samedi 4 février 2012 Dernière mise à jour 00h43
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Lettre à Lucien Bouchard - La course vers la souveraineté

Monsieur Bouchard,

Bernard Drainville - Député de Marie-Victorin pour le Parti québécois  19 février 2010  Québec
Il m'apparaît important de réagir aux propos que vous avez tenus mardi dernier. D'emblée, je tiens à souligner que je vous considère comme une des grandes figures souverainistes de notre histoire. Non seulement avez-vous été un grand chef, mais vous avez aussi été une figure inspirante pour le mouvement, l'une de celles qui ont le plus contribué à notre quasi-victoire de 1995.

En revanche, si je prends la plume, c'est pour exprimer mon profond désaccord avec votre sortie. Sur une note personnelle, vos déclarations m'ont attristé, car elles heurtent la motivation profonde qui m'a fait faire le saut en politique il y a trois ans, c'est-à-dire la cause de l'indépendance du Québec. Aujourd'hui, c'est comme si vous me disiez que j'ai fait le mauvais choix en abandonnant mon ancienne carrière pour me consacrer à la politique. Si j'acceptais les arguments que vous énoncez, j'accepterais aussi que la cause pour laquelle nous nous battons soit une cause perdue. Un peu comme si vous nous disiez, à moi et à tous les (nombreux) députés et militants qui ont adhéré à notre parti depuis la défaite de 2007: «Vous perdez votre temps, allez mettre votre énergie ailleurs!»

Mais laissons de côté les émotions. L'essentiel, c'est la cause. C'est d'ailleurs à nous, membres de la grande famille souverainiste québécoise, de continuer à porter le flambeau de l'indépendance plutôt que de céder au découragement et à la fatigue, comme vous l'avez fait mardi. L'indépendance politique n'est pas la solution magique à tous nos problèmes, mais elle nous donnerait, à coup sûr, plus de moyens pour les résoudre. Trois exemples me viennent en tête.

Environnement

D'abord, l'environnement. Nous avons le devoir de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre. Cela passe nécessairement par une réduction de notre dépendance au pétrole. Dépendance au pétrole étranger, qui nous coûte d'ailleurs 18 milliards par année. Or, le gouvernement fédéral vise exactement le contraire: il veut accroître la part du pétrole dans notre économie.

Alors que la défense de l'environnement est en passe de devenir une valeur universelle, le Canada de Stephen Harper n'en a cure. Sur ce front, l'indépendance ferait de nous des meneurs, alors que le statu quo constitutionnel fait de nous des parias sur la scène internationale et en ce qui concerne nos engagements de Kyoto, des pollueurs sans vergogne.

Assurance-emploi

Autre exemple: l'assurance-emploi, dossier d'une importance capitale en ce contexte de crise économique. Nous avons un urgent besoin d'aider les travailleurs mis à pied pour les préparer aux emplois de l'avenir. Pour ce faire, il est nécessaire d'avoir une stratégie cohérente. Or actuellement, l'assurance-emploi est à Ottawa, alors que la formation de la main-d'oeuvre est à Québec. Cette situation est coûteuse et contre-productive.

Ces deux enjeux sont si intimement liés qu'aucune stratégie crédible visant le plein emploi et la protection des chômeurs ne saurait en faire abstraction. Encore une fois, le statu quo exerce une pression à la baisse sur les ambitions québécoises. L'indépendance nous permettrait de confier à un État unique la responsabilité d'arrimer assurance-emploi et formation continue. À l'heure de la mondialisation et de la course à la productivité que celle-ci nous impose, une telle stratégie devient un impératif national. Sans parler de la lutte contre le décrochage scolaire, qui pourrait en bénéficier grandement...

Immigration

Mon troisième exemple est celui de l'immigration, dossier au sujet duquel vous taxez mon parti, le parti de René Lévesque, d'intolérance. René Lévesque qui, je le rappelle, était un fervent défenseur des droits et de la dignité de la personne. Mais qui était aussi très conscient de la fragilité identitaire de son peuple. Ce fut d'ailleurs ce qui l'a principalement motivé à adopter la loi 101. Ai-je besoin de vous rappeler que de 1976 à aujourd'hui, notre poids démographique, en tant que francophones, a constamment diminué en Amérique du Nord?

