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Le domaine des souhaits

Michel David   16 février 2010  Québec
Avez-vous trouvé qu'il n'y avait pas assez de français à l'ouverture des Jeux de Vancouver? Rassurez-vous, le premier ministre Charest est du même avis. Mais, «bon, ça fait partie du domaine des souhaits et de ce que nous espérons pour le reste des Jeux».

Cela résume parfaitement l'attitude générale de M. Charest envers le reste du Canada. Il n'exige rien, il ne demande rien, il se contente de souhaiter et d'espérer. Comme un enfant souffle les bougies sur son gâteau d'anniversaire en pensant que son voeu va se réaliser, M. Charest pratique ce que les anglophones appellent le wishful thinking.

En ce qui concerne la place du français, il s'est toujours réfugié dans le déni. En mai 1998, fraîchement débarqué sur la scène québécoise, il avait présenté aux militants libéraux de Châteauguay une version étonnante de l'histoire du Canada. «Nous avons réussi à préserver cette langue et cette culture parce que nos voisins des autres provinces canadiennes étaient des alliés, des amis, et non pas des étrangers», avait-il déclaré le plus sérieusement du monde.

Dans ce cas, que faut-il penser du Public School Act à l'Île-du-Prince-Édouard? De la suppression des écoles françaises au Manitoba? Du règlement 17 en Ontario? Le moins que l'on puisse dire est que nos amis et alliés avaient une curieuse façon d'exprimer leur amour du français.

Dans son autobiographie, M. Charest a expliqué qu'il ne fallait pas s'en faire avec cela. «Trop souvent chez nous, on fait l'erreur de penser que s'il y a eu par le passé des conflits, des erreurs, des désaccords, c'est que c'est la règle et non l'exception. L'Acte d'union, c'est évident, ce n'était pas la trouvaille du siècle pour les francophones, mais l'Acte d'union, ça n'a pas marché! C'est le genre d'erreurs de parcours qu'il faudrait peut-être éviter de monter en épingle comme si elles avaient vraiment eu des répercussions concrètes.»

***

Pour avoir sillonné le pays pendant toutes ces années où il rêvait d'en devenir le premier ministre, M. Charest sait très bien que ces «erreurs de parcours» ont eu pour effet d'humilier et d'assimiler des générations de francophones hors Québec. Cela me paraît tristement concret. Si l'Acte d'union «n'a pas marché», c'est simplement parce que les francophones du Bas-Canada étaient trop nombreux pour être assimilés.

À Vancouver, on a également envoyé au monde entier un message très concret: au Canada, on ne respecte pas le français, ni ceux qui le parlent sauf s'ils montent sur le podium drapés d'un unifolié.

Cela faisait des mois, voire des années que l'on s'inquiétait du peu de place réservé au français à Vancouver. Résultat: le directeur général du comité organisateur, John Furlong, n'a pas été foutu d'en baragouiner plus de quelques mots.

Peu importe les larmes de crocodile du ministre du Patrimoine, James Moore, qui promettait des jeux bilingues, et les protestations du commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, qui va d'une désillusion à l'autre, le mal est fait.

Bon, M. Charest aurait souhaité autre chose, mais pourquoi monter cette «erreur de parcours» en épingle, n'est-ce pas? Tout le monde sait à quel point nos amis et alliés du ROC nous aiment.

D'ailleurs, il faut toujours dire la vérité à ses amis. Cette invisibilité du français avait au moins le mérite de la franchise. Quand on connaît le sort réservé aux autochtones, la façon dont on en a fait les vedettes d'un soir était franchement indécente.

***

À force de se voir présenter l'autre joue après chaque affront, pourquoi le Canada anglais ferait-il le moindre effort pour plaire au Québec? Il semble même qu'à Vancouver, on en soit rendu à s'offusquer des réactions négatives que l'unilinguisme des Jeux provoque ici.

Il est vrai que, depuis le référendum de 1995, les Québécois ont essuyé toutes les rebuffades sans réagir. C'est même cette apathie que Lucien Bouchard avait évoquée pour justifier sa démission en janvier 2001.

Contrairement à ses prédécesseurs, qui avaient tenté de contrer les effets du coup de force constitutionnel de 1982, soit en réclamant formellement une réforme de la fédération satisfaisante pour le Québec, soit en tentant de convaincre les Québécois de la quitter, Jean Charest s'en est toujours tenu au «domaine des souhaits».

Après avoir assisté, aux premières loges, aux échecs de Meech et de Charlottetown, il a estimé que la meilleure façon d'en éviter un troisième était de ne rien demander, quitte à laisser Ottawa agir à sa guise. Le rapport Pelletier, qui réclamait dix modifications spécifiques, a donc été tabletté aussitôt après avoir été présenté.

Au cours des deux dernières campagnes électorales, le PLQ s'est engagé à négocier une entente administrative qui reconnaîtrait au Québec la maîtrise d'oeuvre en matière de culture et de communications. Puisque le gouvernement Harper ne s'est même pas donné la peine d'accuser réception des lettres de ses ministres, M. Charest n'a pas insisté.

Aujourd'hui, sa politique constitutionnelle semble se limiter à profiter de ses voyages pour asticoter M. Harper sur l'environnement et à souhaiter que... À souhaiter quoi au juste?
 
 
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  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 16 février 2010 02h51
    Souhaiter ou menacer pour faire bouger ?
    Pour ne pas simplement souhaiter la chose ou les choses, faudrait que M. Charest puisse menacer le ROC du genre : Si vous ne changez pas à notre égard et à celui du Québec, je vais...retenir mon souffle jusqu'à devenir bleu ou, je vais encourager les Québécois à voter OUI au prochain référendum sur la souveraineté ou, je ne vais plus vous aimer autant qu'avant.

  • Andre Vallee
    Abonné
    mardi 16 février 2010 03h44
    Napoléon Ti-coq
    Comment les Québécois francophones peuvent-ils faire confiance à cet homme après tant de duplicité?

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    mardi 16 février 2010 04h04
    Sommes-nous surpris de la place du Français à Vancouver?
    La proportion de Francophones hors-Québec vient de passer en dessous de la proportion de Chinois (depuis 2006). Oubliez le Canada des deux langues officielles. Ce Canada n'existe plus.

  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    mardi 16 février 2010 04h04
    Premier sinistre...
    Ce PM ne devrait-il pas s'occuper aussi et surtout du français à Montréal ? Et de toute urgence? Bah! Fatiguant, pas intéressant, et ça pourrait nuire à sa réputation... Pourtant, ici au Québec, c'est celle de fossoyeur que l'histoire va retenir. Le problème pour ce PS, c'est qu'on lui demande trop de choses qu'il est incapable d'accomplir.À supposer qu'il ait envie d'accomplir quelque chose...

