Lettres - Une opération de récupération
Ceux qui ne comprennent pas les récentes déclarations de Pauline Marois concernant les demandes salariales du front commun et de l'importance du dégraissage de l'État font preuve d'une grande naïveté. Pauline Marois est revenue en politique pour réaliser son rêve, c'est-à-dire être la première femme à occuper la fonction de premier ministre du Québec. Elle n'est plus là pour faire avancer la souveraineté ou la social-démocratie, mais bien pour faire avancer sa cause. Elle fera tout ce qu'elle doit pour atteindre son objectif.
La population ne veut plus entendre parler de référendum sur la souveraineté? Pas de problème: elle s'est engagée à ne pas tenir de référendum. Les sondages indiquent que la population est derrière le gouvernement dans le dossier des négociations du secteur public? Pas de problème: une petite tape sur les doigts des syndicats. Et ce, même si son intervention n'avait aucune pertinence objective. En effet, les négociations ne sont pas dans une impasse, les écoles et les hôpitaux ne font pas l'objet de moyens de pression de la part des syndiqués. De plus, pourquoi Pauline Marois ne commente-t-elle pas les offres du gouvernement? N'est-ce pas le rôle de l'opposition officielle de surveiller le gouvernement? Quant aux demandes syndicales, elle aurait pu laisser le Conseil du patronat et autres organismes similaires conclure qu'elles dépassent la capacité de payer des Québécois.
On voit bien que la déclaration de Pauline Marois est une opération stratégique visant simplement à récupérer le vote adéquiste de 2007, un groupe important d'électeurs nationalistes favorable à la diminution de la présence de l'État dans la société. Cette stratégie est peut-être bonne pour la carrière de Pauline Marois, mais est-elle bonne pour le Québec? Cela reste à voir.
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Marie-France Péloquin - Sorel-Tracy
La population ne veut plus entendre parler de référendum sur la souveraineté? Pas de problème: elle s'est engagée à ne pas tenir de référendum. Les sondages indiquent que la population est derrière le gouvernement dans le dossier des négociations du secteur public? Pas de problème: une petite tape sur les doigts des syndicats. Et ce, même si son intervention n'avait aucune pertinence objective. En effet, les négociations ne sont pas dans une impasse, les écoles et les hôpitaux ne font pas l'objet de moyens de pression de la part des syndiqués. De plus, pourquoi Pauline Marois ne commente-t-elle pas les offres du gouvernement? N'est-ce pas le rôle de l'opposition officielle de surveiller le gouvernement? Quant aux demandes syndicales, elle aurait pu laisser le Conseil du patronat et autres organismes similaires conclure qu'elles dépassent la capacité de payer des Québécois.
On voit bien que la déclaration de Pauline Marois est une opération stratégique visant simplement à récupérer le vote adéquiste de 2007, un groupe important d'électeurs nationalistes favorable à la diminution de la présence de l'État dans la société. Cette stratégie est peut-être bonne pour la carrière de Pauline Marois, mais est-elle bonne pour le Québec? Cela reste à voir.
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Marie-France Péloquin - Sorel-Tracy
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