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Lucien Bouchard et la souveraineté - Sa deuxième démission

Bernard Descôteaux   19 février 2010  Québec
Voyant Lucien Bouchard accepter sans hésitation aucune notre invitation à participer à ce débat sur 100 ans de vie politique au Québec que nous organisions pour souligner le centenaire du Devoir, nous avions vite compris qu'il sortirait de la réserve qu'il avait observée ces neuf dernières années. Ses propos de mardi soir ont été d'une vigueur inattendue, notamment sa dénonciation de la radicalisation du Parti québécois dans le présent débat sur la laïcité. Plus attendus, ceux sur la souveraineté étaient non moins provocants.

Plutôt discret depuis sa démission comme chef du Parti québécois et premier ministre du Québec, Lucien Bouchard est néanmoins demeuré un personnage politique. Même quand il garde le silence, il fait partie des conversations. Combien de fois n'a-t-on pas spéculé, à droite comme à gauche, sur son éventuel retour en politique? Les nostalgiques du Lucien Bouchard qui a presque gagné le référendum de 1995 savent maintenant qu'ils ne doivent plus compter sur lui. Il ne croit plus à la capacité de réaliser ce rêve de la souveraineté, du moins de son vivant.

Ne nous méprenons pas quant aux paroles de Lucien Bouchard. Il n'a pas dit qu'il n'était plus souverainiste. Il n'a pas dit que la souveraineté était un projet illégitime. Toutefois, en affirmant qu'il fallait porter ses rêves vers d'autres projets et d'autres nécessités que la souveraineté, son message ne pouvait être reçu que comme une renonciation. Dans les faits, son intervention aura été, consciemment ou non, sa deuxième démission du mouvement souverainiste. Si en janvier 2001, c'est le chef qui démissionnait, mardi, c'est le militant qui abandonnait la partie.

D'entendre cet ancien chef du Bloc québécois puis du Parti québécois inviter ses concitoyens à mettre de côté ce «rêve» de la souveraineté étonne, pour ne pas dire qu'il déçoit. Personne ne contestera que la perspective d'un prochain référendum sur la souveraineté n'est pas dans un horizon proche. Les «conditions gagnantes» ne seront pas réunies avant encore plusieurs années, mais qui sait? Plusieurs fois, on a annoncé la mort prématurée du «séparatisme». Pierre Elliot Trudeau l'a même officiellement proclamé... quelques mois avant que le Parti québécois ne soit élu en 1976.

Il est difficile de reprocher à Lucien Bouchard ses paroles, car il y a tant d'autres militants souverainistes qui, devant l'impasse actuelle dans laquelle se trouve leur mouvement, ont choisi de s'investir dans d'autres causes, notamment l'environnement. Il est normal de ressentir une certaine fatigue à force de porter un projet qui n'aboutit pas. Pour Lucien Bouchard, l'avenir du Québec passe par le rétablissement de finances saines qui assureront la pérennité de ses programmes sociaux. Il appelle ses concitoyens à s'investir dans des «rêves» qui permettront de créer une nécessaire richesse collective.

Il y a dans ce que propose M. Bouchard des défis qu'il faut certes relever collectivement sans attendre le grand soir de l'indépendance. Mais faut-il pour autant mettre de côté tout autre projet de définir l'avenir politique du Québec? Aussi lointaine que puisse être sa concrétisation, la souveraineté est le moteur de l'engagement politique de nombre de Québécois. Dans l'immédiat, il est par ailleurs le seul projet qui permette d'échapper à un certain fatalisme. L'abandonner voudrait dire se résigner au fédéralisme tel qu'il se pratique. Se résigner au statu quo. Se résigner à vivre avec cette Constitution de 1982 imposée au Québec unilatéralement. Se résigner à voir le poids politique du Québec diminuer au fil du prochain siècle, sans se donner une solution de rechange. De cela, il faut en être conscient, lucidement.
 
 
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  • André Loiseau - Abonné
    19 février 2010 01 h 00
    La péréquation et la souveraineté

    Nous rêvons aussi d'une richesse collective à nous partager mais il ne faudrait pas que la galette aille toujours du même bord, c'est-à-dire aux gros, à la mafia qui siphonne le gouvernement, aux compagnies et aux banques qui réussissent déjà et dont les coffres débordent. Qui donc se partage la richesse et se la partagera encore si elle augmente? Le peuple, vraiment? Depuis quand? Comment ce fait-il que l'élite se paye des salaires et des boni aussi mirobolants, aussi absurdes, dans notre pauvre province en faillite que les petits travailleurs et épargnants doivent supporter?
    La richesse que nous pourrions accumulée par je ne sais quel miracle, pourrait servir à nous débarasser de la péréquation pour nous suffire à nous mêmes. Étant encore sous la dépendance du père, nous ne voulons pas quitter la maison. Un autre gouvernement pourrait consulter la Caisse d'économie comme M. Parizeau, vrai souverainiste, avait fait lors du dernier référendum perdu par la peau des dents et voir à investir suffisamment, ou à rembourser assez de dettes pour que cette essentielle libération se produise, non?
    M. Descôteaux a raison. Il faut se garder ou se donner une solution de rechange en vue d'un pays à naître.

