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Les péquistes désavouent les propos de Bouchard

Marois juge que sa sortie le range dans le club des «belles-mères» du PQ

Antoine Robitaille   18 février 2010  Québec
Pauline Marois
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Pauline Marois
Québec — Lucien Bouchard est entré dans le club des «belles-mères», a soutenu Pauline Marois hier. «Le fait qu'il sorte à ce moment-ci pour critiquer certaines de nos actions, j'imagine que ça doit le ranger dans ce clan» des anciens dirigeants qui n'hésitent pas à critiquer les chefs en place, quitte à mettre leur parti dans l'embarras.

Lucien Bouchard, qui détestait être critiqué par son prédécesseur Jacques Parizeau lorsqu'il était chef, a été vilipendé hier par nombre de péquistes pour les propos qu'il a tenus mardi soir lors d'un débat tenu à Québec pour souligner le 100e anniversaire du Devoir. À cette occasion, il a dit que le PQ risquait de devenir une «niche de radicalisme» peu encline à accueillir les immigrants. Un parti en rupture avec les idées «humaniste» et généreuse de son fondateur, René Lévesque.

Accueillir n'est pas renoncer à soi-même

Mme Marois a répondu que le Parti québécois était au contraire un «parti de tolérance, d'accueil et d'ouverture» dont «René Lévesque serait assez fier». À ses yeux, dans le passé, cette formation a toujours manifesté son sens de l'accueil et «on continue de le manifester». Parmi les députés du PQ, a-t-elle souligné, il y a des gens de «différentes origines». «Nous avons été le parti qui a appuyé les politiques d'immigration du Québec, mais ça ne veut pas dire qu'accueillir l'autre, c'est renoncer à soi-même», a-t-elle noté.

Nouvellement responsable du dossier de l'immigration au PQ, Louise Beaudoin a laissé entendre que son ancien chef était déconnecté: «Nous, nous sommes en phase avec le peuple québécois dans sa grande majorité sur ces questions», a-t-elle déclaré. Elle a ensuite souligné que plusieurs nouveaux arrivants «ont fui les intégrismes de toutes sortes et sont très heureux d'arriver dans une société qui se dit laïque». Au sujet du fondateur PQ, elle a eu ces mots: «J'ai bien connu, moi aussi, René Lévesque et je pense que 22 ans après sa mort, il n'y a personne qui peut dire — avec tout ce qui passe dans notre société — aujourd'hui, ce que dirait, ce que penserait René Lévesque.»


Parizeau muet, Landry atterré

Joint à Montréal, l'ancien chef Jacques Parizeau a refusé de commenter la sortie de son successeur à la direction du Parti québécois. «Je ne fais pas de commentaires de chez moi. Je m'en tiens à cette ligne de conduite depuis un certain temps.»

Autre ancien premier ministre péquiste, Bernard Landry a dit avoir été «atterré» par les propos de Lucien Bouchard. «Je trouve ça horrible que Lucien ait dit de telles choses.» Selon Bernard Landry, c'est «l'amour fraternel» qui a motivé la sortie de Lucien Bouchard, hier. Son frère Gérard a été l'objet de bien des critiques, notamment du PQ, à la suite de la parution du rapport Bouchard-Taylor. Lucien a «épousé les vues de son frère, qui préconise l'interculturalisme alors qu'un des experts de sa commission, Daniel Weinstock, a dit que c'était la même chose que le multiculturalisme, sauf la langue!» Du reste, M. Landry s'élève contre l'expression «belle-mère», qu'il juge sexiste: «On a la liberté d'expression comme ancien chef de gouvernement. [...] Je n'ai jamais entendu ça au sujet de Michel Rocard [...] de Jean-Pierre Raffarin, de Tony Blair ou de Jimmy Carter.»

Rappel à l'ordre

La sortie de Lucien Bouchard a du reste ravi le premier ministre Jean Charest, qui s'est référé à de multiples reprises hier matin aux propos de son ex-collègue conservateur. À ses yeux, la sortie de Lucien Bouchard est un «rappel à l'ordre» dirigé vers Mme Marois qui, en politique, a choisi de faire «appel au dénominateur commun le plus bas». M. Charest a lancé: «Son ancien chef [...] lui rappelle que ce n'est pas une bonne idée d'essayer de succéder au radicalisme de l'ADQ dans ces questions et de faire de la démagogie sur une question aussi importante», a-t-il dit.

