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La part de rêve

Michel David   17 décembre 2009  Québec
L'aventure politique a mal commencé pour Camil Bouchard. Au printemps 2003, quand Pauline Marois lui a offert la candidature péquiste dans la circonscription de Vachon, il s'apprêtait à prendre un congé sabbatique d'un an en Italie. Imaginez, un an en Italie, le rêve!

À l'époque, Bernard Landry semblait être en mesure de réaliser l'impossible, c'est-à-dire conduire son parti à une troisième victoire consécutive, malgré la défaite référendaire, les compressions budgétaires, les fusions forcées, les sempiternelles chicanes au PQ...

M. Bouchard se voyait déjà ministre. Son célèbre rapport intitulé Un Québec fou de ses enfants avait eu un impact réel sur les politiques gouvernementales, notamment sur la création du réseau des centres de la petite enfance. Bientôt, il allait enfin pouvoir mettre lui-même la main à la pâte.

Au lieu de quoi, il s'est retrouvé sur les banquettes de l'opposition à l'Assemblée nationale, devant un gouvernement qui incarnait tout ce qu'il réprouvait: le néolibéralisme, un fédéralisme inconditionnel, un manque flagrant d'empathie pour les plus démunis... M. Bouchard ne s'est jamais vraiment remis de cette déconvenue. Qu'elle était loin, l'Italie!

Au pouvoir, cet homme généreux aurait déjà eu beaucoup de mal à concilier ses idéaux avec la dure réalité budgétaire. Dans l'opposition, il n'était pas assez méchant pour prendre longtemps plaisir à torturer un adversaire.

Il lui fallait être réellement indigné pour mordre. En 2005, il avait trouvé insupportable l'incompétence avec laquelle la ministre déléguée à la Famille, Carole Théberge, avait géré le dossier des garderies, mais il n'avait pas ce fameux «instinct du tueur».

***

M. Bouchard était le premier à reconnaître que le sens politique n'était pas sa qualité première. La poursuite qu'il avait intentée contre le ministre Claude Béchard, parce qu'il tardait à rendre public son plan de lutte contre la pauvreté, était un peu ridicule, mais sa candeur avait quelque chose de rafraîchissant.

Après avoir songé à se lancer lui-même dans la course à la succession de Bernard Landry, il avait finalement été le seul député à se ranger derrière Louis Bernard, qui n'avait obtenu que 5 % des voix.

La franchise de la démarche de M. Bernard, qui voulait que le PQ s'engage à tenir un référendum immédiatement après la prise du pouvoir, avait tout pour séduire un homme entier comme M. Bouchard, même si cela s'apparentait à un suicide électoral.

Après le départ d'André Boisclair, il estimait que le PQ avait besoin d'un chef provenant d'un «horizon différent» et qui aurait une «connexion directe» avec la population. Son collègue et ami Pierre Curzi lui semblait réunir ces qualités. Là encore, l'emballement de M. Bouchard l'empêchait de faire une analyse objective de la situation.

«La politique doit nous faire rêver, dit-on, et vous conviendrez que le contexte actuel, imprégné d'odeurs de corruption, de malversations et de collusion n'a rien qui puisse nous faire rêver», a-t-il expliqué en annonçant son départ.

Sans doute, mais il y avait plus. Même s'il s'est bien défendu d'avoir fait son deuil de la souveraineté, son départ est aussi l'expression d'une certaine lassitude. L'an dernier, M. Bouchard faisait partie du comité d'une dizaine de députés qui avait élaboré le nouveau «plan pour un Québec souverain». En bon soldat, il s'était rallié au consensus, mais il voyait dans ce plan plus de discours que d'action.

***

Bon nombre de politiciens se satisfont volontiers de gérer le quotidien, certains essaient réellement de corriger les iniquités les plus flagrantes. Camil Bouchard faisait partie de ceux, beaucoup plus rares, qui rêvent vraiment de changer le monde, et il ne voyait plus comment il pourrait y contribuer par la politique.

