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Désabusé, le péquiste Camil Bouchard quitte la politique

Robert Dutrisac   15 décembre 2009  Québec
Après François Legault, Pauline Marois perd un autre député d'envergure. Camil Bouchard croit qu'il pourra faire davantage pour la société en quittant la politique et surtout... l'opposition.
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    15 décembre 2009 02 h 20
    Le pouvoir l'aurait peut-être déçu.
    Il faut se battre avec une machine administrative, établir des ponts... S'il est aussi "brûlant d'agir", il risque de souffrir d'impatience. Cela dit, à 65 ans, il aurait pu être ministre à quoi, 68? C'est une génération qui se renouvelle. Ce n'est pas nécessairement négatif.
    Je serais curieux de connaître la moyenne d'âge des députés du PQ. On voit un parti rajeuni et plusieurs inconnus commencent à se faire un nom. Dans 3 ans, ils seront sorti de l'ombre des soi-disant poids lourds.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    15 décembre 2009 08 h 59
    La lassitude de sièger dans l'opposition
    Comme bien d'autres, M. Bouchard s'était lancé en politique pour changer les choses sauf que, bien entendu, un tel objectif est plus difficile à atteindre quand, comme c'est le cas pour le député de Vachon, on siège toujours dans l'opposition, d'où la lassitude de celui-ci et sa décision de se retirer. Remarquez, toutefois, que le poste qu'il a a quitté n'était pas si mal payé !

    D'accord avec M. Jean-François Trottier. J'ai souvent suivi, cet automne à la télé, les débats à l'Assemblée nationale et j'ai été étonné par le nombre important de députés péquistes assez jeunes. Je pense ici à Alexandre Cloutier, Sylvain Gaudreault, Véronique Hivon, Pascal Bérubé, Jean-Martin Aussant, Nicolas Girard et il y en a d'autres !
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  • Jean Desjardins - Abonné
    15 décembre 2009 10 h 08
    Désabusé comme les électeurs...
    Je comprends très bien les raisons invoquées par monsieur Bouchard pour expliquer son retrait de la politique active. Il s'agit du même écœurement qui poussent les électeurs à se détacher de la politique 'inactive' que nous offrent ce gouvernement 'de terres brûlées' des dernières années et à les faire fuir des urnes à vitesse grand V.

    Bien désolant, ce système politique antidémocratique qui amène un gouvernement majoritaire élu sous de fausses représentations à se foutre joyeusement des citoyens pour se taper effrontément le nombril et pour frotter goulument celui des ‘tits namis. Sans impunité aucune !!!
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  • Pierre-E. Paradis - Inscrit
    15 décembre 2009 10 h 26
    Pôvre petit
    Effectivement, il y a plein de jeunes brillants qui ne demandent qu'à se faire une place. En tout cas ce départ est symptomatique de ces baby-boomers chialeux pour qui «tout m'est dû», y compris le pouvoir.

    Camil Bouchard est devenu député à un moment difficile pour le PQ, certes, mais ce parti effectue une remontée et fait un très bon travail dans l'opposition depuis l'arrivée de Mme Marois. C'est tout à son honneur.

    Le travail de député doit être valorisé, y compris dans l'opposition, c'est la santé de notre démocratie qui en dépend.