Moqueur, le premier ministre a demandé à sa vis-à-vis si elle comptait «présenter ses excuses pour s'être inspirée d'Elvis Gratton — grande inspiration intellectuelle de la chef de l'opposition officielle — en faisant référence à son frère, Gérard Bouchard». Mardi soir, Lucien Bouchard s'était plaint que la chef péquiste ait dépeint l'historien et sociologue comme tel. Le bureau de madame Marois a fait savoir, transcriptions à l'appui, qu'elle n'avait jamais fait de comparaison entre Gérard Bouchard et Elvis Gratton. En fait, en mai 2008, un journaliste avait demandé à Mme Marois si l'expression «Québécois d'ascendance canadienne-française», privilégiée par la commission Bouchard-Taylor, lui faisait penser au fameux personnage conçu par Pierre Falardeau. Elle avait alors répondu: «Encore un peu et on se rappellerait Elvis Gratton.»

Pluralisme contre «virage identitaire»

Conseiller de Pauline Marois, penseur du retour au «nous», le sociologue Jacques Beauchemin a vu dans la sortie de Lucien Bouchard une attaque contre le «virage identitaire» du PQ et une «prise de position presque directe» pour le manifeste Pour un Québec pluraliste.

Publié il y a deux semaines par un groupe d'intellectuels — dont plusieurs anciens experts de la commission Bouchard-Taylor —, ce manifeste opposait le pluralisme à deux autres courants: la laïcité stricte et le «nationalisme conservateur». Un de ses rédacteurs, le philosophe Jocelyn Maclure, croit que Lucien Bouchard avait ces préoccupations en tête depuis «le rapport Bouchard-Taylor, le traitement qui a été réservé à son frère et les positions du PQ qui se rapprochent parfois de [celles de] l'ADQ». «J'ai l'impression que le manifeste, et le débat qui a suivi, ç'a été un peu pour lui l'occasion d'exprimer ces préoccupations-là», a-t-il commenté.

M. Beauchemin croit qu'un certain pluralisme a tendance à négliger l'identité, la culture, l'histoire et la mémoire, ce qui fera perdre les «raisons fortes, selon l'expression de Fernand Dumont, de faire la souveraineté du Québec». Il constate qu'il y a beaucoup de souverainistes parmi les signataires du manifeste et qu'il est possible «d'articuler l'histoire, la mémoire, la culture» et le souci du pluralisme. «Malheureusement, des sorties comme celle de M. Bouchard polarisent les positions», a-t-il dit.
 
 
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  • Bernard Gervais - Abonné
    18 février 2010 01 h 22
    Ne pas se laisser impressionner par les frères Bouchard !
    Même si je ne suis pas toujours d'accord avec ses positions, Madame Marois a bien fait de ne pas se laisser intimider par Lucien Bouchard et, indirectement, par son frère Gérard (lequel aurait été choqué d'avoir été qualifié d'Elvis Gratton !), ces 2 hommes à l'ego un peu trop gros et qui ont la fâcheuse manie de donner des leçons de morale au « bon peuple » !

    L'ancien premier ministre reproche à son parti (le PQ) son manque d'ouverture (?) envers les demandes des immigrants, notamment concernant les accommodements raisonnables.

    Franchement, est-ce faire preuve d'intolérance de vouloir, comme Mme Marois, être en faveur de la laïcité de l'État et, au nom de l'égalité entre les hommes et les femmes, de s'opposer, par exemple, au port de la burqa ?

    Par ailleurs, si M. Bouchard, qui est un lucide, se dit si préoccupé par l'état actuel des finances du gouvernement gouvernement, pourquoi ne dénonce-t-il pas plutôt l'administration Charest pour les nombreux cas de gaspillage de fonds publics dont elle est responsable ?
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  • michel lebel - Inscrit
    18 février 2010 05 h 00
    Contradiction et retour au Canadien!
    Contradiction ou divergence chez la gente péquiste: votre texte, M.Robitaille, relate que Pauline Marois pense que René Levesque serait "assez fier" du PQ pour ce qui concerne l'ouverture aux immigrants. Un paragraphe plus loin, Louse Beaudoin affirme que personne ne peut dire ce que penserait ajourd'hui le même René Levesque sur cette question. Diable! Je suis sûr que ce dernier doit se marrer là-haut de ces différentes exégèses de sa pensée! Il y a bien de quoi! Ne nous affolons cependant pas, le calme va bientot revenir et les succès ou insuccès du club Canadien redeviendra le sujet de l'heure et ceci même pour les péquistes!
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  • l poisson - Inscrit
    18 février 2010 05 h 08
    ''Que l'on continue...''
    Grand lecteur devant l'Éternel, l'Honorable Lucien Bouchard doit être le premier déçu de tout le tam-tam médiatique réducteur dérivant d'une simple ''apparition'' médiatique à l'occasion des festivités entourant le centenaire du Devoir. Quoique? La question qui tue: ira-t-il à ''Tout le monde en parle'' ?

