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L'État bilingue

Michel David   12 décembre 2009  Québec
En ce qui concerne le respect des dispositions de la Charte de la langue française, ce serait «tolérance zéro», avait promis la ministre responsable, Christine St-Pierre, dans sa première intervention à l'Assemblée nationale, le 10 mai 2007.

Un an plus tard, en avril 2008, Le Devoir révélait que les ministères et organismes relevant du gouvernement du Québec donnaient un bien mauvais exemple. Au ministère du Revenu, à la Régie de l'assurance maladie (RAMQ) ou encore à Investissement Québec, les nouveaux arrivants ou les entreprises pouvaient choisir la langue dans laquelle ils voulaient transiger avec l'État.

«Il y a du travail à faire de ce côté-là», avait convenu Mme St-Pierre, qui semblait tomber des nues. Dans une entrevue accordée à mon collègue Robert Dutrisac, elle avait insisté sur le devoir d'exemplarité du gouvernement. «Vous avez devant vous la personne qui sait ce que c'est le français en Amérique du Nord, qui sait ce qu'est l'attachement à la langue française», avait-elle ajouté.

Dix-huit mois plus tard, Robert Dutrisac a voulu vérifier quels résultats avait donnés la belle résolution de la ministre. Conclusion: rien n'a changé. Dans les faits, l'État québécois est bilingue et constitue toujours un facteur d'anglicisation des immigrants.

En croisant les données du ministère des Communautés culturelles et de l'Immigration et celles de la RAMQ, on arrive au constat stupéfiant que 30 % des immigrants que la RAMQ classe comme anglophones pour le reste de leurs jours ne parlent pas anglais.

«Ça n'a pas de bon sens», a lancé Mme St-Pierre. Pour une fois, nous sommes d'accord, mais la RAMQ dit n'avoir reçu aucune nouvelle directive du Secrétariat à la politique linguistique depuis un an et demi. La ministre se moquerait-elle de nous? À moins que ce ne soient ses fonctionnaires qui se moquent d'elle?

***

Le secret du «mécanisme» qui permettrait de corriger cette absurdité semble aussi difficile à percer que celui de la Caramilk. Le PQ croit avoir trouvé la solution: après trois ans, les nouveaux arrivants verraient leur «code de langue» francisé automatiquement. Tout n'est malheureusement pas si simple.

La présence d'une communauté anglophone dont personne ne remet les droits historiques en question exclut la seule façon de régler véritablement le problème, soit l'imposition de la règle de l'unilinguisme français partout. Autrement, il faudrait multiplier à l'infini des contrôles coûteux et vexatoires pour s'assurer que seuls les anglophones de souche utilisent les services qui leur sont garantis.

À partir du moment où les établissements de santé sont légalement tenus d'offrir des soins en anglais, toute discrimination serait odieuse. Un hôpital n'est pas le lieu indiqué pour faire passer un test linguistique.

Puisque les formulaires sont disponibles dans les deux langues sur Internet, devrait-on ignorer systématiquement ceux qui sont remplis par de «faux» anglophones? À moins de forcer les «vrais» anglophones à se contenter d'une copie papier sur présentation d'une pièce justificative? Au téléphone, un préposé devrait-il refuser de donner une information en anglais sous prétexte que l'accent de son interlocuteur lui paraît suspect?

Sans parler de la multitude de tribunaux administratifs, qui sont de juridiction québécoise mais dont la Constitution canadienne garantit le fonctionnement dans les deux langues.

La demande du Syndicat de la fonction publique du Québec, qui s'oppose à la bilinguisation de l'État mais réclame du même souffle une prime au bilinguisme comme à Ottawa, peut sembler contradictoire. Elle reflète néanmoins une réalité qu'on peut déplorer, mais avec laquelle il faut composer.

***

Bien entendu, il est inacceptable que l'État n'applique pas ses propres lois. Si l'article 15 de la Charte de la langue française autorise l'utilisation d'une langue «autre que le français», c'est-à-dire l'anglais, dans les communications avec les personnes physiques, l'article 16 l'interdit formellement dans le cas des personnes morales.

Depuis l'adoption de la Charte en 1977, aucun gouvernement, péquiste ou libéral, n'a cependant osé promulguer ce dernier article. De toute évidence parce qu'ils ont craint d'indisposer les entreprises.

Même avec un gouvernement plus déterminé dans la défense et la promotion du français, la voie législative et réglementaire aurait ses limites. Un Québec souverain ne serait pas soumis aux limitations imposées par la Constitution canadienne, mais il continuerait d'abriter une importante communauté anglophone, ce qui nécessiterait un certain degré de bilinguisme dans l'administration publique.

L'État doit sans doute donner le bon exemple, mais la langue de l'administration n'est pas le plus important facteur dans l'intégration des immigrants. La langue d'enseignement et la langue de travail pèsent beaucoup plus lourd.

Dans la mesure où le multiculturalisme et la Loi sur les langues officielles constituent un frein à la francisation, un gouvernement qui tient à maintenir le lien fédératif devrait être d'autant plus actif sur le plan linguistique pour compenser cet inconvénient.

Or le gouvernement Charest fait tout le contraire. Qu'il s'agisse de son refus d'étendre les dispositions de la Charte de la langue française aux petites entreprises ou de ses tergiversations sur la réponse à donner au jugement de la Cour suprême qui a légalisé les «écoles passerelles», il envoie toujours le message que le français est une option facultative.
 
 
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  • Laurent Nicolas
    Inscrit
    vendredi 11 décembre 2009 23h45
    Travail admirable
    Bravo et merci aux journalistes du Devoir qui nous apprennent quotidiennement des faits sur les défilements et silences de nos gouvernants. Ces actions ont le grand mérite de nous éclairer sur les agissements de nos élus et sur leurs manigances souvent cachées. Je pense en particulier aux dossiers de la langue, de l'immigration et de la nation. J'ai souvent l'impression depuis peu que nos systèmes parlementaires n'ont pas la capacité de dévoiler au grand jour la vérité et surtout d'obtenir des engagements conséquents de la part des gouvernements. Heureusement, le Devoir est là pour motiver les citoyens à s'engager par l'entremise de mouvements non partisans tels les centrales syndicales, le Mouvement Montréal Français ou la Société Saint-Jean Batiste.

