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Hausse des tarifs publics - Quelle révolution culturelle?

La présidente du Conseil du trésor ignore ce que signifie le projet de son collègue des Finances

Robert Dutrisac   25 février 2010  Québec
Monique Gagnon-Tremblay
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Monique Gagnon-Tremblay
Québec — La présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, ne sait pas de quoi parle son collègue des Finances, Raymond Bachand, quand il se fait le chantre d'une «révolution culturelle» visant la tarification des services publics.

«Je n'en ai aucune idée», a répondu hier aux journalistes Monique Gagnon-Tremblay, alors qu'elle s'apprêtait à participer au Conseil des ministres. Cette révolution culturelle, «je ne sais pas exactement ce que ça veut dire», a-t-elle avoué.

De même, la présidente du Conseil du trésor n'a cure du «pacte 50-50» que propose le comité d'économistes mandatés par Raymond Bachand. Avec ce pacte, dont la simplicité rappelle les formules de marketing, on établit que pour chaque dollar qui est prélevé du côté des dépenses pour permettre à l'État de renouer avec l'équilibre budgétaire, un autre dollar est tiré des revenus sous forme de nouveaux tarifs ou taxes ou tarifs. «Je ne veux pas discuter de ça parce que moi, je fais mon propre travail; je sais la capacité que j'ai de réduire [les dépenses]», a affirmé Mme Gagnon-Tremblay.

Même objectif

Il n'est donc pas question pour le gouvernement de changer d'objectif en matière d'augmentation de dépenses, soit 3,2 % par an d'ici 2013-14, année prévue pour l'atteinte du déficit zéro, pour porter cet objectif à 2,5 %, comme le proposent les experts choisis par le ministre des Finances. «Chose certaine, il faut que ce soit réaliste», a fait valoir la présidente du Conseil du trésor. «Notre cible, c'est 3,2 %. C'est ambitieux.» Et surtout, «c'est réaliste», a-t-elle ajouté.

Dans un discours qu'il a livré lundi devant les membres du Conseil du patronat, Raymond Bachand a emprunté une expression désignant un épisode particulièrement sanglant de l'histoire de la Chine communiste, celle de révolution culturelle, afin de préparer la population aux mesures que contiendra son prochain budget, première pierre qu'il posera en vue de l'assainissement des finances publiques. «Pour chaque service que l'État offre, il y a une question fondamentale, et je pense que c'est une révolution culturelle, qui est celle-ci: "Quelle est la juste part que moi, comme citoyen, je dois payer, et que la collectivité doit payer?"», a expliqué le ministre.

Main dans la main

Hier, au cabinet du ministre des Finances, on a affirmé ne «pas s'inquiéter» du fait que Mme Gagnon-Tremblay ne sache pas où M. Bachand veut en venir avec sa révolution culturelle, évoquant la nouveauté de l'utilisation par ce dernier de cette expression maoïste. «Les deux ministres poursuivent le même objectif; ils travaillent main dans la main», a soutenu l'attachée de presse de M. Bachand, Catherine Poulin.

Dans leur troisième fascicule prébudgétaire rendu public le jour même de l'allocution du ministre, les quatre économistes Pierre Fortin, Robert Gagné, Luc Godbout et Claude Montmarquette, pour la plupart associés aux «lucides», plaident pour que les Québécois se lancent dans une révolution culturelle qui se résume toutefois à la gestion des finances publiques. Ils proposent des pistes pour récupérer les quelque 5 milliards annuellement qu'il manquera dans quatre ans pour atteindre le déficit zéro, mais pas seulement du côté des revenus comme l'envisage le gouvernement. En réduisant la hausse des dépenses à 2,5 % par an, la ponction supplémentaire pour chacun des Québécois adultes serait de 900 $ plutôt que de 1200 $, ont-ils calculé, un niveau plus acceptable, à leurs yeux.

En outre, les quatre économistes, dont le ministre Bachand a loué la contribution, relèvent l'importance d'améliorer de 1 % par an la productivité de l'administration publique et des sociétés d'État.