    Il serait d'intérêt public que M. Bouchard trempe un peu sa plume dans l'encrier de ses convictions pour mieux formaliser son message qu'à travers un éphémère ''clip'' récupéré encore plus rapidement par tout un chacun, au gré des petits intérêts immédiats et quotidiens. (ex: M. Charest).

    Pourquoi M. Bouchard ne ferait-il donc pas comme Jacques Parizeau avec son récent et solide ouvrage sur la souveraineté du Québec hier, aujourd'hui et demain ? Comment ? En s'adressant lui-même par écrit aux ''Gens de mon pays'':

    ''Les gens de mon pays
    Ce sont gens de paroles
    Et gens de causerie
    Qui parlent pour s'entendre
    Et parlent pour parler
    Il faut les écouter
    C'est parfois vérité
    Et c'est parfois mensonge

    (...)
    Je vous entends cogner
    Comme mer en falaise
    Je vous entends passer
    Comme glace en débâcle
    Je vous entends demain
    Parler de liberté''

    (extraits)
    LES GENS DE MON PAYS
    paroles et musique: Gilles Vigneault
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  • Henry Fleury - Inscrit
    18 février 2010 05 h 52
    Sans titre
    Le terme de belle-mère sied assez bien à M. Bouchard. La mienne était un peu comme ça, colérique, emportée, cherchant toujours à épatée la galerie. À relire donc l'excellent texte de Louise Beaudoin et Jacques Beauchemin dans la section Idées du Devoir de samedi dernier.
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  • Manon Theriault - Abonnée
    18 février 2010 07 h 18
    C'est de la vengeance
    Il venge son frère. C'est tout.

    Mme Marois n'avait pas tout à fait tort de traiter Gérard Bouchard d'Elvis Graton. Si on pense qu'Elvis Graton avait une réplique : "Les amaricains, ils l'ont l'affaire...", Gérard Bouchard en était venu à la conclusion, pour ainsi dire, que : les immigrants, ils l'ont l'affaire...
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  • France Marcotte - Abonnée
    18 février 2010 07 h 46
    Jeter Lucien avec l'eau du bain
    Cette presqu'unanimité de la meute à rejeter le corps étranger Lucien est peut-être confortante mais je crois qu'il serait judicieux, avant de remettre le couvercle sur la marmite, de reprendre point par point les éléments qu'il a soulevé, de les discuter et de voir s'il y a lieu de les rejeter en totalité ou seulement en partie, en argumentant plutôt qu'en s'inspirant des sentiments qu'on a pour le personnage. Voilà un homme plus ou moins aimé qui exprime des opinions jugées déplaisantes. En lui répondant de façon articulée, on profitera de cette occasion pour faire le point sur certaines des aspirations du Québec. Les belles-mères sont détestables mais elles savent piquer là où ça fait mal.
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  • Pierre Gadoury - Inscrit
    18 février 2010 07 h 47
    Les positions de M. Lucien Bouchard
    Tout d'abord, merci à M. Lucien Bouchard pour avoir relancé le débat sur la Souveraineté et le virage identitaire entre autres. Ses positions et ses idées donnent beaucoup à réfléchir. Force est de constater cependant que pour bien des lecteurs (dans les deux camps) tout est réfléchi d'avance.

    Hier, un nombre record de commentaires alimentait cette chronique. La très grande majorité des interventions rejetait la vision de notre ex-premier ministre. Assez rares furent celles qui ne contenaient pas d'insultes, d'attributs réducteurs, d'étiquettes ou de railleries mesquines.

    Dommage. Les arguments teintés de la sorte éloignent ceux qui pourraient
    avoir éventuellement un nouvel intérêt pour la question.
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  • Mathieu Lavallée - Abonné
    18 février 2010 08 h 17
    Lucien et l'eau du bain
    Je suis d'accord avec Mme Marcotte et M. Gadoury : Malgré la controverse qui entoure le personnage, il a soulevé certains points intéressants.