  • François Thivierge
    Inscrit
    samedi 12 décembre 2009 00h42
    Je me souviens et je me souviendrai
    Le salaire de Jean Charest, l’octroie de contrats sans appel d’offre, les ti-namis entrepreneurs, les ministres qui récoltent 100 mille dollars, le bilinguisme d’état, le multiculturalisme prôné dans les cours d’éthique et de culture, les écoles passerelles, tout chez ce gouvernement se fait en cachette et à l’encontre de la majorité du peuple fondateur, pas tricoté assez serré.
    Madame Saint-Pierre n’est pas plus innocente que ses comparses : tel il y a un an et tel qu’aujourd’hui, elle est au moins aussi hypocrite que l’ensemble de ce gouvernement.
    Vite une petite loi sur l’égalité des homosexuel ou un voyage pour faire oublier que nous sommes en train de nous faire avoir comme jamais. Les deux mains sur le volant du parti "liberal", je me souviens et je me souviendrai.

    François Thivierge

  • Andre Vallee
    Abonné
    samedi 12 décembre 2009 03h44
    James Charest
    James ne fera jamais de peine à ceux qui le gardent au pouvoir, soient le West Island et un fort pourcentage des immigrés.

  • Normand Carrier
    Abonné
    samedi 12 décembre 2009 06h40
    Raymonde Chouinard , une Jeanne d'Arc qui va au bûcher....
    Quelques soit le sujet , bilinguisme , lanque ou corruption , notre Jeanne d'Arc (Jd'A ) se sacrifie sur le bûcher qui est allumé presqu'a chaque jour par Jean Charest en se bataillant avec ses adversaires politiques ! Mais oui , je RADOTE comme 80% des québécois en demandant une commission d'enquête publique et indépendante dans l'industrie de la construction qui bat des records en dépenses . Il n'y a que 13% d'opposants dont une majorité d'anglo , d'allophones et quelques Jd'A francophones ! Mais certains collègues libéraux ont admis candidement qu'ils préfèrent voter pour un gouvernement corrompu que pour des souverainistes ! Cela a le mérite d'être honnête et clair ......Il faut aussi dire que JEAN CHAREST RADOTE AUSSI EN NOUS RÉPÉTANT DEPUIS SIX MOIS QU'UNE ENQUÊTE PUBLIQUE EST LONQUE A METTRE SUR PIED et de nous répéter les mêmes facéties pour les six prochains mois serait assez grotesque .....
    Selon J d'A la commission Gomery n'a pas eu d'effet et n'a pas trouvé les vrais coupables ! Tous les coupables ont du parader et se sont fait déculotter tels les Pelletier , Breault , Gosselin , Corriveau , Lafleur , Gagliano et plusieurs autre qui se sont retrouvés en prison . Le seul qui n'a pas été épinglé fut Jean Chrétien mais l'histoire le jugera et le P.L.C. est au purgatoire pour une dizaine d'années et le MOT COMMANDITE EST BANNI DE LEUR VOCABULAIRE .......
    Selon J d'A , dans une enquête publique , les témoins vont garder le silence de peur de se faire casser les jambes (!!!!!) . Avec ses pouvoirs exceptionnels , les commissaires ont eu eu beaucoup de succes et il faut de souvenir des enquêtes Cliche et de la CÉCO ou les témoins , la mafia et tous ces malfras se sont délier la langue et cela a CRÉE LA PAIX DANS L'INDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION POUR LES PROCHAINES QUINZE ANNÉES ......
    L' argument de Jean Charest , de ses ministres et de quelques J d'A , a l'effet qu'une enquête publique ne donne rien devrait être testé et cela nous aiderait a comprendre POURQUOI ILS ONT SI PEUR DE FAIRE LA LUMIÈRE SUR CES MAGOUILLES ET CES COLLUSIONS DANS CETTE INDUTRIE ET QUI NOUS COÛTE 30% de surfacturation qui doit être absorbé PAR LES PAYEURS DE TAXES ......

  • Michel Simard
    Abonné
    samedi 12 décembre 2009 07h01
    Oui et après ?
    Encore une chronique molle du Devoir...

    La langue de l'adminsitration est aussi importante que la langue d'enseignement et la langue de travail. Qunad l'État communique avec quelqu'un dans une langue autre que le français, cela veut dire qu'il n'est pas nécessaire d'apprendre la français. Tous les domaines de la vie pubique doivent se faire dans la langue officielle et chaque aspect est important.

    La mission du Quebec Liberal Party est de bilinguiser la Province of Quebec et de réduire le nombre de francophones à peau de chagrin afin d'en faire une tribu soumise. Les discours creux de la marionnette de la Culture ne sont que tissus de mensonges.

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 12 décembre 2009 07h53
    Une seule langue, un seul modèle, un seul Parti...
    Comment s'assurer que les Québécois ne songent pas à chercher du travail ou une habitation ailleurs? Les protéger par ces trois barrières.

