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Grande nouvelle

Michel David   9 février 2010  Québec
Les députés péquistes ont apparemment décidé de faire ce pour quoi leur parti a été fondé il y a plus de quarante ans: promouvoir la souveraineté. Voilà qui est réconfortant!


Le programme adopté au congrès de juin 2005 prévoyait déjà que le PQ «accélère son effort» en ce sens. Il fallait mieux expliquer à la population à quel point le Québec est «entravé dans sa volonté de prendre les décisions qui comptent pour les Québécois et les Québécoises».

Puisque le PQ avait été renvoyé dans l'opposition deux ans plus tôt, il semblait aller de soi que l'Assemblée nationale constituait la tribune privilégiée, mais il faut croire que cette évidence ne sautait pas aux yeux de tous.

Il est vrai que la gestion des affaires internes est particulièrement accaparante au PQ. Le premier résultat du congrès de 2005 a été le départ de Bernard Landry, puis le malheureux intermède d'André Boisclair. Depuis qu'elle lui a succédé, Pauline Marois a passé plus de temps à se libérer du boulet référendaire qu'à faire la promotion de l'option.

Mieux vaut tard que jamais. Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, a expliqué dans une entrevue au Soleil qu'une nouvelle stratégie avait été élaborée pour mettre les «outils parlementaires», comme la période de questions et la présentation de motions, au service de la pédagogie souverainiste. Il promet des «gestes concrets» au cours de la session qui reprend aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

Qu'y a-t-il de neuf à vouloir renverser «le fardeau de la grande preuve politique» en forçant le gouvernement Charest à préciser ce qu'il compte faire pour améliorer le fonctionnement de la fédération? Depuis sept ans, le PQ l'accuse presque quotidiennement de s'écraser devant Ottawa. Que pourrait-il dire de plus?

***

Les mêmes causes produisent généralement les mêmes effets. Historiquement, le PQ a souvent connu un sursaut de ferveur souverainiste dans l'année qui précédait la tenue d'un congrès. Le prochain aura lieu au printemps 2011, et Pauline Marois devra se soumettre à un vote de confiance.

Au lendemain de la défaite d'avril 2003, Bernard Landry voyait encore l'avenir politique du Québec dans une forme d'union à l'européenne, comme cela avait été proposé en 1995. Il a toutefois senti la nécessité d'épurer sa conception de la souveraineté, au point d'en effacer toute trace de partenariat politique avec le reste du Canada. À six mois du congrès de juin 2005, il était convaincu que l'affaire était dans le sac. Erreur.

Même si bon nombre de souverainistes ne cachent pas leur déception de voir le référendum reporté aux calendes grecques, Pauline Marois n'est pas sérieusement menacée. Personne ne convoite ouvertement son poste, comme elle-même convoitait celui de M. Landry, et elle a l'appui indéfectible du caucus des députés.

Il ne faut cependant rien tenir pour acquis au PQ. René Lévesque avait eu la surprise de sa vie au congrès de décembre 2001, qui avait réhabilité le principe de l'élection référendaire et réservé une ovation au felquiste Jacques Rose.

Déjà, Mme Marois risque d'en mécontenter plusieurs en s'opposant à l'extension au niveau collégial des dispositions de la Charte de la langue française qui régissent l'accès à l'école anglaise. Raison de plus pour redoubler d'ardeur dans la promotion de la souveraineté.

***

Le problème relève de la mesure. Peu importe la justesse de ses critiques, il s'en trouvera toujours pour dénoncer l'obsession séparatiste du PQ, mais il est vrai que le fédéralisme n'est pas responsable de tous les maux.

Soit, le bilinguisme et le multiculturalisme qui font loi au Canada constituent un frein à la francisation et à la laïcisation de la société québécoise. En revanche, rien n'assure qu'il y aurait moins de corruption ou de décrochage scolaire dans un Québec souverain. Et les médecins spécialistes seraient sans doute aussi gloutons.

Dans un dossier comme l'harmonisation de la TVQ avec la TPS, le Québec n'a certainement pas été traité de façon équitable. Il faut cependant reconnaître la nécessité d'un meilleur contrôle des dépenses et d'une hausse des revenus autonomes. La souveraineté n'éviterait pas au Québec l'obligation de faire des choix difficiles. Elle ne permettrait même plus de blâmer les autres pour nos erreurs.

Il y a un certain cynisme à vouloir profiter du vingtième anniversaire de la mort de l'accord du lac Meech pour illustrer l'impossibilité de rendre le fédéralisme plus respectueux des champs de compétence du Québec.

Au départ, Pierre Marc Johnson puis Jacques Parizeau le jugeaient totalement insignifiant. C'est seulement quand l'échec a été acquis que M. Parizeau a commencé à en vanter les mérites et à s'indigner de son rejet.

«Les fédéralistes ont abandonné ce combat visant à faire respecter nos champs de compétence, déplore Alexandre Cloutier. C'est là que nous, on arrive avec notre Plan pour un Québec souverain», ajoute-t-il. C'est précisément là le problème, diront certains: s'il s'agit simplement de faire respecter nos champs de compétence, ce n'est plus de la souveraineté, mais du fédéralisme renouvelé.

*****

mdavid@ledevoir.com
 
 
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  • Michel Chayer
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 03h39
    Le PQ fait ça périodiquement
    Promouvoir la souveraineté, le PQ fait ça périodiquement (pour réchauffer la soupe).

    Faire la souveraineté... Depuis 1976, le PQ s’est empressé de refroidir l'ardeur des partisans.

    Heureusement qu’il y a eu Monsieur Parizeau. Malheureusement, l’agent Morin veillait dans les coulisses.

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 9 février 2010 05h53
    Et les "Québécois" qui forment une nation dans un Canada uni?
    Est-ce que le vote des députés du Bloc québécois en faveur de la résolution de la Chambre des commundes reconnaissant que les "Québécois" forment une nation dans un Canada uni n'était pas également très proche d'un vote en faveur du fédéralisme renouvelé?

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 9 février 2010 06h03
    Ce qu'il faut de la patience pour entendre encore et toujours les même refrains!
    Il est très pertinent de rappeler l'attitude très ambigüe, sinon trompeuse, des leaders souverainistes au sujet du projet d'Accord du Lac Meech. D'autant plus pertinent que le PQ veut en faire l'élément central de son grand congrès de 2011. Les délégués seraient appelés à adopter à peu près le même texte comme plateforme électorale.

    Relisons attentivement ce que nous rappelle Michel David:

    "Il y a un certain cynisme à vouloir profiter du vingtième anniversaire de la mort de l'accord du lac Meech pour illustrer l'impossibilité de rendre le fédéralisme plus respectueux des champs de compétence du Québec.

    Au départ, Pierre Marc Johnson puis Jacques Parizeau le jugeaient totalement insignifiant. C'est seulement quand l'échec a été acquis que M. Parizeau a commencé à en vanter les mérites et à s'indigner de son rejet."

    Quousque tandem abutere Catilina, patientia nostra?

  • Andre Vallee
    Abonné
    mardi 9 février 2010 06h39
    Meech
    J'ai bien aimé ce retour sur l'histoire récente des tentatives pour que le Québec se sente heureux dans la Fédération. M. Ryan et Dion (le père) ont gardé jusqu'à la fin l'illusion d'ajustements possibles.
    Meech, ce n'était pas grand chose, mais mieux que rien. Que d'efforts et de déchirements, de tentatives et de d'échecs. D'ailleurs, j'ai toujours trouvé humiliant cette suplication de société distincte. On ne demande pas la permission pour se distinguer, on le fait. Après un oui très fort à la souveraineté, nous redisuterons du lien fédéral, debout, car, comme disait Charles Le Grand, c'est debout que se fait l'histoire. Et Jean Charest sera toujours à quatre pattes devant son électorat du West Island et d'une certaine multinationale.

  • Sylvio Le Blanc
    Abonné
    mardi 9 février 2010 07h08
    René Lévesque au congrès de 2001?
    Petite erreur ici.

  • Yvon Roy
    Abonnée
    mardi 9 février 2010 07h08
    pédalisme?
    Après l'étapisme, place au pédalisme? Ah! Ça viendra! Ça viendra...

  • pierre savard
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 07h22
    Faites moi rire !
    Le PQ veut faire l'indépendance ? Ce parti ne fera jamais l'indépendance du Québec. Pourquoi ? Parce qu'il est noyauté par la gauche syndicale. Or, l'Histoire le prouve, les syndiqués de la fonction publique sont des petits-bourgeois qui ont peur de perdrent des "acquis". Ces gens préfèrent le statu quo. Le discours indépendadiste du PQ n'est qu'un leurre pour attrapper le vote nationaliste. Le PQ est avant tout un parti socialiste (comme le PS francais). Le PQ a perdu les gens de droite comme moi. Et laissez moi vous dire que je ne joindrai pas de sitôt le parti des Laviolette, des Richard et cie.

  • Paul Verreault
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 07h42
    Lapalissade"Mironniste"
    L'indépendance du Québec est un idéal, pas une opinion comme "le Fédéral respecte-t-il ou non les compétences du Québec?". Soit il y a indépendance, soit il y a dépendance. Comme disait Miron: "Tant que l'Indépendance du Québec n'est pas faite, elle est à faire".

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 07h49
    Excellent
    Votre analyse est fort juste. C'est une de vos meilleures. Je vais l'imprimer et la distribuer. Le denier paragraphe vaut son pesant d'or. Il résume toute l'histoire du péquisme actuel.

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 07h55
    Un peu de révisionisme
    Si ma mémoire est bonne Pierre-Marc Johnson était monté dans les rideaux, en 87, parlant du "monstre du Lac Meech"

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 07h55
    @ M. Chayer
    M. Chayer écrit : «Faire la souveraineté... Depuis 1976, le PQ s’est empressé de refroidir l'ardeur des partisans. »

    C'est comme dans un syndicat, après l'échec d'un vote de grève, faut refroidir les membres enragés du syndicat, pour ne pas qu'ils aillent mettre le feu à l'usine.

    Les Québécois ont voté NON 2 fois à la souveraineté du Québec, le PQ devait en tenir compte pendant un certain temps vu que c'est un parti démocrate ce qui ne fait pas l'affaire de nos révolutionnaires.

  • michel lebel
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 07h58
    Le constat et l'avenir
    Le constat est fort simple: une majorité constante de Québécois ne veut pas la souveraineté. Il faudra bien un jour que le PQ en prenne acte, sinon à la longue, il deviendra un tiers parti. Conclusion douloureuse pour certains, mais démocratique, les Québécois, en majorité, ne veulent pas se séparer politiquement du Canada. Les bâtons du pèlerin et les kits pédagogiques ont fait leur temps. Ainsi va la vie politique.
    Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y aura pas la souveraineté un jour, mais certainement pas dans un avenir rapproché. En politique, tout est possible; qui aurait cru, par exemples, à l'effondrement du communisme ou plus lointaine, la décolonisation complète de l'Afrique. Je demeure convaincu que le fédéralisme est la voie de l'avenir pour le Canada, Québec inclus. Mais qui sait si cet avenir ne sera pas différent. L'histoire des peuples et des civilisations est rarement une ligne droite.

  • Victor Beauchesne
    Abonné
    mardi 9 février 2010 08h00
    il ne manque qu'un nouveau slogan
    Conditions gagnantes, 1000 jours avant la souveraineté, coffre d'outils, conversation nationale...

    Il ne manque qu'un beau slogan tout neuf pour relancer le PQ, parti de slogans par excellence.

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 9 février 2010 08h51
    Une option orpheline
    C'est bien vrai: s'il ne s'agit que de faire respecter nos champs de compétence, ce n'est plus de la souveraineté, c'est un idéal ratatiné. "La gestion des affaires internes est particulièrement accaparante au PQ." Vu de l'extérieur, on a l'impression que le coeur n'y est plus, que ces querelles internes sont bien commodes pour faire du sur-place et qu'il n'y a plus rien à attendre du PQ. Si c'est le cas, l'option souverainiste est orpheline. Il se passe quoi alors?

  • Jacques Saint-Cyr
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 09h22
    Le PQ et les vieilles lunes.
    Ce n'est pas d'un projet de souveraineté dont les québécois ont besoin, c'est d'une nouvelle classe politique qui s'attaque aux vrais maux économiques, sociaux et culturels du Québec. Par exemple, l'absence de persévérance scolaire chez les québécois "de souche"est un problème culturel, point à la ligne. Qu'on cesse de nous rabattre les oreilles avec le manque de professeurs ou de personnel spécialisé. Il faut que la nouvelle classe politique (on peut rêver) consente à entreprendre un travail de fond avec les citoyens, avec le concours d'intellectuels libérés des vieux catéchismes idéologiques (les vrais intellectuels, somme toute) et des jeunes, trop souvent absents. Et, prions en choeur, avec le moins grand nombre possible de babyboomers, qui déclinent sans cesse les mêmes truismes et nous assomment avec leur nostalgie. Enfin, sans la présence des médias, qui ne chassent que la forme au détriment du contenu. Nous n'avons plus besoin d'images, nous avons besoin de projets mobilisateurs.
    Le PQ n'est plus capable de concevoir de tels projets, étant sans cesse à la poursuite d'un programme imaginé par des babyboomers accrochés à leurs vieilles lunes et trop "d'intellectuels de conviction dont le souci principal est parfois, non pas de faciliter la discussion et la compétition entre les idées, mais bien de coloniser les institutions, notamment les institutions d'enseignement et de communication pour tenter d'y imposer les idées auxquelles ils croient" (Raymond Boudon, Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le libéralisme).

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 09h46
    Que faut-il faire demande Monsieur Marcotte?
    Marchel Chaput a déjà répondu à cela. En donnant cinq options.

    Les quatre premières n'ont pas fonctionné. Il reste la séparation. Si on ne la veut pas, alors, il restera l'assimilation à petit feu. Elle se fait à grands pas à Montréal. Ailleurs aussi, mais plus silencieusement.

    Il faut donc carrément demander aux Québécois s'ils veulent faire du Québec leur patrie et leur pays (selon les mots de Landry) ou rester dans le pays dans lequel ils sont. S'ils ne veulent pas la première option, les Québécois devront vivre dans une fédération canadienne et se la fermer à tout jamais. Pour moi, le PQ, c'est l'Union nationale ressuscitée...

    Le choix est clair: séparation ou assimilation. C'est la dernière voie de Chaput. Comme les Québécois ne veulent faire aucun sacrifice, accepter des modifications politiques majeures, ils choisiront toujours la sécurité plutôt que la liberté. Et les leaders de l'option de Marois font tout pour que les choses restent comme elles sont. C'est la meilleure façon de s'emparer du POUVOIR. Le cher pouvoir! Gandhi n'avait pas de pouvoir. Il a fait ce qu'il devait faire. Et ce fut le pays décolonisé de l'Inde. Voyez-vous un Gandhi dans les parages?

    René Lévesque disait que le Canada,ce n'était quand même pas le goulag soviétique. Et il avait raison. On est quand même pas si mal dans ce pays, si on se compare aux autres dans le monde.

    Le Plan MAROIS (pas le plan d'un pays Québ ec) maintient le Québec dans la Fédération. C'est du fédéralisme renouvelé. Le PQ s'est métamorphosé. Sans congrès. Sans que les membres se prononcent. Ceux qui ne voient pas cela sont aveuglés par la partisanerie politique.

    En 2011, ou avant, ce parti va éclater. Pauline le maintient en jouant sur plusieurs violons. Elle n'est que le chef d'orchestre de musiciens qui jouent chacun leur "toune" selon l'humeur du moment. Je regarde le cacophonie et je trouve le spectacle désolant. Pas étonnant que plusieurs spectateurs ont, depuis plusieurs années, quitté la salle. Ils se retrouvent dans des salles plus petites. En espérant une chef d'orchestre à la hauteur de la symphonie à venir.

