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Québec voit des «occasions d’affaires» dans les sables bitumineux

Antoine Robitaille , Guillaume Bourgault-Côté   17 novembre 2010 14h57  Québec
Exploitation de sables bitumineux en Alberta. Québec invite les gens d’affaires à tirer profit de la reprise que connaît cette industrie controversée.
Photo : Mark Hoffman - Newscom
Exploitation de sables bitumineux en Alberta. Québec invite les gens d’affaires à tirer profit de la reprise que connaît cette industrie controversée.
Québec — Malgré son opinion critique de l’Alberta, le gouvernement du Québec invite aujourd’hui les gens d’affaires à «saisir les occasions» dans le controversé secteur des sables bitumineux, lors d’une prochaine mission subventionnée à Edmonton, du 22 au 25 mars.

Une publicité diffusée sur le site du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE) indique ainsi que «la reprise des projets de développement des sables bitumineux en Alberta [représente] des occasions d’affaires à saisir». Le président des Manufacturiers et exportateurs d’Alberta et organisateur du National Buyer/Seller Forum (NBSF) d’Edmonton, Brian McCready, ajoute que «tous les signes de l’industrie indiquent que le mois de mars 2010 sera une période riche en occasions d’échange entre les acheteurs et les vendeurs».
 
Le MDEIE garantit donc aux participants à la mission «d’optimiser les occasions de rencontres avec les intervenants clés du milieu énergétique albertain». On insiste sur le fait que les pétrolières comme «Suncor, EnCana et Imperial prévoient consacrer 200 milliards de dollars à des projets» au cours de la prochaine décennie. Ces projets sont classés dans quatre catégories: «investissement», «maintenance [sic]», «remise en état d’infrastructure» et «verdissement des sables bitumineux».
 
Les frais de participation à la mission sont réduits grâce aux subventions de l’État: ils sont de 250 $ pour un représentant d’une entreprise et 100 $ pour chaque personne additionnelle. La date limite pour s’inscrire étant aujourd’hui, le MDEIE n’était pas en mesure de dire hier combien de participants seront de la mission.
 
Interrogé sur l’apparente contradiction entre le discours officiel du Québec en tant que leader en matière d’environnement et cette mission organisée pour profiter des occasions d’affaires promises par les sables bitumineux, le MDEIE tentait hier de «relativiser» les perceptions, en faisant valoir que l’on s’adresse surtout aux entreprises qui peuvent aider à rendre plus propre le traitement des sables bitumineux. Mais ce n’est pas une règle fixe.
 
«Une partie importante de la mission est composée d’entreprises qui ont développé des technologies environnementales assez innovatrices qui s’appliquent à diminuer les impacts des projets pétroliers ou gazeux», affirme la porte-parole du ministre Clément Gignac, Anne-Sophie Desmeules.
 
«C’est une expertise québécoise qui commence à être reconnue internationalement et qui s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de développement des technologies vertes», dit Mme Desmeules. Elle ne pouvait spécifier hier soir quelle proportion de la mission sera composée de ces compagnies «vertes». Il n’a pas été possible de savoir non plus si d’autres compagnies moins axées sur le traitement écologique des sables se sont inscrites.
 
«Notre mission est économique, explique Mme Desmeules. L’objectif est de diversifier les marchés. Les sables bitumineux font partie du marché albertain, mais la mission ratisse beaucoup large.» Friand de missions, le premier ministre Charest ne serait pas du groupe de voyageurs, pas plus que le ministre Gignac.
 
Pour le Parti québécois, cette mission «pour le moins discutable» est «une démonstration supplémentaire de l’incohérence de M. Charest dans le dossier des changements climatiques», a soutenu Scott Mckay, critique en matière d’environnement. Il rappelle que ce gouvernement, qui se «pose en champion de la lutte contre les gaz à effet de serre [GES]», a par exemple augmenté les capacités routières du Québec ces dernières années. M. Mckay croit aussi qu’il est très difficile, voire impossible, de verdir l’exploitation des sables bitumineux.
 
Tensions
La question des sables bitumineux est implicite dans le conflit Ottawa-Québec sur les changements climatiques. La semaine dernière encore, dans un discours s’adressant surtout aux représentants de cette industrie, le ministre fédéral de l’Environnement, Jim Prentice, avait qualifié de «sottise» une initiative de Québec en matière de pollution automobile et de réduction des GES. Cette sortie lui a valu des critiques acerbes de Jean Charest et de la ministre provinciale de l’Environnement, Line Beauchamp.
 
