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Les défis économiques du gouvernement selon l'ADQ - Éric Caire déplore «l'amateurisme» de son ancien parti

Antoine Robitaille   2 mars 2010  Québec
Québec — Éric Caire croit que l'ADQ est «retombée dans ses vieux péchés» de «l'amateurisme» et de la «pensée magique» avec Gérard Deltell à sa tête. C'est ce qui fait que le parti manque de «crédibilité». Le député de La Peltrie, qui siégeait comme adéquiste jusqu'au 6 novembre 2009, réagissait, en entretien téléphonique au Devoir, à la conférence de presse que M. Deltell a faite hier avec son critique en matière de Finances, François Bonnardel. Ceux-ci ont réclamé entre autres choses que le gouvernement équilibre son budget le plus rapidement possible tout en exigeant dans le même temps qu'il «allège le fardeau fiscal de la classe moyenne et des familles».

Cette proposition semblait manquer de cohérence, a dit M. Caire, d'autant plus qu'elle n'était «pas fouillée», ni «expliquée». Le nouveau chef de l'ADQ a donc «frayé une fois de plus avec l'amateurisme». C'est souvent sur ce plan, souligne M. Caire, que le parti a perdu des plumes. «Non pas sur le fait d'amener des idées», mais sur les «façons de les mettre en place», a-t-il précisé.

Un même «amateurisme» exsudait selon M. Caire de deux récentes prises de position de M. Deltell: sa remise en question de la sécurité d'emploi dans la fonction publique ainsi que sa proposition de couper 1 milliard de dollars dans les dépenses de l'État. «Je veux bien, mais à part de la pensée magique, c'est quoi le plan de match? Comme il ne l'explique jamais assez, ça laisse de l'espace à n'importe quoi», a commenté M. Caire.

Questionné hier sur son évaluation de l'allègement fiscal qu'il réclame pour la classe moyenne, M. Bonnardel a répondu: «Dans le contexte actuel [...], on peut parler de 500 millions, on pourrait parler de 1 million, on pourrait parler de plus, mais on n'a pas chiffré un chiffre exactement.»

M. Deltell et Bonnardel ont du reste réclamé hier que le gouvernement Charest réduise ses dépenses en révisant l'ensemble des politiques publiques et en modernisant le système de santé. Suggérant d'adopter un «vrai plan de remboursement de la dette», ils ont réclamé l'abolition du Fonds des générations créé en 2006.

Enfin, au sujet de la crise dans les urgences, M. Deltell avait exigé vendredi que Jean Charest cesse «sa tournée mondiale» et se saisisse du dossier. Hier, il a nuancé ses propos soutenant que, pris isolément, chacun des voyages du premier ministre est sans doute «pertinent» et que c'est la «concentration de voyages» qui pose problème.
 
 
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  • NicolasG
    Inscrit
    mardi 2 mars 2010 07h08
    L'égo du chef qui n'est pas devenu chef
    Pauvre M. Caire. Pas facile la vie de "belle-mère" de l'ADQ, on dirait.

    Du côté de Gérard Deltell, c'est une bonne idée de garder la pression sur un Jean Charest qui pilote présentement le Québec à grand coup de somnifères. En espérant que les québécois ne tombent pas encore endormis à la prochaine élection.

  • Johanne Bouthillier
    Inscrite
    mardi 2 mars 2010 09h15
    Une belle-mère adéquiste
    M. Caire ne sait-il pas que l'opposition peut dire n'importe quoi impunément?

  • Godefroy
    Abonné
    mardi 2 mars 2010 10h47
    Les braves à Gérard
    « Les braves gens n'aiment pas que - L'on suive une autre route qu'eux.»

    La Mauvaise Réputation (1953)

    Georges Brassens

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    mercredi 3 mars 2010 12h35
    Le Héros Solitaire de la Droite
    Comme L'ADQ, M. Caire tente de justifier le siège qu'il occupe. Parce qu'à un moment donné, il faudra bien qu'il explique pourquoi il reste en poste malgré le fait qu'il n'ait plus de parti. Un homme de conviction aurait peut-être... démissionné? Ses électeurs jugeront. Alors aussi bien la jouer en "Héros Solitaire de la Droite". Vouloir fonder des partis à lui seul, critiquer son ancien groupe qui n'est pas assez pur...
    Ça le sauvera peut-être pour un mandat, s'il n'y a pas d'enjeux majeur qui mobilise la population vers quelque chose d'utile.

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