Charest ne voit aucune raison de modifier le mode de financement du PLQ
Saint-Pétersbourg — Jean Charest soutient que les ministres de son gouvernement demeurent à l'abri des pressions, même si le Parti libéral du Québec (PLQ) leur fixe l'objectif d'amasser chacun 100 000 $ en dons annuellement.
Au terme de sa mission économique en Russie hier, le premier ministre a indiqué qu'il ne voyait aucune raison de modifier les méthodes de financement du PLQ.
Même si les membres du conseil des ministres doivent ainsi recueillir 2,6 millions de dollars pour le parti chaque année, M. Charest ne croit pas que cette pratique puisse les rendre plus vulnérables. «Aucunement. Tout ça est fait dans le cadre de la loi. Tous les partis politiques le font et nous, on le fait avec beaucoup de rigueur», a-t-il répondu, alors qu'il concluait son voyage d'affaires à Saint-Pétersbourg.
Selon lui, le public n'a pas à craindre que des ministres se sentent redevables et favorisent l'octroi de contrats gouvernementaux à des individus s'étant montrés généreux à l'endroit du parti. «Non, ce n'est pas comme ça que les affaires de l'État se règlent. Quand le gouvernement attribue des contrats, il le fait en vertu de règles établies. Il est impossible de croire que les gens qui donnent [de l'argent] au parti peuvent s'attendre en retour à recevoir des faveurs», a-t-il ajouté.
Accusations de favoritisme
Récemment, le Parti québécois a accusé le gouvernement Charest d'avoir fait preuve de favoritisme en ce qui concerne les nouvelles places développées dans les garderies à contribution réduite dans la région montréalaise.
Il avait notamment soulevé le cas de la famille de Samir Al-Hamad, dont les membres ont obtenu 140 nouvelles places pour leurs projets de garderie et qui ont contribué pour plus de 23 000 $ à la caisse du PLQ depuis 2003.
Puis, en novembre, la Presse canadienne a révélé que l'entreprise Roxboro Excavation avait obtenu des contrats de 90 millions du ministère des Transports, bien qu'elle ait plaidé coupable à une accusation d'avoir comploté pour éliminer la concurrence en 2000. En 2008, tous les administrateurs de l'entreprise — Daniel, Michel, Raynald, Roger et Yvon Théoret — ainsi que le fondateur Jean-Guy Théoret ont versé le maximum permis par la loi électorale de 3000 $ chacun à la caisse du Parti libéral du Québec.
«Il ne faut pas arriver à l'absurde et rendre suspects les individus qui font des contributions à un parti politique», a argué M. Charest, qui dit n'avoir rien vu d'autre que des allégations au cours des derniers mois.
Le premier ministre a aussi rejeté les demandes de la chef péquiste, Pauline Marois, qui réclame que la contribution maximale versée par une personne à un parti politique soit abaissée de 3000 $ à 500 $. «Il faut casser l'idée que le financement d'un parti est synonyme de récompense», a-t-elle affirmé cette semaine en conférence de presse. Elle a soutenu qu'il existe une disproportion importante entre les dons reçus annuellement de 9 millions par le PLQ, et les 3,5 millions amassés par le PQ.
«C'est René Lévesque qui a fixé les contributions maximales à 3000 $. Ce sont des règles qui valent encore aujourd'hui», a répliqué M. Charest. «On veut encourager les citoyens à participer à notre démocratie. Cette participation s'exprime aussi par le choix qu'ils font de contribuer aux partis politiques», a-t-il dit.
Dès que les travaux parlementaires ont été ajournés à l'Assemblée nationale, Jean Charest s'est envolé pour la Russie, où il a mené la première mission économique québécoise à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Il se rendra dimanche à Copenhague, au Danemark, pour participer à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques jusqu'au 19 décembre.
Au terme de sa mission économique en Russie hier, le premier ministre a indiqué qu'il ne voyait aucune raison de modifier les méthodes de financement du PLQ.
Même si les membres du conseil des ministres doivent ainsi recueillir 2,6 millions de dollars pour le parti chaque année, M. Charest ne croit pas que cette pratique puisse les rendre plus vulnérables. «Aucunement. Tout ça est fait dans le cadre de la loi. Tous les partis politiques le font et nous, on le fait avec beaucoup de rigueur», a-t-il répondu, alors qu'il concluait son voyage d'affaires à Saint-Pétersbourg.
Selon lui, le public n'a pas à craindre que des ministres se sentent redevables et favorisent l'octroi de contrats gouvernementaux à des individus s'étant montrés généreux à l'endroit du parti. «Non, ce n'est pas comme ça que les affaires de l'État se règlent. Quand le gouvernement attribue des contrats, il le fait en vertu de règles établies. Il est impossible de croire que les gens qui donnent [de l'argent] au parti peuvent s'attendre en retour à recevoir des faveurs», a-t-il ajouté.
Accusations de favoritisme
Récemment, le Parti québécois a accusé le gouvernement Charest d'avoir fait preuve de favoritisme en ce qui concerne les nouvelles places développées dans les garderies à contribution réduite dans la région montréalaise.
Il avait notamment soulevé le cas de la famille de Samir Al-Hamad, dont les membres ont obtenu 140 nouvelles places pour leurs projets de garderie et qui ont contribué pour plus de 23 000 $ à la caisse du PLQ depuis 2003.
Puis, en novembre, la Presse canadienne a révélé que l'entreprise Roxboro Excavation avait obtenu des contrats de 90 millions du ministère des Transports, bien qu'elle ait plaidé coupable à une accusation d'avoir comploté pour éliminer la concurrence en 2000. En 2008, tous les administrateurs de l'entreprise — Daniel, Michel, Raynald, Roger et Yvon Théoret — ainsi que le fondateur Jean-Guy Théoret ont versé le maximum permis par la loi électorale de 3000 $ chacun à la caisse du Parti libéral du Québec.
«Il ne faut pas arriver à l'absurde et rendre suspects les individus qui font des contributions à un parti politique», a argué M. Charest, qui dit n'avoir rien vu d'autre que des allégations au cours des derniers mois.
Le premier ministre a aussi rejeté les demandes de la chef péquiste, Pauline Marois, qui réclame que la contribution maximale versée par une personne à un parti politique soit abaissée de 3000 $ à 500 $. «Il faut casser l'idée que le financement d'un parti est synonyme de récompense», a-t-elle affirmé cette semaine en conférence de presse. Elle a soutenu qu'il existe une disproportion importante entre les dons reçus annuellement de 9 millions par le PLQ, et les 3,5 millions amassés par le PQ.
«C'est René Lévesque qui a fixé les contributions maximales à 3000 $. Ce sont des règles qui valent encore aujourd'hui», a répliqué M. Charest. «On veut encourager les citoyens à participer à notre démocratie. Cette participation s'exprime aussi par le choix qu'ils font de contribuer aux partis politiques», a-t-il dit.
Dès que les travaux parlementaires ont été ajournés à l'Assemblée nationale, Jean Charest s'est envolé pour la Russie, où il a mené la première mission économique québécoise à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Il se rendra dimanche à Copenhague, au Danemark, pour participer à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques jusqu'au 19 décembre.
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