Après le départ de Louise Harel, il était peut-être au sein du caucus péquiste le dernier grand défenseur d'une social-démocratie qui cherche moins à se «moderniser» qu'à convaincre de son actuelle nécessité, nonobstant une conjoncture difficile.

Aux yeux des «lucides», des hommes comme M. Bouchard font souvent figure de dinosaures, au mieux de poètes inconscients des réalités d'aujourd'hui. Dans les débats difficiles qui s'annoncent sur les orientations fiscales et budgétaires que la société québécoise devra choisir, il est néanmoins indispensable que leurs voix se fassent entendre.

Deux ans et demi après que Pauline Marois a pris la direction du PQ, on se demande encore à quelle enseigne il loge sur ces questions. Il y a des limites à vouloir accélérer le retour à l'équilibre et préserver l'intégrité des services sociaux sans augmenter les tarifs et les impôts.

Il est vrai que le choix n'est pas facile. Le PQ craint par-dessus tout d'hériter d'un déficit qui le paralyserait, une fois revenu au pouvoir, et il cherche à récupérer une partie de la clientèle adéquiste, qui est peu portée sur la social-démocratie, qu'elle soit apprêtée à l'ancienne ou à la moderne.

Il y a cependant dans l'électorat péquiste des gens qui, comme Camil Bouchard, demandent leur juste part de rêve. Et qui la chercheront ailleurs si le PQ ne la leur offre plus.

***

mdavid@ledevoir.com
 
 
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  • Andre Vallee
    Abonné
    jeudi 17 décembre 2009 03h56
    Quelle tristesse!
    Quelle tristesse que le rêve souhaitable ne soit pas réaliste! Nous sommes devant un problème de vision en politique, et un problème ”d'immétiatisme” dans la population.

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    jeudi 17 décembre 2009 05h58
    Des milliers ont cessé de rêver...
    Il n'y a pas que Camil Bouchard qui a cessé de rêver. J'en connais des milliers qui ont cessé de croire et de rêver tout comme lui.

    Tout simplement, parce que ceux qui devaient cultiver le jardin du rêve ont comencé à s'occuper uniquement de leur propre petit jardin personnel. Ils ont tué l'espoir au profit de leur possible avoir.

    Pauline n'inspire plus personne. Ou si peu. Quelques irréductibles. Des «téteux»...comme on dit dans le langage de chez nous. Non par conviction mais en cultivant l'espoir d'être là, au cas où...

    Il y aura d'autres départ au PQ avant la prochaine élection. N'ayant plus le goût de la cause qu'il devrait défendre tous les jours, ce parti alimente son discours politique avec les possibles scandales du gouvernement. On ne bâtit pas un pays sur le rejet et le ressentiment. Bravo monsieur Bouchard. Et continuez à vivre de vos recherches. Le Québec a besoin d'éclaireurs dans la tourmente qui est à ses portes.

  • Normand Carrier
    Abonné
    jeudi 17 décembre 2009 06h32
    Concilier rêves et réalités , tout un défi ....
    Merci a Camil Bouchard qui s'est présenté au mauvais moment et qui de toute évidence avait perdu le feu sacré depuis plusieurs années et dont ce rôle ingrat de l'opposition ne leur convient pas ! Il y a encore beaucoup de députés qui ont ce feu sacré de défendre les pauvres et les démunis et ceux la vont poursuivre le travail et garder cette équilibre entre le rêve et le réalité .....

  • Jean Desjardins
    Abonné
    jeudi 17 décembre 2009 09h28
    Rêve et démocratie…
    Le rêve de monsieur Bouchard était de contribuer activement à bâtir une société juste, allumée et inspirante. La réalité, c'est qu'une majorité de l'électorat se contente d'élire à répétition un gouvernement ‘provincial’ qui valorise le sur-place, le gris terne et le plus petit dénominateur commun.

