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Parti québécois - Marois retire à Curzi le dossier Éthique et culture religieuse

Le critique en matière d'éducation avait réclamé l'abolition du cours

Antoine Robitaille   16 décembre 2009  Québec
Québec — C'est désormais Pauline Marois qui s'exprimera au nom du PQ au sujet du très controversé cours Éthique et culture religieuse. Le porte-parole en matière d'éducation, Pierre Curzi, l'a confirmé hier au Devoir. «C'est madame Marois qui a repris le ballon», a-t-il rapporté. Le député se dit d'accord avec la position de sa chef, formulée la semaine dernière, selon laquelle une commission parlementaire devrait se pencher sur ce cours introduit en septembre 2008, et ainsi en faire le bilan.
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  • Pierre Zwngli
    Inscrit
    mercredi 16 décembre 2009 00h59
    Pas étonnant, ECR c'est la réforme Marois
    Pas étonnant, puisque le cours ECR a été voulu par Pauline Marois, c'est la clé de voûte de la fameuse réforme pédagogique.

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 16 décembre 2009 09h39
    Les députés du PQ sont-ils au courant de la plateforme du PQ?
    On vient de voir à plusieurs occasions qu'il semble bien que non.

  • J.M. Rodrigue
    Inscrite
    mercredi 16 décembre 2009 11h01
    L’homo culturus quebecensis

    Ce cours d’ECR est l’aboutissement de la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables. Le philosophe Georges Leroux, (qui a d’ailleurs participé à la commission Bouchard-Taylor) a supervisé de A à Z ce programme d’éthique et de culture religieuse. Rien d’étonnant à ce que ce programme épouse la conclusion des Commissaires.

    Quand on sait que le rapport B-T a plutôt divisé que réuni la population québécoise, on n’est pas surpris de la réception de ce cours qui n’est est que l’aboutissement.

    Les Québécois «d’ascendance canadienne-française» ont raison de craindre de perdre leur identité nullement protégée par l’État québécois, nous n’avons qu’à penser à la situation pitoyable du français à Montréal et dans le reste du Canada.

    Il reste que ce n’est pas aux Québécois à s’adapter aux us et coutumes des nouveaux arrivés mais aux nouveaux arrivés à adopter nos us et coutumes. Le contraire ne mène qu’à la négation de ce que nous sommes.

    On protège les espèces animales menacées : l’alligator sinensis, le gorilla gorilla, l’enhydra lutris, la panthera tigris, l’equus zebra, l’hylobatidae Gibbons, pourquoi ne devrait-on pas se préoccuper un peu de l’homo culturus quebecensis en en train de disparaître?

    ***

    D’ailleurs, j’irai même plus loin : pourquoi ne pas inscrire au «Patrimoine Oral et Immatériel de l’Unesco» ce qui fait notre spécificité? (exemples les caractéristiques de notre langue issue du 17-18ième siècle, la fabrication des ceintures fléchées traditionnellement portées par les hommes et coureurs des bois, etc).

    D’autres nations et d’autres cultures (je pense ici entre autres à la langue des Garifuna, aux danses et aux discours chantés du Tonga, aux théâtres de marionnettes siciliens) se sont inscrites à ce Patrimoine International afin de ne pas perdre de ce qu’il restait de leur savoir-être. Pourquoi pas nous? Nous sommes l’histoire vivante, comme un miracle de survivance et comme les nations autochtones, nous avons le droit de refuser de disparaître.

    C’est dans cette optique qu’il faut comprendre les accommodements (dé) raisonnables et ce cours qui se veut une digestion à petit feu de ce que nous sommes. Ce n’est pas de la peur c’est du courage qu’il faut pour survivre.

  • Bernard La Riviere
    Abonné
    mercredi 16 décembre 2009 11h30
    Madame Quérin n'est pas seule
    On saute sur la messagère mais le cours d'ÉCR n'en reste pas moins du multiculturalisme, du multiconfessionnaliisme, et le philosophe de service, appuyé de ses acolytes discrètement catholiques, viendra nous faire la subtile différence de tout cela avec le pluralisme. Il faut lire leur longue défense pour se rendre compte que leur étudiante, comme l'appelle avec mépris ces grands professeurs, a visé juste.
    Bernard La Rivière Ph.D.

  • Gilles Théberge
    Abonné
    mercredi 16 décembre 2009 14h04
    Une certaine hauteur vous dites ?
    Effectivement c'est plutôt minable de la part de ces zélotes du multiculturalisme que de cracher sur leur pauvre petite étudiante. Ils n'ont pas dit qu'elle était nulle mais ça s'en vient. Effectivement madame Quérin a raison de s'inquiéter de la tournure que prend la critique de son étude.

    Gageons que si elle appartenait à l'Institut économique de Môrial, elle serait ensencée.

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 16 décembre 2009 21h54
    Le risque
    Il faut être fier de ce qu'on est pour s'ouvrir aux autres. Si l'école apprend aux petits Québécois et petites Québécoises à être tolérants alors que le gouvernement libéral ou péquiste ne fait rien ou presque pour alimenter la fierté du peuple québécois, le risque est que la culture du Québec d'origine soit progressivement oubliée.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

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