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3000 Haïtiens pourront bénéficier d’un programme de parrainage spécial

La Presse canadienne   3 février 2010 17h22  Québec
La ministre Yolande James
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La ministre Yolande James
Québec ouvre un peu plus grandes les portes aux immigrants haïtiens sinistrés. La ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, a dévoilé aujourd’hui des nouvelles mesures qui élargissent la définition de famille en vue d’une réunificationl et qui soutiennent les Haïtiens d’ici qui veulent accueillir des membres de leur famille.

Le programme de parrainage humanitaire spécial, qui s’étendra du 17 février au 31 décembre, permettra l’immigration au Québec de 3000 Haïtiens qui n’auraient pas pu s’installer au Québec en vertu des règles existantes.

Mme James a soutenu que ce nombre, qui pourrait sembler modeste à première vue, représentait la capacité d’accueil du Québec dans les circonstances. «Si on a fixé ce plafond de 3000, c’est parce qu’on a voulu être responsables. A partir du moment qu’on ouvre à plus que ça, on ne serait pas capables de bien intégrer et on ne rend service à personne en faisant cela.»

«Je pense qu’il faut être conscient qu’on n’est pas en mesure, au Québec, d’aider tout Haïti, a-t-elle ajouté. Il y a bon nombre de pays et d’autres juridictions et États qui contribuent également. On fait notre part avec le 3000.»

Des familles élargies

Ainsi, la réunification des familles, qui était limitée aux parents, grands-parents et enfants du résidant québécois ainsi qu’à tous les enfants orphelins ayant un lien familial, sera élargie pour la durée du programme aux enfants adultes, aux frères et soeurs et à leurs conjoints et enfants.

Mme James a cependant précisé qu’on ne procèderait pas à une sélection sur la base du premier arrivé, premier servi, mais selon deux critères bien précis. «C’est vraiment une question d’être capables de déterminer que ce sont des personnes affectées par les événements du 12 janvier et, deuxièmement, on va regarder le parcours, la capacité d’intégration de la personne aussi, pour l’évaluer.»

Québec a pris cette décision indépendamment de la volonté d’Ottawa, où le ministre de l’Immigration Jason Kenny est demeuré sourd à des demandes répétées en ce sens depuis le sinistre.

Par ailleurs, les citoyens québécois d’origine haïtienne voulant parrainer un proche mais qui n’ont pas les moyens de respecter les critères financiers requis pourront tout de même le faire en obtenant un cosignataire qui s’engagera à assurer l’autonomie financière du nouvel arrivant.

Une plus grande place à l’intérieur des quotas

L’an dernier, 2000 Haïtiens ont immigré au Québec en vertu des règles actuelles. Les mesures annoncées par la ministre mercredi pourraient donc ajouter 3000 immigrants en provenance de ce pays mais n’ajouteront pas au total d’immigrants que compte accueillir le Québec en 2010.

La ministre James a été très claire à cet effet: le Québec respectera sa capacité d’accueil mais fera une plus grande place aux Haïtiens à l’intérieur de ses quotas.

Mme James a par ailleurs annoncé que les quelque 350 étudiants étrangers haïtiens qui fréquentent le collège ou l’université au Québec seront exemptés de payer les droits de scolarité pour la session d’hiver 2010.

Les droits dont ces étudiants sont exemptés comprennent les frais de scolarité réguliers et les droits additionnels exigés des étudiants étrangers, ce qui représente une somme d’environ 1,3 million $ pour le gouvernement du Québec.

La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, a invoqué, par voie de communiqué, le fait que plusieurs étudiants haïtiens se retrouvaient soudainement privés des revenus nécessaires pour payer leurs études au Québec.

Le consul d’Haïti à Montréal, Pierre Richard Casimir, a de nouveau remercié le Québec pour son aide à Haïti et s’est fortement réjoui de l’annonce de Mme James. «Les mesures qui viennent d’être annoncées correspondent à une demande fortement soutenue par la communauté haïtienne d’ici. Ces mesures permettront de rapatrier pour la plupart de la famille car, comme vous le savez, la définition de la famille en Haïti est beaucoup plus large qu’ailleurs.»
 
 
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  • Carole Dionne
    Inscrite
    mercredi 3 février 2010 20h26
    CE QUE J,AI PEUR...
    Est-ce que les parrains ou marainnes seront responsable jusqu'au bout? Qu'un organisme se porte garant et après un certain temps, met dans les journaux pour ne plus payer? Et avec l'étique du parti libéral, qui ose croire Mme James? malheureusement, je n,ai pas confiance en elle, comme aux autres députés du parti libéral.

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    mercredi 3 février 2010 23h03
    Bravo à la ministre Yolande James là-dessus !
    Bravo à la ministre Yolande James là-dessus !

    Merci pour ce que vous faites pour le peuple francophone Haitiens. Ce peuple a tellement souffert il faut avoir un peu de compassion pour eux.

    Il y a cependant, quelque chose que certains aimeraient. Il faudrait faire signer une entente aux étudiants Haitiens que nous payons leurs frais de scolarités à condition qu'ils s'engagent à travailler au Québec au moins 15 ans et qu'ils aillent dans des universités francophones.

    De plus, plusieurs Québécois vous demandent madame James de couper tout immigration de tout pays en ces temps de crise économique incertains pour que les places réduites disponibles soient réservés aux Haitiens. Il faut aider ce peuple qui n'a plus rien.

    Émettre des visas pour 5 ans et les faire prendre en charge par des familles, entreprises ou de la famille à eux au Québec pour une centaine de mille d'Haitiens, 3000 c'est insiffisant. Ils pourraient habiter le Québec en attendant la reconstruction de leur pays.

    Vous avez un grand coeur madame James, bravo et continuer tout ce que vous ferez pour ce peuple restera gravé à jamais dans leur mémoire et leur livres d'histoires.

    Merci à madame Marois d'appuyer la ministre James là-dessus.

    Sylvie R. Tremblay

  • Pierre Bernier
    Abonné
    jeudi 4 février 2010 08h27
    Statut ?
    Ces personnes seront-elles comptabilisées parmi les « réfugiés » qu'imposent chaque année le fédéral au Québec ?

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 11h59
    3,000 de plus
    D'accord pour trois mille de plus à la condition qu'ils s'installent en dehors de Montréal et pour qu'ils puissent s'intégrer plus facilement. Ils devraient signer un engagement selon lequel ils s'engageraient à ne pas habiter la métropole pendant une période de cinq ans. Il ne faudrait pas non plus qu'on les installent tous au même endroit.

  • henri -s garneau
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 18h52
    ah là, là!!
    Seigneur que c'est donc pénible de lire des commentaires où les gens dictent leur dictature!, "On doit les mettre là" "On doit être intégristes nous aussi et les OBLIGER (ou sinon...) à étudier en français et "ils devront travailler 15 ans au qc parce qu'on leur a payé les droits scol. de 16 semaines d'une session d'hiver 2010 universitaire soit 1000$ seulement (les droits scol. les plus bas au MONDE!). Revenez-en!!! relisez-vous et vous devriez tous avoir honte. Moi ce que je ne suis pu capable c'est de vivre au qc avec des gens qui sont si bas, qui disent des choses si vicieuses, mine de rien, contre les autres races que la leur, on se croirait revenu en 39-45..Minable et pénible, je ne pense plus revenir sur ce journal.

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