    Quand ce déséquilibre entre le rêve et la réalité devient la norme, comment ne pas sentir le besoin de retourner dans ses quartiers ? Dommage, mais Il n'est pas encore fini le temps où de plus en plus de gens de qualité fuiront les banquettes de l'Assemblée nationale.

    Mais, soyons tout de même beau joueur. À bien y penser, le peuple québécois a bien droit d'avoir une représentation politique fidèle à sa propre image. Quand on constate que près de la moitié de la population québécoise ne sait ni lire ni écrire, pourquoi s’empêtrer d’un gouvernement qui nous proposerait de nous grouiller le c… ? Ce n’est pas un peu cela, la démocratie ?

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 17 décembre 2009 11h11
    M. Turcotte applaudit les démissions pourvu que ce soit au PQ
    Tout ce qui peut nuire au PQ, M. Turcotte applaudit, même M. Bouchard, qui vient de se présenter, il y a un an exactement, comme député et qui occasionne, par sa démission, une autre dépense électorale de 600 000 $ juste pour s'assurer d'une pension gouvernementale.

    M. Bouchard aurait été mieux avisé d'y penser l'an passé. Il aurait eu une année de plus pour la recerche qu'il préfère.

  • roger montreal
    Abonné
    jeudi 17 décembre 2009 11h47
    Nous perdons des gens de valeurs qui n approuvent pas les magouilles de ce petit politicien «Charest»
    Je comprends M. BOUCHARD de partir lorsque nous voyons notre BOUFFON national et ses petits amis ,qui se remplisent les poches et que les gens sont prettent a le reporter au pouvoir d apres les derniers sondages .
    Non nous aurons jamais d enquete,aussi longtemp que les gens ne feront pas des manifestations, car oui CHAREST a les deux sur le VOLAN AVEC SES PETITS AMIS, et« 75,000 dolards » sous la table
    C est la raison que nous perdons des politiciens de valeurs comme les BOUCHARD ,LEGAULT, HAREL ,FORGET ,SÉGUIN qui n approuvent pas les magouilles de ce petit politicien «CHAREST»
    Je ne comprendrai jamais qu il n y a pas CINQ OU SIX libéraux avec de la morale ,qu ils pourraient mettre CHAREST minoritaire en devenant indépendent .
    Pour voter pour un enquete qui nettoyerais ce clima de corruption au QUÉBEC , que cet endroit redevienne ,une place ou il fait bon vivre pour tous, non seulement pour un petit nombres magouilleures

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    jeudi 17 décembre 2009 12h03
    « Michel David serait-il un «lucido-déclinologes». ?

    Michel David, à l’instar des grincheux « lucido-déclinologes» nous dit sans rire que…

    « Il y a des limites à vouloir accélérer le retour à l'équilibre et préserver l'intégrité des services sociaux sans augmenter les tarifs et les impôts ..».

    Sachez Monsieur David, qu’il existe de multiples manières d’assainir les finances publiques du Québec autres que le font John-James Charest et le propose sans cesse l’ADQ et l’a aussi fait le PQ depuis des lustres..

    Le problème, ce n'est pas que le Québec ne dispose pas des ressources et des moyens pour maintenir et améliorer nos services et le sort des citoyens. Mais que ce sont ces néolibéraux et archi riches qui détiennent à la fois le «POUVOIR ÉCONOMIQUE» et «LE POUVOIR POLITIQUE» qui protègent :

    «LEURS » INTÉRÊTS

    ...Alors que l’État devrait se faire le représentant défendre en toute priorité «LES INTÉRÊTS DES CITOYENS» et non ceux des entreprises comme nous en sommes les tristes témoins devant le cas flagrant qui accable aujourd’hui tout le Québec de la «COLLUSION-CORRUPTION» et qui attaque même notre «DÉMOCRATIE».

    « LE DÉCLIN DE L'EMPIRE DES DÉCLINOLOGUES»

    Ou l'art de privatiser les profits et de socialiser les coûts et les pertes...
    Je dois dire que je commence à en avoir vraiment «RAZ-LE-BOL» de ces soi-disant «LUCIDES» ou de ces «DÉCLINOLOGUES» comme les appelait si bien lui-même Jacques Parizeau, lors de la sortie de son livre.

