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Vancouver: le Canada a affiché tout son mépris envers les francophones, accuse Marois

La Presse canadienne   15 février 2010 17h58  Québec
Pauline Marois-
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Pauline Marois-
Le Canada a affiché tout son mépris envers les francophones vendredi lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Vancouver, a soutenu aujourd’hui la chef du Parti québécois, Pauline Marois. Présent à Vancouver, le premier ministre Jean Charest a pour sa part préféré prendre «son trou» plutôt que de défendre vigoureusement l’autre langue officielle du pays, a ajouté la leader souverainiste.

Le spectacle presque exclusivement anglophone concocté par les organisateurs des Jeux a piqué la chef du Parti québécois au vif.

En entrevue à La Presse Canadienne, Mme Marois a reproché au Canada anglais de faire preuve d’une indifférence teintée de mépris envers une communauté linguistique qui compose près du quart de la population du pays.

Elle a aussi accusé le premier ministre Charest d’avoir fait preuve de mollesse lorsqu’il a critiqué du bout des lèvres, selon elle, le manque de français pendant la cérémonie.

Pour Mme Marois, les organisateurs olympiques ont tenté de se donner bonne conscience en permettant au chanteur populaire Garou d’offrir une prestation en français à la toute fin du spectacle.

A son avis, la toute petite place accordée à un artiste francophone en fermeture de rideau n’était qu’un écran de fumée. Le Canada, a-t-elle estimé, a démontré hors de tout doute qu’il considérait la minorité de la langue française comme une quantité négligeable sans importance, ou pire, un boulet pour la majorité anglophone.

«Cela veut dire que l’on existe plus, que nous sommes une quantité négligeable, que nous ne sommes pas importants et à la limite, que nous sommes un poids», a soulevé Mme Marois.

Qui plus est, les critiques formulées par le premier ministre Charest à l’issue de la cérémonie n’ont certainement pas été de nature à rassurer les Québécois inquiets de l’avenir du français au Canada, a-t-elle fait valoir.

En se contentant de dire qu’il aurait «souhaité» plus de français dans la cérémonie d’ouverture des Jeux, M. Charest s’est comporté «en souris qui rentre dans son trou», a soutenu la députée de Charlevoix.

L’esprit frondeur qui semble animer le premier ministre lors de ses nombreux voyages de par le monde était curieusement éteint à Vancouver, a-t-elle ironisé. «M. Charest, quand il est à l’étranger, est beaucoup plus vocal qu’ici», a évoqué Mme Marois.

La place réservée à la langue française durant le rendez-vous olympique soulève une large controverse tant au Québec qu’ailleurs au pays.

La chef du PQ a notamment reproché a certains journaux anglophones de tolérer sur leur site Internet des commentaires anonymes «inimaginables, effrayants et inacceptables» contre le Québec et le fait français.

«C’est du ’Quebec bashing’ encore une fois», a-t-elle pesté.

Bien entendu, la sortie de Mme Marois n’est pas désintéressée. Elle espère que cette nouvelle polémique entre le Canada et le Québec francophone convaincra plus de Québécois d’opter pour la souveraineté.

«Le choix le plus logique, c’est d’avoir notre pays. Il me semble que des événements comme ceux là devraient nous amener au moins à y réfléchir un peu», a-t-elle dit.



 
 
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  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    lundi 15 février 2010 17h03
    L'heure juste
    Enfin, le Canada anglais nous a donné l'heure juste. Fini le temps des politiciens libéraux fédéraux et provinciaux qui fardaient le bilinguisme dit officiel. À tel point, qu'ils avaient réussi de faire croire aux Québécois cette farce du bilinguisme.

    Fini le temps des Trudeau, Chrétien, Paul, Coderre et autres Frulla qui prétendaient nous donner des leçons sur le bilinguisme pancanadien.

    C'est la fin du Temps des Bouffons et ils ne viendront plus nous dire qu'ils nous aiment.

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 17h11
    Un pays de réflexe anglopone
    Je crois que le Canada devrait donner l'heure juste aux Québécois, comme de reconnaître qu'il ne peut assumer les conséquences d'un bilinguisme officiel.

    C'est un peu loufoque de voir le comiissaire aux langues officielles déchirer sa chemise à tout vent. Et c'est toujours pour des lacunes face au français.. Risible...
    Le Canada est un pays qui a naturellement des réflexes anglophones (et ce n'est pas une tare) à cause du cadre géopolitique nord-américain et nos compatriotes de langue anglaise devraient cesser de se faire des accroires sur la différence d'un Canada soi-disant bilingue face au voisin du sud...

