or, là aussi, comme pendant la nuit des Longs couteaux, le pauvre Ti-Poil s'est fait baiser par les Anglos.

    On se retrouve 33 ans après la Loi 101, après 3 cohortes complètes d'élèves!, avec la moitié des élèves qui étudient en anglais qui ne sont pas des anglophones (des élèves dont la langue maternelle est l'anglais). Et si on remontait l'arbre généalogique des élèves anglos, somme toute que très peu auraient un grand nombre d'ancêtres présents au Québec à la fin du 18e siècle. Très très peu.

    Bref, l'école anglaise demeure ce qu'elle a toujours été: une machine à Canadians. Une machine à assimiler les immigrants et les Québécois

    @M. Bordeleau
    Vous abordez la question des universités. Là aussi, on est en plein scandale.
    http://www.vigile.net/Etudier-dans-la-belle-provin
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    7 mars 2010 10 h 43
    @ Donald Bordeleau
    Je suis tout à fait d’accord avec vous lorsque vous parlez de sur-financement du système anglophone au Québec. Nous payons comme Québécois notre propre assimilation. Comme quoi, l'indépendance est plus que jamais une nécessité.

    Par contre vous vous doutez bien que je ne peux être d’accord avec vous lorsque vous dites : «Trudeau avait raison en disait des québécois ‘’Le Québec ne sera jamais, indépendant, les Québécois sont idiots’’». L’insécurité des Québécois est historique comme peut l’être tout peuple assujetti pendant des décennies par un autre peuple.

    D’ailleurs, Trudeau n’est surtout pas une référence quand il s’agit de poser un tel jugement sur notre «nation». Tiraillé entre ses origines franco-anglophones, P.E. Trudeau avait d’énormes problèmes d’identification. Comparativement à sa mère qu’il adorait, il n’avait pas beaucoup d’amour ni de respect ni son père, ni pour l’origine de celui-ci.

    De Charles-Émile Trudeau, il disait: «En fait je ne l’aimais pas beaucoup, on ne savait jamais à quoi s’attendre avec lui » (propos rapportés par Edith Iglauer en 1988). Par contre sa mère, Grace Elliott, il l’adorait, elle était «l’amour de sa vie». Il a vécu avec elle jusqu’à l’âge de 40 ans. Devenu Premier Ministre du Canada il lui téléphonait presque quotidiennement même pendant les campagnes électorales (dixit le journaliste Richard Gwyn).

    D’autre part, jamais il me viendrait à l’esprit de qualifier les Lucides d’ «Intelligentsia» ou d’élite québécoise. Les signataires de cette Déclaration publique sont des gens aux professions diverses qui se sentent concernés quant au Québec de demain. Ce ne sont ni des visionnaires, ni des prophètes, mais des citoyens ayant une conception politique de la chose publique. Nuance…
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  • jacques noel - Inscrit
    7 mars 2010 10 h 53
    correction
    19,942 Anglos ont choisi librement d'étudier en FRANCAIS
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