    Et il faut qu’ils aient un sacré culot, pour les voir réapparaître en cette période si difficile pour des centaines de milliers de nos concitoyens.

    Ces arriérées économiques, qui ne semblent disposer d’«AUCUNE IMAGINATION» pour améliorer les finances du Québec et qui ne songent qu’à «COUPER DANS LES SERVICES», «AUGMENTER LES TAXES ET LES TARIFS» et au bout du compte «APPAUVRIR LA POPULATION» pour remplir les poches des amis du régime.

    Alors Monsieur David, je vous pose aujourd’hui la question…

    - Comment se fait-il que ces déclinologues ne réclament pas une enquête publique pour cesser de payer 30 % plus chers pour la réfection de nos routes ? 30 % de $40 milliards, ça donne $ 12 milliards si je ne me trompe...?

    - Comment se fait-il que ces déclinologues ne réclament pas une réforme de fiscalité et l’abolition des paradis fiscaux ?

    - Comment se fait-il que ces déclinologues ne réclament pas une nationalisation des médicaments génériques et «Pharma Québec» comme le réclame Québec Solidaire pour freiner nos dépenses en santé qui sont en train de foutre à terre notre système de santé publique ?

    - Comment se fait-il que ces déclinologues ne considèrent pas la mise sur pied d’une société d’État pour la construction d’une automobile électrique entièrement Québécoise pour augmenter ses revenus, payer nos dettes, créer des emplois de qualité et réduire la pollution ?

    - Comment se fait-il que ces déclinologues ne réclament pas la nationalisation d’une banque du Québec pour contrôler les intérêts usuraires des cartes de crédit et encaisser des milliards qui vont dans directement se concentrer dans les poches d’une élite de l’entreprise privée ?

    - Comment se fait-il que ces déclinologues ne réclament pas que nous cessions de nous faire littéralement piller nos mines et voler nos richesses naturelles ?

    - Bref, comment se fait-il que ces déclinologues ne disent jamais que les entreprises ont réduit leur contributions fiscales à l’État à « 10% », alors qu’ils contribuaient pour 40% des revenus d’impôts du Québec en 1970 ?

    Car à lui «SEUL» ce soulagement fiscal de plus de 30% sur plus de 40 ans explique l'accumulation de $ 150 milliards de dettes du Québec, tout en faisant reposer par dessus le marché, « 90% » du fardeau fiscal sur les impôts des particuliers !

    Étant donné votre érudition, je vous aurais cru sacrement plus avisé Monsieur David…

    Cela devient aussi décourageant que pathétique, de vous voir vous ranger vous-même de ce côté aussi austère qu’injuste de la clôture.

    Cessons de privatiser les profits et de socialiser les coûts et les pertes, et je vous promets un Québec riche, prospère et en pleine santé économique plutôt que le portait déprimant et opportuniste que ces prophètes de malheurs ne cesse de nous présenter.

    Quelques citations de circonstances…

    « La liberté dans une démocratie n’est pas assurée si le peuple tolère que la puissance privée grandisse au point qu’elle devienne plus forte que l’état démocratique lui-même ; ce qui, fondamentalement, est le fascisme» - Franklin Delano Roosevelt

    « Le capitalisme est cette croyance stupéfiante que les pires des hommes feront les pires des choses pour le plus grand bien de tout le monde.» - John Maynard Keynes

    «Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles.» - Sénèque

    «Il faut prendre à César ce qui ne lui appartient pas» - Paul Éluard

    « Plus on est ignorant, moins on s’en aperçoit.» – Louis Pasteur

    « L’avenir appartient à ceux dont les employés se lèvent tôt...» - Coluche


    ____________________

    Christian Montmarquette
    Membre et militant de Québec Solidaire
    Courriel : chmontmarquette@yahoo.fr


    Références :

    « Le Père Noël est une ordure ? » - Josée Legault
    http://www.voir.ca/blogs/jose_legault/archive/2009

    «Un moteur vert pour un Québec solidaire »
    http://www.cmaq.net/node/22679

    «L’indépendance sera de gauche ou ne sera pas !»
    - Qui dit nationalisme dit « Nationalisations » !

    http://www.vigile.net/L-independance-sera-de-gauch


    .