Le gouvernement du Québec nie toutefois avoir déjà dit quoi que ce soit de négatif directement à propos des sables bitumineux. Le 19 janvier, M. Charest avait même perdu patience et déclaré: «J’aimerais bien qu’ils me donnent la citation, ce qu’on a dit, parce que je cherche toujours. À un moment donné, oui, on a dit qu’il y avait “deux Canada”, parce qu’il y a deux positions qui étaient exprimées, celles des provinces et du fédéral, mais ça, c’est le propre d’un système fédéral.»
 
Son homologue albertain ne l’avait toutefois pas vu ainsi. Pendant le déplacement de Jean Charest au sommet de Copenhague, il s’en était nommément pris au Québec, soutenant que le plan québécois de réduction des GES pourrait nuire au Québec. Il avait clairement perçu, lorsque Jean Charest a dénoncé la «position minoritaire» du gouvernement Harper sur les GES, qu’il s’en prenait à l’Alberta et à ses sables bitumineux.
 
 
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  • André Loiselet
    Abonné
    vendredi 12 février 2010 07h08
    La ritournelle

    Si la comédie se perpétue, c'est devenu du grand guignol à présent et notre gouvernement provincial n'a plus rien à envier au fédéral en matière d'environnement gorgé d'hypocrisie ou pour ce qui est de l'art très populaire de chanter des deux côtés de la bouche en même temps, des refrains qui se contrarient avec à propos.
    C'est lorsque les changements climatiques nous avantagent qu'il faut profiter des sables. Les gens ne voient plus, alors, l'urgence de combattre la pollution. Ils acceptent plus facilement que les promesses ou les indignations fabriquées des politiciens (aux deux niveaux) n'ont aucune importance par rapport aux gros sous. Ceux-ci rallient toujours les bonnes volontés.

  • leblogueur
    Inscrit
    vendredi 12 février 2010 07h32
    Nous avons deux premiers ministres au Québec
    Assurément, nous avons deux premiers ministres au Québec: Jean Charest. Il sait profiter d'une chose et de son contraire pour se faire du capital politique et ce, à tout instant. Le premier attaque le Canada, parce que le fédéral est trop clément envers les entreprises qui exploitent le sable bitumineux (1) et l’autre veut aller chercher tous les capitaux en provenance de l'exploitation de cette industrie.
    Si le bureau du premier ministre affirme que les disputes étaient portées sur les cibles plutôt que sur les sables bitumineux (2), comment interpréter ces propos alors (1) ?:

    « Réagissant aux informations révélées par CBC, M. Charest avait sommé plus tôt le gouvernement Harper de fournir des explications.
    "Je ne vois pas comment un citoyen canadien pourrait accepter un scénario comme celui-là", a lancé le premier ministre, qui craint que des avantages consentis pour l'exploitation des sables bitumineux forcent les autres économies canadiennes à de plus grands sacrifices. »
    Lequel des deux premiers devons-nous croire? Se poser la question c’est y répondre…

    Éric Lanthier, M. Éd.
    www.ericlanthier.net

    1. http://environnement.ca.msn.com/nouvelles/cp-artic

    2. http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archive

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    vendredi 12 février 2010 07h32
    La pollution de Charest
    Le premier ministre du Québec a le don de savoir tirer le meilleur du pire, et de faire du pire le meilleur... Alors qu'il se proclame le champion de la lutte contre les changements climatiques à Copenhague, le voilà maintenant qu'il lorgne vers l'Alberta, et ses sables bitumineux, et invite nos hommes d'affaires de saisir les occosions de s' enrichir... en autant sans doute qu'ils contribuent grassement à la caisse du parti.

    Voilà le genre de bonhomme que nous avons comme PM et il nous reste 3 ans à le subir.