  • michel lebel
    Inscrit
    mardi 16 février 2010 05h54
    Dans une perspective fédéraliste...
    Il faudra bien un jour ou l'autre qu' un gouvernement fédéraliste du Québec fasse des demandes précises et importantes de modifications constitutionelles. Des revendications faites dans une perspective fédéraliste, à savoir améliorer le fonctionnement du fédéralisme canadien et non dans l'unique recherche d'obtenir plus de pouvoirs ou d'autonomie. Ces revendicatins seraient donc ouvertes au compromis et ne seraient pas accompagnées d'ultimatum. Advenant un échec de ces négociations, un gouvernement fédéraliste du Québec serait toujours libre de ses choix, de tous ses choix, la sécession suite à un référendum incluse. Tout ceci pour dire qu'à un moment donné, il faut passer à autre chose qu'à la chose constitutionnelle...

  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 16 février 2010 07h01
    Le grand vide de la dépendance .....
    Depuis 2003 , Jean Charest espère que le ROC se comporte bien envers le fait francais , la culture et l'identitaire Québécois ! A chaque rebuffade , il marmonne et plis le dos en attendant des jours meilleurs et le Québec bashing le laisse indifférent car cela est toujours quelques exceptions mais oubli de dire que cela perdure a l'année longue et les exemples d'insultes et de rebuffades sont monnaie courante et vont jusqu'au piétienement du fleurdelisé ......
    Dans le domaine constitutionnel , il ne demande rien pour être sur de ne pas subir de refus et son ministre Pelletier démissionne devant son ineptie et son manque de support ! Jean Charest ferme les yeux sur la détérioration du francais a Montréal et ne veux pas voir pour continuer a ne rien faire et il a repoussé les recommendations de Bouchard-Taylor pour ne pas toucher a l'identitaire Québécois ......
    Il fallait voir Lisa Frulla exprimer sa frustration et constater son nationalisme blessé pour voir la différence avec Jean Charest qui n'a aucune fibre nationaliste et ne réagit que dans une intention politique pour présever ou gagner quelques votes ce qui démontre encore une fois qu'il est culturellement anglophone par sa mère ! Ce n'est pas les quelques stripteases politiques faciles contre Harper qui lui donne de la profondeur et va cacher sa totale ineptie et le VIDE TOTAL DE SES REVENDICATIONS , DE SES DEMANDES , DE SES EXIGENCES ET DU GRAND VIDE DES RÉSULTATS car tout dépend du bon vouloir DES AUTRES .....Heureusement que les premiers ministres qui l'ont précédé se tenaient debout car nous serions quarante ans en arrière mais le retard a rattrapper selon grand ........

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    mardi 16 février 2010 07h15
    Le chat bilingue canadien sort du sac...
    Enfin, ces jeux du Canada anglais nous auront permis de voir sortir le chat du sac, et ce, de nos yeux vus et de nos oreilles entendues.

    Enfin la vérité sur l'imposture du bilinguisme canadien, et ce, à la face du monde !

    Et à l'attention de M. Charest : « Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir...»

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 16 février 2010 07h15
    On fond

    Au Canada, on faisait 35% de la population au tout début de la Confédération . « Le dernier recensement datait de 1861. Il accordait au Bas-Canada une population de 1.100.000 âmes, en chiffres ronds, dont 847,000, soit près des trois quarts, de langue française. La Confédération assurait aux Canadiens français l’hégémonie dans la province de Québec et une sensible infériorité dans l’ensemble du pays (883,568 habitants de langue française contre 1.623.187 de langue anglaise, au même recensement de 1861 ; Histoire de la province de Québec, tome 1, page 68, Robert Rumilly).

    En 1901, on était tombé à 31% alors que s’amenaient les grandes vagues d’immigration de l’Europe de l’Est. Puis 26% en 1961, en dépit d’un taux record de natalité, un taux qui réussissait un peu à ralentir la minorisation. L’un des plus hauts taux de natalité au monde à l’époque. Si élevé, si impressionnant qu’Arnold Toybee croyait qu’à la fin des temps il ne resterait plus que deux peuples : « Chineses and…. French Canadians ».

    En 2006, on ne formait plus que 21,8% du « pays qu’on a fondé et nommé » comme disait fièrement le p’tit gars de Shawinigan ; en un siècle et un tiers d’histoire, on aura fondu de presque moitié dans « le plus-meilleur »… ! Voilà pour l’histoire glorieuse

    Au prochain recensement, en 2011, on devrait tomber sous la barre des 21%. Les immigrants, eux, devraient dépasser les 21%. On sera alors doublement minoritaires dans le pays qu'on a nommé et fondé comme disait le p'tit gars du Lac des Piles.

  • Steve Fortin
    Abonné
    mardi 16 février 2010 07h32
    Le courage de la survivance
    @mlebel : ces revendications constitutionnelles dans un cadre fédéraliste ont presque conduit Robert Bourasse à lancer un référendum alors que le ROC a clairement fait savoir, 2 fois plutôt qu'une, que selon lui, depuis la conquête, les québécois n'avaient pas à recevoir aucun accomodement constitutionnel pour lui permettre la pérénité. La plupart des Canadiens attendent impatiemment la fin de ce foutu bilinguisme trudeauiste qui empoisonne la vie des fonctionnaires fédéraux qui doivent se conformer à des impératifs linguistiques dont ils ne se servent JAMAIS (la primeauté de l'anglais n'étant plus contestée). Nous avons déjà donné et le résultat de ces consultations dans la perspective fédéraliste ont aussi mauvais goût que les deux référendums québécois. En ce sens, nous nous rejoignons, car dans les deux cas, c'est l'incongruité de la position du Québec dans le Canada qui était apparente. Comme l'attitude canadienne à l'égard des Québécois s'est radicalisée, le résultat m,apparaît assez évident : c'est l'indépendance ou l'assimilation. Vous savez comme moi que l,étude de la sociographie des peuples montre que le statu-quo n'existe pas.

    *****

    En 1986, lors de l’Exposition universelle de Vancouver, le français était la 4e langue en importance (selon de recensement de 1984) en C-B, elle est aujourd’hui 14e.

    Au Québec, à Montréal plus précisément, les études du démographe Marc Termotte et le dernier recensement fédéral montrent sans équivoque que le français est minoritaire sur l’île (48,8 %) depuis 2007.