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    jeudi 17 décembre 2009 12h21
    @bousquet
    Je ne vous répondrai pas M. Bousquet. Vous êtes toujours le seul à avoir raison. Il est impossible pour vous de lire ou d'entendre vune seul critique sur VOTRE parti politique. On lit cela ailleurs aussi, sur d'autres sites.

    Bravo!

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    jeudi 17 décembre 2009 13h04
    Magouilleurs monsieur DION, absolument....
    Oui, le monde est fait de gens qui utilisent le pouvoir à leurs fins. Cela a existé. Cela existe et cela existera toujours. Personne ne changera cela. Le pouvoir est fait par l'argent et l'argent conduit au pouvoir.

    Je prends comme exemple cet événement qui est passé commne une lettre à la poste...et dont pratiquement personne n'a parlé.

    La guignolée de cette année, à Montréal, a rapporté moins que l’an dernier. Le gouvernement du Québec, entendant l’appel des affamés et des pauvres de la province, demande aux ministres de piger, à même leur «budget discrétionnaire», et de combler, avec «leurs dons généreux», ce que les citoyens n’ont pas donné à cause de la récession.

    Les citoyens devraient savoir que chaque député (chaque ministre, il va de soi…) reçoit annuellement un montant de 75,000.00$ qu’il peut distribuer, au cours de l’année, à des organismes ou à des individus. Certains malins prétendent que cela sert parfois à s’attirer les bonnes faveurs des gens, en vue d’un prochain scrutin. Il faut faire taire ces mauvaises langues. L’intégrité est la marque de commerce de tous les députés.

    Les électeurs doivent savoir que les députés ou ministres, qui donnent à ces organismes ou à certains individus, ne prennent pas ces montants d’argent dans leurs poches. Ils les prennent dans ce budget octroyé à chaque député annuellement et qui tourne autour de 75,00.00$. Si un organisme et/ou un individu reçoit un montant d’argent venant du député ou du ministre, celui-ci doit comprendre que le député ou ministre ne lui fait pas de cadeau. En fait, comme il s’agit de l’argent des contribuables, le député ou le ministre ne fait que retourner, tout simplement, aux citoyens, une partie des taxes que le gouvernement a recueillies au cours de l’année.

    Dans ma circonscription ( Matane ), le député péquiste élu en 2007, ne se gêne même pas pour dire et écrire, en distribuant à gauche et à droite ces argents, qu’il s’agit de «subventions discrétionnaires» qu’il octroie aux citoyens. A même l’argent du peuple, le jeune député ose écrire (voir communiqué de presse du vendredi 6 juillet 2007) qu’il accorde, à même «SON budget discrétionnaire», des «subventions discrétionnaires» à certaines municipalités. Qui plus est, il a accordé, en 2007, «une subvention discrétionnaire» de 100.00$ au groupe charismatique de Mont-Louis, pour payer les frais d’un conférencier. Petite politique, quand tu nous tiens !

    Quelques questions à laquelles chacun devrait chercher une petite réponse. Les députés ou ministres peuvent-ils prétendre donner des «subventions» à même leur budget discrétionnaire? Un député ou un ministre peut-il s’arroger le droit de donner des subventions? Un député ou un ministre a-t-il le droit de prendre l’argent du peuple pour faire semblant de donner des cadeaux à ses commettants? Et encore. Un député, à partir de l’argent des taxes des citoyens, peut-il aider un organisme religieux, dans un État où le pouvoir politique est censé être séparé du pouvoir religieux? Répondre uniquement à cela, ferait en sorte que le climat entourant le «budget discrétionnaire» des députés seraiit quelque chose de clair dans l'esprit des citoyens.