Programmes d'aide aux entreprises

Le gouvernement devrait aussi revoir ses programmes d'aide aux entreprises, auxquels il consacre 3,3 milliards par an, estiment les économistes. Hier, le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Clément Gignac, a indiqué qu'une révision des programmes destinés aux entreprises sera effectuée. Mais il a fait observer que l'aide aux entreprises générait de l'activité économique qui augmentait les rentrées fiscales, ce dont il fallait tenir compte.

Monique Gagnon-Tremblay a répété, hier, que tous les ministères seront mis à contribution en regard de coupes évaluées à quelque 900 millions en 2010-11.

Parmi les exemples de mesures que les économistes ont citées pour hausser les revenus de l'État figurent une hausse des tarifs d'électricité de 1,5 cent le kilowattheure (2,2 milliards), une augmentation de la taxe de vente du Québec (TVQ) de 1 % (1,6 milliard), un ticket modérateur en santé de 25 $ par visite (670 millions), un relèvement des droits de scolarité (650 millions) et des frais de garde qui passeraient de 7 $ à 10 $ par jour (200 millions).
Monique Gagnon-Tremblay Devant les membres du Conseil du patronat, lundi, le ministre Raymond Bachand a emprunté une expression désignant un épisode sanglant de l’histoire de la Chine communiste, «révolution culturelle», afin de préparer la population aux mesures que contiendra son prochain budget.È
 
 
 
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  • François Ricard - Abonné
    25 février 2010 06 h 41
    L'économie au noir
    Selon ce reportage, Mme Gagnon-Tremblay et M. Bachand travaillent la main dans la main. Pourtant une main ne sait pas ce que l'autre veut dire.Quel gouvernement.
    Mme Gagnon-Tremblay, M. Bachand, messieurs les économistes consultés, tous les lucides de pays, ne vous rendez-vous pas compte que l'ÉCONOMIE AU NOIR NOUS PRIVE DE MILLIARDS DE REVENU par année.
    Avant de v ous en prendre aux étudiants, aux retraités aux salariés, pourquoi , en toute justice sociale, ne pas vous en prendre aux tricheurs ?
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  • pierre savard - Inscrit
    25 février 2010 07 h 22
    Lamentable
    Les libéraux ne savent plus quoi faire. Il est beaucoup plus difficile de faire un budget équilibré que de proposer des sottises sur le réchauffement planétaire ! N'est-ce pas monsieur Charest ?
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  • Bernard Gervais - Abonné
    25 février 2010 07 h 53
    Comme un bateau qui s'en va à la dérive !
    Même si les deux s'occupent des finances publiques du Québec et devraient normalement se consulter, la présidente du Trésor, l'ineffable Monique Gagnon-Tremblay, déclare ne pas savoir vraiment quelles sont les intentions budgétaires de son collègue et ministre des finances, Raymond Bachand !

    En tenant de tels propos, la ministre nous donne l'impression que son gouvernement est comme un bateau qui ne s'est pas où il s'en va. Si celui-ci avait un vrai capitaine pour tenir le gouvernail, le diriger, les choses se passeraient bien sûr autrement, mais ce n'est pas le cas.

