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L'Entrevue - Joseph Facal, au-delà des «lucides»

Le Québec tourne toujours en rond, dit l'ancien ministre

Antoine Robitaille   18 janvier 2010  Québec
Pour Joseph Facal, l’heure du retour à la vie politique n’est pas encore venue.
Photo : bazzo.tv
Pour Joseph Facal, l’heure du retour à la vie politique n’est pas encore venue.
En année sabbatique en Espagne, Joseph Facal est de passage cette semaine au Québec pour promouvoir un livre qui aurait pu être intitulé «Le Québec selon Facal», dans lequel il reprend, approfondit, mais surtout dépasse, le vaste débat lancé par les «lucides», dont il a fait partie.

Québec — Avant de partir en année sabbatique, l'ex-ministre péquiste Joseph Facal semblait tellement découragé par le Québec d'aujourd'hui que certains de ses amis se demandaient s'il n'avait pas totalement désespéré pour l'avenir de son peuple. Le futur, il le voyait en noir: il ne cessait de dénoncer les «pannes de leadership», les «déficits de fierté nationale» et autres «spirales du déclin».

À Madrid, à l'autre bout du fil, l'homme semble plutôt serein, appuyant sur chaque syllabe de son inimitable manière. Son année hors HEC Montréal se passe «merveilleusement bien», dit-il. Il l'admet: «J'avais sérieusement besoin d'un changement d'air.» Parti au mois d'août 2009 avec femme et enfants (de 11 et de 7 ans) en «quelque sorte au pays de [ses] ancêtres» (Joseph Facal est né en Uruguay en 1961), il a pu comparer le Québec avec une autre société occidentale, l'Espagne, aux prises avec des questions similaires: explosion des coûts de santé, polémiques sur la place du religieux, notamment les signes religieux. Bilan? Nos malheurs sont relatifs. Par exemple, la crise frappe beaucoup plus durement là-bas: «Les magasins sont remplis de soldes, le taux de chômage réel dépasse les 20 %. Ça doit vouloir dire qu'au Québec, il y a au moins certaines choses qu'on fait correctement.»

Malgré tout, lâche-t-il: «Je continue à penser que le Québec tourne en rond.» Qu'il vit même «dangereusement», comme il l'écrit dans son livre Quelque chose comme un grand peuple (Boréal), qui arrivera en librairie demain.

L'ouvrage dont le titre reprend une formule sinueuse de René Lévesque, il le porte depuis qu'il a quitté la vie politique en 2003, raconte-t-il. C'est là la preuve, à ses dires, qu'il n'a pas totalement désespéré de la cause québécoise; ni non plus de l'option souverainiste, pour laquelle il propose un argumentaire. «Je n'aurais pas écrit ce livre auquel j'ai consacré un certain nombre d'années si je n'avais pas confiance [dans le fait] que le peuple québécois peut se redresser.»

Et le livre en question ne manque pas d'ambition ni d'horizons, c'est le moins que l'on puisse dire: 319 pages denses où «l'homme du parler vrai» (comme l'a qualifié le collègue Michel David) propose des réponses aux «cinq questions qui comptent dans la vie d'un peuple: Qui sommes-nous? Où en sommes-nous? Comment en sommes-nous arrivés là? Où devrions-nous aller? Que faire pour nous y rendre?».

Entre Denys Arcand et Michel Venne

Les réponses de l'ancien élève de Raymond Boudon (grand sociologue libéral français sous la supervision duquel il a fait sa thèse de doctorat) oscillent entre deux extrêmes qu'il présente dès le départ: d'un côté, l'ultrapessimisme, où le Québec est dépeint comme la pointe avancée «de ce nouvel Âge des ténèbres décrit par Denys Arcand, où le confort matériel et la bureaucratisation du social ne parviennent plus à dissimuler une abyssale perte de sens». À l'autre extrême, l'ultraoptimisme de Michel Venne, ancien éditorialiste au Devoir et directeur de l'Institut du Nouveau Monde, pour qui le Québec actuel est un «formidable laboratoire» de l'«altermondialisme», une société dans laquelle «certains des autres mondes souhaités existent déjà».

Dans Quelque chose comme un grand peuple, on retrouve le Facal qui, le 19 juin 2002, avait osé critiquer le «modèle québécois», rompant et avec la solidarité ministérielle et avec la doxa péquiste. Depuis ce moment, en fait, l'ex-ministre cherche à approfondir et à expliciter ce que plusieurs avaient simplement interprété à l'époque comme une sortie opportuniste suscitée par la flambée de l'ADQ dans les sondages.

On y retrouve aussi le «lucide», du nom de ce manifeste de 2005, écrit avec Lucien Bouchard, André Pratte, Pierre Fortin et d'autres. Dans une section intitulée «Tarifier intelligemment les services publics», ce coauteur du rapport Monmarquette persifle: «Le Québec n'a pas de leçons à donner à ces mystérieuses contrées qui prêtent aux vaches des propriétés divines.» À la même page, cette phrase tombe: «Disons-le tout net: il est rigoureusement impossible que l'État continue à subventionner aussi lourdement, par exemple, notre consommation d'électricité, la fréquentation de l'université ou celle des garderies publiques.»

Les lucides ont beaucoup fait parler d'eux et de leur manifeste, mais malgré l'enthousiasme initial de Jean Charest, peu de ses propositions ont conduit à de réelles politiques. En juin 2009, d'ailleurs, le premier ministre libéral les désavouait publiquement. Et il y a peu de chances que les mesures suggérées par les lucides et par Joseph Facal soient retenues à l'issue de la Rencontre économique qui se tiendra cette semaine et où le Québec devait définir une voie de retour vers l'équilibre financier.

Refusant d'être entraîné dans le débat partisan, Joseph Facal soutient que les lucides n'ont pas été sans effet. Il parle d'une «certaine évolution» sur le plan d'une «prise de conscience que plusieurs de nos acquis sont menacés par la démographie, l'endettement, une productivité économique insuffisante et bien sûr des besoins sociaux qui augmentent plus rapidement que les ressources pour les satisfaire».

Sur ces sujets, à la question «que faire précisément?», la réponse coule de source, selon lui: «Pour l'essentiel, nous le savons. On ne compte plus les articles, les ouvrages, les rapports d'experts qui proposent des listes de réformes à accomplir.»

Interculturalisme

Joseph Facal craint que l'on réduise son ouvrage, que l'on en extraie «une proposition par-ci et une autre par-là» et qu'on l'étiquette. On ne rendrait ainsi pas justice à un livre de 300 pages, avertit-il. Il est vrai que, dans ces pages, il embrasse large, sort des querelles lucides-solidaires. Par exemple, il aborde le débat sur l'histoire, où il se range du côté de l'École de Montréal. Plus loin, il assimile l'interculturalisme de Bouchard-Taylor à une forme de multiculturalisme. «Dans toute l'odyssée Bouchard-Taylor, nous avons assisté à un spectaculaire et funeste renversement du devoir d'intégration», dit-il. Selon lui, on a laissé entendre que «c'était à la majorité, coupable d'être comme elle est, de s'ouvrir encore plus en sous-entendant qu'elle ne l'était pas assez. Faux. La majorité francophone au Québec est déjà extraordinairement accueillante. Et c'est un immigrant qui le dit.» L'homme du parler vrai se montre cinglant sur la réforme de l'éducation, qu'il assimile carrément à un «détournement en plein vol d'un avion rempli de passagers». Quant au PQ, il croit que s'il «aspire sérieusement à autre chose qu'à prendre le pouvoir pour les mauvaises raisons, c'est-à-dire pour exercer un pouvoir provincial de plus en plus évanescent, il doit absolument redevenir une large coalition rassemblant des gens de gauche et de droite. Cela implique forcément qu'il fasse de l'intérêt national du Québec, et non de l'axe gauche-droite, sa grille d'analyse primordiale».


 
 
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  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 07h39
    non à l'axe gauche-droite
    On ne dira jamais tout le mal que Dumont a fait au Québec en plaçant le débat gauche-droite au-dessus du débat national.

    Ce n'est pas qu'il n'y avait pas de place à un débat gauche-droite, loin de là, c'est que ce débat ne se faisait qu'à partir que de la moitié de nos taxes, l'autre moitié allant toujours à Ottawa.

    En retardant l'indépendance, on se fait siphoner 5 à 6 milliards par année par Ottawa (65 milliards entre 1997 et 2006) pendant qu'icite on s'astine sur la hausse des tarifs des garderies et d'Hydro-Québec

  • Jean-Pierre Plourde
    Abonné
    lundi 18 janvier 2010 08h07
    Vivre libre ou disparaître
    Avec quelques variantes, je crois être en mesure de résumer les propos de M. Facal dans ce court texte que j'ai publié également sur mes sites et d'autres plus connues comme ameriquebec.net ou vigile.net, et repris par plusieurs dont les Amérindiens d'Essipit, OMQ.
    Pour une liste plus grande tapez, "Vivre libre ou disparaître" entre guillemets, sur google.