  • Godefroy
    Abonné
    jeudi 17 décembre 2009 13h27
    Congé sabbatique en Italie
    « Rien n'est plus triste que la neige en Italie »
    STAËL

  • elopion
    Abonné
    jeudi 17 décembre 2009 16h30
    Après François Legault, Camil Bouchard
    Monsieur David,

    Je crois personnellement qu'au-delà du rêve qui ne se réalise pas, il y a d'autres obstacles que les quelques grands hommes et femmes politiques qui militent sur la place publique de nos jours, notamment au sein du Parti Québécois, ont à surmonter.

    En effet, la désillusion menace chaque personne qui s'implique en politique. J'en sais quelque chose, car j'y suis moi-même impliquée bénévolement.

    Malheureusement, il doit venir un temps où les Legault et les Bouchard sentent qu'ils ont beau répéter inlassablement quelle est la source des déboires du système, mettre le doigt sur toutes les choses qui devraient changer et proposer au gouvernement des solutions innovatrices, réalisables et profitables pour le Québec, il doit venir un temps où ces Legault et ces Bouchard finissent par réaliser qu'ils se butent sans cesse à une porte close et que malgré leur bonne volonté, malgré tous les efforts qu'ils déploient jour après jour pour faire avancer le Québec et les causes qu'ils chérissent, malgré leur rêve d'un Québec meilleur, il n'en sera rien tant et aussi longtemps que le gouvernement actuel restera en place et se bornera à ne pas répondre à leurs questions, à ne jamais justifier leurs actions et à cacher avec acharnement la vérité sur des dossiers aussi importants que les scandales dans l'industrie de la construction et dans le domaine public.

    Il est grand temps que notre gouvernement cesse de prendre les Québécois pour des valises, qu'il assume son rôle primordial et qu'il élève aux yeux de tous, sur la place publique, les véritables enjeux, qu'il se batte pour améliorer le Québec, et qu'il nous dise une fois pour toutes les choses que nous devrions savoir.

    S'il y a des gens malhonnêtes dans la fonction publique, qu'ils soient blâmés et qu'ils paient pour leurs actes, comme tout citoyen qui enfreint la loi. Et s'il est ministre ou premier ministre, cela ne change rien, les gens doivent savoir.

    La population est désabusée, le cynisme envers la classe politique se fait de plus en plus profond et avant que notre système démocratique en entier ne soit plus crédible, il est impérieux qu'un grand ménage soit effectué.

    Une fois fait, ce grand ménage permettra de ne garder que les hommes et les femmes qui sont là pour les bonnes raisons. Ceux qui travaillent pour la population et non pour eux-mêmes. Ceux qui pensent aux générations futures, aux conséquences de leurs gestes non pas sur leur porte-feuilles, mais bien sur les décennies à venir. Ceux qui croient en des causes et qui y mettent toutes leurs énergies. Ceux qui se sacrifient et sacrifient malheureusement leurs familles, mais qui le font pour toutes les autres familles autour d'eux. Ceux qui donnent leur vie, qui se brûlent à petits feux pour nous. Ceux-là, c'étaient les René Lévesque, les Jacques Parizeau, les Bernard Landry, les François Legault et les Camil Bouchard.

    C'est une mission périlleuse que de se lancer en politique, mais encore plus d'y rester. Ça doit être terriblement difficile d'être perçu par la population comme un politicien comme tous les autres, un voleur et un menteur, alors qu'on donne tout ce qu'on a pour améliorer la qualité de vie de cette même population. Ça doit être terrible de constater le désintérêt de la population envers la classe politique, alors qu’on se donne cœur et âme pour le Québec. Mais ça doit être d'autant plus pénible de réaliser, une fois dans l'opposition officielle, que tous nos efforts, toute notre détermination, ne donnent pas le résultat escompté, car nous nous heurtons immanquablement au gouvernement majoritaire de Jean Charest, qui trop souvent de mauvaise foi, insulte sans cesse l'intelligence des Québécois.