    Le capitaine du navire, le premier ministre Charest, est plutôt, comme on le sait, actuellement souvent absent, accaparé par ses nombreux voyages en avion, la préparation de sa nouvelle carrière....
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    25 février 2010 07 h 54
    Réduire les dépenses somptuaires les deux mains sur le volant
    Le bureau du Premier ministre vie dans un autre monde. Trois Lexus avec chauffeur pour monsieur, sa femme et amis. Une multitude d`adjoints politiques et des ministres en voyages à l`année longue genre Arcand. Un usage abusif du Challenger sans raison autre que le plaisir de chacun. Des cadeaux à l`industrie par Bachand et des ristournes sur contrats pour rejoindre $100,000 par ministre. Un système de racolage avec les entrepreneurs et leur réseau mafieux. Quelques examples d`abus qui doivent être terminés. Madame Gagnon-Tremblay aurait plus de mérite au Trésor en ramenant Charest à la raison au lieu de créer plus de taxes pour le bon peuple.
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  • Gilles Fontaine - Abonné
    25 février 2010 08 h 16
    Et les abris fiscaux
    Quand va-t-on, enfin, s'en prendre aux abris fiscaux et à la fiscalité des entreprises? Il y a là des milliards et des milliards!
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  • Nunu - Inscrite
    25 février 2010 08 h 19
    Deux de pique
    Un vrai deux de pique ce Jean Charest.Quand il était a l'opposition il déchirait sa chemise en criant que les québécois étaient le plus taxés en Amérique du nord.Ca fait maintenent 7ans qu'il est lâ et c'est pas mieux.Il devait régler les problèmes en santé dans les jours qui suivait l'élection,rien c'est pareil.Maintenant il veut parler d'économie et rétablir les finances olublic Mais lui il fait du touriste plus que tous les autres P"M et a remis le Québec dans le déficit.(LE TROU NOIR)qu'il avait prédit au dernier référendum on est dedans.Il est même pas capable de gérer les finances lui et son équipe son payées pour ça et lui il engage des gens payés a gros prix pour faire la job,mais il ne veux pas d'enquête public de la construction qui pourrait sauver beaucoup d'argent a l'avenir.Je pourrais continuer longtemps mais il est (lui et son équipe des vrais deux de piques.Sortons ça de la ça presse même avant l'élection.
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  • Francois Jette - Inscrit
    25 février 2010 08 h 33
    Les solutions de Bachand, le «lucide»
    Le PLQ n'est pas très subtile. Il donne un mandat de faire rapport à des «experts» dont ils connaissent l'opinion économique (pro-lucides), puis nous renvoient ça comme une consultation démocratique. De la simple supercherie de débutant. Mais ça marche!!! Pourquoi changer une recette qui fonctionne, comme on dit.

    Le PLQ veut une chose : favoriser leurs petits amis, les classes riches (Desmarais, le patronat, etc.). Le résultat est que ça accroît l'écart entre les classes moyennes/pauvres avec les plus riches. Mais des alternatives existent.

    Je ne suis pas contre l'option d'évaluer l'augmentation des tarifs, mais pourquoi ne pas envisager sérieusement d'autres options : reprendre le 1% de TPS que le fédéral avait laissé vacant et l'ajouter à la TVQ; monter un peu les impôts de tout le monde, réduire les pertes dans l'attribution des contrats par une réelle enquête publique, accentuer la lutte à l'évasion fiscale, augmenter la taxe sur l'essence de 2 ou 3%, réduire la cotisation annuelle maximale à un Réer de 20000$ à 5000$, forcer les étudiants en médecine à pratiquer au moins 5 ans au Québec après leurs études (sous peine de devoir débourser une amande), taxer l'eau en bouteille (luxe), taxer les pollueurs (ex.: les fabriquants de produits non recyclables ou polluants), etc.

    À quand un réel débat sur les solutions possibles?
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    25 février 2010 09 h 12
    « Les 5 milliards «autrement» de Québec Solidaire»
    Comment boucler le budget du Québec :

    « Les 5 milliards «autrement» de Québec Solidaire»

    Ou comment boucler le budget du Québec :

    Le problème avec les «lucides» c'est qu'ils ne défendent qu’une seule version des solutions possibles, et bien c’est évidemment, la manière «néolibérale». C'est-à-dire celle qui met toute la pression de l'effort économique sur les contribuables ordinaires et la classe moyenne.

    Alors qu'il existe une autre manière de faire, c'est à dire, de mettre plus à contribution les grandes entreprises et ceux qui ont vraiment beaucoup plus d'argent.

    Les citoyens contribuent déjà à plus de 90% des revenus fiscaux de la province, alors que les entreprises ne contribuent qu’à 10%.

    -Ne serait-il pas à leur tour de faire un petit effort ?

    À mon avis, Québec Solidaire propose des solutions beaucoup plus équitables qui fait payer ceux qui en ont le plus les moyens.

    Je vous recommande l’entrevue radio de Françoise David à Robert Dutrisac qui résume bien ces solutions.




