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Québec doit renoncer à Gentilly 2, selon le PQ

La Presse canadienne   12 décembre 2009  Québec
Québec — Le Parti québécois appelle le gouvernement Charest à tirer un trait définitif sur la filière nucléaire en abandonnant le projet de réfection de la centrale Gentilly 2, en Mauricie.

À l'ère de Copenhague et des énergies propres, le gouvernement ferait une grave erreur de léguer aux générations futures la gestion de déchets nucléaires, ont fait valoir hier, en point de presse à Québec, les députés péquistes Sylvain Gaudreault et Scott McKay.

«C'est un cadeau empoisonné pour l'avenir. Dans le cas des combustibles fossiles, nous contribuons aux changements climatiques. Dans le cas du nucléaire, nous sommes pris avec des déchets qui resteront radioactifs pendant des milliers d'années», a soulevé M. McKay, porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement durable.

Sur le plan économique, la rénovation de Gentilly 2 n'est nullement justifiée, pense le Parti québécois. En outre, les travaux vont coûter une fortune pour une centrale qui représente à peine 2,4 % du portefeuille énergétique du Québec, rappellent les députés McKay et Gaudreault. Du reste, d'importants dépassements de coûts risquent selon eux d'alourdir la facture, comme cela s'est produit au Nouveau-Brunswick avec la centrale de Pointe Lepreau.

En principe, la rénovation de Gentilly 2 — au coût de 1,9 milliard — permettra de prolonger la vie utile de la centrale jusqu'en 2040. Le complexe a été mis en service en 1983.

Mais pour le PQ, il vaut mieux s'en occuper dès maintenant plutôt que de reporter à plus tard l'inévitable facture.

«On ne peut pas reconstruire une centrale nucléaire indéfiniment et il faudra la fermer d'une manière ou d'une autre. Alors, avec l'évolution du coût de la vie et tout ça, ça va coûter encore plus cher s'il faut qu'on la ferme dans 20 ans», a avancé M. Gaudreault, porte-parole de l'opposition péquiste en matière d'énergie.

Le PQ reproche au gouvernement Charest d'agir en catimini dans ce dossier et de tenir la population dans l'ignorance complète sur les impacts environnementaux de Gentilly 2.

Depuis l'annonce de la réfection en août 2008, le gouvernement n'a pas cru bon de rendre publiques les différentes études d'impact du projet, affirme M. McKay. «Ce projet-là se réalise actuellement sans aucun débat public en refusant les demandes de commission parlementaire et en ne rendant aucun des documents qui ont été à la base de la décision du gouvernement Charest. Aucun de ces documents-là n'est public», a-t-il dénoncé.

Jadis promoteur de la filière nucléaire, le Parti québécois milite aujourd'hui pour que le Québec s'en tienne exclusivement à l'hydroélectricité et aux autres formes d'énergie renouvelable. «L'avenir énergétique du Québec passe par l'efficacité énergétique et le développement massif d'énergie renouvelable comme le solaire, la géothermie, la biomasse, l'éolien évidemment, et c'est vers ça que ça passe», a insisté le député Gaudreault.

En exigeant l'abandon du projet de réfection de Gentilly 2, le Parti québécois «veut nuire au développement économique», a répliqué la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau. «L'exploitation de la centrale procure 800 emplois directs aux familles de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Demander la fermeture de cette centrale mènerait 800 familles au chômage. À deux semaines de Noël, les citoyens s'attendent à des requêtes plus responsables de la part du PQ», a déclaré la ministre dans un communiqué.
 
 
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  • J.M. Rodrigue
    Inscrite
    samedi 12 décembre 2009 09h53
    Qui sera la poubelle nucléaire du Canada?
    Ce qu’on ne nous dit pas, c’est que le gouvernement fédéral cherche une province qui acceptera moyennant des milliards, les déchets d’uranium pancanadien.

    Quelques provinces actuellement ont des centrales nucléaires: en tête l’Ontario (Pickering, le laboratoire nucléaire de Chalk River la, Tiverton, Bowmanville ainsi que le laboratoire de Chalk River); le Québec (Gentilly à Bécancour); le Nouveau Brunswick (Point Lepreau qu’Hydro Québec cherche à acquérir de par la transaction d’Énergie NB). Et c’est sans compter la douzaine de réacteurs de recherche nucléaire disséminée au Canada.