    Vivre libre ou disparaître
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/12/14-v

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 08h14
    Un livre annoncé depuis 3 ans qui accouche de 100 pages par année
    Un livre annoncé depuis 3 ans qui accouche de 100 pages par année

    Joseph Facal ressasse toujours les mêmes idées sans mettre le doigt sur le bobo et ce silence est un mensonge.

    «Disons-le tout net: il est rigoureusement impossible que l'État continue à subventionner aussi lourdement, par exemple, notre consommation d'électricité, la fréquentation de l'université ou celle des garderies publiques.» SI LES GOUVERNENENTS QUE NOUS ÉLISONS CONTINUENT DE PLUS BELLE À DÉTOURNER LES FONDS DE L'ÉTAT AUX PROFIT DES AMIS DU PART LIBÉRAL DU QUÉBEC SOUS CHAREST COMME IL LE FIT AU PROFIT DES AMIS DU PQ.

    Facal nous invite à beaucoup de clairvoyance et de réalisme budgétaire lorsqu'il s'agit d'analyser les dépenses gouvernementales mais implique (implicitement) que nous allons continuer à laisser nos politiciens détourner l'argent des contribuables pour continuer à faire des cadeaux politiques de 20 milliards (concernant Charest). Nous allons nous serrer la ceinture mais d'autre part, nous allons faire semblant de ne pas savoir à quel endroit va l'argent.

    Les politiciens de l'époque Facal, comme ceux de l'époque Charest sont des êtres réalisés, portés aux nues car ils sont hors d'atteinte et au delà de tout soupçon. L'intelligentsia qui pense pour la population barbare et qui partage les deniers publics entre amis politiques et confrères de classe tandis que le peuple va être invité au réalisme des restrictions budgétaires, des réductions de services, des PPP, des privatisations partielles ou totales, des augmentations de coûts et des tiquets modérateurs.

    Il en résulte que, pour que les sévères plans de restrictions proposés par Facal fonctionnent, il faille lobotomiser les citoyens clairvoyants en se disant que ces mesures constituent la seule solution d'avenir : c'est-à-dire la réduction des coûts et de la taille de l'État tandis que les politiciens continuent à légalement voler le peuple. C'est certain qu'il est toujours plus facile de demander au peuple de changer au lieu d'exiger des politiciens honnêtes.

    Je ne rejette pas l'ensemble de ces propositions, mais je demeure cynique par rapport à un Joseph Facal élitiste et un peu dictatorial face à des politiciens qui nous offrent des prestations de fripons et de profiteurs impénitents. Je conclus avec Facal :

    «Pour l'essentiel, nous le savons. On ne compte plus les articles, les ouvrages, les rapports d'experts qui proposent des listes de réformes à accomplir.»

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 09h02
    M.Facal
    Vous le voyez bien. Nous avons besoin d'un Parti centre droit et nous l'avons déjà avec l'ADQ. Qu'attendez vous et les lucides pour intégrer ce Parti? De toutes façons, il faudra bien, un jour ou l'autre , se rendre compte qu'on file tout droit sur un mur et que la vitesse s'accroît de jour en jour. Ce nest pas par plaisir que l'ADQ propose des compressions à tous les niveaux, c'est par pure nécessité. À voloir tout conserver, on risque de tout perdre. Nous n'avons pas les moyens de conserver les garderies, les congés parentaux, les actes médicaux sans ticket modérateur, une fonction publique aussi nombreuse, un niveau de taxation aussi élevé, des écoles gratuites pour les décrocheurs, etc, etc. Nous devrons élire un gouvernement qui saura prendre les décisions difficiles, et ce ne sont pas le PLQ et le PQ qui seront capables de le faire. L'idéal serait que les trois principaux partis politiques s'entendent sur un programme carrément à droite et que le peuple choisisse celui qui sera le plus susceptible de le réaliser. Par exemple, lorsque le PQ a décidé de fusionner un grand nombre de villes,tout le monde savait qu'un jour il faudrait
    en venir à cette solution. Si les Partis politiques s'étaient entendus pour réaliser ces fusions, nous l'aurions su avant les élections, et ce ne serait pas devenu une surprise après les élections.et un enjeu électoral pour l'élection suivante.. Quand tous les Partis s'entendent sur ce qu'il faut faire, pourquoi ne pas le dire à la population, plutôt que de rechercher un avantage électoral immédiat? Tout le monde sait que le Québec devrait faire un virage à droite, même si le système socialiste dans lequel nous vivons offre beaucoup d'attraits , Nous nous endettons à un rythme qui s'accroît de jour en jour et nos créanciers seront obligés de fermer les robinets et c'est quelque chose qu'il faut pratiquement espérer pour nous sauver de la faillite, comme il faut refuser l'accès des casinos aux accros.

  • Stevo
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 09h06
    Nous sommes trop confortable sur nos lauriers. C'est ça le problème
    Ha que l'être humain ne comprend pas grand chose. Que nous ne pouvons pas nous dire que tout est fait. C'est un combat de tous les jours vivre. C'est plus facile aujourd'hui parce que nos ancêtres se sont battus pour cela. Et nous, les grands paresseux, Xboxeux,Téléromaneux, et cholestéreux on détruit se bien collective, qui est cette belle société, paisible,efficace, plein de service....

    Lâchez-pas les parasites, le système va tomber à ce rythme et ce , avant longtemps

    Et pour les autres, fait ce que vous faites de meilleur, rester spectateur de ce massacre sans rien faire et rien dire.

    Bonne semaine.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 09h45
    S'endetter de tous les côtés, illogique
    La gauche, aime nous endetter, pour gagner la prochaine élection en favorisant les pauvres et la droite, aime nous endetter, pour gagner la prochaine élection en favorisant les riches et, la classe moyenne, au milieu, travaille pour payer le tout.

    C'est comme ça, à peu près partout, même en Espagne où M. Facal constate un chômage de 20 %. Pas bon depuis longtemps.

    Question : Pourquoi est-ce qu’un pays riche comme le Canada doit emprunter tant pour arriver à payer ses mesures sociales ? Il emprunte à ses citoyens et probablement à la Chine. Est-ce qu'on est rendu, à la limite, que les riches empruntent aux pauvres ? Totalement illogique !

  • Bernard Terreault
    Abonné
    lundi 18 janvier 2010 10h19
    Investir dans l'avenir
    N'ayant pas encore accès au livre de M. Facal, je ne peux pas dire si le compte-rendu du Devoir y est fidèle et complet. Mais dans toute la discussion à savoir si le Québec peut ou non se payer ses politiques sociales, il me semble que l'on oublie un point essentiel : la preuve a été faite par certains pays que l'on peut se permettre des politiques encore plus avancées que celles du Québec, dans des sociétés encore plus vieillissantes que le Québec, à condition de créer la richesse future en investissant dans l'éducation et le développement technologique. Il faut avouer que cela, ce ne sont pas seulement les gouvernements qui en sont responsables mais nous-mêmes : par exemple ces jeunes de talent qui décrochent, ces enseignants qui ne connaissent pas et méprisent la culture dont nous sommes issus, ces gens d'affaire qui profitent au plus vite de la manne et des bas salaires mais n'investissent pas dans la modernisation, qui ne cherchent même pas à s'informer, ces médecins qui ne sont pas à l'affut des dernières découvertes, ces syndicalistes qui pensent qui croient qu'on peut augmenter les salaires réels ou les avantges sociaux (congés, assurances, pensions) sans augmentation correspondante de productivité, ces médias qui ne mettent en valeur que les sportifs et les vedettes jetables, ces financiers qui achètent et vendent des entreprises sans jamais en créer une.

  • Maryanne
    Inscrite
    lundi 18 janvier 2010 11h00
    Réflextion de nos élus
    Le 20 et 21 Janvier,notre très cher Charest va se réunir avec ses penseurs, et tout cela en débutant par un petit COCKTAIL.Avons nous les moyens de festoyer ou de trouver des solutions... Du PR, de la poudre aux yeux. Tout est pensé et les décisions sont déjà prises .Alors selon vous , que veulent t-ils nous montrer ?

  • Maco
    Abonné
    lundi 18 janvier 2010 11h06
    Et quoi encore.
    La lucidité est plus facile à atteindre avec les moyens de certains de ces «intellectuels » : fond de pension à vie pour avoir fait au moins quatre mandats, sans oublier un sabbatique en Espagne que son poste comme professeur lui octroie.

    La lucidité à meilleure allure dans ces circonstances, on est toujours volontaire à faire un «sacrifice de plus». La simplicité volontaire à un sens dans leurs bulles.

  • Normand Carrier
    Abonné
    lundi 18 janvier 2010 11h30
    Oui aux bonnes idées ......
    Certains ont beau critiquer Joseph Facal mais il prône de bonnes idées depuis son départ en politique ! Il a raison de dire que le débat gauche - driute n'a plus sa place et que le P.Q. doit viser une coalition élargie avec tous les citoyens qui ne sont pas aux extrèmes mais pourvu du désir de faire du Québec un pays prospère , équitable , humain et réaliste ! Une grande majorité lui donnera raison de condamner le multiculturalisme et l'interculturalisme et de favoriser nettement l'intégration de tous ces gens qui choisissent le Québec et être acceuillant mais dont l'intégration demeure la pierre angulaire !