    Comment changer ce système qui ne fonctionne pas, comment contrer le cynisme de la population, si le gouvernement lui-même incite par ses agissements les hommes et les femmes politiques de qualité à quitter la vie politique. Espérons qu'une fois le règne de Jean Charest terminé, la démocratie et la lucidité reprendront d'assaut la majorité à l'Assemblée nationale du Québec.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 19 décembre 2009 09h40
    Ce dont nous avons besoin
    Il nous faut une nouvelle opposition. J'espère qu'au prochain scrutin général, une bonne partie de la population désabusée par le manque de transparence du PLQ et par le Parti pelleteux de nuages de madame Marois se tournera vers un ADQ renouvelé et plus articulé que jamais. le PQ sait très bien que les magouilles des entreprises de construction existaient du temps qu'il était au pouvoir. Il est aussi coupable que le PLQ d'avoir fermé les yeux. M.Deltell offre une voix rafraîchissante etne craint pas de dire le fonds de sa pensée. Il est tout le contraire d'une langue d bois et lorsqu'il sera mieux connu, il attirera dans son Parti despersonnes de valeur qui sauront remettre le Québec en bonne situation financière. Les bonnes intentions du PQ ne ferait que ruiner le Québec qui se maintient en vie uniquement en vertu de la péréquation dont il profite grandement. Imaginez un Québec indépendant privé de lapéréquation et nous ne serons guère mieux que Cuba. Un Québec indépendant ne pourra pas compter sur les USA ou sur la Grand Bretagne, après les avoir bafoués pendant des décennies. Ce ne sont pas les pays socialistes qui existent encore mais qui en ont assez de leurs problèmes qui s'apitoieront sur notre sort. Avec la nouvelle ADQ comme Opposition officielle (en attendant de prendre le pouvoir), nous aurons enfin une vraie Opposition, c'est-à-dire la Gauche libérale ou péquiste, vs un centre droit Adéquiste.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 19 décembre 2009 14h23
    Monsieur Lafrance....
    Votre commentaire exprime le gros bon sens vers quoi devrait s'orienter les québécois de toutes origines..

    Saluons le renouveau de l'ADQ et souhaitons longue vie à M. Deltell.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    lundi 21 décembre 2009 14h06
    @Paul Lafrance: l'ADQ ne fait que ça, pelleter des nuages, depuis sa création.
    Comment on appelle ça, des arguments rapides, pas trop développés, pas trop fouillés non plus? L'ADQ renouvelé : ah oui? Juste parce qu'ils ont changé de chef? Ils sont qui, les nouveaux membres? Le nouveau programme?
    "le PQ sait très bien que les magouilles des entreprises de construction existaient du temps qu'il était au pouvoir." Vrai. Mais l'ADQ propose quoi? Une majorité de candidats proprios de PME, ça fait jamais de magouilles! Ça déclare toutte à l'impôt, je suis sûr.
    "M.Deltell offre une voix rafraîchissante et ne craint pas de dire le fonds de sa pensée." Euh...C'est que, depuis qu'il est à la tête de son parti, on ne l'a à peu près pas entendu, ton chef.
    "Les bonnes intentions du PQ ne ferait que ruiner le Québec qui se maintient en vie uniquement en vertu de la péréquation" Ça reste à voir. Tu penses que la péréquation est un instrument de répartition de la richesse? C'est un instrument politique, point à la ligne. C'est pour ça qu'ils changent la formule selon les élections. Quand Harper voulait des votes Ontariens, la formule a changé. Quand Martin voulait sauver ses votes au Québec, la formule a changé. Quand Chrétien voulait priver le gouvernement Bouchard de moyens, la formule a changé. Puis on pourrait voir si le Québec se fait vivre en regardant aussi combien il reçoit en subventions par rapport aux autres provinces. Facile de donner d'un bord puis couper de l'autre en disant ensuite qu'on est généreux. La péréquation, c'est un instrument de propagande. Sinon, elle serait confiée à un organisme indépendant.
    "Un Québec indépendant ne pourra pas compter sur les USA ou sur la Grand Bretagne, après les avoir bafoués pendant des décennies." Bafoués comment? Les USA sont nos premiers partenaires commerciaux! On achète leurs films, leurs chars, leurs ordis... On leur vend notre électricité...
    "Nous ne serons guère mieux que Cuba." Franchement, excuse-là, mais c'est une niaiserie. On a des richesses naturelles, des citoyens qualifiés, un grand territoire et des multinationales prospères. À Cuba, ils roulent dans nos vieux bus recyclés.
    "Ce ne sont pas les pays socialistes qui existent encore mais qui en ont assez de leurs problèmes qui s'apitoieront sur notre sort" Ah ouin? La Finlande a plein de problèmes? C'est nouveau ça. C'est pas le pays le plus performant économiquement d'Europe?
    "la Gauche libérale ou péquiste, vs un centre droit Adéquiste."
    LA GAUCHE LIBÉRALE??????? Wow! Là excuse-moi, mais je suis assommé. Et je vois rien de centre quand l'ADQ passe son temps à taxer ceux qui ne pensent pas comme lui de tous les surnoms. Pour être au centre, faut une volonté de faire des compromis. Tu ferais ça, toi, des compromis avec les socialiss? Pense pas.
    Pour un parti qui veut dire les vrais affaires, je vais vous en dire une: vous dites "centre" pour aller chercher des votes.