  • Steve Fortin
    Abonné
    samedi 12 décembre 2009 08h27
    Les droits de la minorité anglophone ne valent pas plus que ceux de la minorité francophone hors Québec
    Constats :

    a)Il est grand temps que la collectivité québécoise se prenne en main et se donne les moyens pour assumer la pérénité du fait français en territoire du Québec.

    b) Les droits de la minorité anglophone ne valent pas plus que ceux de la minorité francophone hors Québec; c'est la même chose selon la fédération trudeauienne. Comme les droits des francophones hors Québec (et de plus en plus ici même au Québec depuis que la province est dirigée par le commandité de Power Corp) sont sans cesse remis en question, rien n'empêche le Québec de faire de même. On n'a qu'à constater comment le COVAN traite la question du français dans le cadre de la tenue des Jeux Olympiques en terre canadienne. La Charte olympique de De Coubertin, en français, se trouve bafouée plus que jamais dans ce pays "officiellement" bilingue.

    c) Un sondage du Strategic Counsel publié dans Globe and Mail et repris dans nombre d,autres journaux anglophones canadien l'été dernier suite à une contreverse (encore une) sur le bilinguisme du fonctionnariat et de la mairie de la capitale canadienne montrait hors de tout doute questionnable à quel point le ROC en a soupé du bilinguisme et comment l'écrasante majorité des Canadiens considérait le fait francophone hors Québec comme une tare, comme une épine dans le pied. Cette semaine, encore une fois, l'embauche d'un chef des pompiers unilingue anglophone à Ottawa donne lieu au même débat et c,est le même constat. L'écrasante majorité de la population d,Ottawa ne voit pas le bilinguisme de son fonctionnariat comme un élément significatif.

    d) Le gouvernement Charest a AMPLEMENT DÉMONTRÉ depuis 6 ans qu'il était au service de ses contributeurs en premier (dans l'orientation philosophique, il respecte en tout point l'endoctrinement à l'impératif "Canadian" du multiculturalisme tel que le commande l'establishment canadian qui a payé le transfert de Charest il y a dix ans, plus de 4 millions de dollars, et son salaire en dessous de la table depuis lors), et au service de l'encanadiennement de la société québécoise par le fait même.

    Les Québécois ont ce choix fondamental à faire : ou l'on accepte l'assimilation à grande vitesse proposé par le PLQ et financé à grand coûts par le "braintrust canadian" et par le copinage et la corruption étatisée des libéraux provinciaux, ou l'on prend notre destin en main et on se donne les outils pour que cesse les dommages faits par cet obscurantiste gouvernement dont on découvre chaque jour qu'il n,aura rien à envier des pires années duplessistes...

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 12 décembre 2009 09h04
    Deux immigrants sur cinq échappent à la sélection
    Le Ministère de l’Immigration et des communautés culturelles a tracé un portrait des communautés culturelles au Québec, à partir des données du recensement de 2001. On a sorti, entre autre, la connaissance du français chez chacune des communautés, ce qui donne une bonne idée des groupes réfractaires au français.

    http://www.quebecinterculturel.gouv.qc.ca/fr/diver

    Même si j’ai le plus grand respect pour Stats Canada, faut prendre avec beaucoup de réserves certaines données du recensement. Si le sexe et l’âge sont sans doute des données très fiables, il n’en est pas de même pour la connaissance du français.

    Lorsque vous cochez que vous parlez anglais sur le questionnaire du recensement, personne ne vient vérifier la qualité de votre anglais. Vous pouvez parler anglais comme Jean Charest, comme vous pouvez parler anglais comme Michel Audet. Vous pouvez même mentir : ne pas parler anglais et prétendre le parler en cochant "anglais" sur le questionnaire. Bref, faut prendre les données avec réserve. Mais bon, comme ce sont les données officielles et comme le Ministère les a reprises, plongeons en sachant que le nombre de personnes qui déclarent ne pas parler français est sans doute vrai. Un anglophone ou allophone qui ne coche pas "français", c’est parce qu’il ne le parle vraiment pas, sinon il cocherait oui comme dirait Paul Picher. Le % d’immigrants qui déclarent ne pas parler français dans le recensement est donc un strict minimum. Le chiffre réel est plus élevé si on considère que plusieurs ont coché "français" alors qu’ils ne font que le baragouiner, un peu comme un touriste québécois baragouine l’espagnol au Mexique après deux téquilas (et le parle après quatre….)

    Donc, on apprend qu’en 2001, au Québec :

    .13% des Américains ne parlent pas français ce qui représente 3,400 personnes. (juste là on peut déjà s’interroger sur la fiabilité des données du recensement ! D’autant plus que 6525 avouent ne parler que le français !! Vous avez bien lu : 6525 Américains déclarent ne parler que le français !!! Mais bon, on va prendre le 13% comme un strict minimum)

    .33% des Afghans ne connaissent pas le français ce qui représente 900 personnes
    .15% des Antillais ne connaissent pas le français ce qui représente 16,000 personnes
    etc.
    voir:
    http://www.quebecinterculturel.gouv.qc.ca/fr/diver

    On le voit -ne serait-ce qu’avec les Chinois- que les données de Stats-Can ne tiennent pas la route. S’agit de rentrer dans un dépanneur à Montréal pour voir que Stats Can surestime terriblement le nombre de parlants français dans les communautés culturelles au Québec. 50% des Jamaicains parleraient français ? 57% des Coréens ? Ces chiffres ne font vraiment pas sérieux. Sans parler des 87% d’ Américains qui déclarent parler français !

    Mais ces chiffres montrent bien par contre à quel point plusieurs communautés sont totalement réfractaires au français puisque le % déclarant ne pas parler français est, au départ, très élevé.

    Afghans (33%), Grecs (35%), Palestiniens (35%), Lettons (36%), Irakiens (40%), Coréens (43%), Chinois (44%) Japonais (47%), Guyanais (48%), Jamaicains (50%), Barbadiens (50%), Indiens (52%), Grenadines (58%), Ghanéens (63%), Philippins (62%), Pakistanais (60%), Benglashis (64%).

    Considérant la nette surestimation de parlants français de Stats-Can, on peut affirmer que les trois-quarts des membres de ces communautés, en fait, ne parlent pas vraiment français, en tout cas assez pour écouter une nouvelle à télé et la résumer en 20 mots .

    Juste dans ces communautés, on avait, en 2001, près de 200,000 personnes, concentrées à Montréal, qui déclaraient ne pas parler du tout francais. Depuis, on ajouté 19 152 immigrants qui ne parlaient pas français en 2002, 19 467 en 2003, 19 770 en 2004, 18 474 en 2005, 17 323 en 2006, 17 929 en 2007 et 17 941 en 2008. Bref, on a ajouté 130 000 personnes qui ne parlaient pas français.

    http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherc

    http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherc

    Pendant ce temps, on ajoutait 15 248 immigrants qui parlaient anglais en 2002, 18 138 en 2003, 22 584 en 2004, 22 644 en 2005, 23 890 en 2006, 24 796 en 2007 et 25 201 en 2008. Bref, on a ajouté 152 000 personnes qui, elles, parlaient anglais !