  • Jocelyn Roy
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 11h48
    Analyser les dépenses sans oublier les revenus.
    Les lucides reviennent toujours avec le même angle d'analyse. Oui, le temps est à réfléchir sur nos façons de dépenser. Mais, comme le suggère la coalition, il faudrait peut-être également analyser sérieusement la fiscalité. Les privilégiés de la société québécoise pourrait sans doute donner un peu plus, ne serait-ce qu'une mesure temporaire.

  • Hubert Lavigne
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 12h09
    Coup de barre à donner
    vec une grande partie de la population votante qui ne paye plus d'impôt parce que trop "pauvre" et les centaines de milliers de fonctionnaires, pour une bonne part inefficace, et qui dépendent de nos taxes, il n'est pas surprenant qu'on ne peut changer cette descente vers le désastre à moyen ou à court terme.

    Il nous faut un gouvernement courageux pour meAttre de l'ordre la dedans, mais comment voulez-vous qu'un tel gouvernement soit réélu par ceux qui n'ont aucune responsabilité sur la répartitions des impôts? "Faisons payer les riches" comme le pronent ces "preneux" et tout le monde resquille pour s'accaparer le plus possible de qui reste. On encourage les politiciens véreux a favoriser leurs amis; on encourage les entrepreneurs véreux à tricher le système pour survivre et à la longue on repousse ailleurs ou tout simplement, on décourage complètement les initiatives des vrais "artisans"

    Et que dire des fonctionnaires, ces "subventionnés" de l'état, qui en appliquant leur bureaucratie improductive, diminue la productivité des vrais artisans de l'économie

    A la longue, il y aura de moins en moins de "riches" et beaucoup de ceux qui resteront seront les tricheurs, les bandits à cravates.et les politiciens véreux.......Et tous ces gauchistes et "solidaires" viendront vous cracher à la face que le "capitaliste" écrase le peuple.!!!!!!!!!!!!!!!!!Et on jette le bébé avec l'eau du bain!!!!

    On empêche les enseignant d'enseigner, on empêche les infirmìères et le médecins de soigner et pendant ce temps, les décrocheurs décrochent comme jamais et nos "vieux", qui vieillissent de plus en plus, ont de moins en moins de soins....La surèglementation encourage le resquillage (par les plus astucieux) et ne bénéficie qu'aux avocats et aux comptables ......avec tout ce qu'il y a de plus improductif comme résultat. .
    Pendant ce temps les Madame Charbonneau et David de ce monde clament que le système dégénérés qu'elles-même et leurs semblables ont contribué à mettre en place, doit être renversés.

    Avec cet qu'ont connus les régime d'extrême gauche et communisme, on aurait dû comprendre que quand on donne le pouvoir à des gens qui ne contribuent pas, on détruit la productivité et le pays s'appauvrit pour laisser le peu de richesse qui reste aux profiteurs du système.

    Il faut diminuer les fonctionnaires et les règlementations inefficaces; il faut permette plus d'initiatives aux "artisans" créateurs d'emplois il faut règlementer et surtout, punir les resquilleurs et profiteurs du système.Il faut revoir nos politiques d'immigration parce que nos "québècois de souche" ne pourront régler le problème tout seuls
    Il y tout un coup de barre à donner; il est temps que les gens se mettent au travail et cessent d'être à la remorque d'un système innefficace et surtout cesse de croire à l."état providence". Il y beaucoup d'acquis sociaux à revoir. "Productivité", ne devrait pas être un mot tabous........Il y aura sûrement moins d'assistés sociaux et nos gouvernements seront élus par plus de payeurs de taxes qui seront les vrais contribuables au bien être de la nation.

    Il ne semble pas que le PQ et le PLQ soit prêt pour cela. L'ADQ avait peut être la philosophie pour cela mais............Que les lucides de ce monde se lève avant que la vrais crise nous atteigne. D'ici peu , il sera trop tard.

    Hubert Lavigne

    .

  • LeRévoltéTranquille
    Abonné
    lundi 18 janvier 2010 12h12
    J Facal, l'électricité, Hydro-Québec
    Arrêtez de voir l'électricité et l'Hydro-Q comme une vache à lait pour éponger les dégâts d'un gouvernement provincial dépensier, maladivement incompétent pour réévaluer ses programmes clientélistes destinés avant tout aux "corporate welfare bums" de tout acabit et accessoirement financiers du parti au pouvoir, et vaguement irresponsable bien qu'élu démocratiquement.

    Le coût des infrastructures vieillissantes mais bien entretenues d'Hydro est quasiment amorti, ce qui permet d'avoir ce bien public qu'est le kW / h sous forme de bloc patrimonial à 2,8c du kW / h pour les besoins internes du Québec.

    Une aide fiscale aux plus démuniEs face aux tarifs qu'ils ne peuvent aborder serait plus avisée que de monter les tarifs arbitrairement, ce qui ne pourrait qu'affecter la très affaiblie classe moyenne et ne changerait rien aux habitudes de consommation des mieux nantiEs, comme la théorie économique nous l'enseigne, car l'agmentation des tarifs serait inélastique devant l'effet-revenu pour les riches et accessoirement gaspilleurs de ressources rares.

    En clair, modulez les tarifs, ne touchez pas aux salaires si ce n'est que pour les augmenter, ni aux prix à la conmsommation si ce n'est que pour les baisser, et pas touche aux tarifs d'électricité pour les hausser inconsidérément au niveau nord-américain, tributaire du quadrumvirat polluant, ruineux et 'loser' gaz-mazout-charbon-nucléaire.

    Pour un Québec gagnant, Hydro-Québec est 'off-limits' pour les 'Lulu-cides' , Senor Facal !

    À bon entendeur...

    P.S.: Comment se fait-il qu'au dernières nouvelles, NB Hydro est en train de dégonfler la 'balloune' artificiellement hystérico-activiste libârale de J J Charest en recadrant l'entente avec Hydro-Q pour ne porter uniquement sur qqs éléemnts d'actifs , quand l'administration. la planification et l'orientation stratégique va demeurer au N-Brunswick ?

    Occasion manquée ou provincialisme crypto-nationaliste néo-brunswickois bien placé ? Strict contrôle des richesses naturelles de son territoire, voilà une réponse sensée, et sûrement apprise du gouvernement du Québec, paradoxalement...

  • real@realo.ca
    Abonné
    lundi 18 janvier 2010 13h39
    le journal de mtl
    Moi depuis que monsieur Facal est resté au Journal de Montréal pour garder sa paye malgré le look out je ne le li plus et je change de chaine quand il est dans ma télé. Je suis d'ailleurs très content de son année sabbatique ça me permet d'écouter Bazzo que j'avais abandonné l'an dernier parce qu'il y était tout le long de l'émission. Sinon je suis complètement d'accord avec Pierre Castonguay; l'argent est dans les mains d'élite qui pige dans la cagnotte publique pour se payer des voyages en bateau.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 13h42
    Ce que je déteste
    C'est démontrer un manque de jugement flagrant quand il faut trouver des
    excuses pour avaliser des mesures sociales tropdispendieuses et qui mettent en danger notre économie. Oui, il y a mauvaise utilisation des fonds publics. Oui, c'est surtout les mieux nantis qui critiquent les mesures sociales. Oui, les Partis politiques ont peur de perdre des entrées de fonds s'ils serrent la vis aux contracteurs. Oui à bien des choses, mais ça n'empêche pas que nous vivons au dessus de nos moyens et qu'il faut y remédier au plus sacrant, sinon, ce ne seront pas uniquement les moins bien nantis qui paieront la note, mais toute la population. Quand c'est toute la population qui écope, les moins bien nantis écopent encore plus.

  • Gebe Tremblay
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 17h48
    Une autre pub pour un livre.
    Après Parizeau, c'est Facal.

    Comme s'ils ne pouvaient pas prendre le temps d'exprimer tout ça sur un site web.

    Pourtant ils ont des revenus réguliers qui le leur permettent (en plus des années sabbatiques) Shalom !

    Vous voulez en savoir plus ? Payez.

    Après la pub bien entamée pour le livre de Parizeau, celui-ci ferma son blogue pour cause de "problème de santé".

    Franchement, il ne manque pas de tribunes libres pour s'exprimer et rejoindre les militants. Le problème c'est qu'on doit débattre. OUCH !

    C'est quand-même curieux tous ces politiciens qui se transforment en écrivains. Malheureusement, on a que des journaleux qui se transforment en politiciens. Jamais des écrivains.