Dois-je aussi souligner qu'en 1976, le Québec n'était pas assujetti à une Constitution qui impose l'idéologie du multiculturalisme, selon laquelle la culture québécoise n'est qu'une culture parmi tant d'autres au Canada? Vous en conviendrez; si René Lévesque avait des raisons de s'inquiéter pour notre identité en 1976, il en aurait certainement encore plus aujourd'hui.

Concrètement, dans les 10 prochaines années, le Québec accueillera plus de 50 000 nouveaux arrivants par année. Nous avons besoin de leurs compétences et de leur savoir-faire, surtout à l'heure où des pénuries de main-d'oeuvre se profilent dans certains domaines. Par contre, ces derniers doivent s'intégrer à la société québécoise. Est-ce si radical que de penser que la majorité francophone n'a pas à s'effacer devant ceux qui viennent la rejoindre pour vivre avec elle? Est-ce faire preuve d'intolérance que de vouloir partager nos valeurs communes, notamment la langue française et l'égalité entre les sexes? Je ne crois pas; c'est au contraire une position humaniste et même progressiste qui vise à mieux accueillir ceux et celles qui veulent bâtir le Québec de demain avec nous. L'indépendance nous permettrait de rapatrier les outils en matière de langue, de culture, de communications ou d'immigration, nécessaires à une meilleure intégration des nouveaux Québécois.

Poursuivre le combat

Je pourrais poursuivre avec d'autres exemples sur les gains d'efficience et de productivité, la fin des chevauchements, la mise en place d'une déclaration de revenus unique ou d'une stratégie visant l'indépendance énergétique, qui sont liés d'une façon ou d'une autre à une plus grande souveraineté politique pour le Québec. Mais l'essentiel est là. Le choix que j'ai fait il y a trois ans, avec la nouvelle génération de souverainistes, c'est de poursuivre le combat. Et ce n'est pas parce que le combat peut sembler difficile par moments qu'on doit y renoncer. Le PQ doit continuer à porter cette aspiration sans relâche pour que sa cause devienne celle de tous les Québécois. Ce sera à eux, le cas échéant, de décider de la vitesse à laquelle l'indépendance doit se réaliser.

Nous, souverainistes, avons le devoir de rester fidèles à ce que nous sommes, à ce que le mouvement a été depuis ses débuts et à nos 400 ans d'histoire en tant que peuple. Il n'y a qu'avec l'indépendance que nous pouvons assurer notre pérennité, notre pleine liberté et notre pleine responsabilité.

M. Bouchard, vous nous avez fait faire un bout de chemin et nous vous en sommes reconnaissants. Maintenant, c'est à nous de terminer la course. À moi, à mes camarades du mouvement souverainiste et à Pauline Marois. Jusqu'au jour où le Québec deviendra indépendant.

***

Bernard Drainville - Député de Marie-Victorin pour le Parti québécois
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • André Loiselet
    Abonné
    vendredi 19 février 2010 01h20
    Bonne réflexion

    Quant à moi, voilà une excellente mise au point de M. Drainville.
    Déjà ébranlé par la critique du fondateur du Bloc Québécois, le PQ s'en retrouve beaucoup mieux positionné avec cette réflexion publique.
    Je préfère de beaucoup les dures interventions de M. Parizeau qui demeurent constructives. Il n'y a pas beaucoup de cachotteries, ni au PQ, ni chez Québec-Solidaire.
    Regardant la grande marmite politique bouillir et siffler, j'essaie de demeurer objectif. Nous nous voyons sollicités par autant de mensonges que de vérités.

  • François Ricard
    Abonné
    vendredi 19 février 2010 06h23
    Poursuivons la lutte
    M. Drainville quel beau cri de ralliement!
    Oui il nous faut continuer cette lutte pour notre indépendance.
    Nous comprenons la fatigue de M. Bouchard et la frustration qui en découle.A nous de prendre la relève et de continuer cette quête de souveraineté qui est essentielle à la survie de notre peuple.