    On résume. Il y a 400,000 Anglos à Montréal, dont un bon tiers ne parle pas français. Il y a plus d’un quart de million d’Allophones qui ne parlent pas français (lorsqu’on calcule toutes les communautés ethniques, ce que je n’ai pas fait ci-haut). On a ajouté 130,000 nouveaux immigrants qui ne parlent pas français et 150,000 qui parlent anglais. Bref, il y a au moins un demi-million de personnes sur l’ile qui ne parle pas un mot de français ! Et après on se demande pourquoi on ne peut plus être servi en français au centre-ville ?

    Ce qui amène à la question qui tue : mais pourquoi dans cette province de Presqu’Amérique où on se bat pour défendre notre langue contre l’anglais,100 fois plus puissant sur tous les plans, fait-on renter ici des gens qui ne parlent pas français et qui, une fois ici, refusent de l’apprendre, préférant vivre en anglais ? Est-ce qu’Israel ferait venir, par exemple, des Arabes, dans le but de grossir sa minorité palestinienne ? Est-ce qu’Israel accepterait que les immigrants russes, polonais, roumains qu’il reçoit, s’arabisent plutôt que s’hébreuiser ?

    C’est que 40% des immigrants au Québec ne sont pas sélectionnés mais nous sont imposés via les programmes de parrainage et de réfugiés. Beaucoup de gens dans ces communautés "francophobes" ont été parrainés ou sont des "réfugiés" ; ils ont échappé complètement à Collen-Couture depuis 32 ans.

    Entre 2004 et 2008, 68% des immigrants sélectionnés parlaient français, alors que seulement 44% des parrainés et 35% des réfugiés le parlaient.

    Alors pourquoi on fait rien ? Parce que comme je me tue à le répéter on nous ment lorsqu’on nous dit qu’on contrôle notre immigration depuis Collen-Couture puisque plus de 2 immigrants sur 5 qui rentrent au Québec nous sont imposés par Ottawa. Et comme j’ai aussi déjà expliqué, ces deux immigrants restent en plus grand nombre au Québec que les 3 sélectionnés, fait qu’en bout de ligne ceux qui restent sont en majorité des non-sélectionnés, rentrés ici sans aucun contrôle. Et qui continuent à parrainer sans aucun contrôle de Québec. Voilà pour le mythe du "Québec qui contrôle son immigration" !

    http://www.vigile.net/Le-grand-mensonge-demographi

  • Jean Martinez
    Inscrit
    samedi 12 décembre 2009 09h27
    Le PLQ et la canadianisation du Québec
    Il y a longtemps que je crois que dans les hautes sphères du PLQ, l'objectif de la politique gouvernementale est de canadianiser le Québec, c'est-à-dire de lui enlever progressivement, "en cachette", les éléments qui lui permettent d'avoir une identité nationale.

    La langue est bien sûr l'un de ses éléments, comme la Caisse de dépôt sur le plan économique.

    La seule façon d'arrêter ce mouvement de recul est maintenant de descendre dans la rue et de réclamer pacifiquement que le gouvernement rende des comptes, notamment par la mise sur pied d'une commission d'enquête.

    Il y avait des dizaines de milliers de personnes dans les rues de Montréal pour demander à Bush de ne pas envahir l'Irak. Pourquoi n'y en a-t-il pas un seul pour défendre l'avenir du Québec?

  • François Thivierge
    Inscrit
    samedi 12 décembre 2009 10h03
    Je me souviens, et je me souviendrai
    Le salaire de Jean Charest, l’octroie de contrats sans appel d’offre, les ti-namis entrepreneurs, les ministres qui récoltent 100 mille dollars le bilinguisme d’état, le multiculturalisme prôné par des cours d’éthique et de culture, les écoles passerelles, tout chez ce gouvernement se fait en cachette et à l’encontre de la majorité du peuple fondateur, pas tricoté assez serré.
    Madame Saint-Pierre n’est pas plus innocente que ses comparses : tel il y a un an et tel qu’aujourd’hui, elle est au moins aussi hypocrite que l’ensemble de ce gouvernement du parti libéral.
    Vite une petite loi sur l’égalité des homosexuel ou un voyage pour faire oublier que nous sommes en train de nous faire avoir comme jamais. Les deux mains sur le volant du parti liberal, je me souviens et je me souviendrai.

    François Thivierge

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 12 décembre 2009 10h18
    Français ou bilingue. Voilà la solution
    Vous compliquez les choses, Monsieur David, et vous semblez minimiser l'importance du message que le gouvernement du Québec envoi lui même à ses immigrants et à toute la population par ses agissements.

    C'est du très sérieux cette affaire.

    Il est tout a fait inconcevable qu’au Québec une personne puisse faire affaire en anglais uniquement avec une institution. Qu’une personne puisse faire affaire en anglais uniquement avec le gouvernement du Québec relève de la folie pure et simple.

    L’unilinguisme anglais ne devrait même pas exister au Québec. Tout devrait se faire en français uniquement. Et, à la demande de l’individu, les communications pourraient être bilingue avec prédominance du français. La demande de l’individu d’être servi bilingue, devrait être limité dans tous les cas à 6 mois ou un an ; période à laquelle le système revient automatiquement au français. L’individu pourrait toujours avoir la possibilité de refaire une demande d’être servi bilingue.

    Donc ; tout formulaire, compte, facture, lettre, publicité, sollicitation, rapport d’impôt, relevé de compte, acte de vente, acte de prêt, etc., etc., absolument tout, des compagnies privées ou gouvernementales, doit être en français seulement. Ou bilingue avec prédominance du français sur demande du client ; mais limité à 6 mois ou un an.