  • Andre Gignac
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 10h08
    Bonne nouvelle
    Excellent commentaire Monsieur Turcotte! Ça ne peut pas être plus clair!
    André Gignac le 9/2/10

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 10h10
    Excuse
    Mes excuses madame Marcotte. J'avais mal lu...

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 9 février 2010 10h17
    France est un prénom féminin...
    Vous prenez bien vite pour certain qu'il n'y a que des hommes qui occupent cette tribune monsieur Nestor.

  • Godefroy
    Abonné
    mardi 9 février 2010 10h40
    Motivation ou cynisme
    Vous écrivez :

    « Il y a un certain cynisme à vouloir profiter du vingtième anniversaire de la mort de l'accord du lac Meech pour illustrer l'impossibilité de rendre le fédéralisme plus respectueux des champs de compétence du Québec. »

    Cynisme ! C'est de la motivatrice politique sans plus. Ce projet d'accord a tout de même existé. C'est différent du fantomatique Plan nord de J'en berne.

  • Michel Chayer
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 10h40
    @Gilles Bousquet : souveraineté-association


    En 1976, le PQ a été majoritairement élu grâce aux citoyens qui croyaient élire un parti qui amorcerait la séparation dès la prise du pouvoir…

    (À l’époque, la Séparation était sur toutes les lèvres, si ce n’est par opposition aux régimes de Bourassa et Trudeau. Cependant, ce ne sont pas tous les citoyens de la Province qui ont participé au congrès de 1974 qui a modifié en catimini les orientations du PQ, ni suivis dans le détail les péripéties idéologiques du PQ dans les journaux tel que Le Devoir…)

    Les deux précédents référendums ne comptent pas : la question tarabiscotée de 1980 résultait des intrigues que menait l’agent double Claude Morin, tandis que le référendum de 1995 a été volé à cause des menées antidémocratiques des fédéralistes.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 9 février 2010 10h52
    Cette juvénile innocence...
    «...C'est là que nous on arrive avec notre plan pour un Québec souverain.» (dixit Alexandre Cloutier). Que c'est beau de constater cette innocence toute juvénile sans n'avoir pas encore réalisé qu'on a raté le dernier train depuis des lustres dans ce Québec maintenant de plus en plus «éclaté»!
    Tout de même, rejoindre à un aussi jeune âge les derniers curés d'une messe finie...quelle perte de temps et d'énergie!

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 11h39
    Le PQ n'est qu'une chose : «péquiste»

    C’est un miracle qu’un parti issu d’une coalition aie pu tenir le coup autant d’années sans littéralement éclater.

    Je ne sais pas ce que peu bien foutre ou espérer le SPQ-Libre dans un tel parti de droite assujetti au néolibéralisme. Ils sont aussi contradictoires que le PQ lui-même qui ne met pas sa tête sur le billot à chaque élection pour proposer l’indépendance purement et simplement par l’accession au pouvoir qui en lui en donnerait légitimement le droit. Les référendums sont de la pure foutaise et ne sont que «consultatifs». C’est l’Assemblée nationale qui décide et a le pouvoir de déclarer l’indépendance.

    Le PQ ne veut pas plus de l’indépendance qu’il ne souhaite véritablement une enquête publique sur la corruption. Il ne fait que constamment sauver les apparences.

    Bien triste à dire, mais il faut le dénoncer : Le PQ est devenu un parti sans idéal et extrêmement électoraliste. Il ne veut plus que le «pouvoir» et ce, au prix même de mettre toutes autres valeurs de côté ; que ce soit l’indépendance elle-même ou la social-démocratie. En fait, le PQ, c'est du "n'importe quoi" ; un peu comme l'ADQ.

    Pas étonnant que le taux d’abstentionnisme soit si élevé lorsque qu’un important parti renie autant ses propres valeurs.

    Heureusement, nous pouvons toujours tenter de nous rabattre sur Québec Solidaire, qui, même s’il a ses lacunes, offre tout de même l’espoir d’un certain renouveau et ne porte pas l’odieux de la trahison se ses propres idéaux.

    C’est le choix que nous voulions offrir à la population du Québec lorsque nous avons fondé notre propre parti, puisque nous étions devenus-es orphelins politiquement.

    Mais il est clair pour moi qu’on ne pourra faire progresser l’appui à l’indépendance, si on ne l’associe pas à projet de société progressiste, écologiste et emballant.

    En ce sens le PQ a les mains complètement vides et liées et ne peut rien offrir à population à cause de son orientation de droite néolibéral ; c’est pourquoi il ne lui reste que les questions linguistiques et identitaires qui ne lui coûtent rien en termes monétaires.


    «Quand le véhicule devient trop vieux, arrive le jour où il faut le changer, plutôt que de risquer tout perdre à tenter de le réparer ».




    ______________________

    Christian Montmarquette
    Membre et militant de Québec Solidaire


    Références :


    « L’indépendance sera de gauche ou ne sera pas ! »
    http://www.vigile.net/L-independance-sera-de-gauch

    « L’indépendance pourra se faire par un vote de l’Assemblée nationale »
    http://www.vigile.net/L-independance-pourra-se-fai

    « Le véritable PQ, c’est « NOUS » : Québec Solidaire !»
    http://www.vigile.net/Le-veritable-PQ-c-est-NOUS-Q

    «Un moteur vert pour un Québec solidaire !»
    http://www.cmaq.net/node/22679


    .

  • Claude Kamps
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 11h56
    Un peu de réalisme ferait du bien...
    L'indépendance dans ce qu'on peut et le socialisme pour tous, voilà le seul avenir possible devant la droite qui s'organise pour nous en passer une autre de ces périodes sans bienfait pour les électeurs.

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 9 février 2010 12h13
    À Nestor Turcotte
    Ce n'est pas vrai qu'il n'y a que l'indépendance ou l'assimilation. Il y a au moins deux autres options.
    1- Encourager le gouvernement du Québec, que les Québécois ont élu, à devenir de plus en plus rogoureux dans ses revendications vis-à-vis Ottawa. Le Québec peut et doit jouer un rôle plus actif sur la scène fédérale et internationale, et prendre tout la place qui lui revient dans la Francophonie canadienne et internationale.

    2- Deuxièmement, il y a une théorie des trois nations que je vous propose, que certains spécialistes sont en train d'examiner pour moi, et qui pourrait permettre de renouvelr la fdération canadienne.

    C'est un peu long, mais la voici:

    Pour renouveler le débat politique, au Québec et partout au Canada, il faut formuler une reconnaissance des trois nations fondatrices dans une nouvelle association entre partenaires égaux. Il faut élaborer et mettre en pratique un nouveau projet, Égalité - Association.
    ----------------------------


    Georges Paquet*

    À l'occasion de l'élection de Shawn Atleo comme Chef de l'Assemblée des Premières nations, je propose une réflexion sur la valeur symbolique et politique d'une association entre les trois nations fondatrices du Canada, les Autochtone, les Québécois et les Canadiens-anglais. Une association entre partenaires égaux.
    Pas nécessairement parce que les débats autour de la question constitutionnelle du Québec ou de la situation des premières nations refont surface régulièrement et souvent de façon dramatique, mais parce qu'un pays aussi jeune et dynamique que le Canada peut et doit inventer de nouvelles façons réalistes, justes et courageuses de vivre ensemble non seulement en harmonie mais de façon dynamique et propère.
    Ce sujet de réflexion et d’action politique pourrait avoir le grand mérite de renouveler la dynamique politique au Canada en mobilisant les leaders des peuples autochtones, les leaders des Canadiens-français, des Québécois et des autres francophiles de même que les leaders des Canadiens-anglais et des autres anglophiles. On ferait passer dans la réalité politique une nouvelle théorie, celle des trois nations.
    Ma suggestion consiste à pousser un peu plus loin l’initiative que la classe politique canadienne avait prise en 2006 de faire reconnaître le fait que les Québécois forment une nation au sein de la fédération. On se souvient que c'est le parti libéral qui avait pris cette initiative, et Michael Ignatieff en réclame encore la paternité. On sait maintenant que le gouvernement conservateur a été opportuniste, qu’il a saisi la balle au bond et qu'il a fait adopter par la Chambre des communes en novembre de la même année, la résolution qui reconnaît que les Québécois forment une nation dans un Canada uni. Les observateurs ont remarqué que les déclarations du Premier ministre, des ministres et des leaders des partis l’Opposition ont confirmé le sens qu’il fallait donner à l’expression "Québécois" utilisée dans cette résolution, en français comme en anglais. Pour tout observateur sérieux, le mot Québécois, dans cette résolution, englobe tous les Canadiens-français quel que soit l’endroit où ils habitent au Canada. On comprend qu'il s'agît de ceux qui s’appelaient autrefois les Canadiens par opposition aux Anglais, qui se sont ensuite appelés les Canadiens-français et plus récemment les Québécois.
    Il me semble que la même définition de nation pourrait s’appliquer aux Canadiens-anglais et aux Autochtones, quel que soit l’endroit où ils habitent au Canada. Il est facile de constaters d'ailleurs qu'il y a des "Québécois" dans toutes les provinces du Canada, qu'il y a également des Autochtones dans toutes les provinces et la même chose pour les anglophones. Nous aurions alors la reconnaissance d'une réalité incontournable, l'existence de trois nations fondatrices. Les Anglais et ceux qui ont adopté la langue anglaise, les Québécois et ceux qui ont adopté la langue française, et les Autochtones. Les trois piliers d’un Canada bilingue et multiculturel, bordé par trois océans.
    Le grand avantage de cette initiative serait de placer les questions constitutionnelles et nationalistes dans un nouveau contexte où les trois nations seraient appelées à se parler et à se concerter dans un forum qui leur serait propre et où chacun serait traité comme un égal et disposerait d’un droit de proposition et de veto. Il ne serait pas illusoire de penser qu’un jour cet arrangement serait reflété dans la Constitution canadienne.
    Le gouvernement libéral, au pouvoir à Québec depuis plus de cinq ans, surveille et généralement défend sincèrement et avec agressivité les intérêts des Québécois, mais il ne semble pas disposé à proposer pour l’instant de grands débats constitutionnels.
    Le parti Québécois soulève de moins en moins souvent les questions relatives à un prochain référendum sur la souveraineté, presque jamais la notion d’indépendance totale et ne formule pas souvent les détails de ce que comprendrait éventuellement le concept d’association. Il a proposé récemment un projet de transferts de certaines compétences en faveur du Québec, mais il semble que ces revendications, suceptibles de provoquer des crises politiques, ne seront formulées formellement qu’une fois que le PQ aura accédé au pouvoir, ce qui peut bien ne pas se produire avant plusieurs années.
    L’Action démocratique, pour sa part se rabat sur la notion d’autonomie revendicative, mais ne fournit aucune ligne de combat ni aucune avancée politique ou économique qu’il considérerait comme essentielle à la poursuite des intérêts du Québec.
    Les Québecois, dans le sens que lui donne la résolution de la Chambre des communes, se retrouvent ainsi dans une espèce de limbes politiques, les canadiens-français du Québec et de partout ailleurs au Canada se voient souvent bien seuls à défendre leur existence comme groupes et à maintenir leur langue et leurs traditions. Et ils n’ont pas de porte-parole officiel qui prenne en permanence fait et cause pour leurs intérêts à la grandeur du Canada. Il me semble donc urgent de mobiliser les énergies des leaders nationalistes, où qu’ils se trouvent, afin de mettre en chantier le Canada des régions et des peuples. Ceci devrait se faire à trois. Trois peuples, trois partenaires, les Canadiens-anglais, les Québécois et les Autochtones qui s’associeraient en respectant la spécificité des partenaires dans ce nouvel arrangement qui prendrait la forme d'un Forum des nations dont le statut et le rôle confirmeraient l'égalité des partenaires dans cette nouvelle association.
    Il serait donc très intéressant qu'un parti politique propose dès maintenant une résolution qui demanderait à la Chambre des communes de reconnaître que les Autochtones, les Canadiens-anglais et les Québécois forment trois nations distinctes dans une Canada uni, et que les institutions devraient éventuellement refléter au mieux cette réalité. D’ailleurs, un des premiers projets, suivant l'adoption de cette résolution pourrait être de demander à ce nouveau "Forum des trois nations" de proposer une réforme du Sénat qui tiendrait compte de cette réalité que la Chambre des communes aurait reconnue.
    Il me semble qu’il y a dans ce projet un potentiel important de mobilisation des énergies et des leaders déterminés qui depuis trop longtemps se sont employées à formuler, chacun dans son secteur, des revendications qui sont sans doute encore d’actualité mais qui ont eu du mal à être reconnues comme légitimes parce que visiblement elles transcendent les frontières des Provinces et des Territoires de ce grand pays. Le Canada donnerait ainsi une réponse positive et stimulante aux questions qui se posent à l'ONU et au Comité des droits de la personne au sujet de la condition des Autochtones au Canada, et, en plus il donnerait un sens et une portée réelle à la reconnaissance des Québécois comme nation. Il il créerait une nouvelle dynamique politique qui marquera un très grand pas pour faire disparaître cette impression que le Canada sera toujours composé de "deux solitudes".

    * L'auteur a fait une carrière diplomatique de 35 ans avec le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international. Il a, entre autres, été en poste au Nigeria, en France, à Bruxelles auprès de l'Union européenne, à Haïti, à Rome auprès du Saint-Siège et en Côte-d'Ivoire.



    Georges Paquet

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mardi 9 février 2010 12h19
    Cynique mais de bonne lutte et réaliste. L'indépendantisme, l'interdépendantisme et le « dépendantisme » trans-statuquoiste (qui, chaque jour, gagne)...
    Je suis pour ainsi dire jamais en désaccord avec l'excellent Michel David, même s'il m'est arrivé de grimacer sur l'axe gravitationnel sensible de certaines critiques parfois dures à l'endroit du Parti Québécois. Le paragraphe qui fait jouir l'indépendantiste dans l'absolu, à savoir M. Nestor Turcotte, me donne justement la même impression aujourd'hui.

    Je comprend le sens critique de M. David de même que le sens de sa critique, le cynisme stratégiquement douteux du jeu péquiste à propos de l'enchère néo-fédéraliste impossible comme faire-valoir de la thèse principielle que le Canada n'est donc plus supportable dans ces conditions.

    Néanmoins, il y a une petite injustice de la part de Michel David ici. Quand l'on peut aisément se farçir annuellement une masse de critiques éditoriales la plupart du temps peu élogieuses, de très mauvaise foi répandues à la radio (Lapierre), chez Gesca (tout le monde ou presque) ou au Club des ex et Radio-Canada en général, la qualification par notre éditorialiste favori fait excessivement mal. Pourquoi ?

    Parce que bien qu'effectivement non dénuée de cynisme, la manoeuvre assez peu originale (ce qui ne va pas sans raison) de « profiter du vingtième anniversaire de la mort de l'accord du lac Meech pour illustrer l'impossibilité de rendre le fédéralisme plus respectueux des champs de compétence du Québec » (M. David) n'est certainement pas que cela ! En language « startrekien », un specimen klingon qui aurait étudié l'histoire des relations politiques Québec-Canada depuis au moins la vicieuse manoeuvre d'amendement-rapatriement de Trudeau de 1980-82 saurait que le Canada n'est non seulement pas techniquement facile à modifier, mais qu'en vérité, bien que peu de chose en comparaison de l'indépendantisme, la tentative « néo-interdépendantiste » (nouveau-Canada) de l'Accord du lac Meech, mais encore, Charlottetown, mais encore, tout le sens de l'évolution de la politique fédéraliste à Ottawa depuis 1995, voire depuis 2003 avec l'arrivée de Jean Charest confirme plutôt que le contraire le cynisme de Jacques Parizeau, tous les péquistes et les nationalistes-souverainistes avec lui !