    Le reconnaître ne signifie pas pour autant que le Québec devrait nécessairement recourir à la souveraineté...

    Je crois que c'est impossible d'avoir un pays bilingue à cause des réflexes linguistiques des habitants de ce pays qui vont dans le sens de l'anglais, et souvent même chez les francophones qui sont conditionnés par ces mêmes réflexes...

  • michel lebel
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 17h19
    Mme Marois a raison.
    Mme Marois a parfaitement raison. Ce spectacle d'ouverture des Jeux fut une honte pour le fait français au Canada. Il y a encore beaucoup de gens, semble-t-il, qui n'ont pas encore compris que le fédéralisme canadien comporte de fortes mais absolument nécessaires exigences. Il est beaucoup plus facile de vivre dans un État unitaire unilingue. Si c'est cela que la majorité des Canadiens anglais veulent vraiment, le Québec n'a plus qu'un choix: se séparer du Canada anglais.

    Michel Lebel

  • Benjamin Berman
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 18h38
    Mme Marois a raison, mais...
    Je suis Vancouvérois et je trouvais que l’ouverture des Jeux Olympiques était honteuse.

    La faute est exclusivement sur les épaules de COVAN. Les fédéraux ont versé plus que 8 million dollars dans les poches de COVAN pour s’assurer que ces J-O seraient bilingues. Alors, le gouvernement fédéral aurait dû insister que COVAN reconnait l’importance des canadiens français pour l’identité canadienne pendant l’ouverture.

    COVAN avait une chance de bâtir des « ponts » entre les régions du Canada, mais John Furlong et COVAN ont seulement réussi à agrandir les divisions qui étaient déjà là.

    Par ailleurs, Madame Marois a raison d’être dégoutée à cause des gens qui sont incultes, disant n’importe quoi sans connaître l’histoire de leur propre pays.

    Cependant, ça serait bien si Madame Marois demanderait aussi aux québécois d’arrêter leur Canada/Anglos « bashing » sur le site de Radio-Canada et même du Devoir.

    Bref, il y a des cons partout dans le monde et ça n’excuse pas l’ignorance des certains.

    Cette polémique est la faute de COVAN et en tant qu’un Brito-Colombien je suis désolé, mais au fond c’est un problème de compréhension qui existe au Canada entre anglophones et francophones, de même entre toutes les régions de ce pays.

    Alors, il faut qu’on se parle, on se comprend et surtout, on se respecte.

  • Landaeta Leonardo
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 18h50
    République Québecoise
    J'envisage une République Quebécoise dans plus ou moins 25 ans, on espère qu'il soit plutôt dans la prochaine decennie, face à l'abus et le manque de respect vers le Québec, l'Acadie et tout les Canadiens d'origine Français on peut pas qu'avoir l'espoir d'une République Quebecoise.

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 19h40
    Pauline ne mène pas le bon combat
    Vancouver nous a volé NOS Jeux. On s'est servi de la sale politique, dans les couloirs d'hotel de Toronto en 1998, pour aller chercher les 5 votes qui manquaient. Évidemment, on nous a toujours dit qu'il ne fallait pas mélanger sport et politique. Mais le pire, c'est que ce vol nous bloque pour 30 ans à venir

    Québec rêve à 2022. ELLE N'A AUCUNE CHANCE. Vancouver nous a laissé une pillule empoisonnée

    Rogge a bien dit que le Canada avait été chanceux d'avoir les Jeux seulement 22 ans après Calgary et que ça ne se reproduira plus.
    Traduction: oubliez les Jeux à Québec en 22-26 ou 30.

    Les Français, pesants au CIO, ont attendu 24 ans entre Grenoble et Alberville; les Japonais 26 ans entre Sapporo et Nagano; les Italiens 50 ans entre Cortina et Turin! Alors Québec ne peut pas penser aux Jeux avant 2034. MI-NI-MUM. S'imaginer que les Jeux vont revenir une troisième fois au Canada en 34-38 ans c'est rêver en couleurs!
    Vancouver nous bloque.

    La seule chance de Québec serait de faire une demande en dehors du Canada. Et c'est impossible à moins de faire l'indépendance du Québec; là, la pilule empoisonnée de Vancouver se distillerait.