    C’est simple, c’est essentiel, et c’est urgent …

    JL

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 12 décembre 2009 11h08
    M Martinez
    IL est tout à fait normal, qu'un parti ouvertement fédéraliste, élu par des fédéralistes, après avoir gagné 2, pas un mais DEUX référendumdums, travail à donner un cachait canadien au Québec, c'est le contraire qui serait totalement inadmissible.

    Oui il est normal qu'un part fédéraliste travail à détruire tout ce qui peu donner des forces et du pouvoir au mouvement séparatiste. Tout ce qui pourait faciliter leur travail, est ce que les séparatistes ne ferait pas la même chose????
    C'est de bonne guerre, et légitime.

    Le Canada est un pays multiculturel, le Québec ce doit d'être canadien et multiculurel dans le respet des individus.

  • Maryanne
    Inscrite
    samedi 12 décembre 2009 11h18
    le clone de Charest
    Avez-vous remarquer comme presque tous les ministres de Charest lui ressemblent. Lorqu'ils s'expriment, nous devons prendre le contraire de leur paroles,agissement etc. Curieux quand nouvellement reçu député,a-t'elle aussi pris la ligne du partie c-à-dire parle le moins possible , pas de vague,dit comme le CHEF.

  • Yvon Roy
    Abonnée
    samedi 12 décembre 2009 11h20
    thé
    L'Osmose va toujours du plus au moins concentré, et il est peu probable que les sachets de thé péquistes pourront y changer quoi que ce soit.

  • Godefroy
    Abonné
    samedi 12 décembre 2009 12h50
    « ...c'est une belle langue que l'anglais...»
    « FIGARO — Diable ! c'est une belle langue que l'anglais, il en faut peu pour aller loin. Avec God-dam en Angleterre, on ne manque de rien nulle part. Voulez-vous tâter d'un bon poulet gras ? entrez dans une taverne, et faites seulement ce geste au garçon. (Il tourne la broche.) Goddam ! on vous apporte un pied de bœuf salé sans pain. C'est admirable ! Aimez-vous à boire un coup d'excellent bourgogne ou de clairet ? rien que celui-ci. (Il débouche une bouteille.) God-dam ! on vous sert un pot de bière, en bel étain, la mousse aux bords. Quelle satisfaction ! Rencontrez-vous une de ces jolies personnes, qui vont trottant menu, les yeux baissés, coudes en arrière, et tortillant un peu des hanches ? mettez mignardement tous les doigts unis sur la bouche. Ah ! God-dam ! elle vous sangle un soufflet de crocheteur. Preuve qu'elle entend. Les Anglais, à la vérité, ajoutent par-ci, par-là quelques autres mots en conversant; mais il est bien aisé de voir que God-dam est le fond de la langue;... »

    BEAUMARCHAIS Les Noces de Figaro

  • Adrien Bouthillier
    Abonné
    samedi 12 décembre 2009 13h28
    "Un hôpital n'est pas le lieu indiqué pour faire passer un test linguistique", mais seulement pour certains
    Est-ce que les médecins diplômés de McGill doivent passer des cours de francisation afin de pratiquer dans un hôpital de Montréal, une ville qui jusqu'à présent comporte une part importante de francophones?

    Les francophones doivent être -ils le sont déjà dans une très large proportion- bilingues, mais je doute de la motivation de leur homologue, comme leur proportion à quitter le Québec une fois leurs études terminées l'indique.

  • Jacques Lalonde
    Abonné
    samedi 12 décembre 2009 13h50
    Une politique globale s'impose pour tous les partis politiques du Québec
    Les faits sont là : l'usage de la langue française qui est la pierre d'angle de notre identité est en perte de vitesse au Québec et particulièrement à Montréal et dans l'Outaouais.

    Les positions politiques risquent de s'envenimer et de faire basculer le débat sur notre langue dans un marasme où personne n'osera trancher le noeud gordien qui pourtant nous étouffe et paralyse notre développement.

    Pour éviter le cirque parlementaire de positions qui s'entrechoquent sans ne rien régler, il est impératif que tous les partis politiques du Québec se mettent au travail et proposent enfin chacun une politique globale et le train de mesures concrètes qui doit traduire dans la réalité la nécessité d'une telle politique. Alors le véritable débat pourra s'engager.

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 12 décembre 2009 14h14
    Normand Carrier, un Louis Riel qui ne va nul part.....
    Vous me voyez dans votre soupe en vous levant, on dirait. Laissez tomber vos fantasmes...!

    C'est à croire que j'ai élu le parti libéral à moi toute seule. Vous me faites trop d'honneur.

  • Steve Fortin
    Abonné
    samedi 12 décembre 2009 14h18
    @Claude Archambault
    Si au moins John James Charest avait LES COUILLES DE DIRE QU'IL FAIT CE QUE VOUS AVOUEZ CANDIDEMENT QU'IL FAIT, alors là je vous donnerais raison. Mais ni lui, ni ses ministres ou sa députation n,a le courage de l'admettre... non... ILS PRÉFÈRENT TOUS MENTIR, TOUJOURS MENTIR, toujours tout enrober de demis-vérités et de suppositions...

    On verra aux prochaines élection monsieur... on se reverra... dans le comté de M. MacMillan, un comté libéral acquis s,il en est un, il y a de plus en plus de grogne contre ce député, jusque dans la pourtant très réservée association de comté libérale (voir Le Droit cette semaine)

    La ministre Saiunt-Pierre ment comme le montre cet article, la ministre Courchesne mentait hier midi à Maisonneuve en direct (elle aurait pu avoir le courage d'admettre ce que vous avancez, l'endoctrinement des jeunes québécois SANS LE CONSENTEMENT DE LA SOCIÉTÉ CIVILE QUÉBÉCOISE - N,OUBLIEZ JAMAIS QUE LE DERNIER MANDAT DE CHAREST, À QUELQUES JOURS DE NOËL, EN S'APPUTANT DÉLIBÉRÉMENT SUR UN FAIBLE TAUX DE PARTICIPATION, EST UN DÉNI DE DÉMOCRATIE, MÊME LE DG DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC L'A ADMIS-Charest et le PLQ ont l'appui de moins de 19 % de la population québécoise habiletée à voter monsieur!!!),

    Pour ce qui est du second référendum... vous habitez dans une hutte monsieur??? Le scandale des commandites et l'emprisonnement de plusieurs sympathisans du NON ça vous dit quelque chose??? Le processus accéléré d,octroi de citotenneté canadienne pour résidents du Québec qu'a dénoncé l'ancien DG des élections du Québec, une des pires violations des règles démocratiques d,un pays occidental... ça ne vous dit rien non plus??? Si j'étais vous, je ferais attention de clâmer haut et fort une victoire acquise au prix de la démocratie et en sacrifiant une génération complète au cynisme... Ha oui... c'est vrai... le cynisme est le meilleur ami des fédérastes... pardon... je l,avais oublié...