    _______________________

    Christian Montmarquette
    Membre et militant de Québec Solidaire


    Les 5 milliards «autrement» de Québec Solidaire pour boucler le budget du Québec» :

    Françoise David à la radio de Robert Dutrisac explique :

    http://www.985fm.ca/chmp/audio/audioplayer.php?url

    «Campagne courage politique de Québec Solidaire » :

    http://www.couragepolitique.org/proposer/

    http://www.couragepolitique.org/


    .
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  • Gorlof - Inscrit
    25 février 2010 09 h 29
    Une source de revenue parmi d'autres.
    Au Québec,il y a des milliers de personnes qui peuvent émettre des recus d'impôt pour soi-disant dons de charité.Or très souvent,ces recus sont des faux."Donne-moi $100 et je te fais un recu de $500"
    C'est ainsi que se financent toutes les sectes et les patentes à gosse qui envoient de l'argent à l'étranger notamment.
    Avec les sommes économisées,on pourrait facilement accoter le budget de Centraide et il en resterait beaucoup dans les coffres du gouvernement.
    Mais,charest ne fera jamais ca,ca irriterait trop sa clientèle...
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    25 février 2010 09 h 33
    Le mépris n'aura eu qu'un temps.
    C'est le temps de commencer à songer à des solutions d'urgence. L'offensive insensée menée par l'oligarchie locale sur le front médiatique est en train de nous faire comprendre la vraie nature de la bête. Ces gens là ne seront jamais à court de ressources mais il apparait évident qu'au niveau des idées, ils en sont au recyclage. Grand bien nous faase à tous ! Lächez -nous avec le serrage de ceinture, s.v.p. Oh pardon, lâchez-nous avec la révolution culturelle.
    Je pense que dans un premier temps, on pourrait songer à mettre sur pied un comité de salubrité, pardon , de salut public. Il pourrait être constitué de députés libéraux d'arrièere banc vu que ce parti a été élu démocratiquement. Évidemment, le Premier ministre doit remettre sa démisson et celle de de son cabinet. En refusant la tenue d'une enquête publique sur la corruption, il a fait la preuve que son gouvernement est mouillé dans toute cette histoire. Paradoxalement, il nous fait faire une économie. On se dote bien maintenant que la responsabilité de la corruption remonte jusqu'à lui.
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  • Maryanne - Inscrite
    25 février 2010 09 h 46
    Ces illuminés qui se disent compétent.
    Regardez ce qui se passe en Grèce .C'est ce qui va se produire prochainement au Québec.C'est bien beau, pouvoir s'exprimer MAIS NOUS ALLONS DEVOIR AGIR.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    25 février 2010 10 h 20
    Pauvre bateau du Québec à la dérive
    Pauvre bateau du Québec à la dérive, le commandant sur la passerelle ne sait pas ce que l'officier des machines trafique.

    Heureusement à la barre il y a Charest qui dirige le bateau par internet depuis ses nombreuses escales en pays lointains sur la terre ferme, mais il a pas de webcam... Il sait pas ou s'en vas le Québec, mais il sait très bien ou lui il se projette d'aller....
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  • Jean de Cuir - Abonné
    25 février 2010 10 h 21
    Révolution culturelle ?
    Passons sur l`expression. Ici, elle ne veut rien dire; on ne peut importer ce que cela signifiait en Chine lors de la révolutionde Mao. A moins que ce soit un terme qui évoque un changement de cap radical dans làdministration des finances publiques. Or, un élément qui me semble important, c`est d`établir clairement qu`elle proportion de gens paie des impôts pour le bien commun de tous? Rétablir l`équilibre et la justice sociale ne peut se faire en haussant les taxes sur un ensemble de produits X,Y,Z. Comment s`attaque-t-on au travail au noir, aux évasions fiscales, etc.
    JdeC.
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  • michel lebel - Inscrit
    25 février 2010 10 h 37
    Ouf!
    Je ne suis pas inquiet: cette "révolution culturelle" ne sera pas sanglante. Je vois mal Jean Charest ou Raymond Bachand déguisé en grand timonier maoïste! Encore moins Monique Gagnon-Tremblay! Lucien le lucide me ferait cependant un peu peur si j'étais un enfant! Mais pas trop, car je sais qu'il aime le gentil Proust et la musique classique. Je n'aurai donc pas de cauchemars avec cette assez loufoque histoire de " révolution culturelle". Ouf!
    " Ouf!
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  • ExpatAVie - Abonné
    25 février 2010 11 h 00
    Reponse a M. Jette
    Il est urgent que nous analysions avec un peu plus de rigueur la situation financiere de notre etat. Evitons de nous recroqueviller sur nos petits interests personnels (c'est dur car tout et tous nous y poussent) et analysons avec rigueur les solutions a l'impasse budgetaire. Sinon: y a qu'a voir les grecques - la menace est reelle et les barbares de Wall Street et de lIMF sont a nos portes!