    Par contre, toute résignation nous est impossible. Quand on agit en ver de terre, on se fait écraser. Et comment donc faire confiance, on nous a tellement menti? En commençant par Trudeau jusqu'à Bourassa et tous les autres. Tellement que René Lévesque nous est arrivé comme une eau fraîche qui nous était, jadis, inconnue. Nous connaissons notre histoire. Le clergé a aussi mis la main à la pâte, depuis les Patriotes. Que de débandades!
    Et si le PQ devient un second ADQ (ce dont je doute), il nous restera Québec Solidaire pour rester debout. Vu la déchéance du parti de Dumont, ce jeune parti de gauche nous réserve des surprises.

    J'ai trouvé M. Bouchard bien pessimiste. Je crois qu'il a déchanté lors de la perte du dernier référendum. Il s'était investi corps et âme et, sous l'assaut des fourberies et propagandes illégales, le peuple a pris peur et s'est retiré dans ses terres. Son ego (ça en prenait un puissant pour mener cette bataille) en a pris un coup tellement dur qu'il ne s'en est jamais relevé.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    19 février 2010 01 h 51
    Le défaitisme de Bouchard
    Nous savons tous que Lucien Bouchard a toujours été un homme plutôt angoissé. D'ailleurs, cela se voit souvent sur son visage.

    Qu'il se déclare préoccupé par l'état très précaire dans laquelle se trouvent actuellement les finances du Gouvernement du Québec, j'en conviens et nous devons y faire face le plus tôt possible. Cependant, nous ne sommes pas les seuls à avoir ce genre de problème. Qu'on pense, par exemple, à la situation financière actuelle de la Grèce : ce pays est au bord de la faillite totale !

    Donc, d'accord avec M. Bouchard sur les défis économiques qui nous attendent. Toutefois, était-il nécessaire d'ajouter comme il l'a fait - lui qui se dit pourtant toujours souverainiste - que, compte tenu de ces problèmes, la souveraineté n'est pas réalisable ? Un tel discours semble être une invitation au défaitisme, à l'acceptation résignée du coup de force de 1982.

    Désolé, mais, peu importe le contexte économique, les Québécois ont le droit de se tenir debout et d'avoir des rêves, des solutions de rechange au statut quo politique dans lequel se trouve leur société !
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  • Yves Côté - Abonné
    19 février 2010 05 h 23
    Rétablissons les choses...
    Ce n'est pas parce que Monsieur Bouchard est venu dire qu'il se rendait compte que lui, il ne serait pas plus capable de faire la souveraineté du Québec dans le futur que par le passé que, pour autant, personne d'autre ne saurait le faire...
    Je me permets de rappeler qu'il y a toujours en position verticale des femmes et des hommes pour lutter et croire que les Québécois sont tout-à-fait en mesure d'y arriver, à condition de pouvoir s'unir autour d'une/e porte-parole qu'ils reconnaîtront comme assez honnête et compétent/e pour le faire !
    L'indépendance d'un pays ne repose jamais sur les épaules d'une seule personne, puisqu'elle repose sur celles du peuple qui lui, se détermine à reconnaître, ou pas, les qualités et l'entourage de qui se propose de les représenter pour ce faire... Représenter, comme dans "démocratie et liberté", et non remplacer comme dans "culte de la personne et obéissance".
    A bon entendeur, salut.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    19 février 2010 06 h 09
    Vu d'un certain angle, le mâle Canada cherche à uniformiser tout ce qui voudrait se distinguer du giron fédéraliste.
    La province de Québec, au fond, est comme une femme mariée à un Canada dont le tempérament est celui d'un mâle dominant. Petite nuance, je n'ai pas dit dominateur. En effet, s'il était dominateur, il chercherait à s'imposer avec des gros sabots de Denver.

    Cela dit, la souveraineté du Québec ne se ferait pas sans le consentement explicite du mâle polygame qu'est le Canada. L'économie est la clé de voute principale de la souveraineté du Québec. C'est donc d'indépendance économique dont le Québec aurait le plus besoin.

    La contradiction, c'est que la dynamique de l'économie ne pourrait se faire sans un marché ouvert aux autres, et inversement. D'où la nécessité d'avoir le consentement honnête du mâle dans cette affaire.

    Il reste que la culture au Québec est riche de ses différences. Historiquement parlant, c'est encore une culture d'un territoire occupé. Mon impression est que la Reine du Commonwealth a moins de place chez nous qu'ailleurs au Canada.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    19 février 2010 07 h 15
    Bonnet blanc, blanc bonnet
    Vous et M. Bouchard dites à peu près la même chose. Pour le moment la majorité des Québécois est contre - alors pourquoi ne pas se trouver un autre défi intérimaire pour faire avancer des causes importantes et revenir à la souveraineté si et quand les conditions permettront de ne pas perdre un autre référendum. Ça ne sert à rien de partir en peur et faire de l'hystérie avec ça.
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  • Assez merci - Inscrit
    19 février 2010 07 h 25
    Mauvaise cible.

    M. Bouchard aurait dû attaquer le gouvernement charest s'il voulait parler d'économie, de défits et d'endettement car c'est lui qui est au pouvoir.