    Bref, je vois encore une fois rien qui différencie l'ADQ des lignes ouvertes de Ron Fournier. Peut-être que Deltell changera ça mais il a du chemin à faire. Puis c'est pas parce parce qu'ils trouvent des surnoms jolis aux autres partis que je vais mettre mon cerveau à off et voter pour eux. Recyclez vous en pub, c'est votre place.

    PS À part l'absence de programme et les raisonnement simples, il y a une autre raison qui ne me fait pas voter ADQ: les militants. Ça fait un boutte qu'on entend tous ces petits droiteux comme le déchireux de livres à Québec qui s'énervent avec le socialisme. Faudrait dire à tous ces messies que LA GUERRE FROIDE EST FINIE. Passez à un autre niveau.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 22 décembre 2009 09h48
    L'ADQ
    On voit bien que certains craignent la remontée en force de l'ADQ....!

    L'ADQ va revivre de ses cendres et le PQ a besoin de se tenir le grain serré!!!!!

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 29 décembre 2009 16h07
    @ Jean-François Trottier
    Je n'ai jamais gardé les cochons avec vous. Je ne vous permets pas de me tutoyer.
    Les gouvernements aussi bien celui du PLQ et celui du PQ n'en finissent pas d'inventer des programmes sociaux que nous n'avons pas les moyens de nous payer. De plus, quand ils les inventent, ils n'ont aucune idée de leur coût. Et lorsque le budget est dépassé, ils doivent faire du renflouement. C'est en partie pour ça que l'ADQ existe. Les vieux Partis ne sont pas capables de différencier le souhaitable du réalisable. Vous parlez de compromis. C'est l'excuse qu'on se donne, quand on n'est pas capable de prendre les décisions qui s'imposent, même si elles risquent de faire mal. Vous parlez des proprios de PME comme s'ils avaient la gale et comme il faudrait s'en débarasser. Ce sont eux qui vous crée des "jobs" et qui font croître notre P.I.B. et notre richesse collective, pas les pelleteux de nuages. Vos arguments sont remplis de demi-vériés et surtout de sophisme. Bonne année quand même. Pour terminer, la seule différence entre le PQ et le PLQ, c'est la Souveraineté.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 29 décembre 2009 16h16
    @ M.Jean-François Trottier
    Pour votre information, de 6% pendant la course à la chefferie de l'ADQ , ce Parti a remonté à 12% selon les derniers sondages, suite à la nomination de M.Deltell.

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