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Le PQ veut abolir le programme d’éthique et de culture religieuse

La Presse canadienne   10 décembre 2009 18h23  Québec
Alarmée par les résultats d’une étude, l’opposition péquiste plaide pour l’abolition pure et simple du programme d’étude controversé d’éthique et de culture religieuse.

Chercheure à l’Institut de recherche sur le Québec, la sociologue Joëlle Quérin a mis le feu aux poudres avec la publication récente d’une analyse concluant que le cours d’ECR occulte les valeurs québécoises et «endoctrine» les élèves en faveur du multiculturalisme.

«Si je prête foi à l’étude, et j’ai tendance à le faire passablement, je suis d’avis qu’on devrait cesser d’enseigner ce cours», a soutenu aujourd’hui en entrevue à La Presse Canadienne le député de Borduas, Pierre Curzi.

Publiée le 3 décembre, l’analyse d’une trentaine de pages avance que le cours d’ECR est non seulement «antinationaliste» mais aussi «antidémocratique car il s’inscrit dans une stratégie d’endoctrinement de la jeunesse permettant l’imposition du multiculturalisme à l’abri du débat public et au mépris de l’opposition populaire».

Enseigné à grande échelle depuis 2008 au primaire et au secondaire, le cours d’éthique et de culture religieuse «abandonne les connaissances pour se consacrer exclusivement à la promotion du multiculturalisme, rebaptisé pluralisme», écrit la chercheure qui a scruté le contenu du programme.

En outre, elle estime que l’identité québécoise y est évacuée de tous ses codes, ses pratiques et ses coutumes pour être réduite à une simple notion civique.

«Il s’agit de dire aux enfants qu’ils sont tous Québécois et qu’être Québécois signifie tout simplement respecter la Charte québécoise des droits et libertés! Aussi bien qualifier de Québécois tous les touristes qui, durant leur séjour, n’enfreindront pas la Charte!», ironise l’auteure.

D’après Mme Quérin, les petits Québécois en sauront bien peu sur les différentes cultures religieuses après avoir suivi le cours.

En effet, remarque-t-elle, «l’endoctrinement» a préséance sur «les connaissances». En revanche, les élèves auront appris que «toutes les conceptions de la vie sont valables» et que la politicienne Françoise David est une «personne modèle» au même titre qu’un «médecin sans frontières» ou que le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains.

Quant aux accommodements raisonnables, ils semblent être à sens unique. «Alors que dans la population, plusieurs ont critiqué le port du hijab au nom de l’égalité entre les hommes et les femmes et ont reproché au kirpan d’être un symbole de violence qui n’a pas sa place dans les écoles, le cours d’ECR refuse aux élèves le droit de tenir un tel discours», souligne l’étude.
Porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation, le député Curzi presse la ministre en titre, Michelle Courchesne, de «refaire ses devoirs».

«Il faut revoir tout ça en commission parlementaire. Il faut examiner ce qui est en train d’être enseigné parce que cela n’a pas de sens», a-t-il estimé.

M. Curzi propose que le cours d’éthique et de culture religieuse soit remplacé par un cours d’histoire élargi où serait abordé le fait religieux.

La ministre de l’Éducation a refusé de commenter l’étude, faisant savoir par son attachée de presse, Tamara Davis, qu’elle ne l’avait pas encore lue.

«Mais je peux vous dire que le cours insiste beaucoup sur les valeurs historiques du Québec», a indiqué Mme Davis.
 
 
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  • Claude Archambault - Inscrit
    10 décembre 2009 21 h 30
    ëtres Québécois
    Défénition d'un Québécois: Personne qui a la citoyenneté canadienne, qui habite sur le territoire de la province de Québec depuis au moins 6 mois (loi électorale). Peu importe sa langue, sa religion, sa couleur, son orientation sexuel et son orientation politique.
    Rien de plus rien de moins.On ne peu être Québécois si on est pas canadien, et si on habite pas le Québec.
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  • Annie Prévost - Inscrite
    10 décembre 2009 22 h 33
    Quand arrêterons-nous d'avoir peur?
    Comment vouloir encore s'accrocher au projet nationaliste quand nous sommes face à de tels jugements frôlant la xénophobie! Honnêtement, ça m'inquiète. Comment le fait d'ouvrir l'esprit des enfants et des jeunes en mettant à leur portée l'ensemble des options possibles peut être considéré comme de l'endoctrinement? Endoctriner, c'est promouvoir une seule idée. Vous savez? Du genre des cours de religion catholique.