    Oui M. Bouchard, des ti counnes et des Elvis Gratton existent bien au Québec, il y en a dans plusieurs familles!
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  • Etienne Merven - Inscrit
    19 février 2010 07 h 38
    Lucien Bouchard a raison
    Une partie de la population de plus en plus restreinte s'accroche encore désespérément au rêve de souveraineté, de séparation, d'indépendance, etc, vieux de plus de 40 ans.
    Dans son aveuglement, elle n'arrive pas à se rendre compte que, même s'il est bon de rêver, les chances que cette éventualité se produise s'amenuisent de jour en jour. La grande majorité des gens n'en veut pas (j'en connais qui vont me sortir des résultats de sondages divers et variés; laissons les sondages de côté, svp) et il y a trop d'éléments qui jouent contre elle. Il faut donc passer à autre chose.
    Le Québec a eu sa chance à deux reprises, mais a raté les deux fois son rendez-vous avec l'histoire. Je doute qu'il y ait une troisième fois, car le mouvement souverainiste/séparatiste/indépendantiste est très affaibli, quoiqu'en disent certaines personnes, comme Duceppe et La Marois, qui ne font que mener en bateau la population du Québec depuis des lustres. En effet, non seulement, les citoyens du Québec se désintéressent de plus en plus de cette cause, mais il n'y a plus de chef charismatique compétent susceptible de rallier les gens à la cause, de galvaniser les foules, bref de redonner l'élan qui manque cruellement et, je dirai, s'éteint petit à petit. Il ne restera qu'un beau souvenir, ça fera de belles lectures au coin du feu dans quelques années.
    Lucien Bouchard a raison parce que la province du Québec est dans de mauvais draps. Le bateau fait eau de partout et ne tardera pas à couler au train où vont les choses. Les finances publiques sont exsangues, l'économie ne va guère mieux, la population active rétrécit comme peau de chagrin, alors que le nombre d'aînés augmente à la vitesse grand V, et les services de santé et d'éducation battent de l'aile.
    Le moment n'est plus au pointage de doigts et aux accusations vaines. Le Québec doit se retrousser les manches et commencer à bosser pour s'assurer un avenir meilleur à tous les points de vue. Mais comment le demander à une population qui s'est toujours attendue à ce que tout lui tombe tout cuit dans le bec depuis des décennies? C'est là le grand défi de tout gouvernement, quel qu'il soit.
    Réfléchissez-y, c'est de l'avenir du Québec qu'il s'agit!
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  • Pier-Luc Lampron - Abonné
    19 février 2010 07 h 39
    La résignation
    La résignation à laquelle vous faites référence à la fin de votre éditorial est pourtant ce à quoi nous invite l'ensemble des éditorialistes canadiens anglais, ceux du groupe Gesca ainsi que tous les partis fédéralises à Ottawa.

    Quel projet emballant et mobilisateur ! ^.-
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  • Fernand Turbide - Inscrit
    19 février 2010 07 h 54
    Monseigneur Luciano Boucharetti...
    Il y à similitude entre Lucien Bouchard et Jean Charest, il sont tous les deux des conservateurs travestis, l'un péquiste l'autre libéral. Mais ils restent des conservateurs dans l'âme et de fidèles représentants de la "Free Entreprise".Et ce fut une erreur du parti Québécois, un parti social démocrate, d'avoir accepté un jour d'être dirigé par ce politicien de droite. Indépendantiste il ne l'à été que de façade, il n'y a jamais cru. C'est d'ailleurs ce qui explique que les fédéralistes ont une telle admiration pour lui contrairement a Jacques Parizeau, homme d'État compétent et indépendantiste sincère. Il à droit a ses opinions mais en ce qui me concerne il n''aura jamais été autre chose qu'un valet de la haute finance.
    Il est important de spécifier la conjoncture du référendum de 95. L’échec de Meech et sa démission du parti conservateur, sa maladie et son amputation en avait fait un héros du moment. Et les peuples, Québécois ou autres ont toujours aimés croire aux héros; on venait de lui en fabriquer un sur mesure. Je ne veux pas renier l’importance de sa participation mais pour les fédéralistes et la haute finance il était surtout important de tasser Jacques Parizeau, indépendantiste sincère qui n’aurait pas hésité a déclarer unilatéralement l’indépendance en cas de victoire du oui même par une faible marge. Tout comme Jean Charest, il à surtout été un fidèle serviteur de la finance et du patronat.

    Fernand Turbide
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  • Denis Miron - Inscrit
    19 février 2010 08 h 45
    C'était un p'tit avocat...
    Emporté par les eaux troubles du néolibéralisme, Lucien Bouchard est passé au dessus du Québec comme une étoile filante.Il nous a laissé le déficit zéro que libéraux et péquistes se sont empressés de contourner par des entourloupettes comptables et qui a eu pour résultat de saboter le système de santé au Québec. Bravo à ce narcissique lucide autoproclamé qui joue à obsédé face à la dette pour mieux livrer le filet social à la privatisation…

    C’était un p’tit avocat,
    tirelire lire, tirelire lire
    Un manifeste il signa,
    tirelire lire, tire élire pas ça

    Pour plaire à tout l’patronnat,
    tirelire lire, tirelire lire
    Il leur devait bien tout ça,
    car son salaire venait d’là

    Prétendant couper dans l’gras
    C’est l’ti peuple , oui l’ ti-peuple
    prétendant couper dans l’gras
    c’est ti-peuple qui en soufra

    Groupes d’aide aux plus démunis
    et services publiques aussi.
    Pour engraisser les banquiers
    les PDG, les lobbys

    C’était un p’tit avocat
    qui d’ pire en pire, de pire en pire
    C’était un p’tit avocat qui d’ pire en pire
    empirait ça.
    Excusez la!