  • richardle
    Abonné
    vendredi 12 février 2010 08h43
    dire et dédire
    Monsieur Charest commence à ressembler à cette image que le Christ utilisait pour stygmatiser les hypocrites : sépulcre blanchi. Frais peint en blanc à l'extérieur et ...., à l'intérieur.
    Richard Lépine

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 12 février 2010 08h57
    Même logique
    Des accommodements déraisonnables permettant à des écoles juives d'avoir l'air de respecter le régime pédagogique québécois et des entrepreneurs québécois participant à l'expansion de l'exploitation des sables bitumineux un drapeau vert à la main. Charest n'a pas à se forcer pour être fidèle à lui-même. La fourberie au naturel !
    Roland Berger
    St Thomas, Ontario

  • France Marcotte
    Abonnée
    vendredi 12 février 2010 09h12
    Habit de camouflage
    Pendant qu'on baisse un peu la garde côté verdure, se disant que là- dessus au moins notre gouvernement peu voguer sans trop de surveillance, voilà qu'on réalise que sa cape verte n'était peut-être qu'un habit de camouflage vide à placer devant les micros pendant que, en coulisse, se tracte des choses sérieuses. Même pour celles-là, on n'a pas omis une certaine couverture verte, mais la petite question qui tue est venue du journaliste perspicace: quelle est la proportion de la mission qui sera composée de ces compagnies "vertes"?. Mutisme dans les rangs. Le voile vert une fois tombé, ressurgissent les conventionnels échanges de billets verts.

  • Etienne Merven
    Inscrit
    vendredi 12 février 2010 09h15
    Où est le problème?
    Le gouvernement libéral a tout à fait raison d'encourager les entreprises et les investisseurs québécois à investir ailleurs que dans le Québec, car la diversification est essentielle.
    Des fonds comme ceux de la FTQ et de la CSN sont obligés d'aller placer l'argent que les épargnants leur confient dans des entreprises ailleurs qu'au Québec, car ils ne savent plus quoi en faire ici. Il n'y a pas suffisamment de possibilités d'investissement!
    Jean Charest voit juste, il a une vision pour le Québec et les entreprises québécoises. Il ne se contente pas de tourner en rond et de faire des 2 par 4! Mais ça, ça passe à des kilomètres au-dessus de la tête des bien-pensant de la province, qui ne prônent que la médiocrité.

  • Andre Vallee
    Abonné
    vendredi 12 février 2010 09h21
    Les profits du crime
    L'exploitation des sables bitumineux est un crime contre l'humanité. Être contre le crime et vouloir en profiter est de l'hypocrisie flagrante et le sophisme de vouloir le verdir n'enlève rien à cette duplicité.
    Pour avoir honte, il faut un minimum de conscience.

  • Maryanne
    Inscrite
    vendredi 12 février 2010 09h55
    Le premier ministre de l'environnment!
    @ Etienne Merven: quand vous porterez un masque à oxygène, que ferez-vous avec cet argent souillé? Les entreprises manquent à ce point d'immagination? vous nous prenez pour des valises avec des enveloppes brunes? LA VISION DE CHAREST est de mettre à genoux le peuple québecois.La seule raison du revirement de Charest est la péréquation: qui nous envoie ces milliards ? Charest doit les flatter sur le sens du poil , si il veut recevoir son NANANE.

  • Alain Dion
    Inscrit
    vendredi 12 février 2010 10h23
    le polygone
    Où est le problème dites-vous ? L'attitude de Jean Charest est totalement irresponsable ! On ne peut pas du jour au lendemain passer d'un message environnementaliste à une invitation à investir dans ce qu'on dénonçait la veille sans générer un cynisme et un dégoût de la chose politique chez la population. À moins que ce ne soit l'objectif des libéraux qui se maintiennent au pouvoir justement grâce au décrochage progressif d'une population amère.

    Et si l'on souhaitait véritablement porter notre regard vers l'avenir, nous investirions d'abord et avant tout dans la recherche et le développement, afin de bien préparer la sortie de crise et lancer le Québec en avant. Bâtir, développer et ouvrir de nouveaux marchés avec ce que l'on a de meilleurs. Grandir donc et sortir de que M. Merven qualifie, avec tout le mépris sous-entendu envers le peuple québécois, de la culture du 2 x 4.

    Dans ma jeunesse, on employait l'expression visage à deux faces pour qualifier l'attitude de personnage de la trempe de Jean Charest. Aujourd'hui il faudrait en inventer une spécialement pour lui tellement ses pirouettes idéologiques se multiplient. Pourquoi pas le polygone ?

