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    Sondage Léger Marketing-Le Devoir - A(H1N1) vaut une bonne note au Québec

    Le gouvernement Charest récolte 70 % de satisfaction contre 58 % pour Ottawa

    18 janvier 2010 |Alec Castonguay | Québec

    Les résultats du sondage en format PDF
    Malgré un départ chaotique, la campagne des gouvernements pour combattre la grippe A(H1N1) reçoit la faveur de la population. Selon un sondage Léger Marketing-Le Devoir, les Québécois sont satisfaits de la manière dont les gouvernements ont géré ce problème de santé publique.

    C'est le gouvernement du Québec qui reçoit la meilleure note, alors que 70 % des répondants se disent «satisfaits» ou «très satisfaits» de la manière dont a été gérée la plus importante campagne de vaccination de l'histoire de la province. En revanche, 27 % des citoyens se disent «insatisfaits» ou «très insatisfaits» de la réaction du gouvernement Charest.

    En ce qui concerne le gouvernement fédéral, 58 % des gens affirment que le gouvernement canadien, responsable surtout de l'approvisionnement en vaccin et de la coordination avec les autres pays, a bien géré la situation. Ils sont 32 % à dire le contraire.

    Christian Bourque, vice-président de Léger Marketing, affirme que la campagne de lutte contre la pandémie a connu un «faux départ», notamment avec la confusion dans les centres de vaccination et les longues files d'attente qui duraient des heures dans plusieurs régions du Québec. Au fédéral, la pénurie de vaccins dans les premières semaines a fait craindre le pire à plusieurs citoyens. «C'est clair que la campagne a mal commencé. Mais les gens jugent que ça s'est replacé et que, finalement, tout a bien été. Les deux gouvernements peuvent dire "mission accomplie"», affirme M. Bourque.

    La différence de satisfaction entre les deux ordres de gouvernement s'explique d'abord par la proximité des citoyens avec ceux qui ont donné les soins de première ligne, affirme M. Bourque. «C'est le Québec qui a géré les centres de vaccination et les infirmières.»

    Des facteurs secondaires ont pu jouer, notamment la publicité massive du gouvernement québécois et la disponibilité du ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui a été très présent, tout comme les fonctionnaires de son ministère. Le gouvernement fédéral a été plus discret.

    Une réaction excessive?

    La campagne de lutte contre la grippe A(H1N1) a été l'une des plus importantes opérations de santé publique de l'histoire du Québec. La mobilisation des médecins, des infirmières et des fonctionnaires a été massive, entraînant des coûts de 200 millions de dollars pour le gouvernement du Québec.

    Est-ce que les gouvernements ont réagi de manière excessive à cette pandémie, qui a fait beaucoup moins de dégâts que prévu? À cette question, 41 % des citoyens répondent «oui» et estiment que les gouvernements en ont trop fait. Ils sont 50 % à penser que les gouvernements ont réagi de façon «appropriée». Seulement 4 % des répondants soutiennent que les gouvernements n'ont pas assez réagi devant la menace.

    Christian Bourque affirme que les gouvernements, surtout celui du Québec, ont réussi à convaincre les citoyens d'aller se faire vacciner, ce qui s'annonçait comme une tâche difficile cet automne. «En octobre, nos sondages montraient que la population était divisée en trois groupes presque égaux, dit-il. 30 % des gens ne voulaient pas se faire vacciner, 30 % étaient hésitants et 30 % voulaient se faire vacciner. Les derniers chiffres du gouvernement indiquent que 60 % de la population du Québec s'est finalement fait vacciner, ce qui veut dire que le gouvernement a réussi à convaincre tous ceux qui se disaient hésitants. C'est une réussite.»

    Le sondage a été mené par Internet auprès de 1000 personnes représentatives, réparties dans toutes les régions du Québec, du 11 au 14 janvier. Les données du sondage ont été pondérées selon l'âge, le sexe, la langue maternelle, le degré de scolarité, la composition du foyer et la région, de façon à garantir un échantillon représentatif de la population québécoise. Un échantillon probabiliste de la même taille présenterait une marge d'erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20.












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