    Autrement dit : cynisme de jouer successivement sur les proportions relatives et comparées, on veut bien ! Mais Michel David manque tristement à son Devoir d'honnêteté d'ajouter, ne serait-ce que pour modérer le type d'exaltation jubilatoire d'un M. Nestor Turcotte (selon qui tout le monde pourrait être converti dans la seconde et dans l'absolu à l'indépendantisme, et rien de moins !!!!!), que c'est non seulement de bonne guerre, mais vrai !

    NON, le CANADA n'a pas démontré qu'il pouvait changer ! Le stappontin de l'UNESCO, la fallacieuse et pernicieuse pseudo-reconnaissance des Communes de la nation sociologique québécoise (plutôt que socio-politique, voir Eugénie Brouillet, 2005), tant de faits illustrent plutôt que ce n'est ni l'indépendance de M. Turcotte, ni l'interdépendance de René Lévesque, mais bien la dépendance aggravée de la condition fédéraliste du Québec qui l'emporte, chaque jour de chaque session de chaque année d'existence du Québec unitarisé, uniformisé et unicrabouillé dans le Canada fédéral qui vogue la galère......

    Que M. Nestor Turcotte mette ça dans sa pipe !

    Le cynisme, les adversaires en déploient assez à propos du mouvement souverainiste. Michel David, bien qu'exact comme tojours dans cette chronique, a manqué de justice, pour ne pas dire de coeur.

    Mais pour revenir sur les sempiternels sermonts du premier âge indépendantiste de M. Turcotte : Pierre Bourgault n'avait pas complètement raison contre René Lévesque... RIEN, RIEN ne le prouve, mais même si RIEN ne le réfute non plus, IL EST DOUBLEMENT MOINS PROBABLE que l'associationnisme dès 1968, d'une part, puis la décision de quitter l'élection directement souverainiste en 1973 pour ce poly-référendisme étapiste, d'autre part, eussent pu conduire plus sûrement à l'indépendance que la trajectoire historiquement (politiquement correctement) encourue. Il manque à M. Nestor Turcotte ce qu'il manque et a manqué à bien des indépendantistes : la conscience et la conception de la réalité d'excessive, mais réelle modération des Québécois-es français, anciennement Canadiens-français et Canadiens sous l'Histoire qui fut la leur. Les « pressés » de l'orthodoxie radicale et puriste, ce n'est pas qu'ils ont encore (hélas...) tort sur l'axe de destination, ce n'est pas que les rappels à l'ordre indépendantistes qu'ils incarnent telle des statues vivantes et « minorité sonore » ne soient pas en partie fondés, c'est qu'ils se méprennent lourdement sur les conditions et les chances populaires d'un projet constitutionnel archi-saturé dans l'Opinion. Les moyens qu'ils prennent et leur conviction dogmatique qu'ils déploient de poursuivre à la manière des convaincus fait pitié à quiconque sait l'écart entre le désintéressement politique chronique (je suis gentil...) de la population et l'avant-garde que les Nestor Turcotte de cette province qui n'est désespérément pas un pays surenchérissent d'incarner !

    Pour les Nestor Turcotte de cette province de Québec, les adversaires sont irréductiblement les souverainistes qui ont conscience de devoir faire avec la réalité de la politique avec un petit « p » plutôt que la dogmatique triomphante de la pseudo-réponse fédéraliste du type de celle d'une certaine commentatrice sur ce site dont je tairai pôliment le nom !

    Michel David n'a pas été sans cynisme dans cette allusion au cynisme péquiste, mais je suis déçu qu'il n'ait pas fait amende honorable pour spécifier que cynisme n'est pas sophisme et dogmatique !

    Alexandre Dionne

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mardi 9 février 2010 12h41
    Erreur logée dans mon long envoi.... et ajout.
    Il faut lire : rien ne pouve qua la trajectoire fictive fantasmée d'un non-associationnisme et d'un non-référendisme étapiste aurait pu mener plus sûrement à l'indépendance chérie du Québec. Et même si rien ne le réfute possiblement non plus, l'ensemble des données permet de croire que le peuple québécois aurait encore moins suivi une sorte de RIN version Lévesque. Le 20 mai 1980 a pourtant fait date dans l'histoire constitutionnelle, de même que le 30 octobre 1995. Si la régression du souverainisme-associationnisme au Beau Risque sous le PQ-Lévesque atrophié des radicaux auto-éjectés était de l'étapisme à l'envers, ou à reculons, conformément à la logique encourure, ce n'est certainement pas l'INDÉPENDANTISME PUR ET DUR, ou une démission du PQ en 1980 (voire en 1995 !) qui auraient arrangé les choses, témoigné du sens des responsabilités devant les Québécois ou bien facilité la vie au projet indépendantiste.

    Quoi qu'il en soit, le temps a passé, les années Charest-Martin-Harper n'ont pas été sans faire comprendre que le rêve même de l'interdépendance est une offre politique à la fois improbable et inéluctable : quarante deux ans après la fondation du MSA et deux référendums négatifs plus tard, 1) le ROC n'avouera jamais (avant un référendum gagné par le OUI) que l'associationnisme est envisageable, donc la perspective est ostensiblement improbable (ce qui n'a rien à faire avec impossible !) ; néanmoins, comme le rappelle à raison Jacques Parizeau dans son dernier opus, cela serait assez inexorable pour le ROC de l'envisager survenant un OUI gagnant et exécutoire après un an de pourparlers, ceci d'après le Renvoi de la Cour Suprême de 1998 !

    Alexandre Dionne

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mardi 9 février 2010 13h33
    Ce qui n'est pas une nouvelle en revanche...
    Ce qui n'est pas une nouvelle.... C'est que le problème du Canada ne se réduit pas au non respect des champs constitutionnels québécois mais, sans que le Canada fédéral soit effectivement la source de tous les maux, tend à la subsidiarisation politico-identitaire globale (politico-constitutionnelle, socio-culturelle mais aussi économico-financière) infligée par l'esprit, la lettre et les actes prédateurs de l'unionisme fédéral canadien !

    En conséquence, sans vouloir enfermer la phrase du député Alexandre Cloutier dans un sens ou l'autre, il ne s'agit pas, espérons-le, de refaire le combat, même « néo », du juridictionnisme abandonné après tant d'acharnement et non sans cynisme politique par le PLQ ! Le Plan Marois, espérons-le, s'avère plus extensif, incluant une liste à la Jean-François Lisée (Sortie de Secours) qui, impossible, susciterait la légitime possibilité d'émergeance d'un état du psychisme et de la personnalité accomplie intitulé : l'indignation (même si Parizeau avait certainement et une fois de plus tort de le dévoiler sur la place publique !). Parizeau et les indépendantistes qui ne veulent pas de néo-fédéralisme, même s'ils ont pu tolérerr l'associationnisme ou le confédéralisme péquiste, ont tort de sembler déprécier la possibilité, même infime, d'un Plan Marois après les échecs Meech-Charlottetown. Espérons-le et ce n'est nullement une langue de bois, l'énième tentative du Plan Marois ne serait pas qu'un bête assaut pédagogique assuré et rassuré par l'espoir de « programmer un échec ». Cependant, cette fois, l'étapisme serait dans le sens progressif et non régressif : l'horizon clair d'un échec de ce Plan devrait mener au retour au référendum sur l'indépendance assortie d'une offre associationniste (ou pas !), le « Beau Risque » étant une énième fois écrabouillé par un ROC récalcitrant !

    Alexandre Dionne

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mardi 9 février 2010 13h52
    Le jour de la vraie GRANDE NOUVELLE pour les Québécois-es approche-t-il ?
    Et cette nouvelle...

    Ce serait, c'est mon opinion personnelle et je la partage, que nul autre que Gilles Duceppe laisse la direction du Bloc Québécois (à l'excellent Pierre Paquette, pourquoi pas !) et qu'au Parti Québécois, tout le monde, à commencer par la digne Pauline Marois, lui rendent l'hommage auquel il a plus que démontré la capacité : le vrai fédérateur du souverainisme, c'est ce Gilles Duceppe transformé depuis des années de perfectionnement politique ! Comment ne pas voir que l'homme très humain, l'un des seuls souverainistes admirés au ROC et chez des ambassadeurs du monde, est celui de la situation !? Ça me sidère, moi.

    Je persiste à croire, sans vouloir remonter au temps des Commandites, que son désistement dans l'après Boisclair fut une erreur, comprendre après avoir annoncé ses couleurs (ou bien, aurait-il fallu s'abstenir de bouger). Pauline Marois et les troupes du PQ comprendront-elles bientôt que c'est d'un Gilles Duceppe au Québec dont le souverainisme vivant encore au PQ, que dis-je, dont tout le Québec a grand besoin ?!

    Ce jour là, Michel David devra titrer au sens propre l'éminence de cette « une » et ce sera non cynique et très vrai !

    Alexandre Dionne,
    admirateur grandissant depuis longtemps de Gilles Duceppe !

  • Samuel Pothier
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 14h11
    Quelques informations utiles
    De toute évidence, l'inflation galopante ne sera pas avantageuse à la résolution de cette bisbille alors que les coûts proportionnels au déménagement de la masse idéologique atteindront des sommets inégalés depuis la composition de «I'm through with love» dans les années 30. C'est répugnant, grotesque oserons-nous dire, mais la tendance ne peut plus être renversé à moins de connaître une famille italienne

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mardi 9 février 2010 14h57
    Contradiction sidérante dans le propos de Nestor Turcotte...
    Rappeler que le Canada n'est pas un goulag soviétique (ou l'Inde coloniale) et faire appel à un GANDHI, voilà qui est bien contradictoire et incommensurable !

    Quelle logique impeccable !

    Car en effet, la question est tellement plus complexe et la fenêtre d'accès de la manoeuvre si étroite, ce que démontre l'histoire du refus du fédéral-unionisme canadien au Québec depuis les Chaput, Bourgault, Grégoire, Lévesque, Parizeau, Johnson, Bouchard..., que nous en sommes encore à débattre et disputer de la valeur de la contribution des uns et des autres. Se demander ce qui a cloché avec tant de personnages monuments, marquants !

    Pour ce qui est du concours « tout blanc, tout noir » (de la politique du pire) de M. Turcotte, lui qui plaide et hurle infatigablement le manque de rigueur des autres, cela ressemble beaucoup soit à de l'impatience accumulée, soit à de l'entêtement dogmatique sur l'absolutisme de l'indépendance assez discutable. Remarquez, je le comprend un peu de s'acharner contre le PQ, qui ne l'a pas, rapporte-t-on beaucoup ici, personnellement promu quand il le voulait !

    La TRISTE NOUVELLE pour le Parti Indépendantiste (PI) dans lequel milite à bon droit M. Nestor Turcotte, la voici : l'indépendance pure et simple, si peut-être envisageable, possible et souhaitable, 1) ne relègue pas dans l'insignifiance le souverainisme tempéré du PQ, 2) ne le supplante pas comme meilleure possibilité statistique (sauf erreur de lecture des plus récents sondages mais ce n'est pas mon cas) et 3) divise, comme le Parti Québec Solidaire (QS) de M. Montmarquette d'ailleurs, l'Opposition électorale au PLAN FÉDÉRAL du PLQ !

    J'espère seulement que M. Turcotte met davantage d'énergie à promouvoir la souveraineté du Québec qu'à tâcher de discréditer presque quotidiennement le Parti Québecois, où il fait bien l'affaire des forces fédéralistes confondues... Ce n'est pas de l'amalgame et de la diffamation, mais une vérité !

    Alexandre Dionne

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mardi 9 février 2010 15h06
    Le désolidarisation facile de M. Montmarquette...
    À lire M. Montmarquette, il faudrait que non content d'avoir échoué à faire triompher le souverainisme, le PQ ajoute :
    - la lutte pour un socialisme étatique près de l'Europe.

    Outre que de lui suggérer le bouquin de Jean-François Lisée (Pour une gauche efficace), je vais proposer à M. Montmarquette de prendre une camomille et se taper l'oeuvre d'Amartya Sen sur les contours pensables et possibles de la future gauche mondiale. Elle n'aura rien du socialisme marxien mondialisé, même si cette nouvelle utopie nécessaire risque de décevoir les prédictions d'un Martin MALIA, historien critique du socialisme soviétique !

    Pour finir, je trouve tout à fait sommaire, ringuarde, facile et sans originalité votre compte rendu du PQ historique ! C'est tellement plus facile d'être un révolutionnaire qui régénère, si impossible par la force du « despotisme de la liberté » (Maximilien Robespierre), la société, n'est-ce pas !

    Ehhh misère !

    Alexandre Dionne

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 18h26
    Prochain article
    Monsieur David,

    Pourriez-vous nous écrire un scénario possible sur le futur référendum portant l'indépendance du Québec? Question à répondre: Quelle question faut-il poser aux électeurs? Est-il possible de songer à faire des alliances politiques et économiques avec le reste du Canada sans passer par un OUI obtenu avec une majorité acceptable, sur l'indépendance nationale? Croyez-vous que le retour à l'étapisme du PQ nous ramène à un nouveau tournage en rond dont les gens ont bien soupé? Voyez-vous quelqu'un au PQ ou BQ qui pourrait réaliser le rêve de Jacques Parizeau, et maintenant de Bernard Landry?

    Merci pour le texte de ce matin. J'attends votre réponse.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 19h07
    @ M Chayer
    Vous dites: ....En 1976, le PQ a été majoritairement élu grâce aux citoyens qui croyaient élire un parti qui amorcerait la séparation dès la prise du pouvoir…

    C'est faux, TiPoil, comme on l'appelait à l'époque était lui même surpris de gagner. Et il était nulement question de faire l'indépendance le lendemain de la prise du pouvoir. En 1976 le PQ a gagné pas parce que les électeurs voulait avoir le PQ au pouvoir mais pour donner de l'opposition à Bourrassa qui à la dernièere élection avait amassé presque tous les sièges. Les gens étaient satisfait de son gouvernement mais trouvaient l'opposition trop faible.
    J'avais moi même voté (Oh sacrilège!) PQ à cette élection (ce fut la première et dernière fois) pas pour Lévesque mais pour avoir un peu d'opposition. L'arrivée du PQ au pouvoir en 76 était un accident de parcour.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 19h21
    À M Turcotte
    Ce que vous cherchez à savoir et demandez à M David c'est: Quel forme aurait la prochaine cage à homard?

    Quelle question faut-il poser aux électeurs? Est-il possible de songer à faire des alliances politiques et économiques avec le reste du Canada sans passer par un OUI obtenu avec une majorité acceptable, sur l'indépendance nationale?

    Que veu dire cette phrase? Si il n'y a pas de majorité acceptable, il n'y a pas d'indépendance, si il n'y a pas d'indépendance alors pas besoin de négocier quoi que ce soit car rien ne change. Et si il y a tentative de faire quand même l'indépendance sans avoir obtenu une majorité acceptable, alors le fédéral et la population doivent intervennir pour stopper ce gouvernement, c'est une rébellion, une guerre civile qui se pointe. Car le gouvernement par ces action brise l'état de droit et c'est l'anarchie.


    La seul question qui pourait enclencher ce procéssuc avec un OUI de moins de 60% est : Voulez vous OUI ou NON que le Québec deviennent un pays libre avec ses propre frontière, indépendant du Canada et sans aucune attache ni alliance avec le Canada?