    Comment le fait de s'intéresser ENFIN au sens éthique des jeunes peut être condamné de la sorte? Aidez-moi à comprendre comment une étude (supposée être objective) tranche aussi sévèrement en accusant le programme d'abandonner les connaissances pour se consacrer exclusivement à la promotion du multiculturalisme. Quel jugement réducteur, mais quel jugement réducteur. J'en suis subjuguée!

    Croyez-vous réellement que le programme ne contienne que cela? Honnêtement? On peut bien se plaindre sur les débâcles de la réforme et sur l'incompétence des libéraux, mais s'il-vous-plaît, ne vous attaquez pas aussi naïvement à quelque chose qui vous est inconnu. Vous qui prônez la laïcité des organisations, votre belle conviction s'efface rapidement quand il s'agit de préférer les valeurs catholiques aux autres. Quand arrêterons-nous d'avoir peur, nous les québécois de souche? Quand arrêterons-nous d'avoir peur d'être envahis, d'avoir peur de changer.
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  • Hubert Larocque - Abonné
    11 décembre 2009 00 h 05
    Le Québec répond-il encore?
    Il semble bien étrange qu'un article aussi "sensible" n'ait récolté qu'un seul commentaire ou mieux un anti-commentaire à moins que M. Archambault ne soit un humoriste. Tant les cours d'histoire que le cours d'éthique comportent une dimension de lavage de cerveau qui devrait susciter une réflexion d'envergure et une claire volonté de les jeter à la poubelle. Ce sont des cours dont la visée principale consiste à évacuer notre histoire en ce que l'on peut nier ou feindre d'ignorer et pour le reste à le falsifier dans une perspective "multiculturelle". Pour notre part, nous doutons même que les "autres" cultures" y soient respectées puisqu'elles sont utilisées bassement pour occulter et détruire la nôtre. De toute façon, ces autres cultures n'ont rien de fondateur. Nous recevons et acceptons des immigrants qui veulent devenir Québécois. Rien dans un système vraiment intégrateur ne devrait tenir compte des cultures d'origine sinon à titre d'information générale concernant le monde et son histoire. Toute accommodement est un signe de faiblesse et d'indécision identitaire qui nous rend digne de mépris et de disparition aux yeux de ceux-là même que nous devrions avoir la force et la normalité de configurer à nous par un système d'éducation vraiment national. Rien d'étonnant alors si nombre de nouveaux arrivants, déconcertés par nos contradictions identitaires et politiques, s'enfoulardent et de hassidiquisent insolemment sur la place publique avec la complicité d'élites ignorantes et haineuses à l'endroit de notre tradition. Malheureusement, c'est dans les ministères que cette espèce trône et prolifère avec le plus de facilité en subvertissant le pouvoir qui leur est confié.
    Hubert Larocque, Gatineau.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    11 décembre 2009 00 h 59
    Dumont n'avait finalement pas si tort au sujet de ce fameux cours !
    J'ai n'ai qu'une vague idée du contenu du cours d'éthique et de culture enseigné dans les écoles depuis 2008 et n'ai pas lu l'étude de Joëlle Quérin concernant ce même cours.

    Cependant, si celui-ci, comme le laisse entendre Mme Quérin, sert , par exemple, à diluer les valeurs québécoises en imposant des accommodents religieux à sens unique, il va clairement contre la volonté de l'ensemble de la population - ci-inclus de nombreux immigrants.

    En conséquence, ce même cours devrait, comme le recommande M. Curzi, être revu, sinon envoyé aux calendes grecques comme ce sapin que Mme Yolande James a voulu nous passer avec sa Loi 16 permettant des accommodements dans les services publics, un projet de loi qui, comme on le sait, a soulevé un tollé de protestations chez les électeurs.

