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Des mesures pour intégrer les médecins diplômés à l'étranger

Québec fait quelques pas de plus pour faciliter l'intégration des médecins diplômés à l'étranger.

La Presse canadienne   16 janvier 2010  Québec
Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, a en effet annoncé hier une série de mesures qui seront progressivement implantées et qui permettront de faciliter le parcours de ces candidats à la pratique de la médecine au Québec.

Entre autres mesures, 65 places seront réservées en résidence, en médecine familiale et dans les spécialités de base pour ces diplômés de l'extérieur du Canada, des États-Unis et de la France.

La France fait maintenant partie des exceptions, car le Québec a signé l'an dernier une entente particulière de reconnaissance des compétences avec ce pays.

Les candidats qui ne parviendront pas à décrocher un poste de résidence devront passer par un système d'évaluation qui permettra différents cheminements selon les lacunes observées. C'est un organisme indépendant qui sera chargé d'administrer le futur mécanisme d'évaluation des compétences.

Par exemple, un stage de mise à niveau d'une durée de six mois sera offert aux candidats qui auront obtenu une recommandation en ce sens, après évaluation de leur dossier.

Un autre stage d'acclimatation sera aussi offert à ceux qui sont admis en résidence, mais qui ont tout simplement besoin de mieux connaître leur milieu de pratique.

Ceux qui ne pourront suivre ces mesures d'adaptation ou d'appoint se verront conseiller une réorientation de carrière.

«L'objectif politique est très clair: tout citoyen québécois qui a un diplôme de médecine, on veut lui offrir l'opportunité de pratiquer au Québec, parce qu'on est en pénurie de main-d'oeuvre, ça c'est très clair, a dit le ministre Bolduc. Tout citoyen québécois qui a un diplôme de médecine, qui a les acquis et que l'évaluation révèle qu'ils sont capables, on veut les avoir le plus rapidement possible sur le marché du travail. Ceux qui ont des déficiences, on veut les aider à les corriger rapidement et les amener sur le marché du travail. Les autres, on veut leur permettre d'être des citoyens actifs et d'avoir un travail rémunérateur au Québec et de participer à la société québécoise. Pour ça, on va leur offrir un programme de formation connexe dans d'autres types de professions.»

Le ministre Bolduc adopte ainsi l'ensemble des recommandations du groupe de travail qu'il avait constitué pour le conseiller en la matière.

Il s'engage ainsi à ce que personne ne soit laissé pour compte et que l'évaluation de chaque candidat soit faite «rapidement». Il rappelle que c'était là l'un des principaux reproches formulés envers le processus de reconnaissance des médecins diplômés à l'étranger: sa lenteur.

Le ministre de la Santé prévoit que les premières évaluations des candidats pourront commencer ce printemps et les premiers stages, cet automne.
 
 
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  • Lecteur666 - Inscrit
    16 janvier 2010 08 h 33
    Mépris, corporatisme, sottise
    Cette information rassemble ces trois caractéristiques.

    Mépris : Quelle arrogance de suggérer que les médecins français, qui ont effectué dans leur pays souvent plus de 10 années d'études, seraient loin d'avoir atteint le niveau québécois qui serait infiniment supérieur (on attendra en vain une preuve tangible de la supériorité de ce système). Après des "stages" de mise à niveau, nous dit-on, on pourrait leur proposer "une réorientation de carrière", sur le mode : vous êtes parfait pour la France, ce ridicule pays du Tiers-Monde, mais pour le Québec, non, franchement mon vieux, vous n'êtes pas au niveau... Faites plutôt dans la plomberie.

    Corporatisme : Derrière ce mépris absolu brandi en étendard, s'épanouit le corporatisme le plus primaire. À l'évidence, les médecins québécois ont un lobby efficace. En veillant à ce que la pénurie de médecins au Québec demeure telle qu'elle est, ils protègent et garantissent leur niveau de salaire. C'est de bonne guère, mais il est tout de même curieux (ou troublant ?) qu'aucun journaliste ne relève cette évidence.