    Le statu-quo conduit assurément à la Louisianisation du Québec et à coup sûr et les “Québécois” ne seront plus réduits qu’à être une partie du folklore du grand old nice english Canada, qu’on sortira, une fois de temps en temps, comme les indiens…

    La survivance à un coût, c’est celui du courage de l’affirmation et de l’émancipation.

  • Robert Aird
    Abonné
    mardi 16 février 2010 07h32
    bilinguisme
    Le bilinguisme est une invention de Trudeau qui a toujours ete loin de la realite canadienne.

  • Pierre Bernier
    Abonné
    mardi 16 février 2010 08h29
    Vaccin définitif contre le « syndrome des Rocheuses » !
    « À Vancouver, on a également envoyé au monde entier un message très concret: au Canada, on ne respecte pas le français.» (MD)

    Les Québécois d'aujourd'hui, jeunes ou vieux, sont dorénavant immunisés contre cette maladie propagée par le reste du Canada dans le but de faire perdre la tête lors des scrutins.

    Les nouveaux arrivants, comme les observateurs étrangers, n'auront plus à bouquiner longtemps les livres d'histoire pour comprendre pourquoi cette Nation veut que ses élus de l'Assemblée nationale soient les seuls à adopter les lois, prélever les impôts et signer les traités qui s'appliquent sur son territoire.

  • Denis Miron
    Inscrit
    mardi 16 février 2010 09h11
    La langue de l'argent.
    Notre premier ministre à gages parle la langue de l’argent et comme dit le proverbe : «quand l’argent parle la vérité se tait».
    On dit de l’évidence que c’est ce qui crève les yeux…C’est probablement pour cette raison que les sondages nous révèlent que l’électorat Québécois continue de croire qu’il est celui qui ferait encore le meilleur premier ministre, malgré un sens éthique en bas de la ceinture

  • André Loiselet
    Abonné
    mardi 16 février 2010 09h20
    Recette aux nouilles

    Charest hésite comme une nouille sur le rebord d'un plat. Existe-t-il un chef pour le sortir du décor ou pour le cuire médium saignant, à la sauce Harper?
    La pensée canadian s'exprime ainsi: -Pourquoi accorder un traitement de faveur aux french-canadians "pea soup" (pour rester dans le domaine culinaire) qui n'ont même pas les "couilles" de devenir autonomes en sortant du giron maternel d'une marâtre qui le rejette?

  • Andre Gignac
    Inscrit
    mardi 16 février 2010 10h00
    QUITTE OU DOUBLE! - André Gignac le 16-2-10 -
    Excellent article! John James Charest de Westmount qui se plaint aux autorités olympiques que la langue française n'est pas assez visible aux Jeux de Vancouver, grosse farce! Qu'il s'occupe donc de la langue française au Québec qui est menacée. Charest, c'est un déraciné vendu au Canada anglais, un collabo fédéraliste pour qui le Québec n'a pas plus d'importance que l'Île du Prince Édouard. La seule solution qui s'offre à nous, c'est l'indépendance sinon c'est l'assimilation. La baloune du bilinguisme de ce pays artificiel vient d'être crevée! Espérons que les Québécois auront une prise de conscience collective à cet effet. André Gignac 16/2/10

  • pierre savard
    Inscrit
    mardi 16 février 2010 10h16
    Charest
    Charest se fiche du francais au Québec. Charest se fiche de l'histoire du Québec. Charest a adopté la religion VERTE. Cette religion est multiculturaliste, "ouverte" (envers tout le monde sauf ceux de souche), relativiste, etc. Et le PQ n'est pas mieux. Ce qu'il faut, c'est un parti de droite musclé, nationaliste et dur. La gauche (PLQ,PQ, QS, CSN, etc.) n'est pas capable de défendre le francais. Ces entités syndicalo-politiques ont apparemment défendu le francais depuis les années 1960. Regardez où nous en sommes ? Montréal s'anglicise, les jeunes ignorent leur histoire, ne savent pas écrire, etc. La gauche politique au pouvoir (PLQ en ce moment)est un tigre de papier ou un tigre en jello.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 16 février 2010 11h14
    Triste épisode
    Ce triste épisode de la portion congrue de français aux Jeux olympiques montre que le Canada n’est pas UN vrai pays; il y a en réalité DEUX pays au nord du 45e parallèle.

    Ce n’est pas UN pays paralysé, c’est DEUX pays paralysés.

    Le Canada sclérosé dans sa Constitution-camisole-de-force, qui réunit deux peuples ( le ROC et le Québec) aux aspirations différentes sinon divergentes; et le Québec enserré et étouffé dans les griffes de ce Canada qui nous aime tant …

    Deux langues, deux mentalités, deux pays

  • Alain Lavallée
    Abonné
    mardi 16 février 2010 11h18
    Le gouvernement a exigé que la cérémonie d'ouverture reflète ses valeurs et priorités
    Le 23 août 2008, la Presse canadienne écrivait que

    ""Le gouvernement de Stephen Harper a averti les organisateurs des Jeux olympiques d'hiver de Vancouver, en 2010, que les cérémonies d'ouverture devront refléter adéquatement ses valeurs et ses priorités"" Patrimoine Canada y ayant investit 20 millions de $, il devait en être ainsi comme l'ont révélé des documents obtenus via la « Loi d’accès à l’information » et publiés le 22 août 2008 par le Globe and Mail.

    Dans ces mémos préparés pour une réunion s'étant tenue avec le VANOC,
    2 ans jour pour jour avant l'ouverture des jeux, Harper prévenait par l'intermédiaire de sa sous-ministre de Patrimoine Canada que
    Harper a prévenu le comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2010 que les cérémonies d’ouverture devaient refléter de manière appropriée ses valeurs et ses priorités et rencontrer ses objectifs domestiques et internationaux de « branding »

    Cet état de fait avait d,ailleurs été courageusement dénoncé par l'artiste Robert Lepage dans les pages du Devoir (lettre du 5 septembre 2008) qui dénonçait aussi par la même occasion les coupures faites par le gouvernement Harper dans 14 programmes culturels, l'argent de ces coupures allant pour financer le bilinguisme des Jeux de Vancouver et le plus long parcours de tous les temps (116 jours et 45 000 kms) de la flamme olympique.