    Le parti québécois peut se vanter de multiculturalisme, mais je ne peux m'empêcher de penser que son projet de souveraineté reste fermement ancré dans les années 1970s. En tant que partie prenante de la nouvelle génération, je me vois mal supporter un projet qui au fond ne me concerne guère.
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  • epervier - Inscrit
    18 février 2010 08 h 22
    Le Kébec, oui! L'insolence, non!!!
    La sortie inopinée de Monsieur Bouchard est d'une grande désolation politique cependant un politicien que je respecte par son charisme qui a fait de lui l'attention que l'on lui donne en ce moment. Cela sent la "vengeance personnelle", je ne peux retenir de tels commentaires désobligeants.
    Je lui réponds par ce poème composé à son attention:

    Au-delà des frontières…

    Mon pays est beau et grandiose.
    Interdiction de l’humilier.
    Son étendue, à l’infini.
    La fierté d’une race noble,
    La sagesse de poursuivre sa lignée.

    Mon pays est beau et grandiose.
    Se lever majestueusement.
    Porter l’étendard, fleur de lys.
    Le mousquet, défense légitime.
    L’honneur respecté.

    Mon pays est beau et grandiose.
    Son vocabulaire, d’une richesse veloutée.
    Se comprendre et nous comprendre…
    Mon pays est beau et grandiose,
    Il a un nom, le KÉBEC!

    André, épervier
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  • Guylaine St-Pierre - Inscrit
    18 février 2010 08 h 30
    Bouchard a aussi une langue de vipère
    Lorsque j'ai été déposer mon mémoire avec d'autres personnes à Rimouski. Je venais de raconter comment je me suis faites bousculer que j'avais tombé dans ma maison par des hassidiques, dire des choses comme : tu n'est pas Juive, tu salis la viande kacher, ou que on me bossule dans la rue, ou que des arabes m'oblige à refuser des hommes dans mosn de coiffure, ou encore de n epas laver els cheveux des hommes alors que la personne connaissait les conditions de travail avant l'embauche. Je racontait que les extrémistes religieux se crois tout permis et nous tasse dans un coin, que j'ÉTOUFFAIS MOI.
    C'est grave ce que j'ai subi, c'est très blaissant ce qu'il m'a répondu

    Savez-vous ce que Bouchard m'a dit tout haut dans la salle devant tout le monde :
    Il y a-t-il quelqu'un d'autres à qui ça les étouffe aussi (avec un air moqueur)

    Alors qu'ils arrêtent de jouer à la VIERGE OFFENSÉE !

    Puis ils osent être vexé parce que on leur dit des choses comme Elvies gratton ou le clan des belles-mères, Ben toooo bad !

