Camil Bouchard jette l'éponge
Photo : - Le Devoir
Camil Bouchard
Le député péquiste de Vachon, Camil Bouchard, quitte la vie politique, insatisfait de sa contribution comme membre de l’opposition.
M. Bouchard, qui est âgé de 64 ans, a été élu député pour la première fois en 2003. Il n’a jamais été député du parti ministériel.
En conférence de presse ce matin, M. Bouchard a expliqué qu’il se sentait désormais plus utile dans son domaine d’expertise qu’en politique.
Depuis quelques mois, le feu sacré n’était plus là. «Je ne me sens plus capable de donner ma pleine mesure», a admis le député.
Il a convenu que le fait de quitter son poste, après avoir été réélu depuis seulement une année, n’était «pas glorieux».
Avec son départ de la vie politique, l’opposition officielle à l’Assemblée nationale perd donc, en quelque sorte, sa conscience sociale, M. Bouchard étant associé à l’aile gauche du parti et considéré comme une source d’inspiration pour façonner les politiques sociales du PQ.
En juin dernier, le PQ avait cette fois perdu son meilleur compteur en matière économique et financière, le député de Rousseau, François Legault.
M. Bouchard a admis que sa décision aurait été différente si le Parti québécois avait été porté au pouvoir, précisant qu’il avait moins aimé faire de la politique que d’élaborer des politiques.
Camil Bouchard dit aussi avoir été accablé par les multiples allégations de corruption, de collusion et de malversations qui ont éclaboussé le milieu politique et par le refus du gouvernement Charest de répondre aux attentes de la population dans ce dossier.
M. Bouchard estime que le Québec doit s’attaquer de front à trois grands chantiers, soit le fort taux de décrochage scolaire, le sous-investissement en matière de soins à domicile, et la fiscalité et son lien avec le taux d’endettement de la population.
Il a profité de l’occasion pour rendre un hommage senti au chef du Parti québécois, Pauline Marois.
Camil Bouchard était porte-parole de l’Opposition en matière d’immigration et en matière de relations avec les Premières Nations. A ce titre, il a qualifié d’inacceptables les informations publiées lundi faisant état d’un taux de 30 % de signalement à la Direction de la protection de la jeunesse pour négligence, souvent grave, chez les jeunes inuits.
La chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, a tenu à rendre hommage à son député démissionnaire, en rappelant qu’il avait joué un rôle dans sa décision de créer le réseau des services de garde à contribution réduite, avec les Centres de la petite enfance (CPE), il y a une douzaine d’années.
«Je suis consciente de perdre un député de très grande qualité», a-t-elle dit, en admettant que l’opposition était une position «très frustrante».
Détenteur d’un doctorat en psychologie, Camil Bouchard a fait carrière dans l’enseignement et la recherche à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).
Il s’était signalé, en 1991, avec la publication d’un véritable plaidoyer en faveur des droits des enfants: «Un Québec fou de ses enfants».
M. Bouchard a dit qu’il demeurerait un militant souverainiste convaincu et a dit toute l’admiration qu’il éprouvait pour sa chef, Mme Marois.
Le premier ministre Jean Charest devra donc déclencher une élection complémentaire dans Vachon, une circonscription traditionnellement péquiste, avant le début de l’été.
M. Bouchard, qui est âgé de 64 ans, a été élu député pour la première fois en 2003. Il n’a jamais été député du parti ministériel.
En conférence de presse ce matin, M. Bouchard a expliqué qu’il se sentait désormais plus utile dans son domaine d’expertise qu’en politique.
Depuis quelques mois, le feu sacré n’était plus là. «Je ne me sens plus capable de donner ma pleine mesure», a admis le député.
Il a convenu que le fait de quitter son poste, après avoir été réélu depuis seulement une année, n’était «pas glorieux».
Avec son départ de la vie politique, l’opposition officielle à l’Assemblée nationale perd donc, en quelque sorte, sa conscience sociale, M. Bouchard étant associé à l’aile gauche du parti et considéré comme une source d’inspiration pour façonner les politiques sociales du PQ.
En juin dernier, le PQ avait cette fois perdu son meilleur compteur en matière économique et financière, le député de Rousseau, François Legault.
M. Bouchard a admis que sa décision aurait été différente si le Parti québécois avait été porté au pouvoir, précisant qu’il avait moins aimé faire de la politique que d’élaborer des politiques.
Camil Bouchard dit aussi avoir été accablé par les multiples allégations de corruption, de collusion et de malversations qui ont éclaboussé le milieu politique et par le refus du gouvernement Charest de répondre aux attentes de la population dans ce dossier.
M. Bouchard estime que le Québec doit s’attaquer de front à trois grands chantiers, soit le fort taux de décrochage scolaire, le sous-investissement en matière de soins à domicile, et la fiscalité et son lien avec le taux d’endettement de la population.
Il a profité de l’occasion pour rendre un hommage senti au chef du Parti québécois, Pauline Marois.
Camil Bouchard était porte-parole de l’Opposition en matière d’immigration et en matière de relations avec les Premières Nations. A ce titre, il a qualifié d’inacceptables les informations publiées lundi faisant état d’un taux de 30 % de signalement à la Direction de la protection de la jeunesse pour négligence, souvent grave, chez les jeunes inuits.
La chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, a tenu à rendre hommage à son député démissionnaire, en rappelant qu’il avait joué un rôle dans sa décision de créer le réseau des services de garde à contribution réduite, avec les Centres de la petite enfance (CPE), il y a une douzaine d’années.
«Je suis consciente de perdre un député de très grande qualité», a-t-elle dit, en admettant que l’opposition était une position «très frustrante».
Détenteur d’un doctorat en psychologie, Camil Bouchard a fait carrière dans l’enseignement et la recherche à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).
Il s’était signalé, en 1991, avec la publication d’un véritable plaidoyer en faveur des droits des enfants: «Un Québec fou de ses enfants».
M. Bouchard a dit qu’il demeurerait un militant souverainiste convaincu et a dit toute l’admiration qu’il éprouvait pour sa chef, Mme Marois.
Le premier ministre Jean Charest devra donc déclencher une élection complémentaire dans Vachon, une circonscription traditionnellement péquiste, avant le début de l’été.
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