    Et les gens devront être bien informé que les frontière seront ermé et la circulation des gens n'est pas libre, on vit dans le monde post 9/11. Les USA ne tolèreront pas une libre circulation des gens entre les pays en Amérique du Nord.

    Car ce que vous dites c'est qu'après l'indépendance on négocie les accord et les alliances. Ce qui implique que l'indépendance se fait en négociant à partir de zéro tout est à faire.

  • Victor Beauchesne
    Abonné
    mardi 9 février 2010 19h49
    correction historique
    ''en 1976, le PQ a été majoritairement élu grâce aux citoyens qui croyaient élire un parti qui amorcerait la séparation dès la prise du pouvoir…'' M. Chayer

    Vraiment, sur quelle planète étiez-vous en 1976, car c'est justement le fait d'adopter l'idée du référendum sur la souveraineté avant l'élection de 1976 qui a fait passer le PQ au pouvoir. René Lévesque promettait deux référenda, le premier pour obtenir un mandat de négocier avec le Canada et le deuxième pour entériner le fruit de ces négos avant de déclarer l'indépendance.

  • Martin Lachapelle
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 20h26
    La gauche et la droite nationaliste devraient cesser de se diviser et penser à s'unifier
    Ah! le « vilain » PQ… Avec toute une armada de médias fédéralistes pour taper inlassablement sur le PQ depuis sa fondation, faut pas s’étonner de voir à quel point ce parti-tête-de-Turc a toujours été critiqué pour tout et rien.

    Je considère cependant que les boudeurs chroniques du PQ manquent de réalisme politique. Surtout les révolutionnaires virtuels d’une pseudo vraie gauche de salon de thé.

    La division des voix de l’opposition de gauche est totalement insensée et n’a aucune utilité, car notre système parlementaire britannique uninominal ne permet pas la gouvernance de coalition. La Terre à Québec Solidaire, à vous, répondez?

    Faites le test dans votre entourage. Demandez aux partisans de QS quel serait leur choix de vote au USA et ils vous diront pratiquement tous qu’ils voteraient pour les démocrates…et non pour un obscur parti de gauche… Bizarre, n'est-ce pas?

    Belle contradiction... Lors de l’élection de Barack Obama, en novembre 2008, toute la gauche caviar qui nuit au PQ en divisant les voix de l’opposition (sous prétexte que le PQ, un parti de centre-gauche, serait un parti de droite!) ont pourtant tous applaudi son élection (non pas surtout en raison de sa couleur) même si les démocrates sont et seront toujours incontestablement un VRAI parti de droite qui peine à se tasser d’un centimètre vers le centre… soit à des milles à tribord d’un PQ apparemment pas assez à gauche.

    Bref, avec le manque de réalisme politique de QS, dont chaque vote remporté par ce parti est une victoire pour la droite fédéraliste, c'est là qu'on voit que le ridicule ne tue pas. Et venez pas me dire que je suis de droite... Je suis de gauche, mais je vis dans le monde du réel et je ne crois pas au Père Noël. J'y reviens souvent, mais penser que le Québec influencé par une propagande médiatique de droite à sens unique (sauf Le Devoir) pourrait un jour virer totalement à gauche, est aussi utopique de penser que la nourriture "santé" sera un jour plus populaire que le junk-food. J'ai beau aimer la vertu, je ne prends toutefois pas mes fantasmes pour des réalités. Monsieur Montmarquette de QS, vous vivez d'illusions... Pensez-vous que la Boîte noire sera un jour plus populaire que le Super club Vidéotron?

    Au bout du compte, oublions les Elvis Gratton qui applaudissent notre assimilation comme les collabos de la France sous occupation applaudissaient la capitulation de la démocratie française face aux nazies.

    Intéressons-nous plutôt à ceux qui ont le Québec à coeur. Les nationalistes de gauche et de droite qui souhaitent RÉELLEMENT l’indépendance du Québec devraient penser à s’unifier pour qu’on soit enfin « Maitre chez-nous » et maître de notre destinée.

    Que vous soyez nationaliste et indépendantiste de gauche ou de droite, tous ont quelque chose à gagner en s’alliant dans une grande coalition pour le OUI. Évidemment, si l’administration d’une province et les choix de direction empruntée par les élus en poste occasionnent immanquablement des disputes et un clivage « gauche – droite », il est certain que le fait de pouvoir gérer nous-mêmes, c'est-à-dire en Québécoises et en Québécois souverains, ne va pas mettre fin aux divisions gauche vs. droite, mais on éliminerait tout de même une division, soit celle des souverainistes vs. fédéralistes.

    Par contre, bien que le fossé entre la gauche et la droite serait toujours présent, comme dans toutes les sociétés du monde entier, l’accession du Québec à son indépendance permettrait autant à la gauche que la droite de faire progresser le Québec. Je m’explique.

    Prenons seulement trois exemples concrets : 1- l’environnement, 2- le durcissement des lois contre les criminels violents ou à cols blancs, 3- la nécessité de mieux intégrer les immigrant à notre société laïque et francophone.

    Trois sujets très importants pour une majorité de Québécois. Trois enjeux fondamentaux sur lesquels notre gouvernement provincial, peu importe ses crisettes et ses montées de lait devant la visite internationale, sera TOUJOURS soumis aux décisions du gouvernement fédéral.

    C’est simple et non simpliste, en devenant un pays, le Québec pourrait alors récupérer TOUS les pouvoirs accordés aux peuples souverains et serait ainsi en mesure de contrôler son destin. Résultat? Un Québec souverain serait capable de promouvoir ses valeurs et sa propre identité laïque et francophone au monde entier, tout en réussissant à mieux intégrer les futurs immigrants à notre société.

    Terminé l’empiètement de nos champs de compétence et le quémandage des outils de décision et d’émancipation.
    Terminé le charcutage de la loi 101 par des tribunaux fédéraux anglo-saxons et terminée la dualité entre l’intégration au Canada des anglos ou au Québec des francos. Ah, bien entendu, ce Québec souverain ne serait jamais parfait, mais il serait enfin pleinement à NOTRE image et non à celle du Canada anglais.

    En attendant, aussi incroyable que cela puisse paraître, le PQ est boudé par des nationalistes de la gauche caviar du « Plateau Mont-Royal » qui trouve le PQ trop à droite, alors que ce même PQ est aussi boudé par des nationalistes de la droite anti-syndicale qui le considère trop à gauche!

    Chose certaine, y’a forcément des gens qui ne font pas la différence entre « leur » gauche et « leur » droite, ou bien un PQ en plein centre serait donc une option des plus « sensées » en étant le seul parti… de compromis.

    Martin Lachapelle, rédacteur de laplanetelibre.com

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mardi 9 février 2010 22h01
    Déconstruction et satire d'un énoncé de M. Claude Archambault
    Et je cite le paragraphe au complet, un bijou de « rationnalité objective » et vouée à l'impartialité la plus stricte ( ! ) :

    « La seul question qui pourait enclencher ce procéssuc avec un OUI de moins de 60% est : Voulez vous OUI ou NON que le Québec deviennent un pays libre avec ses propre frontière, indépendant du Canada et sans aucune attache ni alliance avec le Canada? »

    OUF ! Devrait-on pointer un revolver ou un colt sur la tempe de chaque votant tout en lui posant cette question ? Ou une autre du type : « Voulez-vous être séparé, seul et malheureux pour le restant de vos jours, ce qui se produira si vous votez pour un pays indépendant et tiers-mondiste ? ».... Le risible dans cette approche, c'est que l'unionisme fédéral-canadien intransigeant de M. Archambault n'a non seulement pas quitté l'ère jurassique du débat constitutionnel Québec-Canada, mais tente de faire croire que le RENVOI de la COUR SUPRÊME de 1998 aurait statué juridiquement du pourcentil (majorité quantitative) comme de la qualité de la question, ce que ladite COUR s'est bien gardée de faire, au grand déplaisir de la Stéphane C-20 Dion.... BIEN AU CONTRAIRE, le RENVOI judiciaro-constitutionnaliste de 1998 statut qu'après un référendum gagné dans la norme politique (50% 1) et par une question honnête (donc, rien à changer aux questions de 1980 et 1995, contrairement à ce que l'on fait valoir dans ce fil de discussion), une année de négociation de bonne foi devra être entreprise. Après quoi, advenant l'échec, l'indépendance unilatérale pourrait être déclarée par l'Assemblée Nationale qui se ferait à l'occasion Constituante.

    Et je ne divague nullement. Tout ceci est confirmé par plusieurs experts du Renvoi. Mais je suggèrerai une lecture enrchissante à M. Claude Archambault, qui en a manifestement grand besoin : « La souveraineté du Québec. Hier, aujourd'hui et demain » (2009).

    Jacques Parizeau en est l'auteur et c'est un régal à tous les niveaux : historico/épistémologico-descriptivement, prescriptivement et normativement parlant.

    Alexandre Dionne

  • nonauracisme
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 22h48
    Grand nouvelle:2-0 pour le non, bientot 3-0.
    Il faut pas rever. Le oui ne peut que recevoir 10% aujourd hui. Le PQ a pu a peine a collecter 40,000 signataire pour les enquetes publiques. Pouquoi perdre votre argent dans une aventure perdante?

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 23h12
    Clarification des mots.
    1-. D'abord il n'est pas question de souveraineté (nous l'avons déjà) mais d'Indépendance du Québec. Pourquoi refuse-t-on de dire le "vrai mot"? Ce qui confirme l'opinion de Doris Lussier: "Pour faire l'Indépendance, il ne faut JAMAIS en parler mais la FAIRE...

    2-. Le Fédéralisme est une question de partage des compétences, autrement le fédéralisme n'existe pas. Nous sommes souverains dans la SANTÉ nous gérons nos hôpitaux, médecins, infirmières. Nous somme souverains dans l'Éducation nous gérons: écoles, collèges, universités, programmes personnel enseignant. Nous recevons subventions du Fédéral et personne ne s'aviserait de les refuser.

    3-. Toute cette question de souveraineté, de séparaiton, d'association n'est qu'un jeu de mots.

    4-. Les deux bases du séparatisme québécois sont: la victimisation et le ressentiment.

    victimisation: pauvres de nous! nous avons été conquis. Plusieurs québécois ne se sont JAMAIS senti conquis, et ils ont agi en conséquence. Ils ont fondé: SGF/CDQ/Dejardins/MEQ/MSQ/MEQ etc...

    ressentiment: les maudits anglais, les maudits fédéralistes qui comprennent rien, le méchant Fédéral et tous les ministres fédéraux....

    Et tout ce beau monde pense qu'ils vont faire un pays???
    Ce n'est pas crédible, c'est enfantin, On se croirait dans une cour de récréation.

    D'après moi on fait un pays POUR les québécois, POUR l'amélioraiton de leurs conditions de vie, POUR leur épanouissement personnel, leurs talents etc...

  • nonauracisme
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 23h20
    PQ et Marois; Not Ready for Primetime. Dieu merci pour Charest, sinon le quebec serait fini.
    j en ai rien contre madame Marois mais elle est incapable de diriger le Quebec. c est bien de faire du bruit, mais diriger demande des qualites qu elle ne possede pas. Chercher a gagner des elections sur les memes betises, identite, valeurs, langue francaise, Mickey mouse, deviennent fatiguant.

  • nonauracisme
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 23h37
    La souveraineté: chronique d'une defaite annoncee.
    Le troisieme echec sera plus mordant, laisser tomber cette affaire.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    mercredi 10 février 2010 03h03
    Il n'y aurait peut-être pas moins de corruption mais la situation actuelle l'encourage
    Supposons un gouvernement fédéral interventionniste qui décide de jeter un p'tit coup d'oeil sur notre administration provinciale. Il voit un nid à corruption d'une ampleur unique au Canada. Peut-il intervenir? Évidemment non. Hors d'ici, envahisseur! Ce gouvernement fédéral préférera regarder ailleurs: quelques contrats surpayés ne valent pas le risque de briser le pays en deux.
    Voici un cas où, tant que nous restons à l'intérieur de Canada, notre nationalisme ne nous sert absolument pas. La dynamique actuelle nous isole et détourne notre attention des actions de nos élus. Le plus drôle, c'est qu'elle est encouragée par le côté qui prétend vouloir y mettre fin.
    On croyait bien l'idée d'indépendance finie avec le soi-disant "fédéralisme d'ouverture". Pourtant, nous sommes encore là à discuter "rapatriement des pouvoirs" et "champs de compétence", au lien "d'enquête publique", de "corruption" ou "promesses électorales non tenues". Et c'est dû presque autant aux effets de toges de Jean Charest face à Stephen Harper qu'à la verve de Pauline Marois.
    Vous êtes vous demandé pourquoi le fédéralisme du PLQ n'a jamais été complètement "Canadien"? Depuis Robert Bourassa, il y a toujours un petit quelque chose qui manque, une quelconque "compétence exclusive"... Admettons-le: sans séparatiste en face, qui blâmer quand nos affaires vont mal? Quel danger pourrait-on brandir à nos troupes quand elles sentent leur moral faiblir devant toutes ces accusations de corruption? On aime bien avoir un adversaire, faible certes, mais juste assez menaçant pour servir d'épouvantail.
    La dynamique actuelle est trop bien installée pour nous permettre d'avancer en tant que société. Et c'est, entre-autres, parce que le parti fédéraliste qui est supposé nous faire progresser dans l'ensemble Canadien se sert de notre nationalisme latent pour nourrir une base électorale indéfectible. Une base qui oubliera corruption, gestion inefficace et absence de vision pour combattre "l'ennemi".
    Au fédéral, le Bloc n'est pas mieux: "NOUS pouvons défendre vos intérêts à Ottawa!" Vraiment? Tout le temps? Pour dire à quel point c'est un schéma récurrent: jusqu'à Trudeau, le PLC se faisait élire au Québec en utilisant LE MÊME argument. Le débat nationaliste, c'est comme une switch. Tu la mets à ON et la petite lumière s'allume, juste dans la bonne case du bulletin de vote.
    L'indépendance ne guérirait pas la corruption, mais elle nous forcerait à revenir à l'essentiel: des débats de gouvernance, avec une gauche et une droite, de la démagogie, peut-être, mais aussi un débat politique plus mature. Et on n'aurait plus aucune raison de ne pas débarquer les corrompus quand ils se font prendre.
    Juste pour ça... juste pour ça, ça en vaudrait la peine.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 10 février 2010 05h49
    L'échec du Lac Meech
    Les souverainistes se servent de l'échec du Lac Meech à toutes les sauces pour mousser le projet souverainiste. Je gagerais ma chemise qu'il n'y a pas 5% des Québécois qui savent ce qu'il y avait dans cet accord avorté qui constituait un rejet de la part de la seule province qui s'était prononcée contre.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mercredi 10 février 2010 07h16
    À messieurs G. Paquet et Alexandre Dionne
    M. Paquet a écrit:
    "Est-ce que le vote des députés du Bloc québécois en faveur de la résolution de la Chambre des commundes reconnaissant que les "Québécois" forment une nation dans un Canada uni n'était pas également très proche d'un vote en faveur du fédéralisme renouvelé?"

    Ce vote était surtout, pour moi, la parfaite illustration des limites de l'action de ce parti à Ottawa. Idem pour le vote qui a été pris, et gagné, récemment, à l'initiative du NPD, sur le droit du Québec de françiser ses immigrants. Dans les deux cas, le Bloc s'est fait damer le pion, par des manoeuvre habiles, ce qui confirme bien le nouveau rôle du Bloc à Ottawa: améliorer la fédération, en principe, puisque dans un cas comme dans l'autre ce n'est que de la poudre aux yeux. Donc, son véritable rôle est celui de police d'assurance pour les Québécois nationalistes; c'est un peu comme à époque lointaine ou le Québec votait "bleu à Québec, rouge à Ottawa", mais à l'envers. Car dans les faits, ces deux votes pris à Ottwa ne changent absolument rien à la situation des Québécois au sein de la fédération, ce n'est que de la broue parlementaire.