    Ils méritent autant de paroles résobligeantes que eux qui se croient au dessus de touts le monde. Et ça pu !
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  • Andre Jacques - Abonné
    18 février 2010 08 h 41
    la maisons mère de la belle-mère
    Lucien Bouchard retourne au bercail fédéral dont il est issu et Jean Charest devient le premier ministre du Canada qu'il a toujours rêvé d'être, et nous sommes en 2014....................................Fiction ? peut-être........
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  • Vincent Bussière - Abonné
    18 février 2010 08 h 42
    Il y a plus important que les vengeance personnel.
    Le PQ, a rassemblé toutes sortes de groupes et d'individu qui n'avaient rien en commun que l'indépendance du Québec, de la gauche à l'extrème droite, des radicaux des moins radicaux, des riches et des pauvres, des boss et des ouvriers, mais dans presque tous les cas des fortes têtes, des penseurs, peu d'oppotrtunisme, ces gens réunis ont échoués, tous nous cherchons un nouveau René Lévesque mais n'en trouvont pas, quelques uns dont Jacques Parizeau, Lucien Bouchard , Bernard Landry ont été près d'atteindre ce leadership idéal mais aucun ne l'a vraiment atteint, ceux qui se sont senti capable de prendre la place de Lévesque sans réussir agissent maintenant comme gérant d'estrade et s'amusent à faire le coach en attaquant le coach en place, à chaque fois que celà se produit, le coach en place est offusqués et voilà tu me lances de la boue, tiens en voici pour toi aussi mon trou duc la boue au visage, arrêtez, ça suffit, la récréation est finie, il y a plus important que les petites veangeances personnelles bande d'imbuts, trève d'idiotie, reprenez le collier quand le but sera atteint vous pourrez toujours vous égorger.
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  • Roland Berger - Abonné
    18 février 2010 09 h 13
    Les vraies affinités
    Les propos de Lucien Bouchard dévoile les affinités idéologiques qui le lie à Jean Charest : deux esprits conservateurs certains de savoir ce qui est bon pour le peuple. Mais il y aura longtemps à attendre. Harper s'incruste de plus en plus.
    Roland Berger
    St Thomas, Ontario
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    18 février 2010 09 h 19
    Un projet à long terme
    Construire un pays, ça peut prendre des siècles. Alors, si Monsieur Bouchard n'a pas la patience requise, qu'il prenne sa retraite. Et les jeunes qui pensent que ce combat date des années 1970, vous vous trompez, ce combat a commencé il y a plusieurs centaines d'années. Les générations successives reprennent à tour de rôle le combat et le mènent un peu plus loin. On ne fait pas un pays pour soi-même, on fait un pays pour les enfants des enfants de nos enfants.
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  • André Doré - Abonné
    18 février 2010 09 h 42
    Correction sur ce que Charest a dit...
    Dans l'article, il est écrit que M. Charest a lancé: «Son ancien chef [...] lui rappelle que ce n'est pas une bonne idée d'essayer de succéder au radicalisme de l'ADQ dans ces questions et de faire de la démagogie sur une question aussi importante».
    Correction:
    M. Charest a lancé: «Son ancien chef [...] lui rappelle que ce n'est pas une bonne idée d'assayer de succéder au radicalisme de l'ÂDQ dans ces questions et de faire de la démagogie sur une question aussi importante»
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  • Hubert Larocque - Abonné
    18 février 2010 09 h 44
    L'autojustification de Lucien Bouchard
    Avant de pousser un homme au premier rang, les Québécois devraient peser l’aptitude de celui-ci à comprendre sa fonction et mesurer la déception possible de l’espérance que l’on va placer en lui. Plusieurs signes nous en prévenaient, mais cette lamentable sortie contre l’indépendance ne permet plus aucun doute. Lucien Bouchard ne s’est jamais affranchi de l’ambivalence de sa double carrière, tantôt à Ottawa, tantôt à Québec , et maintenant de nouveau à Ottawa par son acceptation fataliste du régime fédéral. Sa sortie du politique n’avait rien eu de glorieux. Il a calomnié Yves Michaud d’antisémitisme et s’est entêté dans cette position fausse pour se donner les gants de déserter les devoirs de son poste. Il affirme que l’indépendance n’est pas réalisable alors qu’elle dépend, hier comme aujourd’hui, de la foi nationale, de l’imagination et de la force politique de ceux qui la promeuvent. Si le Québec paraît aujourd’hui dans une impasse, c’est à cause des lacunes de ses dirigeants sur un ou plusieurs de ces points. Les plus dommageables à la cause ont été sans nul doute René Lévesque et Lucien Bouchard. L’examen de leur carrière démontre chez eux la faiblesse de leur conviction, leur ambivalence dans l’action et une complicité de fait avec le régime fédéral dont ils prétendaient vouloir sortir.
    Le Québec a survécu à la Conquête de 1759, et depuis il a connu plusieurs renaissances et des avancées prometteuses dont la dernière fut la Révolution tranquille. Or toute l’énergie nationale qui a impulsé nos progrès dépendait du « rêve » plus ou moins précis de l’indépendance. Le désir d’autonomie et même les luttes pour obtenir une juste place dans la confédération sont des formes timides, contradictoires ou perverties de l’indépendance. Peut-on mobiliser indéfiniment un peuple, le soumettre à des luttes épuisantes si on supprime le but de celles-ci qui est l’indépendance? Et si tous nos efforts arrêtés avant d’atteindre le but sont fatalement confisqués et dénaturés au profit du Canada? L’indépendance n’est pas à confondre avec les différents problèmes du Québec mais elle est la source de l’énergie nationale et la motivation de tout notre agir appliqué aux problèmes d’importance relative que M. Bouchard énumère un peu pêle-mêle : décrochage scolaire, financement des universités, tarif d’électricité trop bas, etc. Comme tous nos efforts ont plus ou moins échoué, il faut s’interroger sur notre compréhension du concept d’indépendance et sur notre volonté réelle d’y accéder.
    Au lieu de jeter la pierre à M. Bouchard, il faut plutôt avoir pitié d’un homme qui a occupé un poste dans lequel on l’a poussé, mais dont il ne pouvait et voulait pas profondément assumer les exigences. En réalité, il a évoqué sous nos yeux le cauchemar d’une carrière avortée, toujours en recherche de sa cohérence et qui se désespère de ne pas avoir été à la hauteur au bon moment. Pourquoi ne pas lui suggérer amicalement de retourner à la source de ses rêves au lieu de vouloir en désespérer ses concitoyens?
    Hubert Larocque, Gatineau.
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  • Jacques Boulanger - Abonné
    18 février 2010 11 h 47
    De Lucien à Elvis
    Il n'y a personne qui a traité Gérard Bouchard d'Elvis Gratton hormis son propre frère Lucien Bouchard. Pourquoi triturer les propos de Pauline Marois au point de lui faire dire ce qu'elle n'a pas dit et qu'elle n'aurait jamais dit à l'égard de Gérard Bouchard sachant ce qu'elle sait de lui. Ça me fait penser la fois où Elvis Gratton dans une séance chez un psychologue tentait avec effort de faire entrer des pièces de casse-tête pour enfants dans les mauvais «trous». Il avait réussi, mais en défigurant complètement les pièces et le ... casse-tête.

