Dégraissez Hydro-Québec et la SAQ avant de hausser les taxes et tarifs, propose le PQ

Le gouvernement doit «resserrer la gestion» de l’État et des sociétés d’État avant de hausser les tarifs ou les taxes des Québécois, soutient le critique en matière de Finances du Parti québécois Nicolas Marceau. Il se dit d’accord avec plusieurs des conclusions du dernier «fascicule» commandé par le ministre des Finances Raymond Bachand à un comité consultatif d’économistes souvent étiquetés de «lucides» : Pierre Fortin, Luc Godbout et Claude Montmarquette. Le comité est coprésidé par M. Bachand et Robert Gagné, professeur au HEC Montréal et directeur du Centre sur la productivité et la prospérité.

Selon Nicolas Marceau, Hydro-Québec et la Société des Alcools du Québec sont deux exemples d’organisations qui pourraient être beaucoup mieux gérés.

«Ce qui doit être fait, c'est de s'assurer que les services sont livrés aux Québécois au coût le plus faible possible», a déclaré M. Marceau à son entrée au caucus péquiste, ce matin à Orford. Par des mesures d’«étalonage» et de comparaison avec d’autres «entreprises», on pourrait déterminer où les sociétés d’État pourrait améliorer leur rendement.

Actuellement, seule Hydro-Québec est tenue de se soumettre à ce type de comparaison. M. Marceau a souligné que dans le deuxième fascicule Gagné-Bachand, on met en relief qu'Hydro, pour ses secteurs transport et distribution, s'est classée dans le «troisième quartile». Bref, Hydro est «du mauvais côté, en bas de la moyenne» et «on peut faire mieux». Mais à Hydro, «on ne semble pas recevoir ce message qu'il faut resserrer la gestion», a déploré M. Marceau. Il a indiqué que dans les prochaines semaines, lorsque le rapport annuel d’Hydro-Québec sera déposé, on pourra prendre connaissance d’un «premier vrai exercice de comparaison avec d'autres entreprises équivalentes du Canada».

Il croit que des comparaisons de gestion entre la Société des alcools et la LCBO ontarienne ou avec «la compagnie qui vend de l'alcool en Alberta» seraient très profitables. «Si on se rend compte que, à la SAQ, on fait ça à un coût qui est trop élevé, qu'on prenne les mesures», a-t-il conclu. Pour l’instant, il rejette l’idée de privatiser la SAQ, comme l’a fait l’Alberta à la fin des années 1990 avec sa société d’État qui vendait de l’alcool.

La chef du Parti québécois Pauline Marois doit faire une conférence de presse en début d’après-midi, au terme du caucus péquiste. Plus de détails et des réactions à ce moment.

7 commentaires
  • Carole Dionne - Inscrite 28 janvier 2010 14 h 16

    Quand même pas fou...

    On donne des bonus aux employés parce qu'ils ont atteint leur objectif. Si l'objectif est de ne pas dormir sur la "job", c'est un objectif mais pas fort, pas fort, comme dirait Ron Fournier.


    On demande à Hydro-Québec de nous donner des exemples d'objectifs à atteindre? On nous répond, soit confidentiel, soit trop compliqué à expliquer, etc.


    OU

    LA RÉPONSE SUPRÊME:


    C'est le fait que le président a atteint l'objectif que le conseil d'administration lui a donné et on ne sait jamais dans les détails les objectifs de ce conseil d'administration.


    Plus clair que cela tu meurs. Mais on l,aime, notre Jean Charest national. Il voulait les deux mains sur le volant. Il pourrait...À pis, que les contribuables paient pis qu'ils se la ferme...

  • Pierre Brosseau - Abonné 28 janvier 2010 14 h 50

    AMÉLIORATION DE LA PRODUCTIVITÉ ET TAXATION DES TRANSACTIONS FINANCIÈRES

    Les rapports demandés par M. Bachand aux "lucides" préconisent une évaluation puis une amélioration des performances, rejettent des hausses d'impôt et soutiennent une hausse de divers tarifs.

    Je suis d'accord pour que le gouvernement mette en pratique ce qu'il prêche aux entreprises manufacturières particulièrement, à savoir une amélioration de leur productivité. Nous sommes constamment en retard dans ce domaine relativement au Canada et aux États-Unis. Des centaines d'ingénieurs industriels et spécialistes en organisation du travail ne demanderaient pas mieux que d'instaurer les "bonnes pratiques" de gestion qui ont fait leurs preuves, telles que le Juste-à-temps, l'amélioration continue, l'analyse des sources de gaspillages (temps, espace, main-d'oeuvre, matières premières, rejets, etc.)

    Il ne s'agit pas de "faire plus avec moins", formule vide et détestable, mais de faire mieux, faire le bonne chose au bon moment au moindre coût du premier coup. Beau programme. Les économies réalisées permettront d'avoir d'aussi bons services sinon meilleurs qu'actuellement.

    Pour ce qui est des taxes, pourquoi ne pas enfin taxer les transactions financières, des plus petites aux plus grandes, celles-ci étant enfin soumises à une certaine forme de contrôle. C'est l'idée défendue par Attac. Après tous les abus commis par les grands génies de la finance depuis des années, il serait peut-être enfin temps d'agir.

    Donc, une taxe sur les transactions financières et interdiction de jouer les marchés à la baisse, encore moins en double !

    Il est quand même formidable de penser que les "traders", après avoir bâti des fortunes colossales en fabriquant de toutes pièces des produits dérivés auxquels même les experts ne comprenaient plus rien, se sont ensuite empli les poches en jouant sur options les marchés à la baisse, sachant que leurs châteaux de cartes étaient sur le point de s'effondrer.

    Parmi les règles d'encadrement du capitalisme, il importera de taxer les transactions financières, ce qui permettra d'aller chercher l'argent où il se trouve plutôt que dans les poches et sacoches de M. et Mme Toutlemonde, et incidemment de connaître l'ampleur et la nature de ces fameuses transactions sur lesquelles les grands joueurs désirent le maximum de discrétion et le minimum d'intervention étatique.

  • Sylvain Tremblay Jr - Inscrit 28 janvier 2010 15 h 22

    Il manque une instituion.

    Pourrais-t'on ajouter "STM" dans le titre de l'article ? S'il y a bien une société publique qui a besoin de dégraissage, c'est celle-ci

  • Michel Bisson - Inscrit 28 janvier 2010 20 h 35

    Faire le ménage chez hydro

    Primo laisser le vérificateur général faire son travail chez hydro, si ils n'ont rien à cacher pourquoi le gouvenrment refuse-t-il?

    On a besoin de transparence, bonne gestion rigoureuse et démontrer que la société a un plan sérieux pour cesser tous les gaspillages...

  • Conrad Trudel - Inscrit 1 février 2010 09 h 10

    LE RIDICULE NE TUE PAS !!!!

    Débarquez de sur le dos d'HYDRO-QUÉBEC ...
    Hydro-Québec donne en dividande au Gouvernement du Québec plus de 3 Milliards chaque année....Ce qui représente 60% des
    350 Milles Compagnies en Impôt et Taxes...
    Annuellement......Regardez dont les 350 Milles Compagnies au Québec....

    Arrêtez dont de jouez au CAPITALISTE qui fat la GERRE au SOCIALSITE.....Partisanerie illogique