  • Georges-Étienne Cartier
    Abonné
    lundi 18 janvier 2010 19h59
    L`irresponsabilité
    Voila 40 ans ( et plus: voir les "Jeune Canada" sur Wikipedia, et bien avant...) qu`on prêche la Liberté, puis la Souveraineté aux Québécois. Mais "ça ne lève pkus"...
    POURQUOI?
    `C`est qu`a titre tant d`individu que de citoyen, le Québécouois sait ou du moins sent bien au fond de lui même qu`il est DÉJÀ libre et souverain: sa liberté
    d`individu souverain, il la vit au jour le jour. Et celle de citoyen d`un territoire bien défini,géré par un État indiscutable sinon caomplet, ne l`a-t-il pas exercée lors des deux referendums de 1980 rt 1995, dont la validité démocratique a éré universellement reconnue?
    Alors, notre prêche le laisse perplexe, passif...Et suscite au mieux une moue, et au pire un ricanement cynique.

    Alors que faire ? Mais, padi, le confronter carrément à ce qu`il craint et refuse d`assumer pleinement : la RESPONSABILITÉ D de NE PAS DÉPENDRE d`autrui, du ROC, ...Dire à quelqu`un qu`il " a peur de la liberté" , ça ne fait pas sérieux ! Mais le traiter "d`irresponsable", là ça ne laisse personne indifférent !

    Et pourquoi donc ? Parce que c`est indigne!
    Ce qui fait que la recherche de la Responsabilité dans l`Indépendance est PASSIONNANTE,c`est que là est la clé de notre Dignité..

    Pure "sémantique ", dira-t-on : FAUX. : essayez ça bace à un "branleux dans le manche " ou autre "z`observateur inquiet,", et constatez ensuite à quel point il devient plus facile d`être écouté lorsque vient le momment de démantibuler une à une les rationalisations de ...l`indignité !.

    Pas " gentil" certes, ni "poli" peut-être.. Mais il faut savoir ce que l`on veut : gagner ou ...ou quoi donc , puisqi`on n`aime pas si on ne respecte pas , et ne respecte guère si on ne craint pas un peu... Et puis, penser à La Rochefoucauld qui en savait long là dessus et qui disait que " L a politesse est de toutes les règles la moins importante et la plus suivie"...

    Saut et Merci à Joseph Facal pour sa rigeur et sa ténacité . Le lesdership...mais c`est ça !

    ..

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 20h08
    Joseph Facal croit au Québec
    J'apprécie l'entrevue que M. Facal a donné concernant son nouvel essai. Pourquoi ? Parce qu'il se démarque des lucides, qu'il associe avec exactitude multiculturalisme, qu'il croit que le peuple québécois peut se redresse, qu'i invite le parti Québécois à sortir du clivage droite-gauche pour redevenir une grande coalition et enfin parce qu'on sent qu'il aime son pays.
    Je suis moins d'accord avec ses hausses de tarifs ( HQ, Universités et garderies), car cela consistera à s'attaquer à la classe moyenne.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    lundi 18 janvier 2010 20h19
    Tout juste un peu trop tard...
    Bien d'accord avec M. Tremblay! En effet, tout de même de même bizarre tous ces ex- politiciens qui trouvent réponse à tout (télé, radio, journaux, volumes, etc.) maintenant qu'ils sont confortablement installés dans une opulente retraite ! C'est à croire que l'exercice du pouvoir annihile toute réflexion!

  • Gebe Tremblay
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 22h12
    @Pierre Samuel
    Jaques Brassard l'a avoué sur son blogue. Lorsqu'on est ministre on n'a aucune idée de ce qui se fait dans ces temples de technocrates qui préparent tout pour nous. Interdit d'entrer. Puis ils sortent les communiqués de presse des programmes qu'ils donnent aux ministres à lire en public comme si c'était leur propre travail. Ces technocrates non élus et installés à vie décident tout et prennent eux-mêmes leurs ordres du fédéral et des institutions internationales.

    C'est pourquoi les ministres n'ont jamais d'idées au pouvoir, juste lorsqu'ils en sortent. La machine fonctionne toute seule. Les élections sont seulement pour garder l'illusion de démocratie.

    À voir les taux de participation, je crois que pas mal de citoyens ont compris.

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 22h44
    Dégraissage de l'État

    Allez voir le système de santé qui a deux fois trop de fonctionnaires. De plus le travail se fait en silo. Que pensez des soi-disant congés de maladies qui coutent cher à l'état souvent 10 fois les coûts. Allez voir les consultations à répétition chez différents spécialistes pour pouvoir allonger le congé de maladies sur 2 ans et pour les plus habiles à utiliser le système de santé pour des congés de 5 ans.

    Beaucoup de médecins et gestionnaires qui sont complices des abus.

    Hydro-Québec, c'est un bar ouvert en prime et coût inutile des abus.

    Éducation:

    L'année scolaire 2002-03 a produit au Québec 72 384 diplômés du secondaire (environ 39 000 filles). Les filles âgées de 15 à 20 ans sont 86 % à avoir en main leur diplôme d'études secondaires, comparativement à seulement 71 % des garçons du même âge.

    Beaucoup de décisions à prendre en même temps. Le début commence avec les garderies qui assurent un suivi des enfants qui seront à problèmes plus tard. Le bureau coordonnateur doit prendre en charge les cas problèmes pour faire le suivi. Mais malheureusement ce n'est pas le cas. Il offre peu de service, c'est navrant.

    En 2000, près de 400 millions ont été dépensé inutilement pour contrer le décrochage scolaire. La réussite scolaire ce n'est pas une question d'argent, mais des actions à entreprendre et à poursuivre.




    1. Abolir les commissions scolaires. PLQ, et les anglophones sont contre l'idée mais il faudra bien un jour y venir. Qui aura le courage pour la réussite des élèves ?

    2. Arrêter d’augmenter les subventions les écoles privées.

    Pas facile de prendre cette décision pour l'élite politique et autre. Dans le but de diminuer la bureaucratie et mettre à pieds toute la panoplie de spécialistes (ronds de cuir ) du ministère qui tire un salaire sans rien foutre que de prendre un café à notre santé et assister à des réunions comme spécialistes ou mentor. Voyez le résultat actuel que cela donne = augmentation du décrochage.

    En 2009, on a augmenté de 5 % les subventions aux écoles privées. Ce n'est pas la bonne direction à prendre pour la réussite scolaire.

    Le gros avantage de l'école autonome, elle peut se tourner de bord rapidement... contrairement à l'ancien modèle où il y a tellement de couches de bureaucratie! Enlever les commissions scolaires, ou presque toute, et donner à l'école (l'établissement) la direction complète: principal, enseignants, employés de soutient... répartition du budget... ce qui peut être très différent d'une école à une autre.

    Dans les commissions scolaires, l'école est toujours considérée comme une simple succursale de la commission scolaire, la décentralisation des responsabilités y reste très limitée et les directions d'école ne sont pas partie prenante de décisions qui concernent leur école et son développement.

    Pour d’autres, alors autant admettre nos limites et offrir des voies "d'évitement" supervisés à ceux qui sont "prêts" à décrocher. Solution pour des élèves du secondaire qu'à ceux du primaire. Laissons à ces jeunes la possibilité d'explorer des métiers, des sports, des occupations tout en valorisant l'effort et l'implication. L'important, c'est qu'ils puissent continuer à apprendre, à acquérir des connaissances.

    Présentement cet un état de guerre continuel entre les commissions scolaires et les écoles pour établir les priorités, les budgets et autres, perte d’énergie, démotivation des conseils école.


    3. Dès la maternelle offrir du soutien aux parents ayant des enfants qui seront en difficulté d'apprentissage

    4. Une école autonome donc la direction prend charge du projet école en équipe. Assurer un suivi des absences. Intégrer les parents afin de leur fournir des outils pour assurer la réussite de leurs enfants ( ateliers, conférence ).

    Le nombre d'élèves par classe devrait se situer entre 20-22... L'enseignant aurait le temps de connaître et de s'occuper de chacun, après, pourrait intervenir un "spécialiste" si nécessaire!

    5. Intégration de l'ensemble des intervenants auprès des jeunes ( garderies ,maternelles, écoles primaires, écoles secondaires )

    L'administration locale permettrait de sélectionner un personnel qui peut s'adapter au milieu et s'y installer rapidement... au lieu de prendre des années pour avoir une tâche respectable et une permanence: on a vu jusqu'à dix ans pour une personne du milieu...
    Quand un enseignant est intéressé, attaché à son milieu, le travail n'est plus une charge... les absences sont moins fréquentes (je pense aux suppléances...)
    L'établissement pourrait établir des liens avec les entreprises du milieu pour des stages avec les élèves qui ont besoin de concret. Il y a des individus qui n'ont pas de secondaire V, mais qui font drôlement la "barbe" à d'autres qui ont un V, un cégep et peut être plus!...

    6. Assurer une stabilité de la direction de l’école sur une période de 4 à 6 ans. Former des équipes stables.


    Des décisions à prendre maintenant pour la réussite des élèves. Voir ce qui se passe en Finlande au sujet de la fonction d'enseignant, de programme, de matériel et de présence à l'école...
    La réussite ne sera pas une question d’argent, mais des décisions à prendre malgré les lobbys.

    Une décentralisation est la solution pour augmenter de 20% la réussite scolaire.