  • Etienne Merven
    Inscrit
    vendredi 12 février 2010 10h37
    À Dorothée Ouellet
    Vous dites :
    « Les entreprises manquent à ce point d'immagination? » Eh ben, oui, totalement d'imagination, quand il y a des entreprises...
    « vous nous prenez pour des valises avec des enveloppes brunes? » Je ne vois pas ce que les enveloppes brunes viennent fairte ici...
    « LA VISION DE CHAREST est de mettre à genoux le peuple québecois. » Se met à genou qui le veut bien... Je me suis toujours tenu debout, comme beaucoup d'autres.
    « La seule raison du revirement de Charest est la péréquation: qui nous envoie ces milliards ? Charest doit les flatter sur le sens du poil , si il veut recevoir son NANANE. » Et si les paiements de péréquation cessaient, que se passerait-il au Québec producteur de 2 par 4? La faillite complète et totale, je vous le dis!

  • Jacques Morissette
    Abonné
    vendredi 12 février 2010 10h40
    Les 2 visages de monsieur Charest, opportuniste dans les deux cas.
    Pour parler d'opportunisme, monsieur Charest est à la fois un ange et un démon. Avec toute son expérience de politicien qu'il a, monsieur Charest nous montre ses talents et jouer opportunément le bon rôle d'ange à ses électeurs potentiels quand vient le temps de faire son théâtre. S'il y avait des cours de politicien qui se donnaient, je suis sûr que l'art d'être un bon acteur ferait partie des cours dans le programme. Je trouve cela un peu désolant et ça démontre, à mes yeux, le peu de respect que les politiciens éprouvent à l'endroit des citoyens que nous sommes.

    Cela dit, un autre peut tout aussi bien avoir raison de dire le contraire de ce que je pense. En disant qu'un bon politicien doit être, entre autres, un caméléon à ses heures. Mais il y a tout de même des différences entre celui qui est un grand politicien qui défend les intérêts communs de tous et un autre très opportuniste qui fait semblant de défendre les intérêts de tous, mais qui au fond ne défend que ceux de sa classe politique.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    vendredi 12 février 2010 10h41
    Sables
    Je trouve incroyable que les sables d'Alberta réussisent comme projet, comme développement, et réussisent quand même relativement bien dans l'opinion publique, tandis que l'hydroélectricité, le développement de l'hydroélectricité, l'exportation de l'hydroélectricité du Québec est quelque chose d'innacceptable et de trop polluant, quelque chose d'immoral ...

    Deux poids, deux mesures ...

    Le Québec vertueux et naif se fait fourvoyer encore ? Ben non, voyons donc. Ben non ...

    lafond.overtime@gmail.com

  • Pierre-E. Paradis
    Inscrit
    vendredi 12 février 2010 11h00
    Tout et son contraire
    Jean Charest est vraiment notre girouette numéro 1. Champion de l'environnement un jour, qui ne jure que par les sables bitumineux le lendemain.

    Tout ça au moment où un mouvement de boycott de cette source d'énergie se profile aux États-Unis. Un cadeau de grec aux investisseurs québécois, qui y verront peut-être des problèmes plutôt que les profits anticipés.

    On ne peut pas dire que Jean Charest a fait un bon boulot non plus dans la gestion des transports de la région de Montréal... Construire moins d'autoroutes et investir dans le transport en commun ne favoriserait certes pas ses petits amis de la mafia du béton.

    Tant qu'à agir dans le domaine pétrolier, il devrait au moins faire tout son possible pour garder la raffinerie Shell ouverte, de manière à conserver au Québec un maximum d'indépendance et de diversité énergétique.

  • Godefroy
    Abonné
    vendredi 12 février 2010 11h04
    J'en Berne : habituel imposteur de Westmount
    «Il n'y a que la méchanceté orgueilleuse et hypocrite qui m'a quelquefois ému la bile »

    François-Marie Arouet, dit VOLTAIRE,

  • André Loiselet
    Abonné
    vendredi 12 février 2010 11h09
    À Monsieur Étienne Merven

    Il me semble que vous fassiez grande promotion de médiocrité en matière environnementale, monsieur Merven! Je n'apprécierais pas être reçu dans votre maison.
    Sans rancune...mais il y a toujours moyen de s'informer et de lire les journaux, non? Pas nécessaire d'être bachelier pour ce faire.
    Charest ne "voit juste"... que son petit nombril. Et nous ne voulons pas, malgré vos souhaits, nous retrouver étouffés dans la merde avec nos enfants.