    Et puis
    Non, M. Dionne, vous n'êtes pas le seul à partager votre opinion, je la partageais même avant de la connaître, à quelques "petits" bémols près. Bien que je crois que Gille Duceppe aurait été l'homme de la situation, s'il avait pris la seule décision à prendre, se présenter à la dernière course à la chefferie du P. Q., je doute présentement de quelques-unes des qualités que vous lui attribuer, surtout de sa grande humanité. Peut-être l'a-t-il déjà possédée, mais je pense qu'elle a été noyée, entre autre, dans le fiel qui l'habite depuis qu'il a cédé la chefferie à Mme Marois. Il a alors prétendu qu'il le faisait par grandeur d'âme, que sa décision de se présenter était une erreur ou une affaire de mauvais timming. Je n'en ai jamais rien cru! Pour moi, M. Duceppe s'est fié aux sondages interne qui donnaient Mme Marois gagnante, et à d'autres où les Québécois affirmaient que Mme Marois ferait le meilleur chef. Or, les Québécois sondés étaient des fédéralistes, des indépendatistes et des abstentionnistes. On peut donc douter de la motivation de certains à se prononcer en sa faveur. Surtout, que, et on peut le constater une fois de plus aujourd'hui, Mme Marois n'a jamais été tellement aimée des Québécois... Il a donc refusé de combattre, peut-être à causes d'une crainte, plus ou moins consciente, du pouvoir auquel il accéderait, s'il devenait premier ministre... Ce fut la première erreur de ce politicien aguerri. Est-il encore l'homme de la situation aujourd'hui?

    Personnellement, je trouve que depuis ces mauvaises décisions, M. Duceppe est devenu très aigri: le fait de traiter à quelques reprises, à micro fermé, la ministre Verner de conne, puis, en campagne électorale, un aspirant à la députation conservateur ou libéral, d'idiot ou quelque chose du genre, et le répéter le démontre bien. Bien sûr, il s'agissait d'un innocent, je dirais, mais est-ce en s'en prenant ainsi au menu fretin de la classe polique, encore que dans le dernier cas c'était même en-deça, qu'on construit une image d'homme d'État?

    Alors, je regarderais plutôt du côté de Pierre Curzi, qui fait son apparentissage à la dure, en souhaitant qu'il ne renie pas les convictions qu'il affiche présentement, ou quelqu'un d'autre. M. Duceppe? Pour faire le saut, il faudrait qu'il fasse une sérieuse mise au point, tout d'abord avec lui-même. Une telle mise au point s'imposerait alors aussi en ce qui concerne le Bloc qui a mon avis dessert l'idée d'indépendance au profit de celle d'amélioration de la fédération ou de protection, plus ou moins virtuelle, des droits des Québécois. Mais le pire, c'est que le Bloc en plus de rassurer les Québécois frileux, divise les énergies du mouvement qui devraient être mises à faire la promotion de cette idée.

    Mais une autre question se pose aussi, et plusieurs se la posent : le P. Q. est-il notre cheval de bataille?

    Ouais... le seul élément vraiment positif, pour le moment, à mon avis, dans le débat sur ce forum-ci, c'est le vif intérêt qu'il suscite...

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mercredi 10 février 2010 08h42
    Merci Mme Massicotte...
    Vous avez raison pour l'enjeu primordial du « vif intérêt » que suscite le débat !

    Pour M. Duceppe et ce qu'il a laissé échapper à « micro fermé », une autre facette de l'humain qu'il est aussi (mais je crois qu'on a voulu, encore une fois, insister indûment et aigrir le personnage, posez-vous la question !), on est tout de même pas, en dépit de la dureté du qualificatif, dans la même catégorie de disjonction d'un Premier ministre Jean Charest traitant la député Elsie Lefebvre de vous savez quoi en pleine Assemblée nationale ! « Idiot » politique peut peut-être trouver une forme d'objectivité en rapport à la situation, même si c'est une qualification du niveau personnel, tandis que les mots que je ne reprendrai pas du PM Charest n'avaient que peu à voir avec le niveau cognitif du problème, vous serez la première à l'admettre !

    Cela dit, ce n'est pas que ne n'aime pas l'homme épris de nuances et de culture qu'est M. Curzi. Tant qu'à nommer des noms, j'aime même spécialement la combativité d'un Bernard Drainville quand il monte au front ! Néanmoins, et même si c'est s'engager dans la subversion du leadership péquiste à l'ordre du jour, je persiste à voir Gilles Duceppe comme quelqu'un qui, peut-être passagèrement sorti de ses gonds, à le coffre du combattant marathonien qu'il faudra. Mais voir M. Duceppe quitter, quelle perte pour le souverainisme se serait ! Évidemment, nous ne faisons que spéculer !

    Vos arguments sur la pertinence du Bloc Québécois, madame, sauf votre respect, sont un peu l'extension de la thèse affirmant que l'étapisme péquiste promouvoit fondamentalement le provincialisme (le « bon gouvernement provincial »). Cela n'est pas complètement faux objectivement parlant et je saisis pleinement le sens de l'argument, aussi établi que Pierre Bourgault et Jacques Parizeau sans doute, mais je vais opposer cordialement une autre considération.

    Il s'agit du paradoxe tocquevilien des effets de la liberté croissante. Au fond, seule l'histoire future permettra de trancher si l'enfoncement dans la dépendance (et la victoire croissante du fédéral-canadianisme) ou le soulèvement socio-psychologique dans l'indépendance (et le cheminement vers le souverainisme) sera l'issue encourrue par la volonté des Québécois-es.

    Le paradoxe, qui s'appliquait dans L'ANCIEN RÉGIME ET LA RÉVOLUTION d'Alexis de Tocqueville, consistait dans l'interprétation de l'histoire de la monarchie absolue que voici. La royauté française avait fondé la modernité dans le Royaume quand elle avait fini par subvertir durablement l'ancienne constitution féodale du Royaume de France. Lorsque la classe montante de la noblesse bourgeoise « de robe » (plutôt que de cape et d'épée) pris place aux côtés des ambitions du Capétien dans le système monarchique en construction et pris goût à l'accès compétitif au pouvoir, la contagion, le temps de deux siècles, gagna l'ensemble de la société, donc le roi finit par véritablement faire avant la Révolution ce que celle-ci projetait de faire : la promotion d'un certain individualisme (la destruction des ordres de pouvoir) au service de la monarchie et la construction d'un appareil d'État d'une complexité et d'une technicité sans précédant. Napoléon Bonaparte, disait à dessein l'historien révolutionnaire François Furet, réalisait en quelque sorte le rêve de Louis XIV, qui résumait l'interprétation de Tocqueville. Évidemment, le trait est moins prononcé de nous jours mais le schéma demeure valide : le roi de France à fait reculer l'inégalité en en faisant sauter le schéma très ancien de la hiérarchie des clientèles aristocratiques, alors même que la majesté, la souveraineté du roi, supplantait la notion de suzeraineté du « princeps in suo regno » ! Tout ceci pour dire que les Français-es n'ont pas aspiré à la démocratie comme un orage dans un ciel splendie d'été en 1789 ! Tout ceci pour en arriver au « paradoxe » évoqué : plus les Français-es devenaient libres, plus l'inégalité semblait carburer au mérite devant l'État (et de moins en moins la naissance), plus l'égalité d'accès à l'émancipation se répandit, plus les Français-es, schématise Tocqueville, cheminaient, avec les Lumières notamment, à la thèse que l'inégalitarisme était odieux et révoltant. Leçon : la croissance de la liberté rend toute entrave à celle-ci proprement anormale et intolérable au sujet, qui exigera sous peu la plénitude de cette liberté !

    Revenons au Québec. Le Bloc Québécois a-t-il eu pour effet d'amoindrir le sens de la dignité et le goût de la liberté (de la souveraineté) de la collectivité québécoise d'abord ou le contraire depuis sa fondation (bientôt son 15e anniversaire !) ? Et les expériences de pouvoir du Parti Québécois, non entièrement heureuses il est vrai, ont ils enterré la Cause ou en ont-il au contraire fait croître la pertinence ?

    Dans son dernier essai, Jacques Parizeau paraît se ranger, en analysant soignement les sondages au fil des ans... dans le paradoxe tocquevilien : non seulement la Cause n'a-t-elle que ponctuellement et faiblement reculé pendant de courtes pédiodes, mais la haute continuité populaire de l'axe souverainiste en dépit de l'usure du PQ en 2003 (et 1985), d'une saturation des termes du débat voire, surtout, d'une absence permanente de débat témoignerait remarquablement du contraire... La question a gagné en pertinence et le référendum venu, certains pourraient avoir la surprise de leur vie (pour certains, vraiment !).

    Mais nous ne faisons que spéculer !

    Bonne journée madame, et maintenons le débat ouvert, je suis d'accord !

    Alexandre Dionne

  • nonauracisme
    Inscrit
    mercredi 10 février 2010 09h10
    Grande Nouvelle: lisez bien
    Quel déchaînement de passion?
    Le vrai scandale, ce sont les 30% de chômage parmi les musulmans diplômés, les 50% des Noirs victimes de discrimination pour le logement, les Asiatiques déboursant les 1000$ pour vivre dans des taudis de Côte-des-Neiges. A quand 200 réactions émotives pour ces gens dont on entrave le droit à une vie décente?

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 10 février 2010 09h13
    @ M. Dionne
    Vous n'êtes pas trop en accors avec ma question référendaire. C'est normal car elle est claire et net, elle défini ce qu'est l'indépendance. Ma question nb'exclut pas d'association/alliance/traité future, mais ce qu'elle dit c'est qu'il n'y a rien d'assuré, que les termes de ces traités ne sont pas connus. Ce que cela dit c'est que l'indépendance est le but et les alliances comme l'a dit Parizeau, pour qui je ne partage pas votre admiration et votre respet, viendront après et quand ce sera possible.

    Donc ma quest mentionne le fait que toutes forme d'alliance est hypothétique, mais que la séparation sera réel.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mercredi 10 février 2010 09h36
    À nonauracisme
    Je vous le demande: mais qu'est-ce que vous (pluriel) venez faire sur ce forum? Nous dire qu'être indépendantiste c'est être raciste? comme votre nom le suppose... Réponse: pour paraphraser le titre choisi par M. David, "nous informer (pour la cinquantième fois) de cette "Grande nouvelle", à savoir que nous avons perdu deux référendums?" Pis après?

    L'Irlande a mis des siècles à acquérir une certaine indépendance, et l'Afrique du Sud, demi siècle au moins, de luttes parfois violentes, pour devenir une véritable démocratie non raciale, justement. Alors deux référendum... ben, y a vraiment rien là.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 10 février 2010 09h42
    Un troisième référendum
    Ce qu'il faut c'est un troisième référendum pour enfin mettre un clou dans le cercueil de la souveraineté/indépendance une fois pour toujours.

    Et comme le Bloc qui s'est fait damé le pion par M. Harper au sujet de la Nation Québécoise et par le NPD pour le droit du Québec à franciser les immigrants, pourquoi M. Charest ne damerait pas le pion au PQ et à la Marois et ferait un référendum sur l'indépendance.

    La question pourrait être très claire :

    Voulez vous OUI ou NON que dans la semaine suivant une victoire du OUI avec 50% 1 le Québec se sépare juridiquement du Canada et forme un nouveau pays. Le Québec sera un pays indépendant à part entière, avec passeport, frontière, et le Canada deviendra un autre pays au même titre que les USA. ?

    Que sera le résultat à cette question? Quand le PQ posait la question il faisait cabale pour le OUI et dans ce cas le parti Libéral ferait cabale pour le NON.

    Ce qui est important c'est que les québécois sache clairement ce que cela signifie l'indépendance, et que tous les traités/alliances seront le résultat de dur et difficile négociation. Le reste du Canada aura une très grande animosité envers le Québec et voudra l'isolé.

    Lors des deux derniers référendums, un grande parti de ceux qui on voté OUI l'on fait pour le pouvoir de négocier et jamais ils ont cru un instant que le Québec deviendrait un pays à part entière.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mercredi 10 février 2010 10h09
    À M. Dionne:
    Je vous remercie de vos commentaires très intéressants.

    Je voulais tout de même spécifier quelques petites affaires: je connais relativement bien M. Duceppe, ayant siégé sur l'exécutif de son comté pendant quelques années, et m'y être frotté à quelques occasion dernièrement, ici ou là, étant demeuré membre de ce parti, jusqu'à tout récemment, pour les raisons évoquées plus tôt. Et toujours au niveau des qualités... de coeur, disons, lorsque M. Charest avait traité une député de l'opposition de ch... c'était sous le coup d'une vive colère qui n'avait absolument rien de politique: la député en question avait utilisé le cancer de la conjointe de M. Charest pour faire de la basse politique. Il avait donc réagit à micro ouvert, à visage découvert, et n'avait pas quand même pas répété ses propos... Je ne vois aucun caractère relevant de l'humain dans les propos délibérés, répétés et maintenus du chef du Bloc, puisque ni Mme Verner ni l'illustre inconnu ne l'avaient attaqué personnellement. Je me répète, c'était là les propos d'un homme aigri, qui regrette peut-être de ne pas être là où il le devrait. Mais je ne crois pas que la porte lui soit nécessairement fermée: je me questionne.

    La comparaison entre le rôle du Bloc et les positions du P. Q. à une autre époque, boîte un peu... Il y a une différence majeure: le Bloc est à Ottawa, et ce n'est pas là que l'indépendance va se décider... Et puis ma position se jutifie du fait que j'ai quand même pas mal d'amis et de connaissances qui vote pour le Bloc, bien qu'étant fédéraliste, contrairement à ce qu'affirme les élites indépendantistes en toute connaissance de cause, n'ayant de meilleur argumentaire pour prouver que tout tout va pour le mieux dans l'univers souverainiste. Alors... à quoi sert le Bloc?

    Cordialement,
    Céline A. Massicotte

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mercredi 10 février 2010 10h15
    À M. Dionne: P. S.
    S'il n'y avait pas le Bloc pour défendre, comme le dit la chanson "nos foyers et nos droits", les fédéralistes mous (et d'autres aussi) qui votent Bloc à Ottawa et libéral ou autres, à Québec, verraient vraiment c'est quoi la fédération, le Canada et les libéraux.

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mercredi 10 février 2010 10h35
    À M. Claude Archambault...
    Oui, j'ai bien compris le sens de votre point.

    Néanmoins, Parizeau ne dit pas autre chose que le FAIT qu'en 1995, du moins, l'association, même logée en même temps dans la formule ou la question, était une OFFRE. Telle une offre, c'est à prendre ou à laisser.