    Voilà à quoi me fait penser la charge de Lucien Bouchard. Pourquoi le fait-il ? Quels intérêts sont derrière ? Ily a un terme qui me revient à l'esprit et qui me fait horreur : renégat.
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  • Pierre Girard - Abonné
    18 février 2010 13 h 25
    Je sais que L'INDÉPENDANCE SE FERA PROCHAINEMENT parce que...

    Jusqu'à la semaine dernière, j'étais blasé, déconnecté de la politique. et voilà que, par hasard, je me retrouve à l'UQAM avec mon fils de 26 ans, aussi déconnecté de la politique et des politiciens. J'avais apporté ma camera et j'ai filmé M. René Marcel Sauvé, que je ne connaissais pas, pendant presque trois heures.

    Mon fils et moi sommes ressortis de là ébranlé. il venait de se passer quelque chose d'important. Tous les deux nous avons vécu cela. ma conjointe, au retour, nous trouvait high pas mal jusqu'à ce qu'elle
    regarde la vidéo le lendemain. alors, elle a compris, après avoir pris conscience des révélations de M. Sauvé, que cette vidéo était "galvanisante" de par l'homme et le contenu qu'il nous a légué.

    Le lien pour la vidéo en ligne :
    http://rene-marcel-sauve.ressourcequebec.com/

    Je sais que l'indépendance se fera prochainement parce que le contexte planétaire en crise le permettra et bien plus vite que nous pouvons l'imaginer certainement. Par ailleurs, Michel Chossudovsky parle de
    cette opportunité d'un contexte favorable à l'indépendance du Québec à cause de la situation planétaire de crise, dans sa vidéo sur la crise financière du 27 novembre 2008, que j'ai filmé.