    Certains bien-pensants - surtout de la gauche bien entendu - s'étaient un peu moqués de Mario Dumont, quand celui-ci était chef de l'opposition officielle à Québec et avait critiqué le contenu du manuel prévu pour un tel cours. Suite à la parution de l'étude de Mme Quérin, nous réalisons qu'il n'avait pas si tort !
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  • Claude Lemire - Abonné
    11 décembre 2009 08 h 08
    ENFIN !
    Il était bien temps que le PQ prenne ses distances avec ce programme qu'il avait mis sur pied pour remplacer les cours de religions...

    Il faut cesser ce programme qui semblait viser à faire de nos écoliers des spécialistes ès toutes superstitions !

    Les heures de classe ainsi libérées pourraient très bien être utilisées pour des cours d'histoire bien sûr.

    On pourrait aussi les utiliser pour rétablir des cours d'initiation à l'économie, cours que les libéraux viennent juste d'abolir (en pleine crise de fraudes financières qui mettaient au jour l'ignorance incroyable des victimes).

    Claude Lemire
    Montréal
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    11 décembre 2009 10 h 27
    Quelle pertinence?
    Il y a lieu de réévaluer la pertinence du cours d'éthique et de culture religieuse pendant les six ans de primaire et les cinq ans de secondaire.

    Savez-vous combien d'heures d'enseignement seront dispensées (gaspillées?) aux élèves du primaire et du secondaire pour le cours d'éthique et culture religieuse?

    Imaginez, on va raconter des sornettes pendant ONZE (11) ANS aux enfants, en rapport avec quelques-unes des 40 000 religions qui sévissent sur la terre!

    On ne devrait pas parler de religion(s) aux enfants âgés de moins de 14 ans. On n'a pas le droit de laver le cerveau des enfants qui n'ont pas encore développé suffisamment leur pensée propre, leur jugement ni leur sens critique.

    L'école primaire et secondaire doit se concentrer sur autre choses que des croyances (farfelues dans la plupart des cas). Par exemple, l’école doit enseigner: la langue, les mathématiques, les sciences, l'histoire, l'éthique (c’est différent de la religion), le savoir-vivre, les habiletés artistiques, manuelles, sportives.

    L'étude de la sociologie des religions et des différents courants philosophiques pourra venir plus tard au niveau collégial ou universitaire, pour ceux qui en ressentent le besoin comme adultes. On pourrait aussi en profiter alors pour aborder d'autres croyances comme l'astrologie, la chiromancie, l'ésotérisme, et autres béquilles utilisées par ceux qui ont peine à assumer leur condition humaine en et par eux-mêmes.

    P.S. Au Québec, l'article 248 de la Loi sur la protection du consommateur stipule que sous réserve de ce qui est prévu par règlement, nul ne peut faire de la publicité à but commercial destinée à des personnes de moins de 13 ans. Faudrait-il avoir moins de respect pour le cerveau des enfants que pour le porte-feuille de leurs parents?
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    11 décembre 2009 11 h 07
    Rééducation?
    La classe devient-elle un camp de rééducation comme dans les anciens pays de l'Est?
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  • Annie Prévost - Inscrite
    11 décembre 2009 21 h 09
    Un peu de lecture
    "Le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent, ne comprend pas le tollé soulevé par le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse du ministère de l'Éducation. Il trouve que les manifestations récentes à ce sujet ne représentent que la voix d'une minorité, et que c'est ce genre «d'étroitesse d'esprit qui génère les guerres, les dissensions et le sectarisme»"

    http://www.ledevoir.com/societe/education/212899/e
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  • Mamadel - Inscrit
    12 décembre 2009 11 h 50
    Passez les peurs au shaker, ajoutez un peu de désinformation, ce sera imbuvable.
    Je me désole en lisant ces réactions. Incroyable de voir la confusion qui règne autour de ce cour. On critique d'une traite les accommodements raisonnables, le maintien de la culture, le multiculturalisme que personne ne comprend... Tout ça parce que, en bout de ligne, on a pas ouvert ce fameux programme pour le lire et se l'approprier.