    La province qui acceptera, moyennant des milliards de dollars, de contaminer son sol devra nécessairement être elle-même productrice de déchets nucléaires. Or, fermer Gentilly (et éventuellement pointe Lepreau au NB si la vente d’une compagnie d’État est acceptée par la population néobrunswichoise) reviendrait à refuser ce cadeau empoisonné d’Ottawa.

    Que Madame Normandeau et la FTQ (quel beau mariage d’intérêt!) se prononcent contre la fermeture cela n’est pas étonnant quand on sait à quelle auge ils boivent. C’est dommage pour les familles mais ce n’est pas une raison de continuer dans une voie qui n’a aucun avenir pour le Québec. Mettre en balance 800 emplois quand on sait pertinemment le danger que cela représente, cela s’apparente à du chantage. C’est au gouvernement de faire en sorte d’orienter ces emplois dans un domaine moins dangereux.

    Oui à la fermeture définitive de Gentilly pour l’avenir même du Québec.

  • SIM754
    Inscrit
    samedi 12 décembre 2009 10h19
    GENTILLY 2 ''C'EST LA VÉRITÉ CHERS QUÉBÉCOIS''
    Envoyé par sim754
    12 décembre 2009 à 09 h 20 HNE

    samedi 12 décembre 2009
    MON MESSAGE À TOUS LES QUÉBÉCOIS
    Mes chers Québécois!

    Je demande votre aide pour à aller récupérer tout ce que j'ai perdu et ce que j'ai été obligé d'abandonné à Hydro-Québec après ma démission de cette Société d'État Québécoise le 19 juillet 1983 à Montréal où de Gentilly 2 on m'avait transféré de mon poste de technicien de radioprotection et d'électricien vers un poste de commis de bureau pour raisons de santé.

    Les raisons qui m'ont forcé à démissionner vous seront très bien expliquées sous peu et elles concernent les dénonciations que j'avais fais le 7 octobre 1981 sur l'état déplorable du réacteur de la centrale nucléaire de Gentilly 1 dans les années 1978 et 1979 et du nombre de victimes qui se trouvaient abandonnées à leur sort à cet endroit.

    Je serai présent dans la population pour faire valoir mes droits et demander que ma démission soit annulée comme une avocate de Trois-Rivières Me Louise Pagé l'avait demandé en 1990, puisqu'elle n'aurait jamais dû être acceptée sans questionnements. Je veux aussi que me revienne mes crédits depuis le 7 octobre 1981 puisqu'il était logique et même impératif que je dénonce Hydro-Québec pour la sécurité des employés et des populations avoisinantes.

    Les derniers développements en fonction de la demande de réfection de Gentilly 2 me mettent à l'aise pour demander après ces 28 années de combat, que justice soit maintenant faite.

    Merci de votre appui et Joyeux Noel et Bonne Année 2010

    Serge Simard, un ancien travailleur des centrales Gentilly 1 et Gentilly 2.
    Aussi candidat à la mairie de Trois-Rivières en 2001 et 2005.

  • Bernard Terreault
    Abonné
    lundi 14 décembre 2009 09h53
    La technologie CANDU est dépassée
    On peut discuter de la question de savoir si le Québec a besoin de l'électronucléaire ou non (comme pour du fameux Suroît), mais il ne fait pas de doute qu'il vaut mieux laisser tomber Gentilly parce que cette centrale utilise une filière technologique sans avenir, celle de "l'uranium naturel─eau lourde". Le monde au complet à l'exception du Canada utilise plutôt celle de "l'uranium enrichi─eau ordinaire". Cette dernière 1) est intrinsèquement plus efficace (moins de rejet de chaleur pour une puissance électrique donnée), et 2) génère moins de produits pouvant être détournés pour en faire des bombes. Mais surtout, comme c'est la technologie presque universelle, le privé comme les gouvernements consacrent des millards chaque année pour la perfectionner, alors que celle du CANDU stagne. Il n'y a pas de honte à abandonner une technologie canadienne dépassée, d'autres filières soi-disant "nationales" ont été abandonnées par divers pays avancés comme la Grande Bretagne, la France, l'URSS et d'autres il y a des dizaines d'années.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 14 décembre 2009 13h31
    Gentilly
    @ M.Serge Simard:

    Si j'avais un travail que je considérais comme dangereux, je démissionnerais et en chercherait un autre. Arrêtez de chiâler,c'est tout ce que vous semblez être capable de faire.

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