    Quant à la présence d'une seule chanson en français faut-il s'en étonner ? Lorsqu'on découvre qu' un des membres importants du Comité de contenu de la cérémonie d'ouverture était le gérant de Brian Adams, soit M" Bruce Allen qui a déclaré en entrevue sur les ondes de la station de radio CKNW, à Vancouver «Si vous immigrez dans ce pays et n'en aimez pas les règles [...], nous n'avons pas besoin de vous ici. Vous avez un autre endroit où aller, et c'est chez vous!» (Le Devoir, IDÉES, 1 nov. 2007, page A-7)

    En conclusion, le "branding" planétaire du Canada doit se faire en anglais, ce serait mauvais pour son image semble-t-il s'il y avait eu du français.

    Ce faisant, il ridiculise un peu le CIO, dont le français est non seulement , une des langues officielles, mais la langue qui en dernière instance est la langue de référence selon les statuts du CIO

    Il ridiculise aussi les QUébécois et montre le vide abyssal de la pseudo-reconnaissance d'une "nation" québécoise

    Enfin le 17 septembre 2008, le Cirque du Soleil indiquait qu'il se retirait des cérémonies entourant les Jeux Olympiques parce qu'il ne pouvait avoir le ""creative control"" sur le contenu (deux jours plus tard, les relations publiques préféraient indiqué diploamatiquement qu'ils étaient trop occupés pour y participer)

  • Claude Daigneault
    Abonné
    mardi 16 février 2010 11h34
    Le Québec des affligés
    Mais à quoi s'attendait-on au juste ? À une grosse farce comme le "Love-In" du dernier référendum ? Êtes-vous déjà allé à Vancouver ? C'est comme de se retrouver dans n'importe quel pays étranger : il faut parler la langue du pays et la langue du pays en dehors du Québec, c'est l'anglais. Le bilinguisme, comme le multiculturalisme, c'est de l'engrais pour faire pousser les illusions. J'emploie le terme pour ne pas froisser, mais tout le monde sait avec quoi on fabrique de l'engrais.

    Jusque à quand restera-t-il des illusionnés qui rêvent encore de la "société juste de" de PET, celle qui a été taillée sur mesure pour une majorité qui a autant de considération pour l'égalité que le renard en a pour l'écureuil entre ses dents qu'il rapporte à ses petits.

    Cessons de nous affliger des moindres rebuffades qu'on nous sert. Tournons donc les yeux vers l'avenir au plus sacrant. Un avenir où nous rejetterons définitivement notre attitude de ti-gars à sa maman qui va brailler dans son tablier chaque fois que le ti-gars d'à côté nous crie des noms. Le Canada existe à côté du Québec. On ne peut tout de même pas partir à la dérive comme un bateau pour s'en détacher. Mais on peut s'en ficher comme de l'an 40.

    Le Canada ne m'intéresse plus. Passons à autre chose et cessons de pleurnicher. Laissons-lui son patriotisme insupportable à l'américaine, sa volonté de nous inclure à tout prix dans son absence d'ouverture d'esprit et de culture de talk-shows et de séries d'hôpital de l'après-midi à la télé.

    Comme le dit l'expression populaire qui marque l'exaspération chez nous : "On peut-y passer à autre chose" ?

  • Bernard,Clement
    Abonné
    mardi 16 février 2010 11h54
    Spectacle désolant
    Quel spectacle désolant de voir encore une fois notre premier ministre courber le dos encore une fois devant cet affront...
    Voilà le genre de politicien ¨molasse¨que nous avons élu et que nous méritons sans doute à force de se faire taper sur la gueule sans réagir.
    Jean Charest semble se complaire dans ce genre de situation. Il ne veut pas décevoir personne au Canada anglais lui qui a encore des ambitions de devenir le ¨prime minister¨coast to coast de ce vaste pays. C'est cet agenda caché qui l'empêche sans doute de faire des vagues et de ¨brasser la cabane¨sur la question linguistique. Il n'a pas plus de réaction au niveau national qu'au Québec concernant la langue. Lorsque l'on constate l'état lamentable du français chez nous, il faudra beaucoup de courage à nos enfants pour renverser cette tendance et surtout se débarrasser de ces politiciens calculateurs plus soucieux de s'adonner à la politicaillerie que de défendre leurs racines.

  • michel lebel
    Inscrit
    mardi 16 février 2010 12h22
    Trop exigeant?
    @ Steve Fortin,

    Le fédéralisme binational ou mulitinational canadien est un régime exigeant, qui demande beaucoup aux citoyens et aux gouvernants. Je me demande souvent s'il est trop exigeant. Est-il une utopie, un leurre, une étoile inaccessible, et mieux vaudrait prendre la voie moins difficile: celle de la séparation, de la souveraineté pour le Québec? Vaut-il mieux être réaliste et cesser de croire à l'impossible: deux grandes langues et cultures mondiales, avec des peuples qui se respectent sur un immense territoire où la paix règne? Sommes-nous condamnés à revivre constamment Vancouver?

    Michel Lebel
    Ancien professeur de droit constitutionnel

  • Réjean Martin
    Abonné
    mardi 16 février 2010 12h36
    C'est à mourir de chagrin
    C'est à mourir de chagrin, cette histoire où Jean Charest ne fait que timidement exprimer des souhaits... Y a-t-il une révolte qui gronde dans la population face à cette affaire? Et à tant d'autre? Quand en aurons-nous ras le bol? RÉJEAN MARTIN, Trois-Rivières

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 16 février 2010 13h57
    L'autre bout de la lorgnette
    On nous a dit que le français est une des deux langues des Jeux olympiques et qu'en cas de litige c'est le français qui fait foi. Cela n'a rien à voir avec le Québec. C'est une obligation. Quels sont les sanctions en cas de non-respect de cette obligation? Il me semble que nous nous montrerions autrement qu'en victimes en prenant ce problème par ce bout-là de la lorgnette. Faire appliquer les sanctions avec rigueur...et sévérité.

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    mardi 16 février 2010 15h00
    Bon, je redeviens souverainiste

    J'ai été souverainiste jusqu'au référendum de 1995. J'y étais scrutateur et mon comté a voté non. Ce fut souffrant. Ensuite en réfléchissant bien, mon frère Noël et moi, on voyait de plus en plus d'inconvénients et de moins en moins d'avantages de devenir souverains, le plus fort inconvénient nous apparaissant alors la revendication amérindienne des deux tiers du territoire Québécois. Et l'on se souvient de leur parade internationale contre le Québec. Ils nous passeraient à la moulinette.

    Mais, ici et maintenant, voilà que Vancouver nous apporte la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Mais Vancouver n'est qu'un des éléments opposant le ROC et le fait français en Amérique. Atomes crochus : néant !