  • Yvon Leclerc
    Abonné
    vendredi 19 février 2010 06h44
    Camille Laurin
    Votre texte, monsieur Drainville, fait du bien.
    J'ai accompagné Camille Laurin durant six ans et comme chef de cabinet, j'ai partagé ses rêves et ses déceptions. Côté rêve, il souhaitait renforcer la capacité d'action des Québécois et jeter aux orties leurs vieux complexes d'infériorité. Par la politique linguistique, bien sîr, mais aussi par la recherche scientifique, les industries culturelles, l'éducation, le droit d'auteur, etc. il a contribué à instrumenter la société pour lui permettre de grandir. Il disait que si chaque Québécois devenait sûr de lui, l'indépendance en découlerait comme un fruit mûr.
    On peut dire que sur ce plan, il a réussi son pari.
    Mais la société dans laquelle il a vécu a bien changé et les problèmes d'alors ne sont plus les mêmes aujourd'hui.
    Par contre, la souveraineté politique demeure toujours la meilleure clé (pas la seule, mais la meilleure) pour assurer notre avenir collectif.
    c'est ce que vous nous démontrez ce matin. De même que l'éditorial de monsieur Descotaux.
    merci à vous deux

    Yvon Leclerc

  • Assez merci
    Inscrit
    vendredi 19 février 2010 07h20
    Un homme debout!

    Très bien exprimé, chapeau!

    Il y a parfois des discours, des lettres de nos politiciens qui nous font honneur, fier d'être Québécois et de vouloir notre pays à nous.

  • Pierre Rodier
    Inscrit
    vendredi 19 février 2010 08h33
    Bravo
    Bravo monsieur Drainville,

    Vous résumez très bien la situation.
    Merci pour votre courage et votre vraie lucidité.

    Nous sommes avec vous et continuerons le combat.
    La dignité québécoise existe et notre nation ne se laissera pas anéantir.

    Vous avez notre confiance et notre appui.
    Encore une fois, bravo et merci.

    Pierre Rodier

  • Michel Mongeau
    Inscrit
    vendredi 19 février 2010 10h04
    La souveraineté: encore une bonne voie pour le Québec d'aujourd'hui
    Des questions, il faut s'en poser. Des doutes, il est normal d'en éprouver. Une bonne idée a avantage à évoluer , à mieux embrasser son objet. Mille fois, j'ai remis en question mes croyances et idées en lien avec l'avenir constitutionnel du Québec. Le gouvernement Harper, par l'horreur suscitée par sa manière de voir et faire les choses, a l'avantage de nourrir notre réflexion et notre besoin d'engagement. Qu'il s'agisse de la question des accomodements raisonnables, de celle de l'identité québécoise ou du nouveau programme ECR, nous sommes entrainés à redéfinir nos idées par ces dynamiques débats. Monsieur Drainville propose une position claire, moderne et de toute évidence, sincère. Je m'en réjouis et trouve cela beaucoup plus stimulant que les débordements affectifs et presque cyniques de monsieur Bouchard. La souveraineté me parait être encore une excellente voie pour réaliser une société loyale à son passé, ouverte sur l'avenir et sur ceux et celles qui y contribueront. L'environnement, la culture, l'éducation, le travail et la santé pourront ainsi être mieux définis comme nous le sentons et le voulons ici, au Québec en 2010.

  • Michele
    Inscrit
    vendredi 19 février 2010 10h18
    L'effacement de la moitié silencieuse
    À mon avis, au Québec les dernières décennies se caractérisent par la recherche d'un compromis entre les droits individuels et les droits collectifs. Les québécois sont divisés quant à la direction à prendre. Oui, ils tiennent à leur langue mais ils tiennent aussi à la démocratie.

    Les membres du Parti québecois sont tellement convaincus de leur projet qu'il est difficile pour eux de réaliser que ce message, tel qu'il se présente, n'est pas universellement accepté par la moitié de la population.