    Au lieu de perdre son temps avec le show de Vancouver, Pauline devrait placer les JO de Québec à son agenda. Le PQ est faible dans la capitale nationale. L'indépendance nous libèrerait de l'handicap canadien et améliorerait grandement nos chances.

    Mais peut-elle enfin parler d'indépendance, un sujet toujours tabou au PQ et au Bloc?

  • André Loiselet
    Abonné
    lundi 15 février 2010 19h42
    Une médaille pour Harper
    En plus d'être devenus une honte pour notre peuple (Harper dixit), l'endroit même des jeux fut un mauvais choix. Pourquoi avoir choisi la province la plus chaude du Canada durant l'hiver pour ces jeux olympiques?
    Heureusement que nos québécois, toujours provinciaux, viennent nous remonter le moral.
    Le Canada demeure un magnifique pays anglophone, le bilinguisme coast to coast fut une manipulation manquée, autant que le multiculturalisme de Trudeau qui oublia vite de mettre sa tête sur le billot pour ne pas avoir changer la constitution.
    À Vancouver, le Québec possède un "stand" dans le "back store" où l'on joue quelques spectacles francos mais que personne ne visite. Le français, au Canada, aura toujours une place folklorique dont le ROC a hâte de se débarasser.
    Harper est le plus sûr allié des souverainistes. Avec son aide généreuse, la cause avancera à pas de géant et gagnera plein de médailles d'or, bien méritées. Merci Stéphane.

  • Patrick Galasso
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 19h46
    Vous avez raison
    Je suis Anglophone à Vancouver. J'étais à la 'dress rehearsal', mercredi soir en avance de la ceromonie des JO vendredi soir. J'étais complétement boulverser mercredi soir. Je me demandais: ou est l'histoire des ancetres du Quebec, l'Acadie et la reste du Canada francais? Les gens qui avaient donné le pays notre nom, qui avaient survi l'hiver et qui avaient creé le sport du l'hiver en Canada, premier? J'ai ecrit un lettre a David Atkins et VANOC. Ca ce n'est pas acceptable pour nous, les citoyens de Vancouver et de la pays. Je veux que vous savoir que cette omission, ca n'est pas en accord avec beaucoup des Anglophone comme moi. On comprend vos opinions. Vous avez raison.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    lundi 15 février 2010 20h05
    Mme Marois a raison !
    On ne peut que donner raison à Mme Marois. Et dire que le gouvernement fédéral avait donné l'argent nécessaire pour que ce spectacle d'ouverture soit vraiment bilingue ! Pas de doute les organisateurs des Jeux de Vancouver n'en ont fait qu'à leur tête et méritent d'être blâmés, même si plusieurs blogueurs des journaux canadiens-anglais disent que les francophones en ont assez eu !

    Comment se fait-il, par contre, que le premier ministre Charest n'ait dénoncé que du bout des lèvres ce manque de respect à la langue française, lui qui, pourtant, ne se gêne pas pour critiquer ouvertement Ottawa au sujet de l'environnement ?

    Comme m'a dit un copain, bien des anglophones ne nous aiment lors des jeux uniquement quand nous remportons des médailles. Autrement, oubliez ça !

  • Gebe Tremblay
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 20h20
    Oh Canada!
    Mme Marois aimerait donc que nous faisions partie intégrante de ce english Canada.

    Si nous recevons les jeux au Québec dans l'avenir, un gouvernement péquiste se fera un devoir de les présenter dans un binlinguisme exemplaire pour assurer les "droits acquis" de la minorité anglaise du Québec, et dans le respect de la fédération.

    Oh! Quelle leçon nous donnerions alors au ROC qui se tordra de honte devant tant de vertu et nous présentera ses excuses les plus sincères.

  • Andre Vallee
    Abonné
    lundi 15 février 2010 20h45
    Charest et le français
    Déplorer du bout des lèvres la place du français à Vancouver est de la flagrante hypocrisie de la part de notre premier ministre qui ne fait absolument rien pour le protéger au Québec. Comme dans la construction et l'étique, il ne fera rien pour peiner son électorat et ses sources de revenu déjà acquis.

  • Manon Theriault
    Abonnée
    lundi 15 février 2010 21h04
    Par respect pour Pierre De Coubertin
    Un sondage réalisé il y a quelques semaines le disait : les anglophones du ROC n'avaient pas une bonne opinion des québécois. Ils ne nous aiment pas, soit!