    Sottise : En agissant ainsi, le gouvernement québécois va à l'encontre de ses intérêts. Aucune chance que les médecins étrangers se précipitent pour intégrer un système aussi absurde, dans lequel leurs compétences seront systématiquement dénigrées. Ce n'est pas la France que cela dérangera : elle s'efforce par tous les moyens de garder ses médecins quand, chez elle aussi, la pénurie menace. L'intérêt de la France (pas des médecins français, mais de la France) est donc bien préservé... En revanche la population du Québec continuera de subir une pénurie chronique et, on le voit, organisée pour servir les intérêts financiers de quelques-uns.

    ... Pas très futé, comme politique !
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  •  
  • Marc André Bélanger - Inscrit
    16 janvier 2010 12 h 37
    Cher Lecteur666
    Tel qu'il est indiqué dans l'article, ces mesures s'adressent aux « diplômés de l'extérieur du Canada, des États-Unis et de la France ».
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  • Lecteur666 - Inscrit
    16 janvier 2010 14 h 30
    Cher Mr Bélanger,
    Les contraintes imposées aux médecins français sont à peine moins sévères.

    Mais surtout, cela n'enlève rien à l'argumentation, qui vaut aussi pour la Suisse, la Belgique, l'Allemagne, le Japon... Tous leurs médecins seraient des crétins ? Soyons sérieux, allons...

    Je maintiens que la politique québécoise est, en la matière, d'une stupidité rare. Elle défend les intérêts d'un groupe (les médecins québécois et leurs salaires élevés) contre ceux de la majorité (la population qui désespère de trouver un médecin de famille).
    J'ai parlé de sottise, mais on pourrait aussi dire "collusion". À vous de choisir...
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  • nonauracisme - Inscrit
    16 janvier 2010 16 h 10
    @Marc André Bélanger: pas vrai
    La France fait maintenant partie des exceptions, car le Québec a signé l'an dernier une entente particulière de reconnaissance des compétences avec ce pays

    Malgre l accord signe, un docteur francais doit faire sa demande a l ordre comme les autres. L accord ne veux pas dire qu un docteur francais arriverai a trudeau et le lendemain se mettrai a travailler a Saint Luc. Loin de la. Il y avait une emission sur TVA la semaine derniere; un medecin francaise a abandonner sa demande car rien n a changer malgre l accord. Ce probleme est au niveau des ordres qui ont des interets financier que les choses pareilles.
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  • Michel Chamoun - Inscrit
    17 janvier 2010 00 h 27
    Une question de rigueur
    N'importe quel diplomé, quel que soit son domaine d'étude, doit passer par certaines etapes administratives lorsqu'il émigre. Pour travailler aux États-Unis, les médedins canadiens doivent passer un examen, et jusqu'a tres recemment, meme l'ontario avait certaines barrieres.

    Et il est tout a fait légitime de faire passer des evaluations et des stages aux medecins des autres pays, puisque meme ceux qui viennent d'université reputées sont habitués a évoluer dans un systeme différent

    Par contre, il faut avouer que et le gouvernement du quebec et l'ordre des medecins s'amusent a rendre ces petites mesures administratives en barrieres insurmontables. Meme les ontariens ont de la misère a travailler au quebec; loi 101 oblige, ils doivent passer des examens de francais, alors que les quebecois peuvent allegrement s'ouvrir une clinique en ontario. Quand aux immigrants , meme une fois qu'ils ont prouvés leurs capacités, il reste pratiquement impossible pour eux de se trouver une place en residence.