    Peut-être devrait-il songer à une nouvelle lecture des 400 années d'histoire et accorder aux 35 dernières années une attention particulière en analysant le message que lui envoie une partie de la population.

  • Renaud Blais
    Inscrit
    vendredi 19 février 2010 10h29
    Bouchard en mal de visibilité
    Pour moi, toute cette histoire tourne autour de la nostalgie de l'ex-premier ministre de se voir à la Une...
    En réfléchissant un peu plus, j'y vois aussi une stratégie visant à ce que les médias oublient de parler du pétrin dans lequel s'est mis le gouvernement Charest avec ses accommodements à l'égard des écoles juives...
    Renaud Blais
    Québec

  • Godefroy
    Abonné
    vendredi 19 février 2010 10h40
    Courage et audace
    Merci et continuez. Vive la vie :

    « Il est des points [...] où le courage et l'audace tranquilles deviennent pour un peuple, aux moments clés de son existence, la seule forme de prudence convenable. S'il n'accepte pas alors le risque calculé des grandes étapes, il peut manquer sa carrière à tout jamais, exactement comme l'homme qui a peur de la vie. »

    René Lévesque, 1968

  • pierre bureau
    Inscrit
    vendredi 19 février 2010 11h52
    bravo!!
    Chapeau pour votre plume M. Drainville!
    Je suis heureux de constater que les Propos de M. Bouchard trouvent reponse...

    Continuons avec acharnement notre legitime lutte!
    Merci a vous tous!
    Nous Vaincrons

  • Gaetan Ste-Marie
    Inscrit
    vendredi 19 février 2010 12h42
    UNGROS BRAVO
    Et j'ajouterais à l'intention de M.Bouchard qui est un homme de lettres cette pensée de Sénèque, philosophe toujours d'actualité:
    CE N'EST PAS PARCE QUE LES CHOSES DIFFICILES QUE NOUS N'OSONS PAS, C'EST PARCE QUE NOUS N'OSONS PAS QU'ELLES SONT DIFFICILES

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 19 février 2010 13h54
    Le chat sort du sac
    Il ne faudrait pas se surprendre des entourloupettes de Lucien Bouchard. Sa nouvelle cabale se limite à faire front commun avec son frère Gérard sur l`identité québécoise. Gérard est sur la pente raide et sa Commission ne va nulle part. Le bruit ne changera pas la tendance forte du peuple qui ne cesse de se faire agresser par les gestes hypocirtes du gouvernement Charest ou ses ministres sans foi, ni loi. En faisant son lit près des Chrétien, Charest et Tremblay de Ottawa, Québec et Montréal il confirme que ses services sont négociables. Quelques contrats légaux bien rémunérés feront la différence. Une fois le chat sorti du sac le peuple prendra ses distances avec un autre politicien fourbe , en quête d`attention du bon peuple. Bien sur les lucides comme Pratte, Dubuc et Gagnon se feront les chantres de ce nouveau messie fédéraliste.

  • emeri
    Abonné
    vendredi 19 février 2010 16h12
    Bravo Monsieur Drainville
    Certains analystes disent que Lucien Bouchard, finalement, n'a jamais été un souverainiste mais plutôt un conservateur déçu. Peut-être.
    Mais tout cela ne lui donne pas droit de cracher sur son passé et,
    au surplus nous inciter a laisser tomber le seul moyen efficace qui peut
    nous sauver, l'indépendance. C'est difficile à comprendre comment
    un Québécois pure laine du fief de la Saguenay peut, sans qu'on lui demande de nous frapper en pleine figure son désistement.
    Bernard Drainville vous y allez mollo dans vos commentaires sur cet
    ancien chef. Et moi, pour un, je vous dit que je vous verrais très
    bien à la tête de mon parti. Le parti des vrais comme vous.
    Le parti des Français d'Amérique.
    Réjean Grenier, Mont-Laurier

  • Jacques Boulanger
    Abonné
    vendredi 19 février 2010 16h45
    Qui est le radical ?
    Quel respect, quelle déférence dans vos propos, M. Drainville. Mais cela ne fait pas oublier la mesquinerie du coup d’envoi. Jean-François Lisée prend moins de précaution et ose appeler un chat, un chat. Qui eut dit qu’un jour LuLu serait devenu la nouvelle égérie des libéraux, des fédéralistes et de tout ce qu’on peut rallier contre le projet le plus noble et le plus transcendant de notre peuple. Se rend-il compte qu’il est devenu l’inspiration de tous ceux qui nous méprisent et qui répandent leur fiel sur notre rêve, notre identité, notre fierté d’être ce que nous sommes.