    Pardonnez-moi mais votre liste manque de structure (pas d'idee directrice) et comporte des incongruites.

    Elle manque de structure car vous melangez des mesures pour "prendre l'argent ou il se trouve" (ce qui mene a l'immobilisme car les divers groupes/lobby se mobiliseront contre les mesures les touchant ou les eviterons) et des mesures pour punir des comportements juges nuisibles ou de peu de valeur (ce qui demande un jugement de valeur qui doit faire consensus).


    Sans prendre parti ni approuver la maniere de M. Bachand, le sens de sa demarche est je crois de donner une struture aux necessaires mesures fiscales des prochaines annees. Les mesures seront plus facilement acceptees si elles sont simplement expliquees. La question du tarif et de la fiscalite au Quebec est toute simple: nous ne payons pas directement le cout des services et notre fiscalite est trop souvent regressive ou trop progressive. Elle punit l'activite productrice. Ceci genere dans toute la population des activites d'evitement de la fiscalite ou de dependance aux subsides; en bout de compte ce systeme est responsable de gaspillage economique, ecologique, et de ressources humaines.

    Donc, payons des tarifs justes pour les services de l'etat et reformons la fiscalite pour eviter la regressivite et adoucir sa progressivite - de sorte que l'impot soit vu comme l'instrument par excellence, et le seul necessaire, pour la redistribution des richesses. Evitons le melange des genres - les "pauvres" peuvent payer l'electricite au prix du marche, par exemple, puisqu'ils ne payent pas d'impot, voire recoivent des credits d'impots.

    Pour finir, voici en quoi,avec respect, je trouve que certaines de vos suggestions sont incongrues:
    - TPS/TVQ, pas mauvais comme idee mais regressif et non lies a un service, ce qui contredit vos autres mesures de redistributions. La TVA est une taxe efficace et moderne mais ne doit pas remplacer l'imposition comme moyen de redistribution et donc doit rester a un niveau bas - un peu comme un impot/tarif minimum
    - Accentuer la lutte a l'evasion fiscale et les surcouts des contrats: gouttes d'eau dans l'ocean mais idees populistes. Plutot rechercher ce qui dans la fiscalite pousse la population vers le marche noir et l'ajuster en consequence (rappelez-vous les cigarettes, trop c'est trop)
    - reduire la cotisation au REER: catastrophique a long terme car les impots ainsi differes doivent contribuer a amortir les couts duent a notre declin demographique. Tres injuste car les individus avec des revenus importants mais irreguliers n'ont que ce moyen pour aplanir leur imposition (tant que le taux marginal sera pres de 50%). Tres mauvaise idee.

    D'autre part, j'ai de la sympathie pour vos propositions concernant:
    - les etudiants partant a l'etranger mais notez que le probleme se pose uniquement parce que ceux-ci ne paient pas un juste tarif pour commencer
    - taxe sur l'essence, taxe sur l'eau en bouteille (toutes les boissons en bouteille!) et les (produits des) pollueurs (batterie, electronique, etc.) pour payer les mesures necessaires (recyclages) ou compenser leurs externalites (pollution). en d'autres mots: un tarif pour compenser l'etat dans sa gestion des dechets et des polluants.

    Enfin sur la rengaine des riches: il nous faudrait la maturite pour voir les choses en face. Les riches paient deja beaucoup d'impot et prendront les moyens pour echapper a une fiscalite supplementaire (autrement dit: ils vont sacrer leur camp), de un. De deux, l'imposition des societes n'est pas un impot "des riches", c'est un impot sur l'emploi - qui incidemment ira ailleurs s'il est trop taxe. Si la fiscalite n'est pas *trop* progressive, les riches paieront leurs taxes et impots et contribueront plus que leur juste part (la cle c'est le mot "trop"! Par exemple: un taux marginal de 50%, c'est "trop" car beaucoup d'etats limitrophes (au sens geographique ou sociologique) donnent des services similaires pour un taux marginal plus proche de 40%).