    On ne me fera pas croire que la lucidité loge dans l’absence de solidarité. Ce type de raisonnement me fait penser à ceux qui joue l’argent des autres en bourses et qui en la perdant poussent l’effronterie jusqu’à se sauver avec une prime dédié au rendement. Ceci manifeste beaucoup plus de cupidité que de lucidité
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  • Véronique Martel - Inscrite
    19 février 2010 08 h 45
    Ne pas baisser les bras
    Comme Pierre-Luc Lampron, je refuse de baisser les bras.
    Et je me réjouis que les souverainistes d'aujourd'hui soient déterminés à poursuivre le combat.

    Si Lucien Bouchard est trop fatigué, qu'il se retire. Mais de grâce, qu'il n'aide pas Jean Charest en nous cassant les oreilles avec ses commentaires moralisateurs.

    Par ailleurs.... qui est au gouvernement? Si les "problèmes urgents" ne sont pas réglés, c'est bien parce que Jean Charest est trop lâche. Et qu'il se délecte de commentaires inutiles comme ceux de Lucien Bouchard pour détourner l'attention.

    Pour finir, je vous invite à lire le texte de Bernard Drainville, publié ici ce matin. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir; le député nous en donne un bonne dose avec sa lettre à Lucien Bouchard!
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/283376/le
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  • Gervais Pomerleau - Inscrit
    19 février 2010 08 h 49
    Quand finira-t-on par comprendre?
    Nonobstant ce que prétendent toutes ces têtes tordues d'Ottawa, nonobstant le bain de formol dans lequel l'équipe charest tente de nous enfermer, qu'on cesse une fois pour toutes de jouer à chat/souris. Nous sommes, depuis le rejet de cette nouvelle constitution que nous n'avons jamais signée, hors de la fédération canadienne.
    Quel qu'il soit, un contrat non signé nous exclut. C'est valable pour l'achat d'une pelle, d'une maison ou d'une constitution. Je ne peux être partie prenante à un un contrat auquel je n'ai pas apposé ma signature. C'est pourtant clair. On devrait finir par comprendre ça sans avoir besoin de passer par des études post-doctorales, non?
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  • Roger Kemp - Inscrit
    19 février 2010 09 h 12
    Il est toujours de réaliser son rêve.
    Pendant des années le colonel Sanders a rêvé de démarrer son entreprise et ce n'est qu'à 69 ans qu'il a réalisé son rêve. Tous les grands psychologues de ce monde, tous les gourous de la motivation de ce monde vous diront de ne laisser jamais personne détruire votre rêve. Rappelez-vous que tu temps du gouvernement Chrétien le rêve des conservateurs étaient de prendre le pouvoir. Depuis le temps que les libéraux étaient au pouvoir et compte tenu des difficultés à s'entendre avec le Reform Party, le rêve conservateur était presque illusoire. Pourtant, la vie nous apprend qu'il arrive toujours des circonstances qui changent le cours de l'histoire. La fameuse recette du colonel a changé sa vie. Le scandale des commandites a changé celle des conservateurs. Le référendum de 1995 n'eut été du vol (double sens) des "lovers" de la communauté anglophone, communauté qui n'a jamais rien compris au rêve du Québec. Ce qui est désolant avec l'argumentaire des fédéralistes, c'est qu'il refusent de voir dans la souveraineté une autre façon de concilier deux nations aux vues différentes. Cela fait plus de 140 ans que le système fédéral est en fonction et il n'a jamais réussi à concilier les deux solitudes. Ne laissons jamais personne détruire notre rêve.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    19 février 2010 09 h 45
    L'un des raisons de la sortie de M. Bouchard
    Sincèrement, je me demande de plus en plus si ce n'est pas M. David Doyon qui a raison dans la lettre qu'il vous a envoyée et que vous publiez aujourd'hui (VOIR À CE SUJET, LETTRE : LA VENGEANCE DE LUCIEN...).

    Que l'ancien premier ministre, dans ses réflexions qu'il nous a livrées sur la souveraineté, les finances du Québec et les accommodement raisonnables, en ait profité pour critiquer Mme Marois d'avoir osé, même si elle l'avait fait sans aucune malice, qualifié son frère d' « Elvis Gratton » (bon sang, qu'est-ce que cela venait faire dans le débat auquel il avait été invité ?) nous laisse croire que sa sortie ressemblait pas mal à un règlement de compte !
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  • michel lebel - Inscrit
    19 février 2010 10 h 00
    Lucien Bouchard a fini par comprendre.
    À M.Descôteaux,