    Non, au lieu de ça, on en prend ce qui en ressort dans les médias, des bribes, insignifiantes, et on passe tout ça par le moulin de nos peurs et on oubli de réfléchir.

    Je suis désolé de la sortie de M. Curzi, de la batterie de faussetés sur le cour qui sont colportés. Celui-ci a été pensé pour mettre de l'avant les éléments de notre culture, dans une forte proportion du programme et tout au long de la scolarité, et permet de s'ouvrir à la différence à certains moments. Ce qui manque tellement dans notre belle province lorsque je lis et entends toutes ces réactions.

    Finalement, je ne peu plus entendre ces arguments nationalistes qui critiquent "l'endoctrinement au multiculturalisme" mais qui proposent un programme tellement lui-même politique. Quelle dérision.

    Un enseignant qui en a marre du manque de nuance.
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  • Claude Gilbert - Inscrit
    12 décembre 2009 13 h 24
    Un peu de jugeotte
    Annie Prévost qui cite Réjean Parent:

    "... et que c'est ce genre «d'étroitesse d'esprit qui génère les guerres, les dissensions et le sectarisme»"

    Quel argument ridicule, pas très rassurant dans la bouche d'un enseignant qui est censé faire preuve d'une connaissance de sa propre société et savoir raisonner froidement. Petites questions:

    1) Est-ce la religion qui est à l'orgine des émeutes à Montréal-Nord? N'est-ce pas plutôt la situation socio-économique des communautés culturelles dans certains secteurs de la métropole? En connaissez-vous, des exemples de troubles sociaux causés par la religion au Québec, à part les problèmes imaginés par des profs de théologie à l'université qui ont trouvé dans le cours ECR la façon de sauver l'avenir de leurs facultés rebaptisées en "sciences religieuses", et qui ont des amis ex-curés recyclés dans la bureaucratie du ministère de l'Éducation à Québec pour les appuyer?

    2) C'est quoi la source prinicpale des problèmes d'intégration des nouveaux arrivants au Québec, si on en s'en fie à ce qu'ils disent et ce qui les préoccupe selon les médias? Est-ce vraiment l'acceptation de leur religion par les Québécois de souche? La xénophobie de ces derniers ne se manifeste-t-elle pas plutôt dans la schizophrénie institutionnalisée de notre société qui privilégie les immigrants diplômés et qui après, quand ils sont ici, leur met tous les bâtons possibles dans les roues pour ne pas les accepter dans nos ordres professionnels alors qu'on parle partout de pénurie imminente de main-d'oeuvre?? Est-ce que le Collège des médecins du Quéebec est raciste parce qu'il n'aime pas les croyances des étrangers ou bien tout simplement parce qu'il est corporatiste?

    Finalement, le supposé problème de la diversité religieuse n'est-il pas le plus magnifique alibi inventé depuis longtemps pour permettre à nos élites et à la population de ne pas faire face aux vrais problèmes que pose l'intégration des communautés cvulturelles? On préfère bretter dans les principes et les valeurs, comme si le Québec avait inventé le progrès et l'ouverture. Yeah right.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    14 décembre 2009 10 h 34
    De la bouillie pour les chats
    Dès sa création j'étais persuadé que ce cours serait de la bouillie pour les chats (ou si vous êtes anglicisé de la b.......t). Les religions font partie de la culture traditionnelle de tous les peuples, mais ils ne définissent pas LA culture. Que les parents inculquent à leurs enfants leurs valeurs, d'accord, mais qu'ils ne demandent pas à l'école de le faire. Le travail de l'école est de transmettre des connaissances et des savoir-faire, point à la ligne, pas d'endoctriner, que ce soit le christianisme ou le multiculturalisme. Que, au maximum, dans le cadre d'un cours d'histoire, on mentionne les grands principes démocratiques, y compris la liberté de croyances, l'égalité devant la loi, l'égalité homme-femme, etc., et pour lesquels nos ancêtres se sont battus et pour lesquels d'autres se battent encore.
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