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 12 décembre 2009 14h24
    le clone de Charest
    Mais voyons, barbe bleue, c'est la même chose au PQ; c'est pourquoi Legault a quitté...car il ne pouvait plus supporter les discours contradictoires de sa cheffe.

  • Normand Carrier
    Abonné
    samedi 12 décembre 2009 16h44
    L'honneur est pour moi Jeanne d'Arc au bûcher.....
    Je ne vous vois pas dans ma soupe et je vous verrais nulle part si ce n'était de corriger vos mensonges , vos faussetés et vos élucubrations ! Ce serait un plaisir de faire comme si vous n'existiez pas et l'intérêt de batailler comme vous le faites avec une multitude d'adversaires , ne m'intéresse pas si ce n'est échanger des opinions basés sur des faits ! Mais pour cela , il faut être renseigné et baser nos écrits sur une solide argumentation et non faire du <cherry picking> avec deux phrases ramassées ici et la ......

  • garabru
    Inscrit
    dimanche 13 décembre 2009 06h17
    Geindre , toujours geindre
    Je suis Anglo bilingue et je ne comprends toujours pas les tergiversations des Québécois "pure laine" . Ou bien vous voulez être respectés , ou vous ne le voulez pas. Dans le premier cas , il ne faut pas y aller par quatre chemins . Il ne faut plus geindre mais y aller "à la flamande" : le français devient la seule langue du Québec , vous expulsez les universités anglophones (comme les Flamands ont expulsé l'université médiévale de Louvain vers la Wallonie) et les sièges sociiaux anglophones . La vie ne doit pas être plus facile pour un anglophone unilingue (qui sont le vrai problème) à Montréal que pour un francophone unilingue à Winnipeg ou Vancouver . Prenez votre destin en mains et faites-vous respecter . Ensuite ,et ensuite seulement , vous pourrez parler au reste du Canada. Si vous me permettez un écart dans la languge que je parle à la maison : for God's sake , stop whining , get a life , wrest a levet playing field , make a clean cut 'especially on the Island of Montreal , then , and only then , talk with Ottawa and the ROC . Where there is a will there is a way . Mais je ne sens pas de vraie "will" aujourd'hui. A vous de décider. J'adore Montréal et les Québécois , mais je deviens "sick ans tired" de vous voir crever lentement while kidding yourselves that you are reallly standing up and facing the music . Je ne sais pas le dire bien en français mais "Stand up (for good) or shut up and lie down" . J'ai déjà été très long , mais je crois que c'est le meilleur service que vous pouvez rendre et à vous-même et au Canada , qui ne sait pas trop non plus qui il est à côté du géant américain et dans l'ombre fatiguée des trop vieux souvenirs btitannniques.

  • Gilles Théberge
    Abonné
    dimanche 13 décembre 2009 09h25
    Garabru a bien raison
    Garabru vous avez parfaitement raison. Ça prend un anglo pour nous dire clairement ce qu'il faut faire. Effectivement le respect cela s'exige point. Geindre et déplorer la mascarade ne fait en rien changer la situation.

    Mais à notre décharche, souvenez-vous que depuis des lunes on ne cesse de nous dire qu'il faut être babylingue. Babylingue pour réussir dans la vie, pour s'ouvrir sur le monde (!) pour survivre dans le Nord de l'Amérique et bla bla bla. Le message apassé semble-t-il et il est entré dans la tête. Et on a oublié que nous avions aussi une langue belle et efficace précise, complète.

    Et puis, il y a la persistance de l'attitude de soumission qui a été entrée dans la tête tout au long du temps passé depuis la conquête. Ce qui fait qu'aujourd'hui, puisque nous n'avons pas de mémoire, puisque nous sommes déconnectés de l'histoire, que nous avons oublié que la langue n'est pas ici dans notre pays une affaire d'efficacité mais une affaire de domination.

    Et quand on voit aujourd'hui des québécois être fiers de passer au tout à l'anglais, on sait bien qu'ils s'imaginent être évoulés. Mais la réalité c'est tout simplement qu'ils sont dominés. Et ils ne le savent même pas. Ce qui montre que le mot bonasse fait partie de notre vocabulaire et de notre mentalité.

    Parler anglais comme on parle una langue étrangère, comme on accède à une culture pour mieux comprendre le monde c'est une chose. Mais parler anglais et surtout rien que l'anglais ici dans son propre pays parce que certains parmi les autres ne veulent pas être partie prenante de notre peuple, c'est exactement se placer soi-même dans une situation de domination.

    Et on ne peut même pas compter sur le PQ qui est aussi mou dans ce dossier que le parti libéral malgré les apparences et ses petits aboiements qui dureront un temps.

    Garabru vous êtes le genre de personne avec qui j'irais volontier à la pêche.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    dimanche 13 décembre 2009 09h53
    Les droits....bla bla bla!
    Lorsqu'il manque d'idée, Stevy se lance dans le copier-coller ....mais, c'est tellement long que ça devient endormant....!