    Depuis sept ans, Québec investit des sommes considérables dans cette lutte contre le décrochage, et jamais nous n'avons été soumis à un tel cafouillage. «Instruire, socialiser, qualifier», selon les mots du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), tel est le mandat dorénavant. Pas mal comme principe, me direz-vous. Mais dans les faits, la mission d'enseignement a été reléguée aux oubliettes. Les classes ne sont pas seulement hétérogènes, elles sont devenues de véritables lieux anarchiques.


    Depuis sept ans, Québec investit des sommes considérables dans cette lutte contre le décrochage, et jamais nous n'avons été soumis à un tel cafouillage. «Instruire, socialiser, qualifier», selon les mots du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), tel est notre mandat dorénavant. Pas mal comme principe, me direz-vous. Mais dans les faits, notre mission d'enseignement a été reléguée aux oubliettes. [...] Nos classes ne sont pas seulement hétérogènes, elles sont devenues de véritables lieux anarchiques.

    Il faut du courage pour prendre des décisions, malheureusement le Québec est en panne depuis plusieurs années avec un conducteur au volant.


    Injecter tant que vous voudrez notre propre argent que sont nos impôts, on passera à côté de la solution parce que l'on fait partie du problème et on ne veut pas l'entendre comme société.

    Le sommet n'est pas un forum, c'est une réunion qui contre toute attente coutera aux contribuables un montant de 17 millions ( études, rapports , vin d'honneur ) pour une centaine de personne qui vont échanger sur l'avenir de l'économie dans 20 ans.

    Il ne sera pas question d'augmentation des tarifs. Tout va bien au pays du Québec comme le dit Monsieur Jean Charest avec des ficelles attachées aux bras.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 22h59
    Courage, puisqu`il faut l`appeler par son nom
    Le malheur des Québécois envers leur avenir se résume à un mot. Courage ou manque de courage. Dans un cas on s`épanoui, sous l`autre on péri. Malheureusement il nous manque un Obama au Québec. Et puis l`indépendance ça exige des couilles.

  • Pierre Vincent
    Inscrit
    mardi 19 janvier 2010 03h11
    Etre plus catholiques que...
    Le déficit budgétaire , exprimé en termes de pourcentage du produit intérieur brut, des Etats-Unis d'Amérique (EU-A), du Royaume-Uni, du Japon, etc. dépasse très largement celui du Québec (ayant pris en compte notre part du déficit fédéral). Et cette situation n'est pas prête de changer (pas l'espace pour élaborer ici).

    En termes de "vieillissement" de la population, le Québec fait (présentement) moins bien que les EU-A ou le Reste du Canada, mais infiniment mieux que le Japon, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Russie, etc. (Sans compter l'inévitable abrupte chute chinoise, dans une génération). Au Québec, surtout dans la lignée des plus récentes perspectives démographiques, l'évolution s'annonce comparativement douce (ce qui laisserait plus de temps pour des ajustements de toutes sortes--travail, retraite, natalité, immigration).

    Il ne s'agit pas de se laisser aller au gaspillage, au contraire. Cependant, la perspective d'une dette québécoise accrue certes mais dans une proportion moindre que celle de ses voisins et principaux partenaires commerciaux (surtout quand l'un est la première puissance du monde--pas l'Argentine par exemple) cette perspective dis-je n'est nullement inquiétante. Etre "trop" parcimonieux (dans un Canada qui l'est tout autant sinon davantage--je tiens compte de la courbe descendante ontarienne) ne servirait qu"à pousser "notre" devise à des niveaux insoutenables (du moins à court terme; à long terme, on pourrait s'ajuster, mais non sans douleur). Et dans l'éventualité d'une hyper-inflation causée par le relâchement monétaire (baptisé "quantitative easing" en ces jours heureux) américain, britannique, et demain peut-être japonais, quel bien cela ferait-il à nos braves économes canado-québécois? Vaut mieux s'assurer d'abord d'être instruits, en santé, et dotés d'infrastructures de qualité et d'un environnement sain. Un peu plus de dettes pour soutenir ces objectifs me semblerait une bien bonne affaire.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 19 janvier 2010 07h25
    Les écoles privées
    Au lieu d'abolir les écoles privées, privatisons les écoles publiques. (C'est une farce). C'est un fait que les écoles privées offrent un meilleur stimulant aux élèves ayant la chance de les fréquenter,et par le fait même leur offrent plus de chances de compléter leurs études que ceux qui fréquentent une école publique. Mais pour ceux qui veulent vraiment réussir leurs études, celà devrait être une stimulation plutôt qu'une excuse pour ne pas étudier. Ce ne sont pas tous les grands hommes (ou femmes) qui ont fréquenté les écoles privées. Privée ou publique, ceux qui ont réussi des études menant à un diplôme universitaire ont ceci en commun qu'ils ont travaillé dur.

  • Andrée Proulx
    Abonné
    mardi 19 janvier 2010 11h15
    de l'importance de la fiscalité
    Les analystes font leur travail de prédire l'état de la société. Ils n'ont pas toujours raison. S'ils s'entendent sur les faits, mais peuvent diverger sur les solutions. Joseph Facal a choisi d'ête lucide à sa façon. Celle de la mondialisation de l'économie.

    Sa réflexion va dans les sens d'un libéralisme agressif. Dans sa lucidité, il ignore tout un pan de la réalité économique : la fiscalité.

    Le Québec a le taux d'Imposition des entreprises le plus bas des pays d'Amérique du NOrd
    Des déductions fiscales que le Québec n'a plus les moyens d'offrir
    Une lutte à l'évasion fiscale pas assez agressive
    Une politique de laisser-faire au niveau des ressources naturelles. redevances minimes des compagnies minières qui détruisent et polluent l'environnement laissant le gouvernement payer les frais de'assainissement des sols qui s'élèvent à des millions de dollars
    Augmenter le nombre des paliers d'imposition
    Lutter contre l'évasion et à l'évitement fiscal.

    Les solutions à une plus juste répartions des richesses ne relèvent pas d'une idélolgie basée sur la réduction du rôle de l'État. L'État est la seule institution démocratique capable de prendre en compte le bien commun.

    La lutte à la corruption dans l'attribution des contrats publics, il n'y a que l'État qui en a les pouvoirs. Il s'agit que l'État soit au service de la population et non pas des décideurs financiers. La globalisation de l'économie dont Josephe Facal se fait le défenseur, est une solution qui profites aux puissants intérêts économiques et non à la population. .

    andrée proulx

  • Kim Cornelissen
    Inscrite
    mardi 19 janvier 2010 11h31
    Quand on ne comprend rien aux mesures publiques...
    Le Québec ferait bien de développer des liens plus étroits avec les pays nordiques pour se rappeler les avantages économiques de la sociale-démocratie... Une nation où les gens peuvent travailler en sachant que leur famille sera protégée s'il arrive quelque chose, qui ouvre la porte des universités pour stimuler l'innovation par intégration d'étudiantes et étudiants de toute provenance et de tout âge - l'innovation vient de la différence - et qui maintient les services essentiels comme l'électricité à des taux que les gens peuvent se permettre (le débat de l'augmentation du patrimonial est un leurre, puisque Hydro-Québec demande à préserver des tarifs spéciaux pour les industries en difficultés sous prétexte de préserver leurs revenus) est une société où les gens peuvent performer et créer... Encore faut-il que nous puissions créer des projets - entre autres en énergie renouvelable - et nous développer avec nos propres modèles tels que la très petite entreprise et les modèles coopératifs - mieux adaptés que la méga-entreprise au Québec, et que le Gouvernement fasse le ménage dans tout l'argent gaspillé à suivre des dogmes économiques comme les PPP (avec lesquels Facal était d'accord) ou le capital de risque dans des domaines totalement dépassés, voire sans éthique, comme l'a démontrée la Caisse de dépôt. Juste en réglant ces deux petites choses, ce sont des milliards qui ne partiraient plus à vau-lau......

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mardi 19 janvier 2010 18h53
    Néolibéralisme : encore à la mode?
    Le PQ commence à remonter dans les sondages d'après Léger et ce n'est pas en garantissant une hausse régulière des tarifs gouvernementaux comme programme qu'il prendra le pouvoir, de cela la classe moyenne francophone qui elle croit à l'alternance contrairement aux minorités n'en veut pas non plus.

    M.Facal en offrant de nouveau le programme de gouvernement de Lucien Bouchard, vous ne pourrez créer un mouvement de réveil chez les Québécois. Si vos positions sur l'histoire, le mirage de l'inter culturalisme, la souveraineté ne posent pas de problèmes pour des centaines de milliers d'entre nous. Votre obstination pour une économie de la rigueur n'aboutit qu'à un cul de sac.

    Que reste t'il du déficit zéro? Politiquement une mesure de saignement du personnel hospitalier qui n'a pas empêché sept ans de gouvernance libérale médiocre tout comme les effets d'une crise économique à Ottawa comme à Québec qui rapidement met à mal les finances publiques. Faire de Wall Street un indicateur d'équilibre économique c'est franchement ridicule lorsqu'on sait comment le capitalisme instable structurellement ne peut se passer d'une tendance virale au chaos à la fois destructeur et créateur. À l'époque de l'administration Obama qui balance entre le centre et une part de centre gauche, ce qui pour les É.U est surprenant. On peut se demander si ce n'est pas plutôt la voie keynésienne qui revient à la mode.