    Bien avant Vancouver, le PET avait concocté un terme qui nous colle encore à la peau : le multiculturalisme. Bon, respirons par le nez...
    Or le pire, c'est que le pouvoir de décision n'appartient pas encore au Québec (avec un accent : é) qui, très majoritairement, n'adhère aucunement à ce concept qui va au ROC comme un gant. Nous sommes une nation, bordel. Il y a des limites à courber l'échine et à nous croire une petite nation. René Levesque, natif de la Baie des Chaleurs comme moi, nous l'avait dit : « Nous sommes quelque chose comme un grand peuple. » Oui, encore mieux qu'une nation, un peuple.

    Voilà, c'est fait : Vancouver vient de me permettre de rebasculer dans la quête de souveraineté québécoise.

    JPA

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 16 février 2010 15h14
    @Jean-Pierre Audet
    Vire le vent, vire la poche. Ça va vous passer....!

  • CLOUTIER
    Inscrit
    mardi 16 février 2010 15h32
    Le réveil est nécessaire
    Il n'y à qu'au Québec et certains autres petits territoires qu'il y a des gens bilingues ailleurs le multiculturalisme est appliqué en anglaid. Au confin de grand pays. la langue de Molière est perçu comme un coût. Si vous voulez votre respect, sachez quoi faire ou taissez vous et endurez votre purgatoire dans cette fausse fédération...

  • Frédéric Pearson
    Abonné
    mardi 16 février 2010 16h59
    Avec de tels amis...
    ... pas besoin d'ennemis, comme cette phrase le résume si bien!

    Merci M. David pour un article aussi pertinent! Le Canada est un pays artificiel dont l'identité est encore et toujours en construction. Les élites canadiennes le savent très bien et s'échinent à démanteler tous les aspects francophones du pays. Voilà! Vancouver n'est qu'une crise parmi d'autres, il y en aura toujours parce que les Canadiens n'ont rien à faire de nous.

    Pour faire suite à bien des commentaires... Jean Charest, quel excellent communicateur! Ne rien dire, ne rien faire, les 2 mains sur le volant avec la grosse musique: c'est comme ça qu'on travaille au PLQ!

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    mardi 16 février 2010 17h11
    il semble, ENFIN, que l'on est passé, «un peu», de la parole aux actes.
    Bonjour M.David,

    Le Devoir est supposément nationaliste : il semble, ENFIN, que l'on est passé «un peu» de la parole aux actes.

    C'est bien beau de faire des leçons sur le courage, mais faudrait au moins oser à la hauteur de LaPresse : eux ils se tiennent debout. Depuis quelques temps c'est aussi votre cas. Félicitations.

    J'espère que ce ton incisif et clair vous suivra sur d'autres tribunes et en particulier à la SRC-Power -- Nouvveau média(Joint-venture depuis 5 ans), qui se fait encore à visière cachée pour 90% des québécoises et québécois!
    C'est la grâce(courage) que je vous souhaite...

    ***

    .... « Aujourd'hui, sa politique constitutionnelle semble se limiter à profiter de ses voyages pour asticoter M. Harper sur l'environnement et à souhaiter que... À souhaiter quoi au juste? » MD.

    Quelques réponses :

    1) Qu'à l'instar de PET(1982), Charest réussisse à son tour envers "des perdants" (1995), à banaliser le Québec. Depuis 2003 on peut dire qu'il a tout fait pour y parvenir et cela dans le sillence stridant de ses député(e)s et des québécois qui semblent pas vouloir survivre!

    Pourquoi en être surpris?
    Rappelez-vous la contribution de John James (son vrai nom : sa mère était anglophone tout comme Pierre Elliot) de 10 milles$ au CUC en 2003-2004, avec notre fric!

    2) Remplacer Michael Ignatieff.

    3) ou bien se préparer à une nouvelle carrière internationale qu'il planifie avec soin, en s'immisçant (c'est bien pour dire...) dans les champs de compétences fédérales. Exemple : en parlant au nom du Canada dans la mise en place d'un marché Europe-Canada ( Actualité : Jean Charest a conquis l'Europe par Jean-Benoît Nadeau,5 Octobre 2009.

    ***

    ....... « On nous a dit que le français est une des deux langues des Jeux olympiques et qu'en cas de litige c'est le français qui fait foi. Cela n'a rien à voir avec le Québec. » Une abonnée.

    - Rien à voir avec le Québec? Incroyable!!!

    Relisez tous les intervenants ou bien M. David : « À Vancouver, on a également envoyé au monde entier un message très concret: au Canada, on ne respecte pas le français, ni ceux qui le parlent sauf s'ils montent sur le podium drapés d'un unifolié. »

    Oh, oh! La discussion ne porte pas sur la langue souhaitée par Pierre de Coubertin... mais sur le fameux bilinguisme coast to coast tant souhaité par P.E.T et Chrétien ; et donné comme raison de leur entrée en politique, afin de mieux refléter les langues des 2 (supposément) peuples fondateurs de la fameuse confédération de 1867.
    Était-ce la vraie raison de leur implication en politique ou plutôt pour mieux banaliser le Québec et le minoriser dans une fédération?

    En tous les cas, on peut dire que tous les deux ont échoué leur carrière, si c'était vraiment la raison... du moins si on relit les rapports des commissaires aux langues officielles qui constatent, année après année, le recul du français depuis 30 ans!!! Quel beau programme pour les naïfs!

  • jobin
    Inscrit
    mardi 16 février 2010 17h29
    Surprise
    Ce que nous vivons présentement na rien de surprenant le tout se déroule dans la normalitée canadienne.Noubliez pas que charest est un canadien à ninporte quel prix.

  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 16 février 2010 19h03
    Les ultrafédéralistes ont tué le français
    Ça me fait bien rire de voir que M. Lebel commence à comprendre que le NON des ultrafédéralistes comme lui était un NON à la nation québécoise, un NON au respect de soi-même, un OUI à l'humiliation de soi et un OUI à la disparition du français. Il y aura de plus en plus souvent de Vancouver et de plus en plus humiliant. Voter NON c'est accepter de licher les pieds des Canadians, point à la ligne.

    Quant aux anti-Québécois comme Raymonde Chouinard, il est sûr qu'ils ne changeront pas d'idée constitutionnelle puisque leur grand rêve est que le français disparaisse complètement d'Amérique, en bons héritiers de Durham et telement honteux de ne pas être nés de la race supérieure. Ils aiment tellement être des carpettes.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mercredi 17 février 2010 00h10
    Jean Charest n'a que le courage de ses propres ambitions et de celles de son entourage.
    Faut-il rappeler aux gens de Vancouver que le français est une des deux langues officielles du CIO?! Que de fermeture sur le monde,
    cette "dualité canadienne réduite à sa plus simple expression"!