    pierre girard
    www.horsdutemps.info
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  • Liliane - Abonnée
    18 février 2010 13 h 55
    Court circuit émotif de la part d'un homme... WOW !...
    Personnellement je trouve plutôt amusant qu'un de nos hommes bien en vue exprime sa colère avec autant de force et courage... rien à voir avec l'appellation belle-mère... (expression sexiste pour toutes les femmes...)
    À mon sens les hommes se constipent trop et c'est normal que de temps en temps, certains font du bruit... Pendant ces éclats, les propos retenus se bousculent et s'entrechoquent... Émotif pour toutes sortes de raison qui lui appartiennent. Prenons un peu de distance et acceptons que dans l'estrade, le point de vue n'est pas le même que dans l'action... et que si notre frère était en cause, si nous avons de l'affection et de la solidarité pour lui, nous en aurions peut-être faite une colère aussi. Enfin, avait-il droit de paroles ? C'est la question que je pose, même si elle n'était pas populaire ? même si elle était colère ?... Je crois que oui. Indiscutablement.
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  • Sator - Inscrit
    18 février 2010 14 h 29
    rions en un peu petite chanson
    1. Vraiment c'n'est pas une affaire,
    Quand on est marié,
    D'avoir chez soi une belle-mère,
    Qui n'fait qu'vous embêter.
    La vie, pas besoin d'vous l'dire,
    N'est plus qu'un martyre,
    Et la seule chose qu'on désire,
    C'est d's'en débarrasser.
    Refrain
    Ah non vraiment ce n'est pas rigolo
    Quand on a une belle-mère.
    Cet animal qui ressemble au chameau
    Et qu'il faut qu'on vénère.
    C'est très coriace, ça vit cent ans
    C'est de la race des éléphants
    Ah non vraiment pas moyen d's'amuser
    Quand on a une belle-mère.
    2. Il n'est pas de par le monde
    D'animal plus méchant
    Qu'une belle-mère quand elle gronde
    Et vous montre les dents
    Méfiez-vous de sa morsure
    Car je vous assure
    C'est plus dang'reux qu'la piqûre
    D'un venimeux serpent.
    2ème refrain
    Si vous avez chez vous un d'ces oiseaux
    Qu'on appelle une belle-mère
    Mettez bien vite sur son vilain museau
    Une bonne muselière
    Alors les femmes et les maris
    Je le proclame seront ravis
    Car vraiment y'a pas moyen d's'amuser
    Quand on a une belle-mère
    3. Quand on possède une belle-mère
    Y'a d'quoi devenir fou,
    En place de ce calvaire
    Mieux vaut avoir des poux.
    Ça crie, ça vous exaspère,
    C'est une vraie misère,
    Et pour pouvoir s'en défaire
    On f'rait un mauvais coup.
    3ème refrain
    Ah ! oui quand est-ce qu'on va les supprimer
    Toutes ces sacrées belles-mères
    On d'vrait voter une loi pour s’en débarrasser
    Ou les mettre en fourrière
    Alors les femmes et les maris
    Je le proclame seront ravis
    Car vraiment y'a pas moyen d's'amuser
    Quand on a une belle-mère.
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  • Pierre Castonguay - Inscrit
    18 février 2010 15 h 00
    La montée du Mont Carmel.
    Au PQ c'est bien connu, quand on s'ennuie on change le mal de place en s'indignant :
    - le sujet de l'heure n'est plus le 10 milliards inexplicable sur le 40 milliards perdu de la caisse de dépot, c'est encore moins le 130 millions dépensé par M. Charest inutilement quand il avait déclenché les élections en les devançant d'un an, ou encore la somme entre 4 et 10 milliards consentie en trop aux amis du parti Libéral du Québec dans le domaine de la construction, ni les scandales des garderies, et des comportements monétaires non éthiques des députés du PLQ. Non non non non. détrompez-vous, notre véritable préoccupation de la chef aux députés, c'est l'opinion de Monsieur Bouchard sur les chances réelles d'atteindre la souveraineté. Parce que comme chacun le sait, nous devons mobiliser toutes nos énergies politiques à dénoncer, commenter, gloser, glousser, houspiller, s'épivarder et s'époumoner devant l'opinion d'un ancien chef.

    C'est bon cela : ça ne coûte rien, ça ne sert à rien, ça ne résolve rien, ça ne rapporte rien (aucun vote et aucune crédibilité) mais cela nous permet de bouger devant les caméras et faire les médias!

    Eh que j'aimerais aller en politique, mon Dieu que j'aimerais que le PQ vienne me chercher et cesse de me bouder comme il boude de nombreux citoyenbs capables et prêts à agir.

    Au lieu de cela je dois subir le fait d'être sans emploi et boycotté.

    Si vous saviez comment je me sent en dedans lorsque je vois mon parti agir ainsi. Quanbd on veut devenir un pays il faut :
    1) Se comporter en citoyen
    2) Se comporter en citoyen du monde
    3) Faire avancer ses dossier au lieu de se précipiter sur des moulins à vents.

    C'est ainsi qu'on se crédibilise face aux électeurs et pas autrement.

    Nous sommes en pleine mystique politique, en pleine dissertation de la Montée du Mont Carmel, de Saint-Jean de La Croix.

    Le Carême c'est la période qui sépare le Mercredi des cendres aux cocos de Pâques. Nous sommes en plein carême.
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  • Carole Dionne - Inscrite
    18 février 2010 17 h 23
    PAS DRÔLE, HEIN ?
    On ne peut pas mettre en doute...Comme québécois, on est constipé et pas à peu près. Il nous reste encore des tabous, et ce, malgré la révolution tranquille.

