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Pierre Karl Péladeau s'invite à la Rencontre économique - Le baron des médias sonne la charge contre les syndicats tout-puissants

Robert Dutrisac   22 janvier 2010  Québec
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Lévis — Il ne participait pas à la Rencontre économique 2010 de Jean Charest, mais il s'y est invité en utilisant ses journaux. Dans une lettre publiée dans Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec, le baron médiatique Pierre Karl Péladeau a lancé une charge contre le déséquilibre des forces qui favorise, selon lui, les organisations syndicales au Québec. Cette sortie de M. Péladeau coïncide avec le premier anniversaire du lock-out au Journal de Montréal.
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  • Pierre Schneider - Abonné
    22 janvier 2010 08 h 22
    Pierre-Karl Péladeau ose dire tout haut...
    Quiconque a déjà lu la volumineuse et blindée convention collective du journal de Montréal comprendra les frustrations amères d'un P"K.P. Avec un telle convention, tout est tellement réglementé à l'avantage des travailleurs que les patrons sont paralysés quand vient le temps d'apporter des améliorations souhaitées par le lecteur.
    Je l'ai vécu en tant que journaliste alors qu'ayant un statut de surnu je devais payer le syndicat pour avoir droit de gagner ma croûte (ça c'est de la protection légalisée) alors que je n'avais droit à aucun des avantages des membres immuables de la confrérie dite solidaire.
    Les clauses de cette convention sont tellement nombreuses et tarabiscotées et accordent tellement de pouvoirs aux syndiqués que les bons travailleurs doivent travailler trois fois plus fort tandis que plusieurs de leurs confrères se défilent et utilisent de multiples subterfuges pour demeurer oisifs, tout en encaissant de généreux chèques de paye et d'allocations diverses, tout ça avec un mois de vacances payées à temps et demi !
    Je suis loin d'être anti-syndicaliste (j'ai été un des premiers à adhérer à la FNC dans les années soixante), mais à la lumière de ce que je connais de la situation du J.de Mtl, je peux comprendre la sortie tonitruante de M. Péladeau.
    Les scribes, photographes eu autres employés de soutien du Journal émettent souvent cette petite phrase qui me fait toujours sursauter: "J'ai donné ma vie pour le Journal". Faux. Ils y ont travaillé dans des conditions exceptionnelles, comme on en voit presque nulle part ailleurs et ils ont été payés grassement pour leurs services. Ils ont été traités comme des pachas.Point.
    Et quand j'apprends que leurs allocations syndicales, qui leur permettent de retirer plus de 75% de leur salaire ne sont même pas imposables, je comprends leur peu d'empressement à s'adapter à la réalité des médias de l'ère numérique.
    En écrivant ceci, je m'attends à une lapidation publique de la part de mes anciens confrères à qui je demande un peu plus d'honnêteté intellectuelle. Si mon ami Pierre Falardeau, homme de gauche s'il en fût, ne se gênait pas pour fréquenter PKP, c'est qu'il avait bien compris que ce dernier ne faisait pas partie de la race des exploiteurs sans scrupules du peuple,mais qu'il était un grand bâtisseur qui, comme son père, n'avait pas la langue de bois de tous les politiciens et homes d'affaires qui ont peur de dire ce qu'ils pensent vraiment.
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    22 janvier 2010 11 h 42
    Formule Rand
    Les temps changent et cette exigeance devrait être enlevée du Code du Travail. Trop d`argent est retiré du chèque de paie des travailleurs non syndiqués. Ça ressemble étrangement à la dime ou aux cotisations mafieuses.
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  • Alex Dessureault - Inscrit
    22 janvier 2010 15 h 36
    Rapport Collectif de travail
    Une convention collective est une ENTENTE écrite entre DEUX parties (patronal/syndical) sur les conditions de travail et la manière de gérer l'organisation du travail. La convention collective a donc été conclue de bonne foi. Ce n'est pas de la faute aux syndiqués si la partie patronale ne sait pas négocier.
    Pour ce qui est de la formule rand, c'est tout à fait normal que tous les salariés de l'organisation ai à payer cette cotisation étant donné que tous bénéficient des conditions de travail négociées et du syndicat comme levier de force. Pour ce qui est des surnuméraires qui ne bénéficient pas des mêmes avantages que les salariés réguliers ou autres, il s'agit ici du fruit d'une négociation. Les classes d'emploi sont matière à négociation et sont donc changeables dépendamment des demandes du membership syndical.

    PKP: bon patron qui ne veut pas exploiter les travailleurs? Pourtant dans le passé il n'a pas hésité à aller en Ontario faire continuer sa production et l'imprimerie de ces médias afin de contourner le régime anti-briseur de grève institué par l'article 109.1 du Code du Travail. Je n'ose pas parler de la manière dont il congédie ces employés en contexte de rapport individuel de travail.
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