  • Etienne Merven
    Inscrit
    vendredi 12 février 2010 13h12
    À M. André Loiselet
    Ne vous en faites pas, Monsieur, je ne vous inviterai pas dans ma maison. J'ai mieux à faire...
    Ne vous en déplaise, Jean Charest est le premier ministre qui fait le plus pour le Québec depuis des années. Reconnaissez au moins cela! Certains de mes amis, qui étaient de l'autre bord, sont forcés de reconnaître que, tout compte fait, Charest fait « une bonne job ».
    Le problème, c'est qu'il y a une gang de personnes qui sont montées contre Charest et qui trouveront toujours qu'il n'est pas bon, même s'il s'en sort bien. De plus, cette même gang lui impute tout : une vieille dame glisse sur une pelure de banane et se fracture le col du fémur, c'est la faute à Charest. Le déneigement est trop lent sur la 40, c'est la faute à Charest, etc, etc. Heureusement que le ridicule ne tue pas!

  • Etienne Merven
    Inscrit
    vendredi 12 février 2010 13h17
    À M. Alain Dion
    Je suis entièrement d'accord avec votre propos, sauf sur un point. Pourquoi trouvez que je suis méprisant envers le peuple québécois?
    Est-ce être méprisant que dire les choses comme elles sont? Dites plutôt que c'est un propos que vous ne voulez pas entendre.
    Toujours le même complexe qui dure depuis des générations, à ce que je vois... Alalalalala, nous ne sommes pas sortis de l'aubergine!

  • Marc Perron
    Inscrit
    vendredi 12 février 2010 15h26
    C'est du sport quand même
    Je suis toujours étonné de constater comment tout vire à la politique, même les questions d'environnement. La question de fond n'est-elle pas de savoir si, oui ou non, je suis en faveur de la mise en valeur de la région albertaine des sables bitumineux plutôt que si, oui ou non, Jean Charest est un bon / mauvais et franc / hypocrite premier ministre / sinistre du Québec ? Et le Canadien dans tout ça, hein, quelqu'un y a pensé, peut-être, au Canadien.

  • Milo
    Inscrit
    vendredi 12 février 2010 15h53
    Plan vert et sables bitumineux du gouv. Charest, lettre adressée!
    Bonjour Madame Line Beauchamp,

    je vous invite à prendre connaissance du courriel que j'ai fait parvenir au ministre Gignac, car pour une bonne partie, il vous interpelle, j'espère qu'au delà des beaux discours que j'entends de votre part et vous sembles très entousiaste, que des pas de l'vant seront faient au qutidien, car le Québec devient une poubelle à ciel ouvert et un distributeur gratuit en pharmacie de bouteille d'eau par 12 boutellles non consignées, dont le géant Pharmaprix, ils ont des spéciaux sur les bouteilles d,eau à chaque semaine et sans limite pour les clients, je vois des gens partir avec 12 contenants de 12 bouteilles à 1,99$ c'est incroyable, lorsque l'on sait que l'eau à Montréal est d'excellente qualité et qu'ne bouteille ou une gourde porrait être nettoyée et réutilisée maintes fois! Intervenez auprès de ces pharmacies et autres, il est urgent, sinon les consommateurs ne comprendront jamais le message! C'est le devoir de votre gouvernement de prendre les moyens de protéger la plus grande ressource naturelle du Québec et de la taxer et ou de la vendre à bon escient; pour ainsi en utiliser les profits à diminuer le fardeau fiscal et la dette du Québec.
    Salutations.