    Mais allons plus loin. MÊME en 1980, vous vous en souvenez peut-être mieux que moi qui ai plutôt appris ces choses dans des manuels de connaissance historique, il avait été spécifiquement prévu par le très modéré et conciliant René Lévesque que le second référendum programmé (mais jamais tenu) dans cette première opération référendaire l'avait été en cas d'échec de la norme lévesquo-moriniste échouant à étabir avec les autorités fédérales un associationnisme indispensable au souverainisme. Bref, même la longue question de 1980 et le TRAIT-D'UNION souveraineté-association n'a jamais GARANTI le résultat d'un partenariat (économique comme en 1980 ou politico-économique comme en 1995) ! La vérité, c'est que votre « question claire » est un sophisme grotesque des équipes des NON, soit Pierre Elliott Trudeau / Jean Chrétien, puis Jean Chrétien / Jean Charest / Daniel Johnson (fils) qui, bien démagogiquement, à court-circuité la logique aristotélicienne pour faire passer une position au jeu d'échec pour la vérité ! Ainsi : AUCUN PÉQUISTE n'a probablement jamais prétendu qu'il était garanti qu'un OUI mènerait AUTOMATIQUEMENT à la souveraineté-association, même si la PLUPART des souverainistes au Québec insistent sur le fait que la possibilité est en réalité, au-delà de l'enchère anti-sécessionniste, très probable (l'association... quoi que dise les tenants de l'Union canadienne inchangée avant de le Jour J !). Mais je sais que vous êtes intelligent M. Archambault et comprenez bien mon propos.

    Je sais bien du reste, on est dans un ring de boxe, et il n'est pas avisé de décomposer ses assauts pour en faire-valoir l'esthétique de l'art ! Et c'est bien d'un pugiliste imperturbable, d'un cogneur impitoyable et d'un marathonien infatiguable dont le souverainisme a besoin ! Un peu d'opportunisme et de cynisme à l'occasion, ça fait du bien.... Oeil pour oeil, c'est le cas de le dire, mais il n'y en aura jamais trop pour remettre les trudeauistes à leur place !

    Les deux questions souverainistes n'ont pas été « PAS CLAIR ». Elles l'ont au contraire bien trop été !!!!! Elles n'ont pas été non plus à l'image de l'adversaire, à savoir : AUTORITAIRE et SÉVÈRE. Trudeau et Chrétien voulurent définir les questions telles qu'ils les faisaient valoir, mais telles n'étaient pas les questions en jeu ! Mais ce qui câbre et indispose viscéralement les mal-nommés fédéralistes canadiens, ce ne sont pas ces faux-problèmes M., c'est que la souveraineté ASSORTIE d'une OFFRE d'association évoque l'idée d'un plus grand respect, pour être juste, d'un fédéral-provincialisme soucieux de faire-valoir la dignité des choix et du vouloir des parties fédérées par toute Union (par dévolution ou par consolidation, peu importe !).

    Il y a des Unions qui ont été acquises et consenties par quelque chose comme de la capitulation et de la domination, ou comme le formulait Étienne Parent, qui lâchait les Patriotes de Papineau en août 1837 : « Il y a des capitalutions nécessaires comme il y a des dominations déshonorantes » ! Des soi-disant « Unions » accouchées par des guerres politico-militaires d'usure venant à bout de l'impuissance et de l'ignorance détaillée de ce qui se tramait, c'est bien ce qui est survenu, et cela n'a rien à voir avec la « victimisation » ou le « ressentiment », ce sont des faits structants de notre « Maître, le Passé ».

    La souveraineté ne règlera pas tous les maux du Québec et la condition unionniste du Québec fédéré au Canada par l'État central n'est pas responsable de tous les fléaux qui sévissent dans une société où, comme nous l'apprenait Jean-Paul Bernard de l'UQÀM, tout n'est pas national dans la nation ! En effet ! Pourtant, je suis de l'avis de Jean-François Trottier que nous ferions de grands pas pour l'avenir en choisissant de faire « tabula rasa » et repenser tout le système, et comment établir UN, oui UN gouvernement représentatif responsable.

    Cordialement, il est toujours temps d'apprendre.

    Alexandre Dionne

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mercredi 10 février 2010 10h46
    À Mme Massicotte....
    ou, tel qu'avant 1990, les fédéralistes retrouveraient une équipe écrasante de députés pour faire-valoir leur prêchi-prêcha que la Fédération est vraiment un paradis luxiriant.... Je préfère encore DE TRÈS LOIN le Bloc Québécois Mme, à toutes les décisions enfonçées dans la gorge (aéroport Pearson vs Mirabel et des dizaines d'exemples !) ou dans la conscience déjà très mêlée des Québécois-es par une majorité de députés pro-unionnistes et méta-statuquoistes en plein sol québécois ! NON MERCI !

    Au vrai, les avantages surpassent aisément les désavantages, d'ailleurs le Bloc Québécois est aujourd'hui, même ouvert aux fédéralistes, le véritable vaisseau amiral du souverainisme d'affirmation !!!!

    Je vous remercie de vos indications intéressantes. J'ai moi-même siégér à l'exécutif d'une grande dame très proche, sans souhaiter la nommer ici.

    Peut-être une personnalité finira-t-elle par émerger quoi qu'il en soit !

    Ou peut-être l'urgence de la luttre au climat en train de se bousiller à vitesse grand V finira-t-elle pas prévaloir sur TOUT, y compris l'inquiétude de la course aux arsenaux nucléaires !

    Bien à vous,
    Alexandre

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mercredi 10 février 2010 11h42
    À M. Dionne...
    Contrairement à vous... je crois que M. Archambault à tout à fait raison, sur au moins un point: les deux questions référendaires visaient surtout à ne pas effaroucher les Québécois. À part le Québec, avez-vous déjà vu une entité quelconque, désireuse d'obtenir son indépendance faire un référendum pour négocier quoi que ce soit? De gouvernement à gouvernement, ben on négocie. La plupart des Québécois ont compris qu'il s'agissait de négocier AUTRE CHOSE (une dernière chance, peut-être), et que là, si ça ne marchait pas, on ferait la souveraineté, ou un autre référendum. Je le crois d'autant plus que mon opinion sur René Lévesque a toujours été qu'il n'était vraiment indépendantiste, raison pour laquelle il était loin d'être d'accord avec la loi 101, mais n'avait pas le choix. Quoi qu'il en soit, le P. Q., d'un référendum à l'autre, a manqué d'audace, mais peut-être que c'était correct ainsi: le peuple québécois n'était pas prêt. Mais là, contrairement à ce que plusieurs pensent, la prochaine fois sera peut-être la bonne, à cause principalement de tout ce remu-méninge au sujet de l'identité, de la laïcité, qui ne peuvent être définitivement réglé que dans un Québec souverain.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mercredi 10 février 2010 12h03
    « Il n’y a eu nul besoin d’un référendum pour faire entrer le Québec dans la confédération canadienne, pourquoi en faudrait-il un pour en sortir… ? »
    Le PQ ne lutte pas pour l'indépendance, il ne lutte que pour lui-même... Comme tous les vieux partis électoralistes encroûtés.

    Issu d'une idée révolutionnaire, le PQ a réussi à en faire un petit projet pépère sans dents, sans audace et surtout sans courage politique.

    S'il avait été véritablement indépendantiste, le PQ aurait favorisé, sinon applaudi, la multiplication des partis et des mouvements indépendantistes, qui pouvaient convaincre divers segments de l'électorat ; notamment la gauche souverainiste, par la mise en place du scrutin proportionnel ; un autre élément fondamental dans son propre programme et qu'il n'a «JAMAIS APPLIQUÉ» ...Allô!… la démocratie..?

    Toute la stratégie péquiste fait en sorte que nous nous tirons carrément dans le pied, allant même à endosser même jusqu'aux arguments de nos adversaires.

    Car il est faux que nous avons besoin de 50% 1 des votes pour déclarer l'indépendance. La prise du pouvoir par un parti dont la mission première et historique est de déclarer l'indépendance a toujours été légitime et parfaitement suffisante.

    Comment espérez-vous que le peuple ait du courage, quand ses leaders n’ont pas de colonne ?

    « Il n’y a eu nul besoin d’un référendum pour faire entrer le Québec dans la confédération canadienne, pourquoi en faudrait-il un pour en sortir… ? »

    - Selon leurs propres exigences fédérales ou même internationales...

    J’irais jusqu’à dire...

    Qu’on est même pas d’dans...


    _______________________

    Christian Montmarquette


    Références :

    L’erreur fondamentale du PQ :
    «Le référendum : Une stratégie perdante»

    http://www.vigile.net/L-erreur-fondamentale-du-PQ

    .

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mercredi 10 février 2010 12h36
    À Mme Massicotte...
    Mais nous ne nous contredisons pas vraiment !

    Oui, certain-es Québécois-es ont voulu espérer autre chose ainsi. Mais dès 1980, P. E. Trudeau propageait à tout vent que ce sera « la séparation » et rien d'autre. Ceux qui ont voté OUI étaient sans doute le sang très froid, car le « AUTRE CHOSE » était officiellement et catégoriquement exclu par le PM du Canada !

    Le sens de mon intervention est que ce « bluff » politique de bonne guerre, rien ne permet de l'assurer non plus !

    Si l'on retient que l'associationnisme fut deux fois une offre qui n'avait rien, surtout en 1995, d'obligatoire, c'est-à-dire qui n'offrait aucune garantie de résultat, les gens qui parièrent sur « une dernière chance » ou quelque chose dans la chose ne se trompaient pas vraiment en fait : les souverainistes de la coalition Arc-en-Ciel ou Parapluie (PQ-ADQ-BQ) ne formulaient pas et ne programmaient pas, contrairement au sentiment fédéraliste, le voeu d'un échec, et Parizeau se serait bien « raisonnablement accomodé » de négocier un partenariat politico-économique, bref AUTRE CHOSE que l'indépendance pure. Même Pierre Bourgault n'a probablement pas émis d'objection d'envergure.

    Au fond, le Parti Québécois a bien été durablement la seule option constitutionnelle qui, souhaitant déconstruire l'incarcération unionniste-canadienne plus ou moins dorée et fédéraliste du Québec, a de l'avenir (contrairement à la déclinologie permanente des adversaires). Le néo-fédéralisme continuera d'échouer tant que la culture du ROC ne changera pas (et c'est de moins en moins demain la veille). Dans ces conditions, l'unionnisme gagne, gagne, gagne.... Gagne.... Et gagne par le temps..... Gagne du temps.....

    L'État souverain du centre refusant toute raison de compromis, le Québec encaissant et en venant jusqu'à nier, sous Jean Charest, qu'il y ait véritablement problème en la demeure. Des « ententes administratives » pourvoiront au nécessaire, n'est-ce pas !

    Laïcisme, langue française, droits égaux, choix économiques (foresterie), points d'impôt, péréquation..... Que les Québécois-es, qui en redemandent des problèmes, se tapent deux États plutôt qu'un seul, c'est plus simple comme ça à démêler !!!!!

    (Et là, je vois venir les perdus des théories de Harrington, Locke, Montesquieu et des Pères américains qui voudront faire la leçon sur la séparation des pouvoirs.... Comparant évidemment des incomparables, et niant a priori le concept de cultures nationales et se croyant au sein d'une nation civique au Canada.....).

    Bien à vous,
    Alexandre !

  • Michel Chayer
    Inscrit
    mercredi 10 février 2010 13h33
    @Claude Archambault et Victor Beauchesne


    Je suis de l’époque où le commun parlait de séparation et d’indépendance, et non point de patente à gosse comme la Souveraineté-Association, le Beau-Risque et autre Fédéralisme renouvelé.

    Ce qui alimentait alors la ferveur séparatiste, ce n’était pas les congrès d’orientation du PQ… C’était plutôt l’opposition croissante des citoyens aux politiques du régime de Robert Bourassa, et ce notamment par le biais des lutte sociales menées par les grande centrale syndicales.

    En 1976, j’avais dix-neuf et j’étais un ouvrier peu scolarisé. Le milieu où j’évoluais était plongé dans l’effervescence séparatiste, et ce, notamment, depuis la venue de Charles de Gaulle à Montréal… Et puis, les propos et les actions des Simard, Rose, Vallière, et sans oublier le docteur Ferron nous interpellaient, parce qu’étant de Ville Jacques-Cartier, ces gens-là étaient pour ainsi dire nos voisins…

    C’est l’aile droite du PQ qui a désamorcé l’effervescence indépendantiste qui animait la société québécoise durant les années soixante et dix.

    Ce dont je me souviens avec vivacité, ce sont les tergiversations et les sautes d’humeur de ce petit être brouillon et taciturne qu’était René Levesque.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mercredi 10 février 2010 14h07
    Le PQ ne lutte plus que pour lui-même
    Le PQ ne lutte pas pour l'indépendance, il ne lutte que pour lui-même... Comme tous les vieux partis électoralistes encroûtés.

    Issu d'une idée révolutionnaire, le PQ a réussi à en faire un petit projet pépère sans dents, sans audace et surtout sans courage politique.

    S'il avait été véritablement indépendantiste, le PQ aurait favorisé, sinon applaudi, la multiplication des partis et des mouvements indépendantistes, qui pouvaient convaincre divers segments de l'électorat ; notamment la gauche souverainiste, par la mise en place du scrutin proportionnel ; un autre élément fondamental dans son propre programme et qu'il n'a «JAMAIS APPLIQUÉ» ..et bonjour la démocratie…

    Toute la stratégie péquiste fait en sorte que nous nous tirons carrément dans le pied, allant même à endosser même jusqu'aux arguments de nos adversaires.

    Car il est faux que nous avons besoin de 50% 1 des votes pour déclarer l'indépendance. La prise du pouvoir par un parti dont la mission première et historique est de déclarer l'indépendance a toujours été légitime et parfaitement suffisante.

    Comment espérez-vous que le peuple ait du courage, quand ses leaders n’ont pas de colonne ?

    « Il n’y a eu nul besoin d’un référendum pour faire entrer le Québec dans la confédération canadienne, pourquoi en faudrait-il un pour en sortir… ? »

    - Selon leurs propres exigences fédérales ou même internationales...

    J’irais jusqu’à dire...

    Qu’on est même pas d’dans...


    _______________________

    Christian Montmarquette


    Références :

    L’erreur fondamentale du PQ :
    «Le référendum : Une stratégie perdante»

    http://www.vigile.net/L-erreur-fondamentale-du-PQ

    .

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    mercredi 10 février 2010 18h40
    @nonauracisme: On peut savoir qui vous êtes?
    Quand on a un tel courage pour se dresser tel un rempart fier de ses opinions, mesemble qu'on peut n'a pas peur de signer avec son nom, à supposer qu'il ne soit pas "comité de propagande du PLQ"...
    Je passerais bien en revue vos quelques posts, celui sur le 10% de OUI à un référendum, celui qui pense que seuls les signataires de la pétition veulent une enquête publique, ou celui qui nomme une trâllée de statistiques sur le racisme sans préciser que c'est ce qui arrive en ce moment même alors que nous sommes au sein de ce beau Canada multiculturel... Mais franchement, je me demande si vous croyez tout ce que vous avez émis dans vos derniers posts. Ça ne fait pas très sérieux.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mercredi 10 février 2010 23h28
    À J.-F. Trottier: Qui ils sont?
    Une fédération canadienne d'étudiant, basée en Ontario.

    Ça faisait lonngtemps que je soupçonnais que, comme je l'ai souvent écrit sur d'autres forums du Devoir, il ne s'agissait pas d'une personne, mais peut-être d'un collecitf, mais c'est plus gros que ça, peut-être. Mais, comme vous le dites si bien, ils sont tellement pas sérieux... qu'ils se sont dénoncé hier, mardi, le 9-02, 23h35 (Voir sous l'article "Au Canada de la burka"). Enfin... disons que l'un des leurs a vendu la mèche...

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    jeudi 11 février 2010 09h31
    Un rêve impossible!
    le P.Q. nous a habitués à l'ambiguïté, aux équivoques, à l'obscurité. La clarté, la simplicité semblent leurs pires ennemis.

    clarté: questions référendaires 1980 et 1995. Si tout le monde a compris, TOUT le monde n'a pas compris la "même" chose.