    Mais ils auraient quand même pu faire un effort par respect pour la langue maternelle de Pierre De Coubertin! Même à Beijing, il y avait plus de français dans les JO. Et pourtant, ce n'était pas une des langues officielles du pays hôte! Les anglais aiment ca pourtant la tradition. La preuve, ils sont encore attachés à la Reine!

  • jean-jacques thibault
    Abonné
    lundi 15 février 2010 21h15
    Un groupe ethnique!!!
    Quand est-ce que le peuple québécois va comprendre que nous sommes considérés comme étant un groupe ethnique à travers le Canada, comme les italiens, les tamouls, etc...

    Je l'ai vécu à Ottawa dans les années 70 et comme nous diminuons en pourcentage, évidemment, notre ethnicité augmente.

    J'aime mieux vivre ailleurs n'étant pas maso...

    Jean-Jacques Thibault , Bangkok

  • Jean-Francois Gagnon
    Abonné
    lundi 15 février 2010 21h25
    Chassez ce naturel, il revient au galop
    Merci chers organisateurs des JO. Vous avez exprimé à la face du monde ce qu'était la réelle réalité Canadienne et le Québec n'en fait pas parti. espérons que vous irez au bout de vos convictions lorsque nous ferons, nous, Québécois notre demande de cécession de la fédération canadienne.

  • tcdl1839
    Abonné
    lundi 15 février 2010 22h09
    Ce serait le temps de comprendre
    Voilà encore un incident qui démontre que le Canada et les Canadians seront toujours prêts à s'ennorgueillir des médailles que NOS athlètes québécois gagnent (ils pourront ainsi avoir l'occasion de s'envelopper dans leur Maple Leaf), mais qu'ils considérent que notre culture n'est pas montrable et qu'ils ne veulent pas entendre notre langue.

    La cerise sur le gâteau est qu'ils aient trouver le moyen, sans sourciller, de faire allumer la vasque olympique par cinq personnes, sans qu'un seul francophone ou québécois ne soit du groupe, voilà qui démontre bien que pour eux nous n'existons pas.

  • Seuls les sophistes pédalent
    Abonné
    lundi 15 février 2010 22h23
    Utiliser la bannière "Canada" impose des obligations
    Du point de vue de l'utilisation du français comme langue officielle des jeux olympiques, la cérémonie d'ouverture était à peu près correcte.
    Le problème n'est pas à ce niveau, il relève plutôt de notre politique interne. Le vrai problème est qu'on présentait le Canada au monde entier et que l'image qu'on lui a montrée lui donne l'impression que ce pays n'est qu'anglophone. Et c'est cela qui nous porte préjudice. Nous n'avons pas fondé ce pays pour en être exclus. Si le COVAN veut s'afficher comme Canada, il a l'obligation de présenter une image respectueuse de sa nature bilingue. Autrement, qu'il se présente sous une autre bannière. Car, tant que nous en faisons partie, le nom de Canada appartient à tout le pays et il a le devoir de respecter chacune des communautés linguistiques officielles. S'il s'agissait de droit commercial, il serait poursuivi devrait payer des dommages et intérêts.
    Certes, ces jeux sont organisés à Vancouver et celle-ci aussi doit avoir sa part de visibilité - sous la bannière Vancouver. Mais sous la bannière Canada, nous devons être présents à égalité.
    Et dire qu'en 95, tout ce beau monde est venu nous dire combien il nous aimait !!!

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    lundi 15 février 2010 23h45
    Triste épisode
    Ce triste épisode montre que le Canada n’est pas UN vrai pays; il y a en réalité DEUX pays au nord du 45e parallèle.

    Ce n’est pas UN pays paralysé, c’est DEUX pays paralysés.

    Le Canada sclérosé dans sa Constitution-camisole-de-force, qui réunit deux peuples ( le ROC et le Québec) aux aspirations différentes sinon divergentes; et le Québec enserré et étouffé dans les griffes de ce Canada qui nous aime tant …

    Deux langues, deux mentalités, deux pays.

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 16 février 2010 11h48
    Le temps des jeux et...
    Le temps des jeux et les Québécois reviendront à leur sempiternelle danse de l'hésitation, de l'indécision, de la pleutrerie. Comme s'ils avaient été dressés à se sentir debout alors qu'ils marchent à genoux. Mais qui donc les a-t-il ainsi conditionnés ?
    Roland Berger
    St Thomas, Ontario

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