    Le libéralisme existant qui se détermine comme le système politique qui soutient l'économie de marché est contemporain de progrès techniques impressionnants dans l'humanité sans toutefois jamais avoir pu permettre une réelle égalité des chances entre les individus et en complément ce qu'on pourrait appeler une égalité générale de base supérieure et moins bureaucratique ou clinique que ce qu'apporte et apporté la protection sociale classique.

    Si la sociale démocratie pour reprendre la formule de Churchill peut se concevoir comme le -pire des régimes à l’exception de tous les autres- Il n'en reste pas moins que malgré la froideur et la pesanteur bureaucratique de ce régime, reculer vers la voie toujours avec insistance de la rigueur à la sauce néo libérale de nos jours et qui est rétrograde à son tour n'aboutirait qu'à un fiasco. Comme les sociétés d'Amérique du Sud en on fait l'expérience pendant des décennies.

    Plusieurs réactions ici de centre gauche à cet article ont rappelés les politiques contradictoires de tous les gouvernements du Québec en vue du bien public en ce qui regarde la fiscalité, les privilèges accordés aux grandes entreprises qui exploitent nos ressources. Cet acharnement des gouvernements québécois aussi à financer avec de l’argent public les écoles privées. Financement public qui tout au moins pourrait être réduit de 30%, mesure nécessaire pour renforcer l’école publique qui en a bien besoin avec tout le décrochage que l’on sait!
    Au final, dans une société qui connaît le climat froid que l’on sait, faire la promotion précisément d’une augmentation de tarifs radicale d’hydro Québec pendant que de l’argent sale lui même met à mal les finances publiques apparaît plus qu’absurde avec toutes ces incohérences administratives qui vient d’être rappelé.

    M.Facal, dirigez vos commentaires sur la condition nationale des Québécois sans vous enfermer dans le discours des faux lucides.

  • M Dubois
    Inscrite
    mardi 19 janvier 2010 22h22
    REVOIR L'ÉTAT-PROVIDENCE
    Notre défi comme peuple est assez clair quoique les opinions divergent sur les solutions. Tout au Québec est subventionné, de la culture à la santé, de l'agriculture à l'éducation. Nommez-moi les secteurs qui ne reçoivent rien à partir de nos taxes. Il faudra un jour faire des choix entre l'essentiel et ce que nous devrons considérer comme accessoire. Mais nous masquons cette réalité d'un voile complaisant. Ainsi par exemple nous parlons des garderies à 7$ alors qu'elles nédessitent 50$ de subvention de l'Etat par enfant.

    Nous vivons de plus en plus au-dessus de nos moyens et ce sont les lobbies les mieux organisés qui vont chercher la plus grande part du gateau. Ce n'est pas une question de gauche ou de droite mais de comptabilité et de respect de la génération qui vient et qui devra payer pour notre égocentrisme.

  • T. Julien
    Inscrit
    mercredi 20 janvier 2010 07h15
    Quoi de nouveau ?
    Sans avoir lu le livre de M. Facal et malgré le respect, rien dans cet article nous apprend quoique ce soit de nouveau - si son livre n'offre que cette analyse je dépenserai mon argent ailleurs merci.

    On a des politiciens 'sans couilles', on le sait, et qui se battent très fort pour leurs poches plutôt que pour l'ensemble de la masse et ce, depuis fort longtemps.

    J'ai bien hâte de voir le jour ou la population du Qc cessera de toujours voter (ceux qui en prennent la peine) pour l'image et par 'émotion'. Peut-être qu'ainsi, on réussira à faire 'changer' certaines choses qui sait ?

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 20 janvier 2010 08h50
    Du réalisme
    On parle de fiscalité, de voyages en bateau, de grosse prime de retraite, de contacteurs, de riches et de toute sorte de peccadilles, mais qui parle de vraies choses?
    Le Québec a la plus grosse fonction publique per capita en Amérique, la plus grosse administration per capita en Amérique. Juste la ville de Montréal est plus grosse comme administration que la province la plus riche, l'Alberta.

    Quand on aura fait fondre l'administration et la fonction publique au même niveau que la moyen national, et cela sans payer les yeux de la tête, (comme au privé, 6 mois de salaire et salut bonsoir) alors seulement je serai favorable à taxer les plus nantis, pour l'instant il faut leur laisser leur argent car eux seules font fonctionner l'économie.

  • Michel Chayer
    Inscrit
    mercredi 20 janvier 2010 12h11
    Le modèle Sud-américain
    Hausse des frais de garde, hausse des frais de scolarité, hausse tous azimuts des services publics, hausse des tarifs d’électricité pour les particuliers…

    Comme c’est original…

    Mais, pas un mot sur l’évasion fiscale, qui gangrène les services publics.

    Pas un mot sur les échappatoires fiscales dont bénéficient depuis des lustres les compagnies internationales, qui exploitent les ressources naturelles du Québec.

    Par un mot sur la transformation de ces matières premières à l’étranger, plutôt qu’au Québec.

    Pas un mot sur les tarifs d’électricité à rabais dont bénéficient depuis des décennies les alumineries.

    Pas un mot sur le nombre effarant de Québécois qui, de plus en plus, abandonnent leurs études par manque de moyens financiers.

    Facal et consort, ce sont des gramophones qui, sans autre réflexion, nous serinent le même discours pour le compte du patronat et des nantis afin de faire rentrer dans la tête du commun que ces derniers sont sur la terre pour payer, se serrer la ceinture et pour sacrifier leur droit au bonheur afin que les riches sont encore plus riches.

    Facal, sa vision sociale c’est celle du Moyen-âge : d’un côté les Seigneurs qui s’en mettent plein la panse, et de l’autre les serfs qui triment, qui peinent et qui vivent modestement dans la précarité.

    Facal, c’est le modèle Sud-américain qu’il veut importer au Québec : mettre fin au filet social, et accroître les inégalités sociales.

    De fait, je n’ai jamais entendu Facal pleurer sur le sort des enfants uruguayens abandonnés, qui dorment sur les trottoirs et qui mangent dans les poubelles sans que les nantis de là-bas ne manifestent quelque compassion.

    De fait, ce sont les mesures sociales mise en place au Québec dès le début de la Révolution tranquille qui ont fait de la province un État prospère et moderne.

    Moi qui a été élevé dans l’indigence qui prévalait au début des années soixante à Ville Jacques-Cartier, qui a dû interrompre ses études supérieures par manque de moyens financiers et qui a traîné son sac à dos en Amérique Latine, je sais de quoi je parle dans la présente.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mercredi 20 janvier 2010 13h08
    Pensée de M. Facal sur le multiculturalisme
    Lundi le 18 janvier, j'ai commenté brièvement l'entrevue de M. Facal sur son dernier livre. En parlant du multiculturalisme, j'ai oublié un mot. J'ai écrit qu'il associait multiculturalisme. J'ai omis de mentionner qu'il associait l'interculturalisme au multiculturalisme. Voilà !

  • Andrée Proulx
    Abonné
    mercredi 20 janvier 2010 13h50
    Croire l’incroyable
    Afin de faire croire à la population qu'un État réduit serait la solution au supposé manque d'argent pour financer les services publics, il a fallu que le système se pare d'un discours idéologique qui rende l'idée crédible et bienfaisante.

    Des millions de dollars investis dans les think-tanks ont joué ce rôle en répandant l'idéologie du néolibéralisme économique. À force de propagande, les lobbies économiques ont fait passer dans la population l'idée de la supériorité du marché sur la démocratie politique : bulletins, articles, dépliants, essais, conférences, entrevues, contrôle de maison d'éditions, infiltration de médias, financement de programmes d'études et de professeurs invités.

    Adam Smith le fondateur du libéralisme économique s’est lui-même appuyé sur sa propre idéologie pour ériger en système les profits démesurés des banques, les dividendes extravagants des investisseurs et la toute-puissance du marché. «Pour justifier un tel accaparement des richesses au détriment des droits sociaux et environnementaux le système a besoin d’une idéologie qui le rende crédible, légitime voire bienfaisant pour tous. Une idéologie au service des lobbies des multinationales et l’État, lui-même devenu complice. Adam Smith avait déjà ses idées à lui sur la moralité des individus. Il prit donc comme point de départ l’idée qu’à partir du moment où les libertés économiques des individus et des entreprises sont assurées par un marché libre et concurrentiel, il suffit que chacun poursuivre égoïstement son activité pour que se réalisent l’intérêt général, l’ordre social et la répartition optimale des revenus.»

    C’est la fameuse main invisible du marché qui rend possible l’incroyable : la poursuite d’un ordre socioéconomique naturel régi par des lois aussi infaillibles que les lois de la gravité où le bien commun résulte de la poursuite des intérêts égoïstes de chacun». ( Jacques B. Gélinas, sociologue. Comment la droite néoconservatrice a gagné la bataille des idées).