  • Alain Legault
    Inscrit
    dimanche 13 décembre 2009 13h00
    Mme st-Pierre et Mme chouinard
    Mme St-Pierre etes vous certaine d avoir joint le bon parti politique,vous me semblez pourtant une personne intelligente,vous savez il n est jamais trop tard ,vous pouvez toujours demissionne ca serait un debut et puis qui sait ce que l avenir vous reserve.............Mme RAYMONDE CHOUINARD ,vous me rappelle la periode des YVETTES au premier referendum,n importe quoi finalement, mais aucune solution que du bla bla comme vous dites si bien...........

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    dimanche 13 décembre 2009 13h16
    El papa...!
    Pourquoi est-ce si suspect de parler anglais et pourquoi ne peut-on l'apprendre, ne serait-ce que pour le seul plaisir de voyager et de pouvoir communiquer en anglais avec les citoyens des pays anglophones et surtout avec nos voisins américains. On ne peut se limiter à voyager dans les pays européens, quand même; sans compter que 90% de notre pays, le Canada, est anglophone et qu'il y a de superbes régions à visiter.

    Certains n'apprennent pas l'anglais par paresse intellectuelle et/ou parce qu'ils ne sont pas doués pour les langues et pour quoique ce soit d'autre d'ailleurs. Alors pourquoi interdire aux québécois de s'exprimer dans cette langue sinon pour camoufler leur inaptitude à s'exprimer dans d'autres langues.

    Harel et Marois ont bien compris qu'elles devaient apprendre l'anglais si elles voulaient élargir leur vision sur le monde et sortir du ghetto dans lequel elles veulent nous enfermer.

    Quiconque veut faire des affaires doit connaître les rudiments de l'anglais. La langue anglaise ne se limitent pas aux anglophones de Montréal et du reste du Canada.

    Nous vivons en l'An 2000 quand même pour ceux qui sont restés omnibulés par la première victoire du PQ en 1977.

    Pour les épais qui me recommanderaient d'aller vivre en Ontario je leur conseillerais d'y aller les premiers pour se déniaiser.

  • Jacques Lalonde
    Abonné
    dimanche 13 décembre 2009 13h48
    Pourquoi les partis politiques du Québec doivent-ils proposer une politique globale
    Pour qu'un vrai débat soit amorcé et qu'à la prochaine élection le peuple du Québec soit invité à trancher, autrement pourquoi gémir sur l'histoire au lieu de faire l'histoire? Mais il faut un vrai courage pour que des prises de positions globales soient adoptées et je doute que, sans des politiques globales qui seraientt soumises à l'électorat québécois, les partis politiques ne se réfugient dans le harcèlement d'un gouvernement soucieux de l'intégration de tous ses citoyens plutôt que du rejet de maints d'entre-eux.

    Mais peut-être aussi que certains compromis font aussi l'histoire.

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net

  • OuiLbeur
    Inscrit
    dimanche 13 décembre 2009 15h03
    Un Etat ne peut défendre 2 langues !
    Aucun Etat ne peut se targuer de promouvoir deux langues : Regardez la Belgique, le fossé se creuse de plus en plus entre les Wallon (francophones) et les Flamands (néerlandophones), au point que pendant six mois ils sont restés sans 1er ministre du fait de sa langue, et les tensions augmentent avec la crise !
    Au point que certain partis wallons demandent le ratachement à la France.
    Même l'Europe n'arrive pas à se construire, une seule langue doit trôner sur le législatif, le judiciaire et l'éxécutif, sinon, c'est la langue du plus riche qui l'emporte...

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 13 décembre 2009 20h31
    À M. Matinez
    À votre question:
    "Il y avait des dizaines de milliers de personnes dans les rues de Montréal pour demander à Bush de ne pas envahir l'Irak. Pourquoi n'y en a-t-il pas un seul pour défendre l'avenir du Québec? »

    Je crois qu'il y a deux ou trois raisons, principalement.

    La canadianisation dont vous parlez, et qui a commencé dès après le dernier référendum; la canadianisation par les ondes télévisuelles principalement. Le premier geste en ce sens a été le changement de nom de la SRC pour le ramener à Radio-Canada, sous prétexte que l'invention du siggle SRC avait été faite par les méchants séparatistes. Or, le pendant anglophone s'appelait, s'appelle et s'apellera toujours CBC...

    Il y a l'invidualisme qui, politiquement, se traduit par l'éclatement du mouvement souverainiste. On a deux principaux partis indépendantistes au Québec, puis un autre avec deux chefs, quelques petits partis obscurs, et un dernier à Ottawa. Quel perte d'énergie! Il en va de même pour nos multiples mouvements nationaux, qui servent à on ne sait trop quoi. Et aussi, à cause de cet éclatement, on manque de grand leader depuis le déaprt de M. Bouchard, et une cause comme l'accession à la souveraineté ne peut se faire sans un tel leader. Il y aurait eu M. Duceppe... à Ottawa! Je crois qu'il a fait le mauvais choix, et malgré ce qu'il en dit, à cause, en partie au moins, des sondages qui donnaient Mme Marois gagnante. Or ces sondages étaient absurdes puisqu'on posait la question à l'ensemble des électeurs et non au seuls indépendantistes. C'est sûr que les fédéralistes se prononçaient pour Mme Marois...

    Je crois que nous sommes dû pour un sérieux recentrement, des États généraux peut-être, indépendants des partis politiques: tous les participants sur un pied d'égalité.

    Finalement, je crois aussi qui a l'éclatement de la société elle-même...

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 13 décembre 2009 22h40
    À Claude Archambault
    Je trouve votre réponse à M. Martinez bien étrange...

    M. Martinez parle du gouvernement libéral qui, en cachette, sape ce qui fait l'identé de la nation québécoise, ex.: la langue française et la caisse de dépôt et placement. Or, vous ne parlez pas d'indentité québécoise, mais plutôt de la destruction "de ce qui peut donner des forces et du pouvoir au mouvement séparatiste... " Mais à ce que je sache, ni la langue française, ni la caisse de dépôt ne sont des instruments du mouvement indépendantiste. La langue française est à la base de l'identité et de la culture québécoise et quant à la Caisse de dépôt elle a permis l'essor financier et une certaine aisance chez ceux qu'on a appelés "les nègres blancs d'Amérique", les porteurs d'eau. Mais pour vous, il est bien évident que vous n'en avez rien à cirer d'autant plus que votre texte est farci de fautes qui laisse penser que votre propre désintégration culturelle est en bonne voie d'achèvement. Mais vous oubliez que la langue francaise et plusieurs institutions québécoises sont chères à beaucoup de citoyens québécois, quelles que soient leurs origines.