    Il y a une contrainte voyez-vous: meme un impot juste est difficile a lever. Personne ne veut la payer. Il faut que la taxe soit basse dans tous les cas, facilement prelevable, et avoir au moins l'apparence d'etre juste.

    Donc: oui au tarif juste et oui a la simplification de l'impot sur les revenus!
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  • Renaud Blais - Inscrit
    25 février 2010 11 h 25
    Combien coute les réductiopns d'impôt depuis 2004 ?
    Je ne peux plus entendre parler des "problèmes financiers" du Québec sans qu'il ne soit dit combien nous coute les baisses d'impôt, RÉCURRENTES DEPUIS 2004, consenties aux seules très riches tandis que la tarification sera payé par tout le monde.
    Renaud Blais
    Québec
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  • Marie-Claude Bélanger - Abonnée
    25 février 2010 11 h 39
    Paradis fiscaux...
    "[...]une révision des programmes destinés aux entreprises sera effectuée. Mais il a fait observer que l'aide aux entreprises générait de l'activité économique qui augmentait les rentrées fiscales, ce dont il fallait tenir compte."

    Le Devoir publiait le 15 avril 1995 un texte de Gérard Bérubé (p. B3) qui annonçait une reportage télé sur les paradis fiscaux. Déjà, il y a 15 ans, on évaluait les pertes pour le Québec à un milliard par année.

    En 2003, Yves Séguin, alors ministre des finances du gouvernement libéral (tiens donc...) voulait s'attaquer au problème des paradis fiscaux. Il a démissionné peu après. Et on n'a plus entendu parler du problème. Est-il réglé pour autant? j'en doute!!
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  • Pierre Simard - Inscrit
    25 février 2010 13 h 52
    Et la corruption/collusion???
    Dans le discours des "lucides", où est-ce qu'ils placent dans leur priorité l'élimination de la corruption/collusion du gouvernement
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  • Sator - Inscrit
    25 février 2010 14 h 37
    Une autre des belles histoire des pays d en haut
    Bla-bla traditionnel et comme d'habitude la facture va être refile aux mêmes et ceux a qui cela va faire le plus mal dont revenu est limitées seront les personnes âgées a faible revenue et les vraies pauvres on a besoin de leurs votes, mais pas de leurs opinions. Selon Lucien Bouchard et ses lucides ça va prendre un remède de cheval pour régler le problème la dernière fois qu’on a administre un tel remède (déficit O) le cheval ne s’en est pas encore remis .tous ou presque sont d’accord sur certaines de ses affirmations, mais c’est la façon de faire et a qui on doit en demander le plus et ce de façon proportionnelle pour être juste et équitable selon les revenues de chacun petits comme grosses entreprises et surtout il y a les irritants comme les abris fiscaux l’eau sans parler de la corruption on dirait que le premier ministre a les deux mains sur le volant et les deux pieds sur le frein quand il s agit de l enquête sur la construction

    Pour une fois on vous demande un peu plus de vision et plus de transparence
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  • Jean-Roch Lapointe - Inscrit
    25 février 2010 23 h 04
    LES CRISES RÉPÉTÉES D'UN PEUPLE EXIGENT DE GRANDES TRANSITIONS
    LES CRISES RÉPÉTÉES NE PEUVRENT SE RÉSOUDRE SANS GRANDES TRANSITIONS!

    Tout comme l’a souvent répété le Président Barack Obama, il est inutile de résoudre à court terme les grandes crises si nous ne modifions pas les comportements et les structures qui les ont provoquées!

    C’est justement durant les crises que nous devons opérer les grandes transitions, car sitôt passées, nous en oublions les causes et les récidives sont plus sévères.

    Mais dans une société basée sur la justice sociale et les chances égales pour tous, la priorité des gouvernements doit être orientée vers le bien être de ses concitoyens.