    On peut interpréter les paroles de Lucien Bouchard en autant que cela lui donne un beau rôle. Mais interpréter dans dans le sens contraire. NON

    Pourquoi interpréter dans le sens que Lucien a voulu nous réveiller (on dit bien interpréter) est correct et c'est toujours une interprétation , et patati et patata mais si on avance que Lucien Bouchard a fait des gestes ou propos qui pourrait être personnel,NON, on n'a pas le droit.

    Une interprétation , bonne ou mauvaise, c'est toujours une interprétation.
    Bouchard a raison: avant de se séparer, il faudrait s'affranchir de nos inhibitions.
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  • - Abonné
    18 février 2010 18 h 13
    Têtes dures
    Je voudrais répondre à la tiédeur souverainiste de Lucien par des extraits de mes poèmes.

    J'ai un goût de racines dans le coeur
    J'habite des terres en jachère, des terres inachevées
    Il manque toujours bras et ferveurs

    Sèmerons samares du pays
    Samares que le temps couvera
    Nos attentes seront longues comme laminaires
    Mais nos patiences ont têtes dures

    Nous sommes plus forts que nos blessures

    À force de durer
    nos terres hautes s'enracinent
    et deviennent patrie

    ("L'Aube d'un siècle", Humanitas, 2009)

    Les miens disent leur silence
    Écoutent leur mémoire longue
    Plus longue que leurs terres

    Les miens habitent et durent
    Les sols sont têtus
    Et leurs ombres à jamais enracinées

    Le pays n'est pas venu
    Il attend au bout du sentier
    Et s'allonge dans les rêves de mes proches
    Des miens

    ("Noces dans les senteirs", Humanitas 1999)

    (roberge.emile@videotron.ca)
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  • Malartic - Inscrit
    19 février 2010 14 h 16
    Le PQ désavoue Bouchard
    Après son "que l'on continue!..." alors qu'il dansait avec le faucheur de vie, Lucien Bouchard a été "le leadeur" qui a propulsé le référendum de 1995 vers une presque réussite. Il en vint même à remplacer M. Parizeau à la tête du PQ.
    C'est une vieille tradition québecoise que de considérer comme "traitre à la nation" quiconque exprime sur la place publique une opinion contraire à celle notre "élite" québecoise "pure laine".
    M. Bouchard a osé dire tout haut ce que beaucoup pense, en silence.
    Ça vas prendre plus que des questions de langue, culture et "identité nationale pour me convaincre que le Québec doit se "séparer" du Canada. Mon toit, le contenue de mon assiette, mes libertés individuelle sont plus importante. Pas tous le monde peut être à l'emploie de l'État dans notre société, non-communiste.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    20 février 2010 12 h 47
    Le karma se poursuit....
    Comme toujours au PQ ..... élevé sur un piédestal un jour et traîné dans la boue le lendemain; tel est le triste sort réservé aux leaders du PQ, anciens et nouveaux.

    Mëme ce pôvre René Lévesque, dont on parle aujourd'hui avec nostalgie en versant une larme de crocodile, n'a pas été épargné par les vautours de son parti.
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  • d.lauzon - Inscrit
    22 février 2010 17 h 22
    au moins sauvons le français
    Personne ne peut prédire si la souveraineté va se réaliser un jour ou pas. Cependant, si la tendance se maintient, on peut prédire que les francophones vont devenir un jour une minorité au Québec. Pour éviter cette catastrophe, il va falloir que l'État québécois, peu importe qui est au pouvoir, mette en place un plan qui permettrait de faire progresser le fait français au Québec. Pour que ce plan ait un réel impact, on doit s'assurer de rejoindre les jeunes dans les écoles anglophones et mettre sur pied un programme qui ferait en sorte que ces jeunes puissent, à la fin de leur primaire, parler couramment le français. Pour réellement les intéresser, il faudrait que l'enseignement du français soit une activité stimulante et dynamique et soit axé davantage sur la conversation que sur la théorie. Il faudrait aussi que ce soit présenté sous forme d'atelier au lieu de cours et dans lesquels on retrouverait des activités telles que: du théâtre d'impro., des débats sur toutes sortes de sujets, du cinéma, des jeux, etc. Quand ces jeunes seraient en mesure de se débrouiller, des compétitions - pour le plaisir - pourraient être organisées entre écoles francophones et anglophones.

    C'e projet serait une façon efficace de garantir le futur de notre belle langue française au Québec. Quand quelqu'un maîtrise bien une langue, il a automatiquement le goût de l'utiliser.
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