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    Pour Pauline Marois, Lucien Bouchard est «une belle-mère»

    17 février 2010 15h29 |Antoine Robitaille | Québec
    Pauline Marois n'a pas apprécié la sortie de Lucien Bouchard hier
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Pauline Marois n'a pas apprécié la sortie de Lucien Bouchard hier
    Pauline Marois croit qu'avec les critiques qu'il a formulées hier à son endroit, et à l'endroit de sa formation politique, Lucien Bouchard vient d'entrer dans le club des «belles-mères», ces anciens dirigeants qui n'hésitent pas à critiquer les chefs en place, quitte à mettre leur parti dans l'embarras.


    «Le fait qu'il sorte à ce moment-ci pour critiquer certaines de nos actions, j'imagine que ça doit le ranger dans ce clan», a-t-elle répondu ce matin.

    Mme Marois a ainsi répondu à l'accusation de son ancien chef voulant le PQ était devenu une «niche de radicalisme». «Le Parti québécois est un parti de tolérance, d'accueil et d'ouverture. Il l'a toujours manifesté dans le passé et il continue de le manifester», a-t-elle dit après la période de questions, un peu avant midi. Elle a ajouté qu'elle ne se définissait pas comme une «radicale», mais comme une souverainiste qui «croit à l'identité québécoise et qui croit qu'il est nécessaire de réaffirmer quelles sont les valeurs fondamentales de notre nation».

    Elle a souligné que parmi les députés du PQ, il y a des gens de «différentes origines». «Nous avons été le parti qui a appuyé les politiques d'immigration du Québec, mais ça ne veut pas dire que accueillir l'autre, c'est renoncer à soi-même. C'est d'être capable d'être soi-même», a-t-elle insisté.

    La sortie de Lucien Bouchard a du reste ravi le premier ministre Jean Charest, qui a utilisé à de multiples reprises en chambre ce matin les propos de son ex-collègue ministre conservateur pour attaquer Mme Marois.

    À ses yeux, ce que Lucien Bouchard a fait constitue un «rappel à l'ordre» à l'endroit de Mme Marois, qui fait selon lui de la politique «en faisant appel au dénominateur commun le plus bas». «Son ancien chef, ancien premier ministre du Québec, lui rappelle que ce n'est pas une bonne idée d'essayer de succéder au radicalisme de l'ADQ dans ses questions et de faire de la démagogie sur une question aussi importante», a-t-il dit.

    La chef péquiste a répondu en rappelant à son tour une phrase de Lucien Bouchard, qui avait demandé «au chef libéral, à une certaine époque, «de cesser de se réfugier dans la diversion démagogique pour masquer le vide de sa pensée».

    Moqueur, le premier ministre a demandé à sa vis-à-vis si elle comptait «présenter ses excuses pour s'être inspirée d'Elvis Gratton— grande inspiration intellectuelle de la chef de l'opposition officielle— en faisant référence à son frère, Gérard Bouchard?» Mardi soir, Lucien Bouchard, s'était plaint qu'en mai 2008, la chef péquiste ait dépeint l'historien et sociologue comme un Elvis Gratton. Le PQ soutient toutefois que c'est un journaliste qui a soufflé l'image à Mme Marois.

    Joint à Montréal l'ancien chef Jacques Parizeau a refusé de commenter la sortie de son successeur à la direction du Parti québécois. «Je ne fais pas de commentaire de chez moi. Je m'en tiens à cette ligne de conduite depuis un certain temps.»












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