    équivoque: lors des élections il affirme qu'il veut être un bon gouvernement, seulement, il met en veilleuse son option....mais nous ne sommes pas des "valises"

    obscurité: vouloir régler le déficit mais par contre appuyer toutes les revendications exagérées des syndicats et revenir sur cet appui pour le corriger, se rétracter.
    être du côté des syndicats et en même temps ne pas être de leur côté.

    Pour ce qui est des patrons c'est réglé: ils sont tous des pourris, des voleurs, des profiteurs. Mais plusieurs citoyens reçoivent leur salaire de ces profiteurs et s'achètent maison, yacht, chalet, et se payent des voyages.

    P.Q......sociale-démocratie=socialisme déguisé, recouvert de démocratie pour ne pas faire peur au monde.

    Selon un auteur : Le socialisme ÉGALISE la pauvreté. Tout le monde est pauvre, seuls les dirigeants ont tout...

    Mme Marois avec son château, son chalet (shak) a essayé de se faire passer pour "pauvre"...mais elle a été démasquée...

    Je ne suis pas contre la richesse, mais je suis contre l'hypocrisie i.e. se faire passer pour ce qu'on n'est pas...c'est manipuler le monde...

  • Victor Beauchesne
    Abonné
    jeudi 11 février 2010 11h33
    message à Alexandre Dionne
    Je crois que le moment est venu de partir votre propre blogue. Il est prouvé qu'une infime partie du lectorat internet lit de long long papiers surtout ceux qui sont en réaction des commentaires d'autres bloggueurs.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    jeudi 11 février 2010 12h25
    Sans pays, sans parti...
    Qu'est-ce qu'on fait?

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    jeudi 11 février 2010 12h33
    À Victor Beauchesne: ré message à Alexandre Dionne
    Mais... de quoi j'me mêle?

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    vendredi 12 février 2010 03h21
    @Céline Massicotte: merci du renseignement
    Ah les espèces! Une fédération d'Ontario? Pas étonnant qu'ils ne savent même pas de quoi ils parlent. Faudrait encore qu'ils suivent les nouvelles diffusées ici!
    Je me dis qu'avec les blogues, c'est devenu tellement facile... Un groupe intéressé peut bien engager un blogueur à temps plein pour se promener sous divers pseudos et faire dérailler les débats. Faut dire que ça commence à être reconnaissable: partisanerie sans nuance, répétition de spins appris par coeur sortis tout droit des plus mauvais moments de l'assemblée nationale... Maintenant, il y a ce Bayle (tiens! encore un pseudo) qui vient de nous sortir une autre diatribe sur les méchants. Comme quoi, attrapez en un et il sera remplacé par un autre...

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    vendredi 12 février 2010 10h47
    Faire dérailler les débats???
    Sur ce blogue nous exprimons des opinions, des perceptions. Personne ne possède la VÉRITÉ pleine et entière. La confrontation a ceci de bénéfique, c'est qu'elle peut être l'occasion de réflexions salutaires.

    Certains séparatistes (souverainistes) PRÉTENDENT avoir la vérité et DÉTENIR la solution à tous nos problèmes.

    Certains fédéralistes, se basant sur le vécu de la Fédération, prétendent que la solution à différents problèmes, résident DANS la Fédération et pas ailleurs.

    Le passé leur donne raison. Tandis que le séparatisme est une hypothèse, un rêve virtuel, un fantasme qui n'a jamais rien réglé dans le concret depuis 1867.

    On a toujours refusé de nous dire le COMMENT et le COMBIEN d'un changement de statut politique. Pour la bonne raison qu'on ne le sait pas...

    La RAISON n'entre pas dans les discussions séparatistes. Ce sont plutôt les sentiments, les émotions: nous avons été CONQUIS et nous haïssons les m....anglais...That's it

    Monsieur LOUIS BERNARD évalue à 10 ans, l'instabilité politique et financière d'un Québec séparé.

    Madame Marois plus optimiste et peut-être plus naïve, évalue à 5 ans les turbulences. Qui dit vrai?

    Alors sur ce blogue, il y a des opinions différentes qui se disent et on ne peut pas étiqueter les différences comme un DÉRAILLEMENT...ce serait prétentieux et orgueilleux de le prétendre...

    "De la discussion jaillit la lumière" disait un auteur perspicace.

    C'est Wilfrid Laurier qui disait;"Les c.f. n'ont pas d'opinions, ils ont des émotions."

    Nous constatons que c'est toujours vrai même en 2010.

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    vendredi 12 février 2010 12h16
    La théorie du COMPLOT...
    "Un groupe intéressé peut bien engagé un blogueur à temps plein pour se promener sous divers pseudos et faire dérailler le débat"

    Voilà la théorie du complot...ça relève de l'imagination...

    bayle=Marie-france Legault

  • Godefroy
    Abonné
    vendredi 12 février 2010 15h05
    Texte utile et commentaires inutiles
    Beaucoup de commentaires n'ont aucun rapport avec le texte de M. David !

    « ...vous serez peut-être plus fascinés par le fait que sur Internet il y a tout, et peut-être tomberez-vous un peu moins des nues en constatant que les gorlos qui vous gouvernent, c'est vous qui les avez élus. »

    Jean DION, Le Devoir

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    vendredi 12 février 2010 17h21
    @bayle: parlant de dérapage...
    Bon, encore le gros outrage fédéraliste, comme à chaque fois qu'on pointe leurs sophismes. Commençons donc par le début.
    "clarté: questions référendaires 1980 et 1995. Si tout le monde a compris, TOUT le monde n'a pas compris la "même" chose."
    Bien sûr. Et le côté fédéraliste fait tout son possible pour simplifier la chose... Au fait, combien de fédéralistes ont voté NON en ne pensant pas que rien changerait? Combien ont voté parce qu'ils croyaient que ça déboucherait sur des modifications constitutionnelles? C'est drôle, c'est un sondage qu'on ne fait jamais. Au fait, ou en est le PLQ avec son autonomie culturelle? Son plan Nord qui est une démarche? C'est vrai, eux, ils sont CLAIRS...

    "équivoque: lors des élections il affirme qu'il veut être un bon gouvernement, seulement, il met en veilleuse son option....mais nous ne sommes pas des "valises"
    Pas des valises? Pourquoi? Où a-t-on été trompé? Quand le PQ a été élu pour gouverner, il a gouverné. Ils ont assez de réalisations à leurs actifs pour le démontrer, franchement! Même la loi 101, cette "Grande Loi Canadienne (dixit Jean Chrétien, un membre des "clairs")! À moins de considérer que, même quand le PQ a fait quelque chose de bon, c'était pour promouvoir son projet de séparation. Là, ce ne serait plus juste de la démagogie, mais de l'hyperpartisannerie. Et ça contredirait ton "De la discussion jaillit la lumière". Tsé, une citation, c'est pas juste un punch-line...

    "vouloir régler le déficit mais par contre appuyer toutes les revendications exagérées des syndicats et revenir sur cet appui pour le corriger, se rétracter.
    être du côté des syndicats et en même temps ne pas être de leur côté."
    Tous les partis politiques agissent de façon ambigüe envers leur base électorale. On l'a vue avec la ministre Courchesne cette semaine dans le cas d'un règlement qui vise à accommoder les écoles Juives, ou avec la façon dont le PLQ agit avec la loi 101 sans vraiment l'appliquer. Voir l'ambiguïté d'un bord sans voir celui de l'autre, c'est un peu, disons... limiter son point de vue? En tout cas, je ne vois pas pourquoi on taxerait un côté de plus obscur que l'autre. Le PQ a beau coucher avec les syndicats, il a quand même eu le courage de lutter contre le déficit et réduire les salaires des profs. Tiens, une citation: "Un NON, c'est un OUI", dixit Pierre Trudeau, un grand limpide.

    "P.Q......sociale-démocratie=socialisme déguisé, recouvert de démocratie pour ne pas faire peur au monde."
    Je ne savais pas que j'avais syntonisé une radio de droite de Québec. il y avait quoi de socialiste dans le déficit zéro? Dans les RÉER? C'est pas un argument, ça, c'est un préjugé. Parce que c'est plus facile d'influencer un électorat en leur faisant peur qu'en les faisant réfléchir. "Les c.f. n'ont pas d'opinions, ils ont des émotions". Lire ici: et on va s'en servir.

    "Mme Marois avec son château, son chalet (shak) a essayé de se faire passer pour "pauvre"...mais elle a été démasquée..."
    Hein? La même dame qui était considérée "hautaine" à cause de ces bijoux? Coudonc, elle est hautaine ou faussement pauvre? Faudrait choisir.
    Elle est plus riche que toi. Jean Charest aussi. Robert Bourassa aussi. C'est quoi, pour toi, le bon chef du PQ? Le locataire d'un HLM? Contrairement a un certain premier-ministre provincial francophone de Sherbrooke, elle n'a jamais cherché à cacher son train de vie.

    Spécial deux pour un: je vais passer sur ton deuxième post, celui où on voit se défiler toute une suite de procès d'intention.
    "Certains séparatistes (souverainistes) PRÉTENDENT avoir la vérité et DÉTENIR la solution à tous nos problèmes."
    "La RAISON n'entre pas dans les discussions séparatistes. Ce sont plutôt les sentiments, les émotions: nous avons été CONQUIS et nous haïssons les m....anglais...That's it"
    Excuse-moi, mais c'est un point de vue limité. Et je vois mal en quoi tu peux vouloir discuter quand tu lances des élucubration comme "Les péquistes sont donc des individus qui comprennent mal la question, haïssent les anglais, prétendent détenir la vérité. I know it and that's it."
    À côté d'une telle ouverture d'esprit, je me sens effectivement arrogant et hautain. Je vois surtout bien peu d'arguments logiques, beaucoup de show de boucane émotif.
    Serais-tu Canadienne Française toi aussi?

    Un tout petit dernier point. "Voilà la théorie du complot...ça relève de l'imagination...". Pas bien difficile. Créer un compte prends cinq minutes. Ça coûte pas bien cher. Et c'est une bien petite dépense de marketing. Tu n'es pas une blogueuse engagée par un parti? Tant mieux pour toi. Mais c'est trop facile à faire pour qu'ils n'y aient pas pensé.

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    samedi 13 février 2010 11h23
    Une polémique nécessaire.
    à J.F. Trottier.

    -. le gros outrage fédéraliste ?
    il n'y a pas d'outrage (grave offense, atteinte à l'honneur de quelqu'un) mais simplement discussion entre citoyens d'opinions différentes.

    -. leurs sophismes?
    raisonnement qui n'est logique et correct qu'en apparence dans l'intention d'induire en erreur. FAUX! Chacun chacune exprime sa perception de la réalité ce qui n'est pas classé comme sophisme. Faut pas jouer à l'intellectuel de salon.

    -. procès d'intention: voter NON:

    ***penser que rien ne changerait/ déboucher sur des modifications constitutionnelles

    *** option cachée: vouloir rester dans la Fédération.

    RÉALITÉ: un sondage a été fait pour savoir si tout le monde avait compris la même chose. Et les réponses ont indiqué que TOUT le monde n'a pas compris la même chose.

    C'est que la question n'était pas simple, claire et courte. J'ai appris en GRAMMAIRE qu'une question comporte un sujet, un verbe et un complément. Et non pas des états d'âme, un roman fleuve.

    Exemple: Voulez-vous que le Québec devienne un ÉTAT?

    -. autonomie culturelle acquise.

    ***cinéma: plusieurs films québécois. Falardeau a déblatéré contre le Fédéral, pourtant il recevait des subventions de ce mauvais Fédéral.

    ***littérature: plusieurs auteurs québécois, prolifération

    ***théàtre: plusieurs théâtres fontionnement à plein régime, pièces, créations
    les humoristes augmentent en nombre, mais pas toujours en qualité. Pour moi l'humour se doit d'être raffiné et non vulgaire.

    -. LOI 101.

    *** les plus grands fossoyeurs de notre langue sont les péquistes. Valorisation du joual, du parler québécois. Subventions pour un dictionnaire QUÉBÉCOIS. Programme cadre dans les écoles, normalisation des notes: rabaisser les talentueux pour les ajuster aux plus bas.
    Bannir l'excellence, mettre l'accent sur la PARTICIPATION pour ne pas frustrer ceux qui réussissent moins bien.

    ***Loi 101: de quelle langue s'agit-il? joual, franglais, français international

    -. une citation punch-line (anglicisme)

    *** une citation est là pour attirer l'attention. Vous et moi discutons, échangeons, partageons. Ce n'est pas un monologue, j'espère.

    -. accommoder les écoles juives?

    *** pourquoi pas ? ça dérange qui? ça cause pas de problèmes. La majorité des québécois s'en foutre royalement. Y aurait-il un relent d'antisémitisme? Je suis d'accord avec l'analyse d'André Pratte.

    -. radio de droite?

    *** a-t-on défini ce qu'est la droite? la gauche, le centre? On est toujours à la droite de quelqu'un qui ne pense pas comme nous. On voyage de tous les côtés, excepté ceux qui ont une idée fixe. Paroles, paroles, paroles... bien peu de gens savent les définitions, et encore moins donner des exemples concrets pour chaque étiquette.

    -. déficit ZÉRO.....phobie de Lucien Bouchard.

    *** n'a jamais été atteint. La mise à la retraite précipitée de milliers de médecins et infirmières qualifiés et compétents cause encore des problèmes en 2010: pénurie de médecins et infirmières, recherche de médecins de famille etc..

    ***Mauvaise gérance de la caisse de dépôt: perte de millions de $$$$ les syndicats siégeaient sur le C.A. mauvais calcul des risques...l'argent des québécois s'envole et ce sont des québécois qui ne savent pas administrer...

    -. Mme Marois, la mal aimée.....

    ***je n'ai rien contre ses bijoux, ses vêtements.

    ***j'en ai contre sa façon de vouloir faire "peuple" en nous montrant son shak dans Charlevoix, quand elle habite un Château.

    ***j'en ai rien contre la richesse, mais que les riches n'essayent pas de se faire passer pour des pauvres.

    ***je n'ai rien contre la richesse, car il faut des gens inventifs, imaginatifs, des hommes d'affaires pour faire marcher l'économie, donner des salaires.

    -. élucubrations=mépris

    *** avec ce genre de mépris, arrogance, dédain ce n'est pas comme cela que vous allez rallier TOUS les québécois à votre cause.

    *** il faudrait peut-être plus de respect pour inciter les gens à vous suivre

    ***C'est comme si on disait: venez on va faire un pays! bande de débiles, de niochons qui comprenez rien.

    ***J'ai déjà un pays qui s'appelle el CANADA (mot amérindien kanata)

    -. théorie du complot:

    ***toujours présente, le dernier paragraphe de votre exposé l'exprime très clairement.

    ***et puis de l'autre côté de la barrière, serait-ce une coalition, une alliance, un cartel?

    *** Cherchez l'erreur?

    Et que la discussion continue...P.E.Trudeau: Finies les folies!
    toujours avec humour, n'est-ce pas?

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    samedi 13 février 2010 12h12
    Les gorlots qui vous gouvernent!
    N'est-ce pas méprisant ? Pour qui se prend-il celui-là ?
    Encore des attaques personnelles!