    @ monsieur Pierre Savard
    Vous mentionnez avec raison l'enseignement déficient de notre histoire.

    La loi 101 fût promulguée en 1977 par le PQ, et, la charte des droits et libertés québécoise dans la même période. C'est plutôt l'arrivée de la charte canadienne, suite au rapatriement unilatéral de la constitution, qui a permis impunément aux tribunaux canadiens de diluer la teneur et l'application de la loi 101. Dès 1998, l'oeuvre de Camil Laurin avait déjà été charcutée de 200 amendements par les tribunaux canadiens.

    Depuis 1982, les droits individuels sont priorisés au détriment des droits collectifs, en l'occurence de notre spécificité, de notre culture, la langue française. Nous subissons les répercussions néfastes d'une constitution rapatriée unilatéralement sans le consentement d'aucun gouvernement québécois, fédéraliste comme souverainiste.

    C'est l'héritage empoisonné du multiculturalisme à la "Trudeau". Atteinte à notre liberté de conscience, dignité et IDENTITÉ!!!

    Pour ce qui est de notre PM, c'est connu, Jean Charest se limite à ne pas trop faire de vagues. Ces fédéralistes n'ont absolument aucune alternative à proposer à l'éternel statut-quo. Que pouvons-nous attendre d'un gouvernement Charest dont la caractéristique principale est l'opportunisme, le manque d'éthique et la cupidité?!

    Une majorité de 76% de citoyens réclame une enquête publique sur l'industrie de la construction depuis octobre dernier. Monsieur Charest s'y refuse obstinément, toujours à la défense des intérêts personnels de son entourage au détriment des nôtres. L'expression de la volonté du peuple, la démocratie, connait pas!!!

    Les frais d'une commission d'enquête publique au profit de la transparence seraient moindres que ceux scandaleux gonflés par des contrats sans soumission avec redevance au parti libéral. Les frais seraient moindres qu'une élection déclenchée par simple opportunisme en décembre 2008. Un premier ministre et ministre des finances ont droit de regard absolu sur l'état des finances publiques, dont les pertes de 40 milliards en 2008 à la Caisse de Dépôt et Placements du Québec! Le cri d'alarme est venu de Toronto, mais ce gouvernement Charest ignorait tout! Il réclamait pourtant l'urgence et la nécessité d'avoir les deux mains sur le volant. Maintenant majoritaire, il est arrivé à ses fins.

    Sachant que ces libéraux ont changé en 2004 le mandat de la Caisse de Dépôt par loi "bâillon" avec la conséquence de risques accrus, le plan B ders fédéralistes est bien en place. (Médiatique(Gesca)- Politique-Fiscal).

    Le laxisme de ce gouvernement libéral quant à la promotion et défense du français est tel qu'il a "tabletté" pendant 18 mois un rapport accablant de l'Office de la langue française condamnant le recul du français à Montréal. Ce n'est que la pointe de l'iceberg. Le parti libéral, champion des tablettes toutes catégories!

    Jean Charest n'a que le courage de ses propres ambitions et de celles de son entourage.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mercredi 17 février 2010 00h25
    P-M entre l'arbre et l'écorce: Abscence de rapport de force pour le Québec
    Voeux pieux de Jean Charest et demandes du bout des lèvres = Abscence de rapport de force pour le Québec.

    La mauvaise foi de Jean Charest: Cette stratégie des deux discours, selon sa volonté de plaire aux québécois ou aux anglais. Question de capital politique!

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 17 février 2010 05h23
    Vous me faites pleurer
    Comme c'est pathétique. Les méchants anglais nous ont donc maltraités. La langue française, c'est notre langue. C'est à nous de la promouvoir. Est-ce que le Québec promouvoit la langue anglaise au Québec? Bien sûr que non. Pourquoi demander aux anglophones des autres provinces de promouvoir la langue française. Ce que nous avons le droit d'exiger,cen'est pas la promotion du français hors Québec, c'est son respect. En lisant les textes précédents,tout ce qui en ressort, c'est que les auteurs auraient voulu que M.Charest tape du pied, qu'il chiâle comme un enfant gâté qui n'a pas eu son suçon. Autement dit,qu'il fasse comme le PQ fait depuis cinquante ans.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mercredi 17 février 2010 10h55
    Voilà la reconnaissance anémique de la nation québécoise
    Voilà la reconnaissance anémique de la nation québécoise: Pourtant reconnue comme étant une des deux langues officielles de la CIO, l'exclusion de cette riche contribution de notre patrimoine (héritage commun de notre collectivité) démontre allègrement l'insignifiance accordée à notre culture, à notre peuple.

    L'importance octroyée à la langue française...Chasser le naturel...
    Éloquent du bilinguisme canadien!

    Un athlète de l'équipe canadienne peut monter sur le podium avec un autre drapeau que celui du Canada sans qu'il y ait problème...à moins que ce ne soit un athlète québécois avec le drapeau du Québec, comme ce fût déjà le cas. Là par contre, quel tollé!

    Cela semble significatif du peu de valeur de notre identité. Un athlète québécois sur le podium est qualifié "grand athlète canadien". Il y a quelques années, même commentaire dénonciateur de Jean-Luc Brassard à propos du village olympique canadien et de Patrimoine Canada. Propagande ad-nauseam!

    On s'approprie volontiers le talent québécois. Et, on sait combien le Québec se démarque par ses créateurs artistiques. Pas difficile de comprendre la raison pour laquelle Guy Laliberté et le Cirque Du Soleil se soient rapidement désistés d'une représentation aux jeux olympiques. En parlant des exigences linguistiques rattachées à l'octroi des subventions gouvernementales, monsieur Fraser n'évoquait-il pas que cela pouvait signifier la seule présence d'artistes d'un groupe linguistique dans les activités visuelles (danse, cirque) pour permettre de satisfaire à cette exigence. Matière à interprétation! Acrivités visuelles suffit!!

    Monsieur Bourgault-Côté écrivait aujourd'hui à ce propos:
    "L'essentiel du spectacle s'est déroulé en anglais. Un poème de François-Xavier Garneau n'a par exemple été lu qu'en version traduite."

    Les deux solitudes refont toujours surface. Le monde entier est témoin de l'imposture de "l'unité canadienne" par le déni de sa dualité linguistique.

    Comme Ottawa a investi des millions aux frais des contribuables pour la cérémonie d'ouverture et pour «mettre en valeur la dualité linguistique» du pays, l'attachée de presse du ministre du patrimoine James Moore, madame Deirdra McCracken, mentionne à tort que le gouvernement n'a pas droit de regard pour dissiper cette polémique. C'est un devoir, une responsabilité!