    Quel fédéralisme souhaiteriez-vous pour le Québec, si les Québécois ne veulent pas de la souveraineté? Il faudra bien un jour répondre à la question plutôt que rêver à un statut qu'une majorité évidente de Québécois ne veule pas. Va-t-on un jour guérir de la constitutionnalite et passer à autre chose. C'est ce que Lucien Bouchard a fini par comprendre et dire.
    Mais pour bien des idéologues, tels Bernard Landry et Jacques Parizeau, il semble qu'il leur est impossible de croire à autre chose quel a souveraineté. Comme ceux qui croient que le marché règle tout ou que le socialisme était la seule voie d'émancipation. Il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.
    Un fédéraliste conséquent ne peut carburer à pareille idéologie, parce qu'il sait bien ou devrait savoir que le mode fédéral de gouvernement se situe au niveau des moyens du vivre-ensemble et non au niveau de la fin. Le fédéralisme n'est pas une idéologie. Le nationalisme souverainiste et un nationalisme canadien ou "canadian" le sont. Le fédéralisme permet souvent de contrecarrer les excès posssibles du nationalisme.

    Michel Lebel
    Ancien professeur de droit constitutionnel
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  • Geoffroi - Abonné
    19 février 2010 10 h 29
    Avenir d'une nation
    « Ce qui constitue une nation, ce n'est pas de parler la même langue, ou d'appartenir à un groupe ethnographique commun, c'est d'avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l'avenir. »

    Ernest Renan

    Extrait de Qu'est-ce qu'une nation ?
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  • Hubert Larocque - Abonné
    19 février 2010 10 h 42
    Lucien Bouchard, le fédéraliste honteux
    On nous permettra de reproduire, avec quelques ajouts, en appui à l'éditorial de M. Descôteaux, une lettre écrite, hier, à l'intention des journaux. Son actualité est loin d'être épuisée.
    Avant de pousser un homme au premier rang, les Québécois devraient peser l’aptitude de celui-ci à comprendre sa fonction et mesurer la déception possible de l’espérance que l’on va placer en lui. Plusieurs signes nous en prévenaient, mais cette lamentable sortie contre l’indépendance ne permet plus aucun doute. Lucien Bouchard ne s’est jamais affranchi de l’ambivalence de sa double carrière, tantôt à Ottawa, tantôt à Québec , et maintenant de nouveau à Ottawa par son acceptation fataliste du régime fédéral. Sa sortie du politique n’avait rien eu de glorieux. Il a calomnié Yves Michaud d’antisémitisme et s’est entêté dans cette position fausse pour se donner les gants de déserter les devoirs de son poste. Il affirme que l’indépendance n’est pas réalisable alors qu’elle dépend, hier comme aujourd’hui, de la foi nationale, de l’imagination et de la force politique de ceux qui la promeuvent. Si le Québec paraît aujourd’hui dans une impasse, c’est à cause des lacunes de ses dirigeants sur un ou plusieurs de ces points. Les plus dommageables à la cause ont été sans nul doute René Lévesque et Lucien Bouchard. L’examen de leur carrière démontre chez eux la faiblesse de leur conviction, leur ambivalence dans l’action et une complicité de fait avec le régime fédéral dont ils prétendaient vouloir sortir.
    Le Québec a survécu à la Conquête de 1759, et depuis il a connu plusieurs renaissances et des avancées prometteuses dont la dernière fut la Révolution tranquille. Or toute l’énergie nationale qui a impulsé nos progrès dépendait du « rêve » plus ou moins précis de l’indépendance. Le désir d’autonomie et même les luttes pour obtenir une juste place dans la confédération sont des formes timides, contradictoires ou perverties de l’indépendance. On peut noter que cette préoccupation occultée reparaît sournoisement à travers l'obsession de la laïcité, de l'égalité des sexes et de l'ouverture aux quatre points cardinaux qui en constitue, en creux, sous forme d'absence, la marque toujours essentielle. Peut-on mobiliser indéfiniment un peuple, le soumettre à des luttes épuisantes si on supprime le but de celles-ci qui est l’indépendance? Et si tous nos efforts arrêtés avant d’atteindre le but sont fatalement confisqués et dénaturés au profit du Canada? L'apparente désaffection des Québécois à l'endroit d'eux-mêmes et de leur destin historique est une réponse à ce détournement de nos projets et de notre espérance. L’indépendance n’est pas à confondre avec les différents problèmes du Québec mais elle est la source de l’énergie nationale et la motivation de tout notre agir appliqué aux problèmes d’importance relative que M. Bouchard énumère un peu pêle-mêle : décrochage scolaire, financement des universités, tarif d’électricité trop bas, etc. Comme tous nos efforts ont plus ou moins échoué, il faut s’interroger sur notre compréhension du concept d’indépendance et sur notre volonté réelle d’y accéder.
    Au lieu de jeter la pierre à M. Bouchard, il faut plutôt avoir pitié d’un homme qui a occupé un poste dans lequel on l’a poussé, mais dont il ne pouvait et voulait pas profondément assumer les exigences. En réalité, il a évoqué sous nos yeux le cauchemar d’une carrière avortée, toujours en recherche de sa cohérence et qui se désespère de ne pas avoir été à la hauteur au bon moment. Pourquoi ne pas lui suggérer amicalement de retourner à la source de ses rêves au lieu de vouloir en désespérer ses concitoyens?
    Hubert Larocque, Gatineau.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    19 février 2010 11 h 04
    @ M. Lebel
    Une chose est sûre, ce n'est pas uniquement la souveraineté qui règlerait les problèmes du Québec. On ne s'épanouit pas avant de savoir marcher sans artifices. Quant à l'idéologie, elle se trouve toujours dans le camp adverse. Je le dis en toute objectivité!