    Alors le fait que le gouvernement leur reserve 65 places, c'est une excellente nouvelle. Reste que cela est encore trop peu, et deja trop tard pour bien des medecins qui se sont recyclés dans d'autres domaines. Il ne reste qu'a esperer que l'ordre des medecins fasse aussi quelques ouvertures et que le gouvernement continue sur cette lancée.
    Mais je ne me fais pas trop d'illusion, ma mere a attendu pendant 15 ans la realisation de promesses politques qui lui permettraient de faire reconnaitre son diplome, et prendra probablement sa retraite en tant qu'infirmiere (carriere vers laquelle elle c'est recyclée en arrivant au quebec)
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  • daddy - Inscrit
    17 janvier 2010 10 h 36
    une question de corporatisme
    je ne crois pas que le médecin de base, québécois "de souche", remette en question les compétences (aptitude à soigner) des médecins formés à l'étranger, que ce soit dans un pays "avancé" (France, ...), ni même "sous-développé" (Algérie...) ; même si je ne peux pas me prononcer sur l'accueil fait aux québécois de souche formés à l'étranger (États-Unis non compris).

    J'en veux pour preuve le vécu personnel d'une relation patient soigné à l'étranger / médecin québécois : immigrant récent, traité pour hypertension en Algérie, par un médecin algérien formé en Algérie, je me suis présenté à une clinique sans rendez-vous, à Sherbrooke pour faire renouveler mon ordonnance (ma prescription).

    Que croyez-vous que le médecin québécois a fait ? Combien de temps la rencontre a-t-elle duré ? je ne suis pas resté chez ce médecin plus de dix minutes, le temps de prendre ma tension et de trouver les équivalents canadiens des médicaments que je prenais en Algérie pour traiter mon hypertension.

    Sur quoi ce médecin a-t-il fondé son acte médical consistant à me prescrire des médicaments, engageant ainsi sa responsabilité ? deux documents délivrés par un médecin algérien, inscrit à l'ordre des médecins algériens (et non québécois !!!) : une description de ma pathologie et la prescription correspondante.

    C'est pourquoi, je serais plutôt enclin à être d'accord avec le lecteur qui considère qu'il s'agit de préserver des intérêts financiers. Même si d'autres considérations peuvent entrer en ligne de compte.
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  • Marc André Bélanger - Inscrit
    17 janvier 2010 12 h 38
    Réponse
    Je n'ai jamais dit que j'étais d'accord avec les politiques dictées par le lobby corporatiste de l'Ordre des médecins. Je désirais seulement rectifier le commentaire sur la situation de la France. En fait, je suis tout à fait d'accord avec le commentaire de M. Chamoun.
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  • Philippe Landry - Abonné
    18 janvier 2010 11 h 54
    Avons nous besoin de plus de médecins.
    Il faut savoir que l'embauche de médecins est une spirale sans fond: plus nous en engagerons, plus notre système de santé nous coûtera cher. C'est pourquoi le principal critère qui devrait guider l'embauche du personnel médical est le ratio de médecins par habitant. Celui-ci devrait se rapprocher de celui des autres pays industrialisés.

    Avons-nous trop ou pas assez de médecins en fonction de ce critère? Répondons d'abord à cette question avant d'augmenter de façon irréfléchie le nombre de médecins que nous aurons à supporter, nous qui croulons déjà sous le poids de taxes et d'impôts exorbitant.

    Par ailleurs, je crois que les médecins sont sur-payés. Dans un système capitaliste, il est normal que ceux-ci soient millionnaires mais dans notre système social-démocrate, leur salaire est payé avec les efforts de petits salariés, il est donc anormal qu'un médecin fasse plus que 150 000 dollars par année (5 fois le salaire moyen de la population!)
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  • Guerrier Maurice - Inscrit
    14 août 2011 09 h 09
    Qu'en est-il des medecins cubains?
    Comment cela se passe-t-il l'intégration des médecins cubains dans le système canadien? Si j'arrive au canada maintenant quelles seront les procédures à suivre pour arriver à cette intégration. J'ai vu qu'il y a un stage de 6 mois, est ce qu'il y a un site officiel ou je peux me renseigner?
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