    Contrairement à la croyance répandue que la richesse profite à tous en créant des emplois, l’accumulation et la concentration de la richesse tel que pratiquées entre ceux qui la font fructifier en la déplaçant vers des paradis fiscaux ou en créant des emplois à l'étranger n'a aucun impact sur l'économie nationale. La richesse ne peut faire fonctionner l'économie que lorsqu'elle est répartie équitablement. Donc, par une réforme de la fiscalité.

    Il y a 60 ans, le fardeau fiscal payé par les entreprises et par les individus était également partagé. Aujourd’hui, environ 75% des revenus fiscaux proviennent des particuliers contre seulement 25% du milieu des affaires. (Où va notre argent, une fiscalité pour les riches. Collectif d’Attac-Québec, éd. Écosociété.)

    L’argument selon lequel la diminution des services publics pour régler les finances publiques, et donc par ricochet, l’intrusion du privé pour assurer les mêmes services, me pose problème. Comment peut-on, sans état d’âme, avancer une telle proposition et, dans le même souffle, ignorer que c’est grâce à ces mêmes finances publiques, supposément appauvries, que le monde de la finance et des affaires ont pu se relever de la récente crise économique ? Dont les travailleurs font aujourd’hui, et pour longtemps encore, les frais de leurs pratiques abusives.

  • ANDRÉ TAILLON
    Inscrit
    mercredi 20 janvier 2010 16h16
    L’audace de rebâtir à neuf !
    L’audace de rebâtir à neuf !

    Tant et aussi longtemps que ces biens pensant seront en place, nous ne verrons jamais la lumière au bout du tunnel.
    Je suis devenu allergique aux lancements de livres d’anciens politiciens. J’en ai assez d’entendre parler de rencontre de groupes sociaux pour un sommet ou un forum de discussion sur l’économie. Je ne suis plus capable de voir toujours ces mêmes acteurs essayer de nous prendre par la main et nous conduire tout droit vers le précipice! Ils sont tous là réunis toujours les mêmes, sans jamais apporter de solution efficace et durable aux nombreux problèmes qui nous frappent. C’est penseurs sont eux-mêmes responsable de notre dégringolade.
    Facal le dis, comme ces prédécesseurs depuis 40 ans« il faudra reprendre la logique des sommets de concertation: partager les constats, définir le futur qu'on veut, fixer des cibles, répartir équitablement les efforts, se mettre au travail et accepter qu'il y aura des moments difficiles, mais qui en vaudront plus tard la peine. » À bien y penser, si nous sommes prisonnier de nos propres décombres et enseveli dans nos mentalités corrompu c’est bien à cause de ces lucides.
    Vous me faites penser à ces gens assis à la gare attendent un train qui ne viendra jamais.
    Notre séisme à nous Québécois ce sont ces sempiternels intellectuels soi-disant lucides, ces empêcheurs d’empêcher d’évoluer ces hamster qui tourne en rond sans jamais se fatiguer. S’il y a quelque chose qu’ils ont réussi c’est certainement d’avoir menti au peuple et assurer leurs propres avenirs et leurs retraites dorées!
    Régulièrement j’entends dans les médias certains protagonistes poser la question à 100,000 dollars. Comment pourrait-on régler une fois pour toute la maudite dette et en finir avec les problèmes de pauvreté, de santé, d’éducation, du décrochage scolaire etc.
    Beuuh non! Beaucoup trop difficile pour ces décideurs d’avoir un brin de vision, on focus plutôt sur le retour des péages, au report de la retraite, aux augmentations de taxes et de frais sur les services souvent inexistant. On nous prévient que ca va faire mal! Ils sont tellement lucides qu’ils trouveraient le moyen de taxer l’air qu’on respire?
    Cela n’est pas très difficile à comprendre, les gouvernements passé et présent n’ont jamais eu de vision à long terme et ont toujours eu recourt aux intellectuels à pipe pour trouver des solutions aux problèmes qui nous assaillent sans jamais trouver de recette. Ils ont tous errer, divaguer et jouer avec notre avenir comme on joue au casino. Ils n’ont pas d’imagination!
    Comment est-il possible pour Jean Charest de savoir à quoi ressemblera le Québec dans 20 ans alors qui n’est même pas apte de gérer le moment présent et l’année en cours! Si sir J.J. Charest veut savoir à quoi ressemblera le Québec dans 20 ans qu’il aille consulter Madame Minou!
    Par quoi commencer ?
    Je vais vous le dire moi par ou commencer! Il faut d’abord se débarrasser de ces acteurs à deux ou trois lettre PQ PLQ FTQ CEQ CPQ CSN et ces intouchables fonctionnaires et chefs syndicale et patronale. Ce sont eux qui ont été instigateurs de nos déboires actuels. Ce n’est pas avec ce genre d’élites que l’on peu s’attendre à devenir quelque chose comme un grand peuple.
    La démocratie comme disais l’autre a été monopolisée par une élite politico-économique qui utilise le pouvoir à son profit. Dans les faits, le citoyen s'est fait déposséder de son pouvoir de définir la société dans laquelle il veut vivre.
    La vraie révolution provient du cœur et de l’esprit, tant que les gens ne prendront pas le temps de réfléchir sur l’avenir du Pays, aucun changement ne serait poindre à l’horizon. »C’est justement ça notre problème aujourd’hui, c’est chacun pour soi et la majorité des Québécois n’écoute plus la voix qui viens du fond de l’âme et ça, c’est bien à cause de vous politiciens, votre mollesse et ineptie dans vos indécisions, tergiversations ou les abus commis sur la collectivité fait en sorte que vous récolté aujourd’hui ce que vous avez semé.
    À mon humble avis, nous sommes mûrs, en tant que Québécois, pour produire des fruits québécois. Comme un pommier donne des pommes ou un cerisier donne des cerises, il en va de même pour nos richesses collectives et nos richesses naturelle. Dans cette même pensée cessons de nous faire passer des pommes pour des oranges et arrêtons de critiquer sans rien faire. Agissons tous ensemble vers le même but en nous impliquant socialement vers ce changement inévitable et éminemment souhaitable. C’est comme un fruit mûr, il faut le cueillir avant qu’il ne tombe et pourrisse.
    Si on s’y mettait pour sortir le Québec de son marasme!
    Si on s’y mettait vraiment, s’orientait autrement en changent les règles qui nous régissent, en mettant la hache dans ces dogmes et paradigmes qui nous conduisent directement vers notre perte!
    J’ai toujours dis que le Québec à tout ce qu’il faut pour se réaliser. Nos richesses naturelle et humaine sont malheureusement mal utilisées.
    Peut être que le projet de société que j’ai dessiné sur ma planche à dessin depuis 1983 est trop avant-gardiste, mais je suis certain que mes idées ce réaliserons un jour. Je suis probablement né 50 ans trop tôt pour voir des maisons en cubes et les serres tunnel s’ériger sur les terres au Québec, ou exporté vers des pays en reconstruction comme Haïti ou autres pays en voie de développement.
    Si seulement on prenait le temps d’écouter de simple citoyen (les gens du Pays quoi!) Nous pourrions devenir l’exemple à suivre en Amérique du Nord et un modèle de réussite collective.
    J’appartiens probablement à une autre dimension qui n’a rien à voir avec celle d’un journaliste ou d’un professeur, je ne fait pas partie non plus de ces faux lucides aux pratiques programmé et coulé dans le béton.
    Je ne m’appel pas Normand d’amour avec sa poigné d’porte.
    Je ne m’appel pas James Charest avec sa réingénierie de l’État les deux mains dans nos poches.
    Je ne m’appel pas. Je suis toujours rendu!
    Pour ce qui reste à faire j’en appel à la conscience de ce peuple s’il en reste un! Aux vrais bâtisseurs et à toutes ceux et celles qui ont a cœur le Québec. À saisir ici et maintenant tout les opportunités pour ce réaliser. Qu’il soit fini le temps de voir nos espoirs et nos talents éparpillé à tous vents.

  • Pierre Zwngli
    Inscrit
    mercredi 20 janvier 2010 18h57
    On ne dira jamais assez le mal que la gauche...
    On ne dira jamais assez le mal que la gauche a fait au PQ en plaçant ses marottes (sociale, pédagogistes, universalistes, féministes, écologistes, interculturalistes, pro-LGBT, etc.) au-dessus de la question nationale.

