dimanche 12 février 2012 Dernière mise à jour 23h50
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Lettres - Une opération de récupération

Marie-France Péloquin - Sorel-Tracy  3 février 2010  Québec
Ceux qui ne comprennent pas les récentes déclarations de Pauline Marois concernant les demandes salariales du front commun et de l'importance du dégraissage de l'État font preuve d'une grande naïveté. Pauline Marois est revenue en politique pour réaliser son rêve, c'est-à-dire être la première femme à occuper la fonction de premier ministre du Québec. Elle n'est plus là pour faire avancer la souveraineté ou la social-démocratie, mais bien pour faire avancer sa cause. Elle fera tout ce qu'elle doit pour atteindre son objectif.

La population ne veut plus entendre parler de référendum sur la souveraineté? Pas de problème: elle s'est engagée à ne pas tenir de référendum. Les sondages indiquent que la population est derrière le gouvernement dans le dossier des négociations du secteur public? Pas de problème: une petite tape sur les doigts des syndicats. Et ce, même si son intervention n'avait aucune pertinence objective. En effet, les négociations ne sont pas dans une impasse, les écoles et les hôpitaux ne font pas l'objet de moyens de pression de la part des syndiqués. De plus, pourquoi Pauline Marois ne commente-t-elle pas les offres du gouvernement? N'est-ce pas le rôle de l'opposition officielle de surveiller le gouvernement? Quant aux demandes syndicales, elle aurait pu laisser le Conseil du patronat et autres organismes similaires conclure qu'elles dépassent la capacité de payer des Québécois.

On voit bien que la déclaration de Pauline Marois est une opération stratégique visant simplement à récupérer le vote adéquiste de 2007, un groupe important d'électeurs nationalistes favorable à la diminution de la présence de l'État dans la société. Cette stratégie est peut-être bonne pour la carrière de Pauline Marois, mais est-elle bonne pour le Québec? Cela reste à voir.

*****

Marie-France Péloquin - Sorel-Tracy
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Johanne Lavallée Bernard Dupuis
    Abonné
    mercredi 3 février 2010 10h44
    Une perception juste
    Le subterfuge de Mme Marois apparaît de plus en plus évident. Toutefois, je pense qu'elle s'illusionne grandement en croyant gagner le pouvoir avec l'appui des anciens membres de l'ADQ. Ces descendants de la tradition créditiste n'ont rien à voir avec la promotion de la souveraineté du Québec. Par ses déclarations primesautières au sujet des demandes syndicales, non seulement Mme Marois se trompe de cible, mais elle fait preuve à nouveau d'un manque de jugement flagrant. Elle semble oublier que derrière les «syndicats», il y a des personnes, en majorité des femmes, qui sont employés de soutien des hôpitaux, des commissions scolaires, des infirmières, des professeurs, des professionnels, etc. Si elle ne veut pas faire de plus grands torts à l'idéal de la souveraineté, qu'elle choisisse alors la chefferie de l'ADQ.

    Bernard Dupuis
    Berthierville

  • Gebe Tremblay
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 16h14
    Bonne stratégie, mais...
    Faudrait être conséquent.

    Prétendre vouloir dégraisser l'État tout en supportant un projet de 2 mégas hôpitaux à 2 milliard$ pièce sur la seule base linguistique, c'est pas sérieux ça.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
2 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Chroniques
Lettres
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012