    Or la démission pleurnicharde de M. Bouchard envoie le message que seul le pouvoir compte. En cette époque d'enveloppes brunes et de financement secret, j'ai peur pour l'avenir.
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  • Daniel Faucher - Inscrit
    15 décembre 2009 12 h 36
    Un débat politique désolant n'est pas du pleurnichage
    Certains commentaires de lecteurs donnent à penser que monsieur Bouchard serait un politicien superficiel qui aurait décidé de quitter son siège de député pour les mauvaises raisons, à savoir qu'il ne serait pas du côté du pouvoir... pour l'exercer.
    Il me semble que cela est très simplificateur. On peut être dans l'opposition et avoir le sentiment de contribuer à l'exercice du pouvoir quand les débats se tiennent à une certaine hauteur et quand le gouvernement propose des projets de loi avec des vues articulées à long terme. Or, que voyons-nous depuis le presque début de ce gouvernement qui demandait à avoir les deux mains sur le volant? Des projets de loi le plus souvent réactifs à l'actualité et des débats d'une décourageante platitude à l'Assemblée nationale - malgré les milliards investis dans les infrastructures.
    Il est vrai que la députation des divers partis politiques doit se renouveler. Mais la jeunesse n'est pas tout. L'expérience compte tout autant et il faut un savant mélange des deux ingrédients.
    Qu'a vraiment pu faire monsieur Bouchard depuis des mois et des mois au parlement, à part s'occuper des électeurs de son comté? À quel grand débat devant se traduire en loi a-t-il pu apporter son expertise, dans cette foire d'empoigne constante? En quoi est-ce du pleurnichage que d'affirmer que de faire de la recherche dans son domaine professionnel de base est probablement plus utile, dans les circonstances et dans le système électoral qui est le nôtre, que de siéger à l'Assemblée nationale?
    Encore, si nous avions un système électoral qui permet aux partis politiques d'avoir une représentation proportionnelle aux votes qu'ils ont reçus, les électeurs et leurs représentants pourraient-ils avoir le sentiment qu'ils ont un certain pouvoir de faire changer les choses. Mais même la plus récente proposition du ministre Béchard nous éloigne davantage de cette représentation proportionnelle plutôt que de nous en rapprocher.
    Bonne suite de carrière à monsieur Bouchard et merci d'être demeuré un humaniste modèle dans ce cirque où vous aviez choisi d'oeuvrer avec des idéaux auxquels votre intégrité personnelle conservent toute leur valeur malgré le chemin différent que vous avez décidé d'emprunter pour les défendre. C'est aussi une façon d'inciter de plus jeunes citoyens et citoyennes, sans doute plus patients et énergiques en vertu de leur âge, à s'engager dans la politique active malgré tous les défauts de notre actuel système de représentation.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    15 décembre 2009 15 h 32
    Il y a anguille sous roche
    Ce député aurait pu au moins compléter son mandat. Ça ne fait pas sérieux de se faire élire pour démissionner quelques mois plus tard. Lui a-t-on signifié qu'il serait mieux de partir? Y at-il un squelette dans son placard? Nous sommes en droit de savoir.
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  • Jean Desjardins - Abonné
    15 décembre 2009 17 h 35
    Étonnant, tout de même..
    Étonnant, tout de même, de constater jusqu’à quel point certains commentaires illustrent comment on a tendance à oublier, ou pire, à lever le nez sur l'héritage de ceux et celles qui ont précédé leurs auteurs.

    Pour ma part, je rends hommage à mes parents et à mes grands-parents qui se sont fendus en quatre pour m'offrir éducation, sens civique, responsabilisation et goût de l'effort afin de réussir une vie décente et digne. Ils ont connu ce que c'était que de tout simplement survivre et de se sacrifier pour ouvrir la voie à leurs descendants. Comment oublier une telle générosité ?

    Je fais partie de ces 'baby-boomers' qui se sont, eux, fendus en quatre pour pousser encore plus loin et laisser à leur tour derrière eux un héritage qui fait l'envie de la plupart des sociétés modernes: accès universel aux soins de santé et à l'éducation, assistance sociale, lois régissant le travail, congés parentaux, garderies subventionnées, infrastructures de toutes natures, Sociétés d’État prospères, régime de rentes, Caisse de Dépôts et de Placements, universités modernes, loi pour protéger notre langue française, système de justice civilisé, chartre des droits, niveau de vie exceptionnel, etc. Je me permets d'être en accord avec le chemin parcouru par la société québécoise depuis plusieurs décennies et je suis tout aussi fier d'avoir fait partie de cette génération créative, travaillante et audacieuse qui nous a menés là où on est, aujourd'hui. Comment nier un tel héritage, aussi imparfait soit-il ?

    Bien sûr, la tâche n'est pas achevée et il n'en tient qu'aux jeunes qui prendront la relève de pousser encore plus loin ce que les baby-boomers leur ont légué et se fendre à leur tour en quatre pour entreprendre les réformes, les ajouts ainsi que les réalignements qui s'avèreront nécessaires pour faire face aux défis auxquels ils seront confrontés. Ainsi, on comprendra mon étonnement de constater jusqu’à quel point le jeunisme poussé trop loin risque de balancer par la fenêtre ‘les vieux’, bien sûr, mais aussi les nombreux acquis de la société québécoise obtenus à la suite de hautes luttes pour, finalement, tout recommencer à zéro et pour construire …quoi au juste ?
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    15 décembre 2009 20 h 25
    Etonnant....
    Ainsi, on comprendra mon étonnement de constater jusqu’à quel point le jeunisme poussé trop loin risque de balancer par la fenêtre ‘les vieux’, bien sûr, mais aussi les nombreux acquis de la société québécoise obtenus à la suite de hautes luttes pour, finalement, tout recommencer à zéro et pour construire …quoi au juste ? (Jean Desjardins)
    ------------------------------------------------------

    On comprend votre désarroi, monsieur, que ne partagent pas les jeunes loups de la politique d'aujourd'hui qui en ont marre des radotages nostalgiques de leurs ainés.

    Laissez tomber vos rêves stériles qui caractérisent la pensée d'une autre époque.

