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Demande d'enquête publique - Le PQ tente de relancer sa pétition

Antoine Robitaille   28 janvier 2010  Québec
Orford — Le Parti québécois demande aux deux autres partis d'opposition de l'aider dans son sprint final afin de faire le plein de signatures sur sa pétition électronique réclamant une enquête publique sur l'industrie de la construction.

La pétition a été déposée sur le site de l'Assemblée nationale le 4 décembre par le député péquiste Bertrand St-Arnaud, et les citoyens ont jusqu'au 4 février pour la signer. En matinée hier, moins de 27 000 personnes l'avaient signée, ce qui est inférieur à plusieurs pétitions passées. En 2005 par exemple, un mouvement d'opposition à une réforme des CPE avait recueilli plus de 200 000 noms.

Une des raisons du faible nombre de signatures, selon la chef Pauline Marois, est le nouvel outil Web développé par l'Assemblée nationale pour présenter des pétitions électroniques. Certaines personnes seraient réfractaires à y laisser leur adresse courriel, a-t-on expliqué au PQ.

Au reste, les autres partis d'opposition n'ont pas été mêlés à la préparation de la pétition et n'ont donc rien fait pour la promouvoir. Chez Québec solidaire, on expliquait hier que le député Amir Khadir avait approché le PQ et l'ADQ cet automne pour organiser un front commun qui aurait réclamé une enquête publique. La pétition faisait partie des actions proposées. «La première nouvelle qu'on a eue, début décembre, c'est que le PQ lançait sa pétition seul», a-t-on expliqué au bureau de M. Khadir. La leader parlementaire de l'ADQ, Sylvie Roy, disait mardi que M. Khadir avait aussi approché le chef de l'ADQ pour développer une «approche commune et non partisane»; mais la démarche a avorté.

À ces critiques, le député Bernard Drainville a répondu par un appel hier matin, à l'entrée du caucus péquiste, à Orford: «Est-ce qu'on peut laisser faire la [...] politique partisane dans le dossier de la commission d'enquête et dans le dossier de la corruption? Et est-ce qu'on peut essayer de se rassembler et de s'unir plutôt que de se diviser?»
 
 
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  • Jean-François Trottier
    Abonné
    jeudi 28 janvier 2010 03h03
    Si on regarde les pétitions électroniques...
    ...celle qui demande une enquête publique a reçue le plus de votes, et de loin.
    Je me demande si on peut vraiment parler d'échec. Les gens ne sont pas très portés à visiter le site de l'Assemblée Nationale... J'ai l'impression que les gens sont davantage encouragés à signer une pétition-papier, surtout si un bénévole sympathique vous aborde dans un centre d'achats. Ça prend 2 minutes, elle fournit le crayon, et on n'a pas à chercher sur google où est la foutue page web qu'on doit signer. C'est pas tout le monde qui est agile avec Internet...
    De toute façon, il y a plus important que la pétition. Les sondages, eux, sont catégoriques. La population veut une enquête publique. Prétendre le contraire ne trompera personne.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 28 janvier 2010 08h48
    29,500
    29,5000 à 8:45 ce matin, et combien de doublon? Combien de nom inventé?

    Allons nous dépenser quelque millions dans ces temps de crise parce 30,000 le demande?

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    jeudi 28 janvier 2010 10h27
    Une enquête publique plus que jamais nécessaire...
    C’est un fait qu’une pétition électronique ne rejoint pas tout le monde. L’utilisation d’internet à domicile rejoignait environ 63% des Québécois (mise à jour en juin 2008) et pas toujours à haute vitesse.

    Aucun doute là dessus, une union des tous les partis politiques auraient eu un meilleur impact pour réclamer une enquête publique face à un Premier Ministre entêté à ne pas en faire, ceci dit il n’est quand même pas trop tard pour faire front commun.

    Pourquoi si peu de signataires? Serait-il que le Québec tout entier est plus corrompu qu’il n’y paraitrait avec le travail au noir, de fausses factures, des contrats gonflés à l’hélium jusqu’à 30 et même 50% du prix réel, etc.? Serait-il que nous vivons déjà dans un État aussi pourri que le plus pourri des républiques de bananes et que nous avons plus ou moins tous et chacun un petit quelque chose à nous reprocher? Serait-il que ce qui semble permis au chevet de la pyramide a fini par corrompre toute la base?

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    vendredi 29 janvier 2010 04h46
    @Claude Archambault
    "Allons nous dépenser quelque millions dans ces temps de crise parce 30,000 le demande? »"

    Bien sûr! Je suis absolument persuadé qu'il n'y a que seulement 30000 personnes qui souhaitent une enquête publique! C'est une grosse hallucination collective de croire que QUI QUE CE SOIT veut une enquête publique qui coûtera des milliards, allons! Des inventions de journalisss!
    Ah oui, hormis la grogne populaire suite à tous ces cas de corruption, ce serait peut-être aussi de la bonne gouvernance que de savoir ce qui cloche avec le processus d'attribution de contrat? Alors qu'on va demander à la population de payer plus pour le déficit, ce serait seulement la plus élémentaire décence.

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