    Et à chaque fois, les experts ont tendance à chercher des solutions sans analyser les causes, et à penser que la solution repose sur l’augmentation des taxes, des impôts, des tarifications, et l’émergence de nouvelles tarifications pour les plus démunis qui n’ont rien eu à voir avec ces crises.

    Nous savons tous que l’approche-citoyen ne pourra jamais combler les milliards qui ont disparu comme par enchantement des coffres de l’État. Seul la Réforme de l’État et des Sociétés d’États, essentielles comme Hydro-Québec, une Réforme culturelle dans la gestion des finances publiques, peuvent recouvrer des milliards. Nous devrions nous attendre à la vente d’actifs oû l’État doit être un régulateur plutôt qu’un propriétaire- monopole, comme la Société des Alcools du Québec, Loto-Québec, et bien d’autres

    Nous savons tous que les coûts du système de santé n’est pas dû au vieillissement de la population, car si l’éducation coûte plus chère au début de la vie, c’est vrai pour la santé à la fin de la vie.

    Nous savons tous que les coûts de la santé sont devenus insoutenables; nous payons plus pour moins. Car personne ne veut s’attaquer à la base structurelle du système. Pourquoi avoir acheté 11 millions de doses de vaccin anti-H1N1 alors que nous sommes 7.7 millions et que pour beaucoup de raisons, il est rare qu’une population puisse être vaccinée à 100%. Les milliards de la santé vont, par exemple, à la construction de deux Centres Hospitaliers Universitaires dans la même ville, et ces deux centres vont concentrer la main d’oeuvre spécialisée, les équipements ultra-sophistiqués, au détriment des hôpitaux généraux et régionaux qui sont au coeur du système de santé. Nous avons la nette impression que le système de santé est à la merci d’un jeu politique ou semble régner avec force un consortium gouvernement-FTQ- construction. La bureaucratie est partout dans le système et elle écrase ceux ou celles qui sont au champ de bataille, comme les médecins, les infirmières, les infirmières-auxiliaires, les préposés aux bénéficiaires.

    Et les corporations ou les économistes crient au manque de main d’oeuvre et à l’immigration alors qu’il y a énormément d’employés très compétents qui pourraient être récupérés de la bureaucratie vers des emplois beaucoup plus valorisants.

    Nous vivons dans une société oû les assistés sociaux sont très dévalorisés et ne semblent représenter que des votes aux élections. Beaucoup, s’ils en sont capables, pourraient être valorisés en s’occupant à temps partiel, et avec bonus s’il le faut, des personnes en perte d’autonomie à la maison, dans les centres d’accueil, dans les CHSLD, ou participer aux soupes populaires, ou encore participer aux récoltes estivales.

    Et en éducation, le décrochage scolaire est rare à l’université, mais il est terrible au secondaire ou à cette étape de la vie si cruciale pour l’avenir de nos jeunes. Un gouvernement ne doit pas subventionner les Universités qui en général sont des organismes privés, mais investir sur l’étudiant qui le veut ou en a la capacité, et dont les parents ne peuvent pas couvrir les dépenses, par des bourses et des prêts que les étudiants pourraient rembourser en rendant des services à la communauté.

    Nous savons tous que les pertes de notre Caisse de Dépôt et de Placements, un montant historique de 40 milliards, sont le fruit de l’irresponsabilité ou de l’incompétence des millionnaires qui la dirigeaint. Nous savons tous que c’est la politique et l’influence corporative qui ont nommé le ou les nouveaux dirigeants, alors que le ou les postes doivent faire l’objet d’un concours ouvert à tous dirigé par un comité de sélection indépendant. Nous savons tous que la crise actuelle marque la généralisation de la corruption à tous les niveaux; nous en avions la suspicion, mais les évènements confirment les faits.

    Nous savons tous que l’Aéroport Internatinal de Mirabel a été saboté par de la petite politique qui n’a surtout pas voulu d’un TGV entre Mirabel et le Centre ville de Montréal ou de la continuation de l’autoroute 13.

    Nous savons tous que la Confédération canadienne n’est plus soutenable pour les Canadiens français et que le Canada est un grand territoire désertique qui ne veut pas se restructurer. Nous savons tous que cette Confédération nous a limités au seul territoire de la Province de Québec, amputé du Labrador, qu’elle nous a dilués et minorisés à travers 9 provinces et 3 territoires anglophones. Elle nous prive du contrôle de notre immigration. Elle favorise subtilement notre assimilation sur le seul territoire qui nous reste.