    Et je pense que vous parlez faux, comme le gouvernement Charest qui tient un discours mais agit tout autrement, dans l'extrait de votre texte qui suit. Je l'ai copié aussi pour la brochette de fautes ( six en quatre lignes, pas mal?) en tous genres: "Oui, il est normal qu'un part (sic) fédéraliste travail (sic) à détruire tout ce qui peu(sic) donner des forces et du pouvoir au mouvement séparatiste. Tout ce qui pourait(sic) faciliter leur travail, est ce(sic) que les séparatistes ne ferait(sic) pas la même chose???? C'est de bonne guerre, et légitime"

    Je vais donc le traduire en langage vrai, c'est-à-dire qui correspond vraiment à votre pensée: "Oui, il est normal qu'un parti fédéraliste travaille à détruire tout ce qui peut donner des forces et du pouvoir à ce que certains osent appeler le peuple, ou la nation québécoise, que ce soit dans un Canada uni ou non."
    Il est bien évident que les deux dernières phrases ne peuvent s'appliquer aux séparatistes...

    Finalement, vous parlez aussi de respect des individus... à condition, je suppose, que ces individus ne se qualifient pas de Québécois, francophones de surcroît, et désirant le rester, de génération en génération.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    lundi 14 décembre 2009 08h07
    Colonne vertébrale fragilisée
    Nos élus autant Libéraux que Péquistes font la démonstration que l`indifférence aura raison du peuple. La fierté disparaît lorsqu`on suit à la trace les gestes politiques des Charest, Courchesne, Saint-Pierre, Dupuis chez les Libéraux et Marois au PQ. Le français deviendra marginaliser avec ces efforts d`augmenter l`immigration qui penche d`emblée vers l`anglais. La colonne vertébrale est comme un roseau qui survit, mais ne se brise pas sous la pression des vents politiques d`un leadership perdu des élites, sans volonté de mener le peuple vers son destin. À pencher l`échine dans l`indifférence le peuple Québécois disparaîtra. Le manque de courage politique est une trahison.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 14 décembre 2009 08h59
    @Alain Legault...
    Mme RAYMONDE CHOUINARD ,vous me rappelle la periode des YVETTES au premier referendum,n importe quoi finalement, mais aucune solution que du bla bla comme vous dites si bien........... » (Alain Legault)
    -----------------------------------------------------------------------------

    Et qui l'a remporté en bout de ligne, ce sont les Yvettes et Lise Payette s'en mord encore les doigts. De toute façon, je préfère être une Yvette qu'une Lisette.....

    Ne faite pas la même erreur.....il n'est peut-être pas encore trop tard pour vous également. Question de convictions sans doute et ça prévaut des 2 côtés. Chacun essaie de tirer la couverte sur son bord sauf que, pour le moment, elle est bien attachée...!

  • Lajoie Maxim
    Inscrit
    jeudi 17 décembre 2009 11h28
    La paix sociale en péril - VIOL DE LA LOI 101
    L'heure n'est plus au débat et a l'analyse mais a l'intervention massive et rapide ! Il faut faire respecter la loi 101 et ce avec des contraventions! Maintenant! Il y a feu dans la demeure! Dans un aveuglement crasse, l'inaction légale du gouvernement Charest projette le message qu'une loi est fait pour être violée. Cette loi 101 ne protège pas seulement l'identité du peuple québécois, elle maintient la paix sociale dans plusieurs villes. Le gouvernement a le devoir de protéger la population !

  • Jean-Pierre Sabourin
    Abonné
    jeudi 17 décembre 2009 22h23
    La réalité d'une mort annoncée
    Il y a maintenant plus de dix ans le gouvernement de Boucharcd capitulait devant ses responsabilités . Tous les francophones d.Amérique sont en voie d'extinction ..quel est notre date?

  • Gérard Chagnon
    Abonné
    vendredi 18 décembre 2009 14h12
    L'état bilingue
    Dans son article sur l'état bilingue parule 12 décembre 2009, M. David avance que la proposition du Parti Québécois serait difficile à mettre en oeuvre.

    La proposition du PQ est de modifier vers le français, après trois ans, la langue de communication des nouveaux arrivants initialement déclarés anglophones.

    M. David considère cette solution comme inapplicable à cause des contrôle subséquents à mettre en oeuvre.

    Je pense qu'il serait très simple pour la société d'état concerné de modifier la langue de communication des nouveaux arrivants vers le français au bout de trois ans. Les clients qui ne sont pas satisfaits n'auront qu'à faire une demande de modification s'ils désirent recevoir la communication en anglais. À partir de ce moment aucune vérification n'est nécessaire de la part de l'organsime concerné. L,effort du côté du gouvernement aura été fait.

    Comme francophone, nous avons souvent ce geste à poser losrque nous recevons des communications en anglais. Je ne vois pas pourquoi ceux qui désirent recevoir une communication en anglais n'ait pas à faire le même effort.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 21 décembre 2009 18h07
    Un an, c'est assez
    On pourrait transmettre aux nouveaux arrivants de la documentation dans les deux langues pendant une année, en leur disant clairement qu'au bout de cette période, toute correspondance à leur endroit se fera en français. Si ça ne leur convient pas, ils changeront de Province

  • Cachalot
    Inscrit
    mardi 22 décembre 2009 10h38
    Simple..
    ..parlez en français, joignez-vous à des regroupements, sortez dans la rue quand il y a manifestation, devenez membre de groupes qui demandent la proportionnelle. Battez-vous, travaillez pour dénoncer, impliquez-vous et ne lâchez pas pour faire valoir votre point de vue. Merci aux journalistes pour cet article.

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