Le PQ accuse le gouvernement de favoritisme dans le réseau des garderies
Les péquistes soutiennent qu'en 2008 400 places au privé ont été octroyées à des proches des libéraux
Photo : Agence Reuters Gopal Chitrakar
Les places qui soulèvent l’ire de l’opposition portent sur huit projets situés à Montréal-Nord, Blainville et dans les régions des Laurentides et de Lanaudière
Québec — L'opposition péquiste accuse les ministres Michelle Courchesne et Tony Tomassi d'ingérence politique et de favoritisme dans l'attribution des places en garderie.
Le député de Gouin, Nicolas Girard, a multiplié, hier à l'Assemblée nationale, les allégations de copinage, en soutenant que près de 400 places en garderie privée avaient été octroyées, en 2008, soit à des amis personnels du ministre Tomassi, soit à ses organisateurs électoraux ou à de généreux contributeurs à la caisse du Parti libéral du Québec (PLQ).
Dans tous les cas, preuve à l'appui, il a démontré qu'il s'agissait de résidants de la circonscription de Lafontaine, soit celle du ministre Tomassi.
Ce dernier a répliqué sèchement, estimant que le député de Gouin tenait des propos «racistes», vu que les personnes visées portaient toutes un nom à consonance italienne. Il a dû retirer ses propos.
Au moment de l'attribution des places en question, c'est la ministre Courchesne qui était ministre de la Famille, avant que M. Tomassi ne prenne la relève à la fin de 2008.
Selon M. Girard, c'est la ministre Courchesne qui avait modifié le processus d'attribution des places, pour faire en sorte que les hauts fonctionnaires et son cabinet puissent avoir le dernier mot.
L'un des bénéficiaires, Joe Magri, un ami d'enfance du ministre et maire de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies, a reçu une réponse positive à ses deux projets, pour un total de 130 places, même s'il avait obtenu la cote D, selon l'évaluation du ministère obtenue par le député péquiste. L'évaluation portait sur huit points, dont la faisabilité et la qualité du projet.
«Il est clair, à mon avis, qu'il y a eu ingérence du politique dans l'attribution des places. Ce qui est très clair, c'est qu'auparavant le processus d'attribution des places était fort différent», a commenté M. Girard, en point de presse.
Il accuse l'ex-ministre de la Famille, Mme Courchesne, d'avoir «politisé» le dossier, vu que des places ont été accordées malgré une évaluation négative des fonctionnaires.
Des places dans huit projets
Au total, les places qui soulèvent l'ire de l'opposition portent sur huit projets situés à Montréal-Nord, Blainville et dans les régions des Laurentides et de Lanaudière.
Dans ses questions adressées au ministre, M. Girard a aussi évoqué les noms de Loredana et Josephine Primiani, «contributrices à sa caisse électorale», qui ont obtenu 80 places pour une garderie à but lucratif dans sa circonscription, «malgré le fait que son ministère leur a décerné, à six reprises, la note D, lors de l'évaluation du projet».
Il a aussi noté que certaines des personnes visées avaient contribué à la caisse du PLQ pour la première fois, «après l'attribution des places», y voyant une relation de cause à effet.
Des gens qui ont agi comme organisateurs électoraux du ministre Tomassi, dont Frank Scaringi, Ernesto et Anna Maria Buscemi, ont eux aussi obtenu des places en garderie, même s'ils «n'avaient aucune expertise dans les services de garde», selon M. Girard.
Le ministre Tomassi a déjà remercié publiquement M. et Mme Buscemi, de même que Frank Scaringi, pour avoir contribué à son élection dans Lafontaine.
Le député de Gouin, Nicolas Girard, a multiplié, hier à l'Assemblée nationale, les allégations de copinage, en soutenant que près de 400 places en garderie privée avaient été octroyées, en 2008, soit à des amis personnels du ministre Tomassi, soit à ses organisateurs électoraux ou à de généreux contributeurs à la caisse du Parti libéral du Québec (PLQ).
Dans tous les cas, preuve à l'appui, il a démontré qu'il s'agissait de résidants de la circonscription de Lafontaine, soit celle du ministre Tomassi.
Ce dernier a répliqué sèchement, estimant que le député de Gouin tenait des propos «racistes», vu que les personnes visées portaient toutes un nom à consonance italienne. Il a dû retirer ses propos.
Au moment de l'attribution des places en question, c'est la ministre Courchesne qui était ministre de la Famille, avant que M. Tomassi ne prenne la relève à la fin de 2008.
Selon M. Girard, c'est la ministre Courchesne qui avait modifié le processus d'attribution des places, pour faire en sorte que les hauts fonctionnaires et son cabinet puissent avoir le dernier mot.
L'un des bénéficiaires, Joe Magri, un ami d'enfance du ministre et maire de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies, a reçu une réponse positive à ses deux projets, pour un total de 130 places, même s'il avait obtenu la cote D, selon l'évaluation du ministère obtenue par le député péquiste. L'évaluation portait sur huit points, dont la faisabilité et la qualité du projet.
«Il est clair, à mon avis, qu'il y a eu ingérence du politique dans l'attribution des places. Ce qui est très clair, c'est qu'auparavant le processus d'attribution des places était fort différent», a commenté M. Girard, en point de presse.
Il accuse l'ex-ministre de la Famille, Mme Courchesne, d'avoir «politisé» le dossier, vu que des places ont été accordées malgré une évaluation négative des fonctionnaires.
Des places dans huit projets
Au total, les places qui soulèvent l'ire de l'opposition portent sur huit projets situés à Montréal-Nord, Blainville et dans les régions des Laurentides et de Lanaudière.
Dans ses questions adressées au ministre, M. Girard a aussi évoqué les noms de Loredana et Josephine Primiani, «contributrices à sa caisse électorale», qui ont obtenu 80 places pour une garderie à but lucratif dans sa circonscription, «malgré le fait que son ministère leur a décerné, à six reprises, la note D, lors de l'évaluation du projet».
Il a aussi noté que certaines des personnes visées avaient contribué à la caisse du PLQ pour la première fois, «après l'attribution des places», y voyant une relation de cause à effet.
Des gens qui ont agi comme organisateurs électoraux du ministre Tomassi, dont Frank Scaringi, Ernesto et Anna Maria Buscemi, ont eux aussi obtenu des places en garderie, même s'ils «n'avaient aucune expertise dans les services de garde», selon M. Girard.
Le ministre Tomassi a déjà remercié publiquement M. et Mme Buscemi, de même que Frank Scaringi, pour avoir contribué à son élection dans Lafontaine.
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