    En outre, s'il n'existait pas déjà, le fédéralisme serait aussi une idéologie. Quand le sculpteur travaille sur son oeuvre, elle n'est qu'une abstraction jusqu'à ce qu'il la termine. De plus, défendre sa position, c'est simpliste de dire que l'autre position n'est qu'une idéologie.
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  • Yvon Roy - Abonnée
    19 février 2010 12 h 36
    Shakespeare
    The whole world is a stage....
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  • Pierre Brosseau - Abonné
    19 février 2010 12 h 39
    "CONTRECARRER LES EXCÈS POSSIBLES DU NATIONALISME", M. LEBEL ?
    Et voilà, après le camion de la Brink's, le Non qui voulait dire OUI, les chèques de pension de vieillesse et nos belles Rocheuses que perdront les Québécois s'ils osent devenir souverains chez eux, voici qu'on ressort un autre épouvantail à moineaux: le nationalisme pourrait comporter des excès.

    Une nation qui se défend contre les assauts continuels de ses voisins (commandites frauduleuses multi-millionnaires, infractions éhontées contre la loi québécoise sur les référendums, loi de la "clarté", charcutage méthodique et non-respect de la loi 101 par les institution fédérales au Québec, mascarade de bilinguisme institutionnel, etc.), une nation qui voit s'enchaîner de tels excès, pourrait donc céder à son tour à des excès de nationalisme !

    Cela fait penser à la guerre préventive des Bush, Cheney et autres Rumsfeld qui préfèrent de beaucoup frapper les premiers au cas où ...

    Donc, de peur que nous ne devenions excessifs, de peur d'avoir peur de nous-mêmes, Québécois sans morale, ni conscience politique, laissons aller, les autres savent mieux que nous ce qui est bon pour nous.

    Heureusement, le rempart du fédéralisme tient bon. Déplorable, dites-vous ?
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  • observateur1 - Abonné
    19 février 2010 13 h 09
    La souveraineté du Québec
    J'ai ne jamais été membre d'un parti politique...

    Aujourd'hui retraité, j'irais voté demain matin pour la souveraineté du Québec comme je l'ai fait en 1980 et 1995...

    Parce que pour moi, c'est l'unique façon de rassembler toutes les forces vives de ce prochain pays qui aura enfin les coudées franches pour régler tous ses problèmes ...

    Avec un Québec pleinement responsable de sa destinée, ce sont nos enfants qui en sortiront les grands gagnants...

    La troisième fois sera la bonne..
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  • Ken Ko - Inscrit
    19 février 2010 13 h 17
    Les commentaires de Jacquel Noel sont dégueulasse
    Je me demande depuis quand les immigrants ou tous les non-francophones sont devenus les bêtes noires des independantistes? Depuis toujours? Si les quebecois n'ont pas voté pour la séparation en deux réprises même si les francophones dites de souche formaient la majorité dans la province, pourquoi cibler les nouveau venus pour le non-aboutissement de cette rêve? Vous devez vous demander aussi pourquoi la majorité des immigrants franco-parlants ne partagent pas la même vision pour eux-mêmes? Peut-être quand le Quebec est prêt à emprunter une voie vers une société plus juste, plus libre (sans peur de se faire menacer par les gens qui portent le burqa serait une bonne indicateur), vraiment ouvert sur le monde (au lieu de s'imposer un pair des croyances uniques sur tous le monde à travers d'un stupide charte de laicité) et portent une grande fierté de leur propre culture et de la langue française sans aucune excuse pour n'importe qui, le reste de la population vous accompagnera sur le voyage, commençant avec moi-même.
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  • Pierre Cornellier - Abonné
    19 février 2010 13 h 46
    Une 3e démission.....Et un manque de logique:le Bloc.
    Bouchard a d'abord démissionné du Parti Conservateur. Il était de ceux qui ont cru *au retour du Québec dans le giron constitutionnel dans l'honneur et l'enthousiasme*(discours de Sept-Iles de Bouchard, 1984)...
    Quand Meech a coulé Bouchard a fondé le Bloc. IL a compris que la refonte du fédéralisme était impossible pcq la constitution illégitime de 1982 est bétonnée.

    D'où son illogisme:comment peut-il être d'accord avec la présence du Bloc...pis, d'un autre côté, relayer la souveraineté au second plan?
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  • Pierre Cornellier - Abonné
    19 février 2010 13 h 49
    Fédéralisme et CONfédération
    Je suis toujours étonné de lire des gens qui se disent *fédéralistes* alors que le 1er juillet ils fêtent une CONfédération....

