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    Dégraissez Hydro-Québec et la SAQ avant de hausser les taxes et tarifs, propose le PQ

    28 janvier 2010 11h03 |Antoine Robitaille | Québec
    Le gouvernement doit «resserrer la gestion» de l’État et des sociétés d’État avant de hausser les tarifs ou les taxes des Québécois, soutient le critique en matière de Finances du Parti québécois Nicolas Marceau. Il se dit d’accord avec plusieurs des conclusions du dernier «fascicule» commandé par le ministre des Finances Raymond Bachand à un comité consultatif d’économistes souvent étiquetés de «lucides» : Pierre Fortin, Luc Godbout et Claude Montmarquette. Le comité est coprésidé par M. Bachand et Robert Gagné, professeur au HEC Montréal et directeur du Centre sur la productivité et la prospérité.

    Selon Nicolas Marceau, Hydro-Québec et la Société des Alcools du Québec sont deux exemples d’organisations qui pourraient être beaucoup mieux gérés.

    «Ce qui doit être fait, c'est de s'assurer que les services sont livrés aux Québécois au coût le plus faible possible», a déclaré M. Marceau à son entrée au caucus péquiste, ce matin à Orford. Par des mesures d’«étalonage» et de comparaison avec d’autres «entreprises», on pourrait déterminer où les sociétés d’État pourrait améliorer leur rendement.

    Actuellement, seule Hydro-Québec est tenue de se soumettre à ce type de comparaison. M. Marceau a souligné que dans le deuxième fascicule Gagné-Bachand, on met en relief qu'Hydro, pour ses secteurs transport et distribution, s'est classée dans le «troisième quartile». Bref, Hydro est «du mauvais côté, en bas de la moyenne» et «on peut faire mieux». Mais à Hydro, «on ne semble pas recevoir ce message qu'il faut resserrer la gestion», a déploré M. Marceau. Il a indiqué que dans les prochaines semaines, lorsque le rapport annuel d’Hydro-Québec sera déposé, on pourra prendre connaissance d’un «premier vrai exercice de comparaison avec d'autres entreprises équivalentes du Canada».

    Il croit que des comparaisons de gestion entre la Société des alcools et la LCBO ontarienne ou avec «la compagnie qui vend de l'alcool en Alberta» seraient très profitables. «Si on se rend compte que, à la SAQ, on fait ça à un coût qui est trop élevé, qu'on prenne les mesures», a-t-il conclu. Pour l’instant, il rejette l’idée de privatiser la SAQ, comme l’a fait l’Alberta à la fin des années 1990 avec sa société d’État qui vendait de l’alcool.

    La chef du Parti québécois Pauline Marois doit faire une conférence de presse en début d’après-midi, au terme du caucus péquiste. Plus de détails et des réactions à ce moment.













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