    Nous savons tous que la duplication des Institutions anglaises et françaises qui fait qu’une minorité à Montréal a plus de droits que la majorité, n’est plus soutenable financièrement par la majorité francophone, cette majorité qui concentre de plus en plus la pauvreté et la misère.

    Nous savons tous que nous ne pouvons plus collaborer financièrement au maintien du poste de Gouverneur Général et aux postes des Sénateurs, à la construction de plates formes de pompage de pétrole sous-marin sur notre côte atlantique pour voir ensuite Terre-Neuve réclamer des droits; c’est semblable pour le pont de la Confédération à l’île du Prince Édouard, pouvant être gérée comme ville plutôt que province.

    Nous savons tous que nous avons besoin d’une Constitution pour que le Premier Ministre soit élu aux suffrages universels, que des élections aient lieu selon des intervalles fixes, pour redonner plein pouvoir à chacun des députés élus peu importe l’appartenance politique, pour dissocier le lobbyisme et le corporatisme du politique.

    Nous n’avons pas le choix , comme le Président de la République Française, Charles de Gaulle, l’avait lui-même exprimé, que de recouvrer notre territoire, celui du Bas-Canada ou d’une Nouvelle-France moderne, qui doit s’étendre à l’ouest aux frontières de l’Ontario et à l’Est jusqu’aux Côtes de l’Atlantique. Nous devons nous définir une constitution, déclarer le français comme langue oficielle, définir notre patrimoine historique, définir nos conditions d’immigration de façon claire et transparente, car c’est la seule façon de nous ouvrir et de nous rendre acueillant pour la future immigration. Nous devons recouvrer notre liberté et notre droit à l’auto-gestion et à l’auto-détermination sur ce territoire.

    Et nous n’avons pas à quémander notre héritage; un héritage, peu importe le temps, appartient toujours aux héritiers légaux.

    Nous devons travailler sur ce qui nous unit, plutôt que de nous déchirer sur nos diversions. Nous devons comprendre que d’avoir un pays ne règle pas tous les problèmes, mais il est une base structurelle essentielle à des réformes majeures et à une transition obligée.

    Certains disent que ce n’est pas le temps, moi je pense que c’est un passage obligé, une transition obligatoire. Et ceux ou celles qui disent que ce n’est pas le temps risquent de le dire plus tard pour d’autres raisons? Est-ce qu’Haîti renonce à sa souveraineté car il est pauvre, dans la misère, et qu’il vit les lendemains d’un tragique tremblement de terre? Depuis longtemps le véritable problème d’Haîti, c’est la corruption et la désinformation par les plus riches et les mieux nantis. Était-ce le temps pour la Lettonie ou pour la Slovakie?

    Comme peuple, nous manquons beaucoup au concert des nations. Parce que nous ne formons pas un Pays, nous n’avons pas de droits de paroles à des Conférences internationales comme celles de Kyoto ou de Copenhague sur l’environnement, sur les Conférences internationales sur Haîti à Montréal ou à NewYork, et même à des Réunions du G-20 pour défendre l’énergie propre et renouvelable.

    M. Jacques Parizeau a écrit et déclaré qu’à l’heure de la mondialisation et du libre-échange, ce n’est plus l’économie qui fait la richesse d’un peuple, mais sa langue, sa culture et son patrimoine historique.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    26 février 2010 09 h 41
    OUF......nous manquons au concert des nations....
    Comme toujours, nos brillants intellectuels pkiss sont de beaux parleurs mais de petits faiseurs.

    Quelles sont donc les solutions que préconisent Pauline pour équilibrer le budget et réduire le déficit....des coupures dans le système de santé, peut-être.

    Elle sait très bien que les québécois sont trop endettés pour souhaiter et réaliser la souveraineté qui les enfoncera encore un peu plus dans la dèche, considérant la dette qu'ils trainent tant au provincial qu'au fédéral et qui ne s'effacera pas en criant bingo..... à moins de les mettre tout nu sur la paille.
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