  • Jean-Roch Lapointe
    Inscrit
    vendredi 19 février 2010 17h45
    LES CRISES ENGENDRENT LES TRANSITIONS
    Je n'approuve pas, tout comme je ne comprends pas la sortie inusitée de M. Bouchard.

    Je penses que les grandes crises que nous vivons obligent les peuples et les nations à revoir leur avenir différemment. Et pour le peuple français du canada, la Confédération canadienne n'est plus soutenable à plusieurs égards. Avons-nous encore les finances publiques nécessaires pour faire vivre comme Province l'île du Prince Edouard qui est moins populeuse que Longueuil, de soutenir les vestiges canadiens de la monarchie britannique.

    Pouvons-nous encore soutenir financièrement la duplication francophone-anglophone des hôpitaux et des universités à Montréal.

    L'immigration est problématique chez nous parce qu'elle entre selon les règles canadiennes plutôt que les règles québecoises. Et inconsciemment ou parcequ'il ne peut faire autrement, l'immigrant se range du côté de la majorité de son pays d'accueil qui est anglophone. Et sans le vouloir méchamment, l'immigration nuit à l'épanouissement du Québec à majorité francophone.

    Si nous étions un Pays, plutôt qu'une seule province francophone diluée et minorisée à travers 9 provinces et trois territoires anglophones, nous pourrions être une terre d'accueil beaucoup plus ouverte à l'immigration, avec des règles beaucoup plus précises et transparentes. L'immigrant dans le contexte actuel vit chez nous dans l,ambiguité.

    Et pour l'économie, Haîti ne renonce pas à sa souveraineté parce que le pays vit dans la misère, la pauvreté et les lendemains tragiques du tremblement de terre. Je regardais enfin des pays à plus faibles population et territoire que le Québec, comme la Lettonie, la Slovaquie, défendre avec fierté leur nation via leurs équipes de Hockey, contre la puissante machine soviétique, aux jeux Olympiques de Vancouver.

  • Eric Thiffault
    Abonné
    vendredi 19 février 2010 21h12
    Voici la Solution
    Pour relancer le projet du pays du Québec, il faut parler des avantages de faire ce pays c`est ce qui manque atrocement au P.Q.. Votre article doit être le début de cette charge sans cesse du pourquoi. Il en faut beaucoup plus. Vivre le Québec libre M. Bouchard

  • Serge
    Abonné
    vendredi 19 février 2010 21h59
    Une question de bons sens
    Comment voulez-vous faire valoir vos choix quand vous ne représentez que 25% de la population canadienne? D'une élection fédérale à l'autre, la population vote pour un parti qui doit voir à l'ensemble des intérêts du Canada. Ainsi 75% des décisions sont prises en fonction des intérêts des autres provinces. Nos élus sont en partant "pognés" avec ça. Ils doivent tenir compte de leurs électeurs. L'indépendance mettrait fin à ce perpétuel tiraillement. Nous prendrions nos décisions en fonction de nos intérêts. Et dans nos relations avec nos voisins, nous signerons des accords qui nous sont favorables. Si ce n'est pas avec notre voisin de droite, ce sera avec notre voisin de gauche!

  • Trobadorem
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 07h51
    Drainville, arretez de pleurnicher...Bouchard vient des Marais de Sagard, tout comme Charest....
    Pour le reste, ne vous attendez pas à faire d'un navet, une carotte...Bouchard est fait comme cà...et faudra s'y faire....

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
18 réactions
2 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
éditoriaux
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012