    J'admets que la DÉMOCRATIE n'est pas parfaite
    mais je la préfère à une PARFAITE dictature...
    et ça existe dans le monde
    ex: la Corée du Nord.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    dimanche 14 février 2010 07h56
    Je suis d'accord
    Je suis d'accord avec bayle sur presque toute la ligne sauf en ce qui a trait à l'accommodation aux écoles juives. Ce n'est pas autnat l'accommodation que le précédent crééqui me chicotte. Cette accommodation ouvre grand la porte à bien d'autres demandes qui ne tarderont pas à se manifester. M.Bayle et tous les mondialistes et multiculturalistes ne semblent pas voir le danger qui menace surtout la langue française et la culture québécoise francophone et qui est beaucoup plus près de nous qu'il n'y paraît. Au Canada anglais, le danger n'est pas aussi grand quoiqu'il soit aussi très réel. Le multiculturalisme à la Trudeau ne met pas en danger la langue anglaise, tout au plus met elle en danger la culture anglaise. Par ailleurs, il met en danger ce qui reste de la culture francophone Québécoise en dehors du Québec. Un Parti politique au Québec qui proposerait de sérieux amendements à la Charte des droits canadiennes selon lesquels aucun accommodement pour raisons religieuses ne saurait être accordé à qui que ce soit, je parle ici d'accommodements au travail, dans les écoles, dans les endroits publics, aurait des chances de rallier la population derrière lui, fût-il souverainiste. Si le Canada veut garder le Québec dans la Fédération, il devrait y songer sérieusement. Ne me dites surtout pas que j'exagère ou que je suis raciste. Il n'y a qu'à regarder ce qui se passe en France et en Angleterre, et pourtant, le danger dans ces deux pays est limité à la culture, et non pas à la langue, comme au Québec.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    dimanche 14 février 2010 08h25
    Un Québec Souverain?
    Ce n'est pas pour demain. Il faudrait avant tout que les Québécois s'entendent pour sur le genere de pays qu'on veut créér. Les Souverainistes doivent d'abord et avant tout, proposer une Constitution Québécoise en consultant tous les Qébécois,souverainistes ou non. Personnellement, je ne voterai jamais pour un Parti Souverainiste si je ne sais pas ce que contiendra la nouvelle Constitution. Ce serait signer un chèque en blanc. Les Québécois ne signeront jamais un chèque en blanc aux souverainistes.

  • LeRévoltéTranquille
    Abonné
    dimanche 14 février 2010 11h43
    Une autre brique a l'édifice brinquebalant...
    ... du débat de plus en plus stérile entre les aveugles inconscients souverianistes et sourds French-Canadian-Pea-Soup fédâralistes bon-ententistes paléo-conservateurs:

    Il faut poser des gestes
    D'une si complète audace
    Que même ceux qui les réprimeront
    Devront admettre

    Qu'un pouce de délivrance
    Aura été
    Conquis pour tous

    Claude Gauvreau 1924-1971
    La charge de l'Orignal Épormyable

    Alors, je suis prêt, et vous ?

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    lundi 15 février 2010 16h16
    @bayle: C'est bien de vouloir faire un débat nécessaire...
    Vous me citez une belle définition de sophisme. Laissez l'intellectuel de salon que je suis (vos termes) vous en pointer quelques uns.
    "le séparatisme est une hypothèse, un rêve virtuel, un fantasme qui n'a jamais rien réglé dans le concret depuis 1867." Évidemment, on ne peut pas régler avec quelque chose qu'on n'a pas essayé. Ça ne prouve en rien la valeur de l'idée de Souveraineté.
    "C'est que la question n'était pas simple, claire et courte. J'ai appris en GRAMMAIRE qu'une question comporte un sujet, un verbe et un complément. Et non pas des états d'âme, un roman fleuve."
    Il était où, l'état d'âme dans la question de 1995? Premièrement, une question comporte plus qu'une sujet, verbe et complément. Ça, on appelle ça une phrase. Deuxièmement, la longueur de la question n'affecte pas sa légitimité. Sinon, vous prétendez que la question référendaire était trop complexe, et que seuls ceux qui votent NON l'ont compris. Ensuite, vous associez la longueur de la question avec une intention de malhonnêteté. La dernière question référendaire parlait de l'entente du 12 juin. Les journaux en ont assez parlé, il n'y avait rien en catimini dans cette question-là. Si on aurait ajouté en annexe cette entente, vous vous seriez plaint de la longueur de la phrase. Un "no-win situation". Encore.
    (Un aparté pour mon usage d'anglicisme. Ça semble vous énerver. Or, ça ne fait pas partie du débat-->diversion.)
    Vous n'avez pas saisi pourquoi je parlais d'autonomie culturelle. Il s'agit d'un éphémère cheval de bataille de Jean Charest. Il l'a fait apparaître pendant une campagne électorale pour ne plus en parler ensuite. Le sujet de ce point était la CLARTÉ des intentions de nos politiciens, comme ceux qui prétendent défendre une cause le temps d'une élection pour l'oublier ensuite. Pas besoin de me nommer le corpus littéraire Québécois au complet sur ce point-là.
    "accommoder les écoles juives?"
    Encore manqué le bon point. Ce n'est pas sur l'accommodement mais sur le fait que la ministre n'a pas été transparente, Jean Charest non-plus. Ententes secrètes, déni, puis aveu après que Pierre Bruneau ait talonné le PM pendant au moins 5 bonnes minutes. Donc, je leur retourne la question: "Pourquoi vous ne le dites pas simplement si ça change rien?" Ce n'est pas exactement une façon CLAIRE d'agir.
    "a-t-on défini ce qu'est la droite? la gauche, le centre?"
    Bin coudonc... Tiens, je vais te donner un guideline. Si les animateurs de CHOI FM se définissent EUX-MÊME comme des animateurs de droite, je vais les croire. Ça devrait te démélanger.
    "Déficit Zéro, phobie de Lucien Bouchard"
    Et de Mike Harris, et de Paul Martin, et de tous les PM provinciaux qui ont adopté une loi anti-déficit. Tu taxais les Péquistes de socialistes. C'était ça, le point original, tu te rappelles? Québec solidaire et le NPD ne font pas de la lutte au déficit zéro une priorité. Et ils se définissent comme socialistes. Tu prétendais aussi que le PQ ne voulait pas être élu juste pour gouverner alors que, dans leur dernier mandat, c'est précisément ce qu'ils ont fait. Je ne commencerai pas à justifier telle ou telle décision du PQ, seulement de dire qu'ils ont GOU-VER-NÉ sans chercher à faire de RÉ-FÉ-REN-DUM quand ils ont dit que c'est ce qu'ils feraient.
    (Une raison pourquoi je ne défendrai pas les décisions du PQ ici: quand tu te sens obligée de rabaisser la loi 101, tu mélanges réforme scolaire, loi 101, l'usage du joual dans un beau melting pot. Si je te suis là-dedans, on va se perdre dans les sous-sujets à l'infini.)
    "avec ce genre de mépris, arrogance, dédain ce n'est pas comme cela que vous allez rallier TOUS les québécois à votre cause. "
    AH! Vilaine nature humaine! Vous convaincre? Mais je n'y tiens pas! J'aime juste démolir les arguments éculés de restauration rapide. Ça me détend. Surtout que je ne m'en fais pas: si 99%-1 Québécois votaient oui, il s'en trouverait quand même un pour dire qu'il manque une voix pour que ce soit légitime... Et que la question n'était pas claire. On va tomber dans l'incertitude. Ce sera la dictature. Etc. Etc. Etc.

    P.S. Peut-être que je fais de la théorie du complot. Mais c'est pas un bien gros complot, franchement! Un type seul peut le faire, on ne nage pas dans les rapports d'OVNIS!
    Je note que le réalisme de ce que je dis n'a pas l'air de t'intéresser, juste de lancer une réponse. Regarde: Sur ce point-là, je n'y tiens pas tant que ça. L'essentiel, ce sont les autres.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    lundi 15 février 2010 16h17
    À bayle
    Une polémique est nécessaire. dites-vous?

    Votre long réquisitoire en forme de questions n'ouvre pas la porte non seulement à une polémique mais à une cacophonie: une cinquantaine de sujets et de suppositions y sont abordées.

    Je vais en prendre une seule: "Je suis d'accord avec l'analyse d'André Pratte (ré: décret accommodant les écoles juives)."

    Eh bien pas moi! Voici pourquoi.

    Contrairement aux dires de M. Pratte, l'entente avec les écoles juives orthodoxes n'est avantageuse à aucun des points de vue auxquel il se réfère.

    Au niveau sociétal, cette communauté continuera à vivre en marge (leurs enfants n'ont même pas le droits de jouer avec les nôtres), et cet accommodement religieux ne fera qu'empirer les tensions et entretenir des préjugés, fondés ou non, comme que ce soit leur soutien financier au Parti libéral que leur vaille des privilèges.

    Les enfants hassidiques sont victimes de cette entente: à leur semaine consacrée à étudier la thora et autres matières connexes, ils verront s'ajouter une autre journée d'études, et leurs vacances d'été seront sacrifées. Mais bien sûr... les droits des enfants, de toutes origines d'ailleurs, n'intéressent personne, surtout pas vous.

    Il est faux de prétendre que ce décret respecte la laïcité, concept qui au Québec n'a malheureusement jamais été défini; c'est donc ce vide que le décret confirme. Vide qui explique que 80% des écoles privées subventionnées à 60% soient religieuses, de toutes obédiences (mais dans le cas des écoles orthodoxes juive, elle donneront 15 % d'enseignement réglementaire, et continueront d'être subventionnées à 60%! Remarquez qu'avant c'était 60% pour 0 % enseignement...). C'est donc cette réalité, globalement, et la continuation de cette injustice (subventions pour de l'air) qu'on défend, en défendant l'école privée, sous de faux prétextes.

    M. Pratte, tout éditioraliste qu'il soit, est ou bien dans le champ ou bien malhonnête et de ça je m'en fout.

    Le seul débat qui doit être fait au Québec, pour l'instant, c'est celui sur la laïcité. Comment pouvez-vous dire que cela n'intétesse personne, à moins de nous cacher des choses et de vivre sur la planète Mars.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    lundi 15 février 2010 16h19
    Réponse à François Caron:
    Heu...

    Vous me direz que ce n'est pas une répnse, mais j'ai posé moi-même quelques questions ici et là, et on ne m'a jamais répondu...

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 19h48
    Polémique vs cacophonie ?
    Pour certains les idées différentes sont de la cacophonie...ils méprisent ceux qui ne pensent pas comme eux...

    Que les écoles juives décident de faire de la religion 7 jours par semaine en soulignant toutes les fêtes juives, la majorité des québécois en a rien à foutre... C'est ainsi...les intellectuels auront beau ergoter, discuter, pérorer, ça ne changera rien. Ils flottent au-dessus de la vraie vie.

    Quant à la laïcité je pense qu'elle doit s'appliquer au niveau du gouvernement. Les élus doivent mettre de côté leurs croyances et gouverner en bon gouvernement soucieux de nos valeurs: justice, honnêteté, partage.

    J'ai le droit d'être d'accord avec Monsieur Pratte sur la question des écoles juives.
    Comme je suis toujours d'accord avec Monsieur Joseph Facal qui parlait des: "Les sept plaies d'Haïti" dans le Journal de Québec du 18 janvier 2010
    Voici les sept plaies: le despotisme, la corruption, l'analphabétisme, la maladie, la dépendance (indépendance en 1804) l'indifférence, et le départ DÉFINITIF de ses enfants les plus doués.

    Pour se protéger du multiculturalisme destructeur, le Québec devrait à la suite du Fédéral produire un dépliant qui indique nos valeurs: (le donner aux nouveaux arrivants)

    1-. langue française prioritaire

    2-. pas de religion dans les écoles publiques

    3-. s'intégrer à la majorité adopter sa façon de vivre: pas de burka, niqab, tchador dans les transports publics, les ministères (santé, éducation,finances)

    4-. pas de tribunaux religieux: nous avons des tribunaux laïques.

    5-. les droits collectifs de la majorité priment sur les droits d'une minorité.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mardi 16 février 2010 10h42
    A Bayle: la cacophonie c"est juste quand c'est pas clair...
    Votre dernier commentaire l'est pas mal plus.

    Vous parlez de justice. Est-il juste de subventionner des école privées qui n'enseignent que la religion, comme c'était le cas avec les écoles juives orthodoxe, à 60%? C'est du détournement de fonds, quand les écoles publiques tombent en ruine au propre comme au figuré.

    Et si vous croyez que tous ceux qui s'expriment sur le sujet, et tous ceux qui ne s'expriment pas mais pensent la même chose, sont des intellectuels, c'est que vous ne savez pas lire ou que vous souffrez d'aveuglement volontaire et ça... on y peut rien.

    À part ça, vous l'anonyme qui nous tratez abusivement d'intellectuels flottant au dessus de la vraie vie... vous êtes qui ou quoi, au juste?

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    mardi 16 février 2010 19h42
    écoles privées vs écoles publiques?
    les écoles publiques sont subventionnées à 100%

    les écoles privées sont subventionnées à 40%
    donc les parents doivent payer la différence,
    donc les parents font ÉCONOMISER de l'argent aux contribuables.

    Ma nièce doit payer la scolarité de ses deux gars dans une école privée et ce n'est pas donner... Le Collège G....

    Je suis d'accord pour deux systèmes d'écoles: privées et publiques pour forcer une juste compétition, une tension vers l'EXCELLENCE...

    Un système unique conduit parfois à la médiocrité, au fainéantisme: plus besoin de performer, de se dépasser...le monopole n'est pas si bienfaisant pour les élèves.

    Pour moi un intellectuel, c'est celui qui reste dans l'abstrait, dans les hautes sphères, qui plane au-dessus de la réalité, qui jongle avec les concepts....pas besoin d'élèves, d'écoles, juste s'amuser à inventer des "niaiseries".

    Au Québec nous en avons eu bien trop au Ministère de l'Éducation, avec des "réformettes"qui se sont avérées destructrices pour nos enfants qui ne savent ni ÉCRIRE ni PARLER correctement le français.

    On en peut pas inventer la "roue* à chaque génération, faire table rase de ce qui s'est fait AVANT nous...

    On a eu des "rêveurs" des "utopistes" des farfelus au MEQ et j'en sais quelque chose...j'ai été dans l'enseignement assez longtemps pour les avoir vus à l'oeuvre...

    La directrice nous disait: nous sommes l'école privée du système publique. Parce que notre équipe n'a pas embarqué dans toutes les bêtises, folies, du système...nous étions autonomes...

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 17 février 2010 08h02
    Analyse non pertinente de Céline massicotte
    À bayle
    Une polémique est nécessaire. dites-vous?

    Votre long réquisitoire en forme de questions n'ouvre pas la porte non seulement à une polémique mais à une cacophonie: »»


    Voici un exemple probant de l'incapacité de Céline Massicotte à se confronter systématiquement aux propos des autres sans chercher à les comprendre.


    C'est dommage car le propos de monsieur Bayle est très pertinent!

    J'aimerais aussi que Céline vérifie bien la structure de ses phrases car une phrase comme «n,ouvre pas la porte non seulement...» ne signifie rien en français!

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    mercredi 17 février 2010 15h21
    Propos pertinent.
    @augustin rehel. merci pour votre commentaire...

    En éducation je dois avouer que mes 34 années d'expérience me permettent une évaluation du système. J'ai vécu bien des changements, mais pas pour le MIEUX ÊTRE des enfants. Je trouve cela très triste.

    Des générations de jeunes sacrifiés par des "intellectuels farfelus" qui ont contribué à la détérioration de notre langue.

    Heureusement certains enseignants n'ont pas suivi ces conneries.

    J'ose affirmer que nous sommes les principaux fossoyeurs de notre langue et le grand responsable est le P.Q. quand il a pris le pouvoir...

    il a valorisé le joual, le parler québécois a levé le nez sur le français international... il a même subventionné un Dictionnaire québécois, le comble de l'incohérence.

    C'est comme si Haïti valorisait le "créole" de préférence au français.

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