    Ces gens-là acceptent que ce qui devait être une CONfédération entre 2 peuples soit maintenant une fédération dans laquelle le Québec est 1/13 soit l'égal de IPE.
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  • Gaetan Belisle - Abonné
    19 février 2010 14 h 17
    @ M. Noël
    Je suis tellement d'accord avec votre propos. En ce qui me concerne, je crois que la souveraineté devrait-être utilisé comme un instrument de la solution à nos maux actuels. Elle ne règlera pas tout mais du moins ferait partie des outils à utiliser.
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  • Jean-Pierre Roy - Abonné
    19 février 2010 14 h 18
    La souveraineté et le déclin du poids politique du Québec au Canada
    J’ai été souverainiste dans les années soixante. Je ne le suis plus parce que l’accession à l’indépendance apportera très peu de gain réel pour la société québécoise, en contrepartie de coûts économiques élevés (une récession d’environ cinq pourcent), sinon de soubresauts qui pourraient compromettre l’avenir économique du Québec à court et moyen termes.
    Même si j’étais demeuré souverainiste, je me rangerais du côté de ceux qui, comme M. Bouchard, pensent que le projet souverainiste est irréalisable par défaut d’un support insuffisant de la population. Cela rejoint certains commentaires sur l’éditorial de M. Descôteaux. J’ai travaillé avec un ministre fédéral qui disait que, lorsqu’ on frappe un mur en politique et que ce mur ne s’écroule pas après plusieurs coups de butoir, il faut plutôt contourner le mur et passer à autre chose.
    Je n’ai jamais été un admirateur de M.Trudeau (j’ai voté oui au référendum de 80 en grande partie à cause de lui) ni de M. Mulroney (dans une moindre mesure) , mais il faut être de mauvaise foi pour nier que le poids politique du Québec était élevé durant les années 70 et 80. Le déclin de ce poids s’est amorcé avec la première défaite référendaire et s’est accéléré après la deuxième. Il s’est concrétisé avec l’ancrage du Bloc québécois dans l’électorat québécois qui envoie au reste du pays le message qu’il n’est pas intéressé aux enjeux de la politique fédérale. Alors il ne faut pas se surprendre si le reste du pays ne nous rend pas la pareille.
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  • Pierre Cornellier - Abonné
    19 février 2010 14 h 22
    Au contraire, le "fédéralisme" n'a pas contrecarré les excès possibles du nationalisme canadian
    @michel lebel qui écrit:" Le fédéralisme permet souvent de contrecarrer les excès posssibles du nationalisme."...

    Ah oui! Que penser de toutes les lois anti-français, hors Québec, depuis 1867? Que penser du rejet du "biculturalisme"(1971) recommandé par Laurendeau-Dunton...? Que penser de la constitution illégitime de 1982?

    Que penser du fait que ce qui devait être une CONfédération(1867) a été modifié UNILATÉRALEMENT en une fédération de 13 membres où la nation québécoise est 1/13?
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  • emeri - Abonné
    19 février 2010 14 h 43
    Monsieur Jacques Noel a raison.
    A la lecture de la série de chiffres que nous donne M. Noël.
    Je n'ai aucune raison de douter de véracité de son analyse et ça
    prouve que si les québécois ne pressent pas les choses du pays
    entre leur main, d'ici une cinquantaine d'années sent sera fait
    de la francophonie au pays du Québec. Nous devrions des néo-acadiens avec tout ce que cela comporte de larmes et de douleurs.
    La sortie de Lucien Bouchard aura-t-elle servie à quelque chose de
    positif, finalement.
    Réjean Grenier, Mont-Laurier.
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  • Paul Verreault - Inscrit
    19 février 2010 16 h 02
    Défaitisme et réussite
    Involontairement, "Lucien a mis en lumière" le fait que le défaitisme dessert la réussite. C'est l'attitude du Québécois perdant, du "pôvre petit" d'avant la Révolution Tranquille, avant le "Maître Chez Nous" qui n'aboutira que le jour de la Souveraineté du Québec. Bien sûr elle n'est pas gage de succès permanent mais elle nous fera grandir au niveau de tous les peuples qui ont un pays et qui le dirigent au mieux, dans les succès à célébrer et les échecs qui sont leçons.
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  • Pierre Cornellier - Abonné
    19 février 2010 16 h 30
    Erreur:Discours de Sept-Iles de Mulroney,..et par après de Charest..puis de Bouchard
    J'ai écrit:
    "Bouchard a d'abord démissionné du Parti Conservateur. Il était de ceux qui ont cru *au retour du Québec dans le giron constitutionnel dans l'honneur et l'enthousiasme*(discours de Sept-Iles de Bouchard, 1984)..."

    Je m'excuse de mon erreur:discours de Sept-Iles de Mulroney.Discours répété par Charest alors candidat du PC. C'est plus tard que Bouchard, croyant au discours de Sept-Iles s'est fait élire député PC.