    Deirdra McCracken: Ce n'est pas le gouvernement qui va décider du contenu d'une cérémonie comme ça, Ce n'est pas notre rôle, il y a une équipe créative pour ça.» En plus de banaliser la réalité "névralgique" de la dualité canadienne, voilà le symbole de la piètre reconnaissance de la nation québécoise: De premier peuple fondateur avant le 5 novembre 1981, on réduit notre influence et identité à une simple minorité parmi les autres.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 17 février 2010 11h09
    Les braillards de service....
    Faut croire que le charisme de Jean Charest, qui est absent chez le leader du PQ, dérange nos chers souverainistes-socialistes puisqu'ils le critiquent autant....!

    Faut quand même pas exiger que les provinces anglophones fassent la promotion du français; pourquoi ne pas leur demander de faire la souveraineté tant qu'à y être.

    Le fait que Vancouver doivent respecter les 2 langues officielles du Canada, ne signifient pas qu'il doive se mettre à quatre pattes devant le Québec; ce que ne ferait sans doute pas le Québec s'il était l'hôte des jeux.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mercredi 17 février 2010 12h00
    Qui a parlé de la promotion et défense du français hors-Québec dans cette tribune?
    De grâce Monsieur Lafrance, ne déformez-pas les propos des lecteurs pour discréditer leurs arguments. Qui a parlé de la promotion et défense du français hors-Québec dans cette tribune?

    "Le laxisme de ce gouvernement libéral quant à la promotion et défense du français est tel qu'il a "tabletté" pendant 18 mois un rapport accablant de l'Office de la langue française condamnant le recul du français à Montréal. Ce n'est que la pointe de l'iceberg. Le parti libéral, champion des tablettes toutes catégories!".

    Depuis 2003, c'est le gouvernement de Jean Charest qui est au pouvoir. En toute bonne foi et objectivité, si vous le pouvez, que pensez-vous de sa gouvernance depuis ce temps? À moins que vos moeurs soient aussi élastiques que ce gouvernement libéral!

    Il ne faut pas que du charisme pour gouverner. Il faut de la compétence et de la transparence. Les apparences sont parfois trompeuses et, en conséquence, de la poudre aux yeux. .

  • Curley
    Inscrite
    mercredi 17 février 2010 14h15
    Un petit oubli!
    Je suis d'accord avec la position de Madame Raymonde Chouinard et Monsieur Paul Lafrance, j'ajouterais ceci:

    Au delà du débat politique sur le bilinguisme de ces jeux, on semble oublier les athlètes. Ceux-ci sont heureux d'y être que ce soit pour une première ou non. Cette génération est bilingue en majorité et habitué aux compétitions internationales. Qu'on s'adresse à eux en anglais ou français, ils répondront par l'affirmative. PRÉSENT Que l'on commente avant, pendant et après des ratés de l'organisation, du comment et du pourquoi ainsi que de la météo, ça va de soi. Il appert également que les artistes francophones invités à se produire tout au long des Jeux sont ravis de l'accueil.

  • Michel Savard
    Inscrit
    jeudi 18 février 2010 00h09
    Certains lecteurs du Devoir passeront-ils 16 jours à critiquer l'ouverture des Jeux Olympiques ?
    Durant le temps qu'à Vancouver se déroule le plus grand événement sportif au monde, les critiqueux habituels du Devoir s'en donnent à coeur joie pour gagner la médaille d'or dans leur triathlon préféré comportant les épreuves suivantes : le déchirage de chemises, le grattage de plaies et l'art de jouer les opprimés ou les martyrs !

    Oui, d'accord, il aurait pu y avoir plus de français lors de la cérémonie d'ouverture mais une fois cela dit et après 6 jours, " On pourrait-ti " passer à autre chose et parler des épreuves sportives de ces Jeux Olympiques !!

    Faut-il que la vie de ces éternels critiqueux soit terne et plate pour que rien d'autre ne les intéresse à part venir sur un des blogues du Devoir pour parler de leurs frustrations concernant la langue et pour y faire, quotidiennement , le grattage de leurs plaies et l'étalage de leur humiliation ?

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    jeudi 18 février 2010 14h14
    @Michel Simard
    Pourquoi ne pas apprendre l'anglais et devenir bilingue puisque l'anglais et le français constituent les 2 langues officielle du Canada; vous seriez peut-être moins frustré de ne pas comprendre ce qui s'écrit et ce qui se dit autour de vous.

    Pour ce qui est de Vancouver et des jeux olympiques, RDS traduit tout ce qui est formulé en anglais. C'est-ti pas cool la traduction simultanée....en Canada!

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    vendredi 19 février 2010 02h15
    Répliques au sujet précis abordé par monsieur David dans l'article qu'on nous invite à commenter.
    Le français et l'anglais constituent indéniablement les deux langues officielles du CIO. L'article de Michel David ne commente aucun résultat d'athlètes, mais plutôt la lacune dans le respect de cette règle qui est un principe fondamental du CIO (surtout après plus de 27 millions de $$$ investis à cet effet aux frais des contribuables qui ont, en conséquence, un droit absolu de regard..., tout comme il devrait être de la responsabilité du gouvernement fédéral d'en faire le suivi.

    Autrement cette dépense de plusieurs dizaines de millions $ n'est pas justifiée. C'est éloquent également de l'imposture de l'unité canadienne par le déni de sa dualité.

    Nous répliquons donc au sujet précis de cet article, en toute pertinence du propos soulevé. N'y demande-ton pas en effet de s'y conscacrer en commentant son contenu, et, au besoin, élaborer en toute liberté. Nous ne refusons pas ce droit à quiconque de cette tribune. Autrement, ce serait une atteinte à la liberté de conscience et d'expression.

    Michel David consacre un volet de son article au bilan peu reluisant de Jean Charest depuis 2003 et de sa réplique aux critiques de plusieurs face à l'absence du français aux Jeux Olympiques. Malgré la présence toujours réservée à cette langue officielle du CIO par le passé!

    Nous y commentons donc le sujet de l'article en toute légitimité d'y exprimer notre opinion.Je le fais en toute liberté de conscience et exigence d'une réciprocité dans le respect de la dignité de chacun des lecteurs.

    Cela ne signifie pas que nous n'avons pas d'autres occupations quotidiennes, d'autres intérêts, et, une vie passionnante. Cela ne présume pas non plus d'une méconnaissance de l'actualité et des résultats sportifs en général, dont ceux des Jeux Olympiques.