  • Zarrafeh
    Inscrit
    mercredi 20 janvier 2010 21h35
    Immobilisme et status quo
    Je suis d'accord avec Mr Facal, un de nos plus grands problèmes est l'immobilisme. Je ne crois pas que cet immobilisme prend sa source dans nos politiciens mais plutôt il prend ses sources dans notre population. Le gouvernement Charest l'a bien compris, il a essayé au début de leur premier mendat de faire quelques changements profonds: levé du bouclier, cris aux scandals, les syndicats, les journaux... tout! La chute dans les sondages etc
    Du coup, il a compris, depuis le gouvernement Charest ne fait rien! Il y a aucune intiative majeure, on fait rouler le système comme on peut. De temps en temps on huile par-ci par-là, mais attention rien de profond! Rien pour changer le cap! Et depuis ce temps-là, il remonte dans les sondages, tout le monde est content!
    Du coup, on ne fait rien pour lutter contre l'endettement, la faible productivité, vieillissement de la popuation (choc démographique), vieillissement de notre appareil de production etc

    Ce qui manque le plus ce n'est pas le leadership, les gens sont contents d'élire Charest, car ils sont sures qu'avec lui rien ne va changer. Ce qui nous manque c'est les idées nouvelles et qui motivent les gens!
    Et je ne crois pas que la souverainté fasse l'affaire, C'est une vieille idée ça fait 30 ans qu'on en parle! n'est-ce pas le temps de passer à autre chose?
    Est-ce parce que nous sommes devenus une nation de vieux que comme
    les vieux nous avons peur du changement?
    Peut-être il nous faut un autre Lesage et une idée de changement majeur comme il l'a eu avec hydro?

  • Nadeau Benoit
    Abonné
    samedi 23 janvier 2010 18h28
    Benoit
    Ce sont des idées très intéressante. Il nous faut un nouveau départ. Nous avons eu un élan merveilleux lors de la révolution tranquille mais ce feu s est graduellement éteint. Nous sommes maintenant paralysé dans l inaction. Aussitôt qu' un entrepreneur a un projet, il y a un groupe de pression qui s organise pour tout bloquer.
    Nous avons tout les atouts nécessaire pour réussir cette deuxième révolution tranquille si nous nous y mettons. L Hydroélectricité, les énergies verte, une population éduquée. Il faut cesser d avoir peur et agir.
    Le gouvernement Charest est un gouvernement responsable. Il est responsable de la paralysie de notre société. Nous avons besoin de sang neuf et d'énergie nouvelles.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    dimanche 24 janvier 2010 09h17
    L`agenda de Pauline Marois
    Y aurait-il quelqu`un dans l`auditoire du Québec qui connaisse l`agenda politique de Pauline Marois? Il me semble que l`on s`égare dans des débats gauche-droite sans avenir. Il m`apparait que la flamme de l`Indépendance pour les québécois est interdite au Parti Québécois. À créer le vide on permet à un autre mouvement l`occupation du terrain. L`ADQ est morte dans sa futilité. Le PQ pourrait subir le même sort, car sa présence sur le terrain est endormie d`un sommeil profond. Qui d`autre pourrait porter le flambeau très haut? Et si monsieur Parizeau était 20 ans plus jeune!

  • Etienne Goyer
    Inscrit
    dimanche 24 janvier 2010 10h16
    "Subventionner" la fréquentation de l'université ... ?
    Dans l'ensemble, les positions de M. Facal, tel que résumées dans cet article, m'apparaissent digne d'une réflexion. Par contre, j'ai un problème avec une des celles-ci: le "subventionnement" des frais de scolarité à l'université.

    Il semble il y avoir un large consensus selon lequel le niveau de vie d'une population (sa richesse) soit fortement corréllée avec son niveau d'éducation. Bien sûr, la corrélation n'implique pas la causation, mais on peut présumer qu'il y a là un cycle vertueux, où l'éducation améliore les conditions de vie, qui à leur tour favorisent un accès plus facile à l'éducation, et ainsi de suite. En conséquence, il semblerait logique de tout mettre en oeuvre pour augmenter le niveau d'éducation de la population, puisque celle-ci serait un investissement qui démontre un retour. Et pourquoi pas: s'endetter pour le financer, comme on le fait pour bâtir des barrages hydro-électriques. En autant que ce soit rentable!

    Contre toute logique, les partisans de l'augmentation des frais de scolarité soutiennent que ceux-ci n'ont pas d'influence sur l'accessibilité aux études supérieures. Permettez-moi d'en douter. Anecdotiquement, je connais plusieurs personnes qui n'ont pas poursuivi d'études supérieures, ou ne les ont pas terminées, faute de moyen. Qu'en est-il réellement?

    De plus, il faut tenir en compte le poid relatif des frais de scolarité dans le budget des universités. Une augmentation de 100% ds frais de scolarité aurait un effet catastrophique sur les étudiants, mais aurait-elle un impact significatif sur la qualité de l'enseignement? Encore là, j'en doute.

    Donc, avant de me vendre l'augmentation des frais de scolarité comme solution au sous-financement des université, les lucides vont devoir faire leurs devoirs et répondre à deux questions:

    1. Quel est l'impact réel des augmentations sur l'accessibilité? Pas de conjectures, ni de comparaisons pomme-orange avec d'autres provinces, mais une étude sur la capacité individuel des étudiants québécois de soutenir lesdites augmentations.

    2. Dans quelle mesure ces augmentations assureront-elles la santé financière de nos universités? À un niveau qui n'ai pas d'impact significatif sur l'accessibilité, seront-elles suffisantes pour assurer un financement adéquats de l'éducation supérieures?


    Sans une réponse étudiée à ces questions, je conclus que les lucides prônent l'augmentation des frais de scolarités sur une base idéologique, en contradiction avec le pragmatisme dont ils se proclament les apôtres.

    Cette question m'interpelle personnellement, et je puise ma réfléxion dans mon propre vécu. Il y a quelques années, dans la jeune trentaine avec deux enfants à charge, j'ai considéré pendant un moment faire un retour à l'université. Drop-out du CÉGEP, je voyais dans un éventuel retour aux études une façon de réaliser pleinement mon potentiel, mais surtout de sortir du sous-emploiement chronique dont je souffrait depuis le début de ma vie adulte. Cette hiver là, le gouvernement Charest a choisi de s'attaquer au programme de prêts et bourses dans le cadre de sa grande "réingénierie" de l'État (qu'en est-il devenue?). J'ai bien manifesté sur la colline avec quelques milliers d'autres étudiants, sans grand succès. L'Université Laval, que j'avais commencé à fréquenter à temps partiel, avait de son côté décidé qu'il était opportun d'augmenter les frais de scolarité, dans un contexte où la fréquentation diminuait dramatiquement (trouver l'erreur). Après réflexion, j'ai choisi de laisser tomber mon projet d'étude universitaire à temps plein: trop cher, et pas très intéressant de trainer quelques dizaines de milliers de dollars de dettes par la suite. Surtout que les études à temps plein auraient impliquées de mettre ma famille en état de survivance financière pendant toute leur durée.

    Je suis donc resté sur le marché du travail, et ça m'as plutôt bien réussi. Je suis finalement sorti du sous-emploiement, mais clairement, je dois ma carrière à autre chose que mon éducation. Je ne peux pas m'empêcher de penser: que serais-je devenu avec un baccalauréat en poche? Et surtout: combien sont-ils à ne pas réaliser leurs plein potentiel, faute d'un accès abordable aux études supérieures? Et finalement: combien cela nous coûte t'il collectivement? Des questions sans réponse, parce qu'elles n'intéressent pas les décideurs. Pas même ceux qui ont pour travail de gérer lesdites études supérieures. Et elles n'intéressent vraisemblablement pas les lucides non plus.

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    lundi 25 janvier 2010 21h55
    De Madrid à Ottawa
    Faisant maintenant partie de la diaspora québécoise, je ne comprends plus rien à ce débat gauche-droite, souverainiste ou fédéralisme. Abreuvé aux notions d'identité sociale, je ne peux que comprendre qu'une nation ait besoin d'un territoire. Alors que j'observe qu'Haïti compte en partie sur sa diaspora pour s'en sortir, il n'y a que Le Devoir pour alimenter la diaspora québécoise.

  • Martin Lafrance
    Abonné
    vendredi 29 janvier 2010 12h01
    Subvention aux étudiants
    Je ne serais pas contre que le gouvernement facilite financièrement l'accès aux études techniques et universitaires aux étudiants qui s'inscriraient à des programmes menant à un diplôme où la demande de main d'oeuvre est difficile à combler. Les entreprises qui manquent de main d'oeuvre qualifiée pourraient aussi être mises à contribution.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 30 janvier 2010 05h09
    D'accord avec les principea du non à laxe gauche-droite et oui à l'intérêt ntional du Québec.
    Je cite: «Cela implique forcément qu'il fasse de l'intérêt national du Québec, et non de l'axe gauche-droite, sa grille d'analyse primordiale».»

    Tout à fait d'accord avec ce principe.

  • Etienne Goyer
    Inscrit
    lundi 8 février 2010 10h51
    Re: Subvention aux étudiants
    @Martin Lafrance: Oui pour soutenir l'éducation comme mesure d'employabilité, mais encore faut-il faire attention à ne pas tomber dans une vision réductrice de celle-ci, ou son rôle se limite à produire des techniciens pour l'industrie. La société profite aussi globalement de la contributions des visionnaires et des intellectuels, des penseurs et des artistes. Il ne faudrait pas créer un système d'éducation à deux vitesses, où seules les disciplines jugées économiquement rentables soient financées adéquatement, limitant l'accessibilité de celle qui ne le sont pas.

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