    Marc-André Milo


    Monsieur Clément Gignac,

    j'ai pris connaissance avec stupeur du communiqué dans les médias à l'effet que votre ministère et que le gouvernement souhaitait supporter les gens d'affaires du Québec qui voulaient investir de l'argent dans les sables butimineux de l'Alberta.
    Savez-vous M. le ministre que cette façon d'extraire du pétrole est la plus coûteuse qu'il soit dans le monde en plus d'etre la plus nocive pour l'envirpnnement? Il faut 500 litre d'eau potable pour extraire à peine 1 litre de pétrole non rafiné? Et ces 500 litres d'eau sont à jamais contaminés, non récupérables, donc predus dans un environnements pollués à jamais!!! Vous êtes-vous déjà rendus sur place? ces terres détruites pour si peu de pétrole, sont impropores à la culture, à l'util;isation pour s'y installer etc, etc.
    Donc pourquoi offrir aux gens d,affaire du Québec d'aller y faire de l'argent? Vous êtes irresponsable comme ministre et gouvernement ou quoi?
    Vous nous parles avec la ministre responsable d'un plan vert pour le Québec, mais qu'en est-il vraiment? Alors qu'il se dépense des millions de bouteilles d'eau non consignées, non réutilisables, qui vont au dépotoir cvhaque année, alors que comme gouvernement vous avez l'obligation d'intervenir pour diminuer ce gsapillage, aller chercher là des taxes directes pour solutionner vos problèmes de manque à gagner! Mais rien n,est pait.
    Également pour la SAAQ, rien n'est fait pour les millions de bouteilles en verre qui sont vendues chaque année, aucune consigne ou demande de rapporter les bouteilles à la SAAQ, ce gouvernement dort sur ses responsabilités et obligations et nous impose des npouvelles taxes Et pourquoi la SAAQ fait-elle fabriquer ses sacs réutilisables en Chine? plutôt que par une PME au Québec? il y aurait là une possibilité de créer des emplois? main non, on ferme les yeux et on achète ailleurs sans penser plus loin!
    Ne cherchez pas à nous vendre un projet d'affaires en Alberta ou un profet vert pour le Québec, refaites vos devoirs comme ministres et comme gouvernement, vous êtres loins des cibles à atteindre.

    Marc-André Milo
    Montréal
    CC: La Presse, le Devoir

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 12 février 2010 17h08
    À Étienne Merven
    Monsieur Merven, je m'excuse d'avoir osé penser que Monsieur Charest devrait aligner son comportement sur son discours. Un bien faible esprit, que je suis.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Jacques Morissette
    Abonné
    vendredi 12 février 2010 17h33
    @ M. Milo, bien d'accord avec vous que les sables bitumineux coûtent cher à extraire, mais...
    Pourquoi ne pas utiliser l'argent du public pour le faire et, ensuite, mettre les profits dans les poches du privé. La rumeur dit que M. Charest est un spécialiste en la matière. Bref, comme si monsieur Charest était un pont qui transporte l'argent du public vers le privé, mais non l'inverse. Oups! Je me trompe peut-être? Puisque l'argent de nos impôts peut toujours être pris dans nos poches, pour ensuite la transférer dans les poches du privé, à l'aide de des mécanismes fort subtils.

  • Maryanne
    Inscrite
    vendredi 12 février 2010 18h52
    Béni soit les innocent!
    @Etienne Merven : Un homme a glissé sur une pelure de banane,il a eu le cerveau brouillé depuis ce temps!Voilà pourquoi vous avez la vue brouillé également par le beau travail de Charest. Bizarre ce n'est pas la faute du Pq et de L'adq ! curieux...Et si la péréquation cessait..eh bien nous pourrions voguer de nos propre ailles. N'est-ce pas beau . «N'en déplaise à vous ,Mr. Charest est comme la grenouille dans la fable de Lafontaine "il va finir par exploser"; à force de se petter les bretelles.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 12 février 2010 20h52
    les fourberies du gouvernement Charest
    En tout cas, en ce qui a trait à l'environnement, le Québec n'est pas à sa première gaffe.

    Le 14 janvier, Mme Line Gaïa Beauchamps appliquait une loi contraignante pour les autos forçant Hydro-Québec à prendre livraison de ses camions vus en Ontario. Pourtant la Ministre annonçait qu'elle ne faisait pas cavalier seule mais était appuyée par 15 états américains. Elle avait oublié de nous dire que ces états avaient mis en veilleuse leur loi préférant attendre une norme nationale auquel; Harper attend pour s'aligner. Elle a du faire des tours de passe-passe avec un bulletin d'interprétation permettent à l'Hydro de pouvoir mettre la main sur ses vus énergivores.

    Cette semaine c'est Charest revenant de l’Inde où il s'est fait rabrouer pour la pollution que dégage son amiante qui après avoir vilipendé Harper à Copenhague et Rivière-du-Loup veux tout à coup diriger une mission en Alberta pour obtenir des contrats pour les entrepreneurs québécois dans l'exploitation des sables bitumineux.

    Wow comme le dit si bien Clotaire Rapaille, Charest ne fait pas dans la dentelle pour virer à 360 degrés en un tournemain. Les fourberies environnementales de ce gouvernement sont légions et sont digne de la comédie de Scapin. J'ai hâte de voir comment Charest qui a craché sur les albertains, va être reçu par ceux-ci. En tout cas ce ne sera pas les bras ouverts...

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