    Il n'est pas question de tout recommencer à zéro mais de poursuivre l'élan de la société québécoise, telle qu'elle est devenue, avec les acquis des partis qui ont jalonné son parcours
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    16 décembre 2009 04 h 04
    @Jean Desjardins: une précision
    J'ignore si votre commentaire m'était adressé mais je crois nécessaire d'apporter une précision.
    Le projet souverainiste a souvent été qualifié d'idée d'une seule génération. Je faisais remarquer qu'il était souhaitable de voir la classe politique de ce parti se renouveler. Pas plus, pas moins. Que le départ d'un député n'est pas en soi une catastrophe, il a juste l'avantage d'être un peu plus connu que les jeunes loups qui souhaitent lui succéder. Un parti a besoin de sang neuf s'il ne veut pas se scléroser. Le PQ semble en voie d'y parvenir.
    J'ai toujours été mal-à-l'aise avec le discours adéquiste sur les baby-boomers. Ces gens-là nous ont payé nos études, payés nos premières voitures, nos enfances certainement plus confortables que les leurs, nous ont gardé à la maison jusqu'à (dans certains cas) 30 ans et plus... Alors, quand j'entendais Mario Dumont les taxer d'égoïsme, c'était un peu comme s'il leur disait "maintenant que vous nous avez tout payé, le moins que vous puissiez faire, c'est de nous laisser vos jobs!"
    En fait, quand je lis qu'on qualifie les baby boomers de "tout m'est dû", je me demande de quelle génération on parle: Celle qui a grandi à douze dans une cabane, qui s'est sorti d'une société agraire pour fonder le Québec où l'on vit, ou celle qui a grandi à 1,6 enfants par famille dans les bungalows?
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    16 décembre 2009 07 h 14
    CAMILLE BOUCHARD QUITTE LES «LIBÉRALOS-PÉQUISTES»
    CAMILLE BOUCHARD QUITTE LES «LIBÉRALOS-PÉQUISTES»

    Il n'y a à mon sens rien d'étonnant à la démission de Camille Bouchard. Il n'était sans doute pas évident pour un homme de gauche de son acabit, de se retrouver isolé dans un parti devenu aussi à droite et libéral que le PQ.

    Les «LIBÉRALOS-PÉQUISTES»

    Surtout qu'il n'y a pas que les sympathisants de Québec Solidaire qui considèrent qu'il n'y a pratiquement plus de différences entre le Parti libéral et le PQ, puisque pas plus tard que dimanche dernier, le 13 décembre 2009, le journaliste et correspondant parlementaire «JEAN DUSSAULT» - qui n’est pas très exactement ce que l’on pourrait appeler un deux de pique en politique - targuait lui-même le PQ de :

    «LIBÉRALOS-PÉQUISTES»

    …et de « Péquistes-libéraux» à l’émission «Les coulisses du pouvoir», ne sachant plus trop comment nommer ces deux «jumeaux idéologiques» que sont devenus le PQ et le Parti libéral.

    Lorsque je me suis rendu à Québec l'an dernier pour ma vigile anti-pauvreté et la revendication de l’abolition du «double statut» à l’aide sociale, ce fût une de mes premières requêtes à Amir de demander à Camille Bouchard de joindre les rangs de Québec Solidaire ; ce qui je le reconnais, n’est pas une mince affaire pour tout député ayant déjà appartenu à une autre allégence politique.

    Mais je crois tout de même qu'il n'est pas totalement impossible que Camille Bouchard se soit lui-même «mis en quarantaine» soit pour éventuellement appuyer , ou même, se présenter pour Québec Solidaire.

    D'autant plus qu'Amir était aussi médecin, ils auraient pas mal d'atomes crochus...

    Mais après ce départ du dernier des Mohicans, on pourra dire que l'aile gauche du PQ a vraiment foutu le camp...


    Références :

    Les «LIBÉRALOS-PÉQUISTES» de Jean Dussault
    « Les coulisses du pouvoir » 13 décembre 2009 :

    www.radio-canada.ca/.../archivage.asp
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  • Jean Desjardins - Abonné
    16 décembre 2009 08 h 58
    @ Jean-François Trottier --- votre précision
    Je trouve que la précision que vous apportez est éclairante et permet de dissiper tout malentendu concernant vos premiers propos. Je partage entièrement votre point de vue qui rejoint d'ailleurs celui de monsieur Faucher sur le même sujet, soit: la synergie 'gagnante-gagnante' entre les générations.

    Votre manière réfléchie de contribuer au débat est à cent lieues de la manière puérile d'une certaine teigne de ces tribunes qui n'en finit plus de lancer ses chouinardises à tout un chacun sans jamais apporter quoi que ce soit de personnel ou de constructif à la pensée des autres. On croirait que cette dame tient à tout prix à ramener la discussion au même niveau que ce que l'on voit malheureusement à l'Assemblée nationale. C'est tout dire et dommage que le modérateur des tribunes du Devoir.com tolère autant de dérapages improductifs que ceux qu'elle commet ad nauseam...

    Au plaisir de vous lire à nouveau.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    19 décembre 2009 14 h 18
    La chapelle pkiss...
    ....s'encense à tout de rôle!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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