    Il démissionnera après l'échec retentissant de Meech(juin 1990).
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  • Jacques Boulanger - Abonné
    19 février 2010 18 h 17
    Un geste de courage
    Jacques Noël a raison. Je ne vois pas comment on pourrait faire mieux qu’en 95. En 1995, si l’on excepte la grande région de Québec, Beauce compris, 2 Québécois sur 3 ont voté «Oui». Ici, quand je dis Québécois, je pense à ceux qui s’identifient à la majorité francophone. Or, les Québécois, les vrais, ceux qu’on appelait avant les Canadiens-français sont en perte de vitesse, leur poids démographique diminue d’année en année. Impossible de réaliser à nouveau le score de 95. Mais cela ne veut pas dire qu’il faille abandonner. Il faut oublier les référendums et revenir à ce que Bourgault préconisait soit une élection référendaire. Une majorité de député souverainiste suffit pour enclencher la souveraineté par une déclaration d’indépendance. On demande rien, on déclare! On invite les employeurs et les travailleurs autonomes à ne plus faire de remises d’impôts au fédéral, on remplace progressivement les juridictions fédérales par des juridictions nationales, etc. Moi, c’est ça que j’appelle des gestes de souveraineté. La souveraineté c’est pas un rêve, c’est un geste de courage!
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  • Claude Archambault - Inscrit
    19 février 2010 22 h 13
    M Boulanger
    Une majorité de député souverainiste suffit pour enclencher la souveraineté par une déclaration d’indépendance. On demande rien, on déclare! On invite les employeurs et les travailleurs autonomes à ne plus faire de remises d’impôts au fédéral, on remplace progressivement les juridictions fédérales par des juridictions nationales, etc

    Que faite vous si les individus refuse, on sais que les corporations refuseront. Et si, comme on le sait un parti peu prendre le pouvoir avec aussi peu que 35% du vote populaire, les gens désobéissent? Que fera alors ce gouvernement devenu fantoche?

    C'est déjà assez qu'à 50% 1 il a un fort % de gens qui désobéiront à toute déclaration d'indépendance, moi le premier. Et qu'il y aura beaucoup de mouvement partitioniste.

    Comment penser qu'une simple élection suffirait.

    Mais je vous remercie car le ridicule de votre proposition m'a fait rire et cela est bon pour le coeur.
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  •  
  • Michel Simard - Abonné
    19 février 2010 22 h 58
    Les ultrafédéralistes propose la reddition
    Michel Lebel et les autres ultrafédéralistes propose quoi ? D'accpeter la camisole de force de 1982 et de signer la reddition, faute de colonne vertébrale. Le fédéralisme renouvelé ou négocié n'existe pas. Les Canadians ne veulent pas négocier avec la tribu du Québec.

    Cessez donc de mentir, M. lebel. Si vous voulez licher les pieds des Anglais, c'est votre choix. Pas le mien.
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  • Pierre Samuel - Abonné
    20 février 2010 08 h 36
    Au-delà des voeux pieux...
    M. Descôteaux,

    Vous terminez votre éditorial en mentionnant que «dans l'immédiat (la souveraineté du Québec), est par ailleurs le seul projet qui permette d'échapper à un certain fatalisme.»

    Compte tenu du contexte socio-économique du Québec actuel, ne croyez-vous pas qu'il serait tout à fait approprié pour le bénéfice de vos lecteurs d'élaborer votre réflexion sur la démarche à suivre pour un éventuel gouvernement souverainiste dans le but de réaliser celle-ci de manière acceptable et irréfutable?
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  •  
  • Tube - Inscrit
    25 février 2010 18 h 28
    La fin et les moyens
    Notre objectif à tous devrait être de mener une vie meilleure: la santé, la culture, le respect de la personne et de l'environnement.
    La souveraineté est un moyen d'y arriver. Mais je m'interroger sérieusement: la souveraineté de MM. Bouchard, Facal et, pendant un temps, Dumont? Elle serait joyeuse notre république avec ces gens-là aux commandes!
    Faisons payer les pauvres, les malades, ceux qui ont de la difficulté à se débrouiller, celles qui se retrouvent seules, les étudiants, les démunis, les locataires. Dans le monde de M. Bouchard il vaut mieux être bien connecté. Nous vivons une triste époque où beaucoup de nos meilleurs cerveaux pensent d'abord à eux. La population augmente, les ressources diminuent et les gens choisissent leur camp...
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    25 février 2010 22 h 21
    La Souveraineté, un leurre?
    Ce n'est pas la Souveraineté que les péquistes et bloquistes veulent, c'est l'INDÉPENDANCE, car Rapatrier tous les champs de compétence c'est faire l'indépendance par la porte d'en arrière, sournoisement.

    Prendre les homards dans la cage comme le disait Monsieur Parizeau.

    Pourquoi ne le disent-ils jamais le mot indépendance?

    Parce qu'ils savent que les québécois n'embarqueront jamais dans le TITANIC de l'indépendance.

    Doris Lussier disait: "Pour faire l'Indépendance il ne faut jamais en parler, mais la faire".

    Il avait suggéré aux péquistes de ne jamais en parler, de parler plutôt d'association, de partenariat, de collaboration...
    et ceux-ci ont observé fidèlement ses conseils.
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  • Chryst - Abonné
    2 mars 2010 17 h 30
    Pourquoi le Québec dira oui massivement au prochain référendum
    1-En acquérant les nouvelles technologies et connaissances, le Québec sera des plus compétitif; il fera l’envie des autres nations
    2-Parce qu’on le voudra peu importe son origine ethnique et sa condition matérielle
    3-Le Québec et le Canada seront vus comme des exemples de démocratie dans le monde.
    4-Les chicanes politiques et identitaires seront choses du passé, la peur aura quitté les esprits et la paix sera revenue; de plus, de vieux problèmes seront partiellement résolus
    5 On attendra de voir des résultats avant de faire quoi que ce soit.
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