    Nous ne remettons pas non plus en question la culture des autres lecteurs de cette tribune.. Nos arguments sont tels que nous nous éloignons de commentaires mesquins, peu constructifs à l'échange et peu élogieux à l'endroit des autres lecteurs de cette tribune.

    Tout est question d'objectivité! Mais surtout de pertinence aux propos de l'article de monsieur David occultant dans sa totalité les résultats des athlètes aux Jeux pour se consacrer librement au sujet qu'il désirait aborder à ce moment.. Cela n'exclut pas notre compréhension et respect de " l'investissement honorable" des athlètes pour l'évènement.

    Nous pouvons être ouverts sur le monde, bilingues et prendre le droit de parole lorsqu'on nous y invite, au même titre que chacun des lecteurs de cette tribune.

    En terminant, une petite parenthèse, pour dissiper certaines inquiétudes et remettre les pendules à l'heure: Ayant (entre autres) travaillé un an aux États-Unis en tournée avec Janet Jackson, et, ayant beaucoup voyagé dans ma vie, il me semble évident que je sois bilingue....comme plusieurs lecteurs je le suppose.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    vendredi 19 février 2010 08h22
    Nos répliques "pertinentes" au contenu de l'article de Michel David- Saine-démocratie- Une tribune peut être constituée d'opinions divergeantes
    Le français et l'anglais constituent indéniablement les deux langues officielles du CIO. L'article de Michel David ne commente aucun résultat d'athlètes, mais plutôt la lacune dans le respect de cette règle qui est un principe fondamental du CIO (surtout après plus de 27 millions de $$$ investis à cet effet aux frais des contribuables qui ont, en conséquence, un droit absolu de regard..., tout comme il devrait être de la responsabilité du gouvernement fédéral d'en faire le suivi.
    Autrement cette dépense de plusieurs dizaines de millions $ n'est pas justifiée. C'est éloquent également de l'imposture de l'unité canadienne par le déni de sa dualité.

    Nous répliquons donc au sujet précis de cet article, en toute pertinence du propos soulevé. N'y demande-ton pas en effet de s'y conscacrer en commentant son contenu, et, au besoin, élaborer en toute liberté. Nous ne refusons pas ce droit à quiconque de cette tribune. Autrement, ce serait une atteinte à la liberté de conscience et d'expression.

    Michel David consacre un volet de son article au bilan peu reluisant de Jean Charest depuis 2003 et de sa réplique aux critiques de plusieurs face à l'absence du français aux Jeux Olympiques. Malgré la présence toujours réservée à cette langue officielle du CIO par le passé!

    Nous y commentons donc le sujet de l'article en toute légitimité d'y exprimer notre opinion.Je le fais en toute liberté de conscience et exigence d'une réciprocité dans le respect de la dignité de chacun des lecteurs.

    Cela ne signifie pas que nous n'avons pas d'autres occupations quotidiennes, d'autres intérêts, et, une vie passionnante. Cela ne présume pas non plus d'une méconnaissance de l'actualité et des résultats sportifs en général, dont ceux des Jeux Olympiques.
    Nous ne remettons pas non plus en question la culture des autres lecteurs de cette tribune.. Nos arguments sont tels que nous nous éloignons de commentaires mesquins, peu constructifs à l'échange et peu élogieux à l'endroit des autres lecteurs de cette tribune.

    Tout est question d'objectivité! Mais surtout de pertinence aux propos de l'article de monsieur David occultant dans sa totalité les résultats des athlètes aux Jeux pour se consacrer librement au sujet qu'il désirait aborder à ce moment.. Cela n'exclut pas notre compréhension et respect de " l'investissement honorable" des athlètes pour l'évènement.

    Nous pouvons être ouverts sur le monde, bilingues et prendre le droit de parole lorsqu'on nous y invite, au même titre que chacun des lecteurs de cette tribune.

    En terminant, une petite parenthèse, pour dissiper certaines inquiétudes et remettre les pendules à l'heure: Ayant (entre autres) travaillé un an aux États-Unis en tournée avec Janet Jackson, et, ayant beaucoup voyagé dans ma vie, il me semble évident que je sois bilingue....comme plusieurs lecteurs, je le suppose.

    Ceci étant dit, il est normal et sain qu'une tribune puisse être constituée d'opinions divergeantes.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 20 février 2010 11h08
    Les voeux pieux....
    Ceci étant dit, il est normal et sain qu'une tribune puisse être constituée d'opinions divergeantes. (Lorraine Dubé)
    -----------------------------------------------------------

    Mais oui, mais tel n'est pas le cas lorsqu'on se heurte à un journal partisan!

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    dimanche 21 février 2010 05h06
    Correction: LE DEVOIR VS GESCA
    Le Devoir est le seul journal "indépendant", dans le sens qu'il y a liberté de presse chez les journalistes comme au sein de la tribune de ses lecteurs.

    En conséquence, les journalistes du journal Le Devoir ne sont dictés par aucune ligne de conduite restrictive, aucune partisannerie et aucune censure, Comme chacun de nous, ils expriment librement et légitimement leur opinion, leur conviction.

    En conséquence, les journalistes du Devoir n'ont absolument aucune leçon d'objectivité, d'intégrité ou d'éthique à recevoir du groupe Gesca(Desmarais), des jounalistes de la Presse ou de quelque sympathisant fédéraliste que ce soit.

    En terminant, selon moi, l'ancienne citation "Fais ce que dois" reflétait davantage les valeurs d'intégrité du journal Le Devoir.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    dimanche 21 février 2010 19h26
    "Fais ce que dois"
    En conséquence, les journalistes du journal Le Devoir ne sont dictés par aucune ligne de conduite restrictive, aucune partisannerie et aucune censure, Comme chacun de nous, ils expriment librement et légitimement leur opinion, leur conviction (Lorraine Dubé)
    ----------------------------------------------------

    Ben voyons! Même Mme Bombardier l'admet dans sa chronique de la fin de semaine lorsqu'elle fait référence à la UNE partisane du Devoir.... au sujet des déclarations de Lucien Bouchard, et les articles de Michel David ainsi que ses déclarations sur RDI en sont un spécimen du genre. Michel David est pour le Devoir ce que l'on reproche à Pratte de La Presse..., un partisan qui s'inscrit dans la ligne partisane souverainiste du DEVOIR. "Fais ce que dois" comme on dit!

    A chacun son parti politique et il est inutile d'essayer de me convaincre du contraire... Ça fait que, pour l'impartialité du Devoir, on repassera! Ce que certains abonnés du Devoir n'ont pas le droit de questionner!

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