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Exploration et exploitation de gisements d'uranium à Sept-Îles - La menace de démission des médecins force Québec à réagir

Le Directeur de la santé publique voit aujourd'hui un danger là où il ne voyait pas de risque incontrôlable, il y a moins d'un an

Louise-Maude Rioux Soucy   8 décembre 2009  Québec
Les 20 médecins de Sept-Îles, qui sont maintenant 23 à menacer de démissionner si Québec ne renonce pas à l'exploration et à l'exploitation de l'uranium, sont prêts à dialoguer. Le ministre de la Santé a accepté leur invitation dans un climat où les inconnues ne cessent de s'accumuler et la grogne de grimper.

De nouvelles préoccupations ont surgi dans l'esprit du directeur de la santé publique de la Côte-Nord quant aux impacts sanitaires liés au développement d'une industrie de l'uranium au Québec. Au point que le Dr Raynald Cloutier appose désormais des bémols à son avis de santé publique publié il y a pourtant moins d'un an. Des «inquiétudes» liées principalement au climat social explosif, mais aussi aux inconnues qui viennent de pair avec une éventuelle exploitation du minerai radioactif.

À l'époque, rien n'indiquait que les travaux d'exploration allaient conduire à une exploitation dans la région, explique le Dr Cloutier. Or, à son sens, l'exploration en tant que telle ne pose «pas de risque pour la santé publique». Mais l'accélération du projet de Terra Ventures au lac Kachiwiss, a changé la donne. Le passage à l'exploitation n'est en effet plus exclu pour les gens de Sept-Îles qui sont profondément divisés sur la question.

Dans son avis daté de janvier dernier, le Dr Cloutier précisait que si un projet franchissait le stade de l'exploration, «ce qui arrive rarement», une évaluation rigoureuse des impacts potentiels s'imposerait malgré le fait que les risques qui y sont associés lui paraissaient «contrôlables». Aujourd'hui, il n'est plus aussi catégorique. «Il faut quand même penser qu'il y a une source d'eau potable qui n'est pas très loin, à une dizaine de kilomètres», a-t-il indiqué hier lors d'un entretien téléphonique.

«Toute la reconstitution du site pourrait bouleverser ce milieu-là et en détruire une partie, et on sait que la radioactivité perdure pendant des milliers d'années. On se dit, oups, on ne parle pas pour 50 ans, mais pour des milliers d'années, et tout ça nous inquiète», explique le Dr Cloutier.

Ce dernier entend donc prêter une oreille attentive aux voix qui s'élèvent contre ce type d'industrie et il s'engage à aller chercher la meilleure information pour départager le vrai du faux. «Le Québec n'a pas de culture d'exploitation d'uranium. Il va falloir aller chercher les experts pour faire le tour de la question. Il ne faut pas parler à travers notre chapeau, conclure hâtivement et garder une grande vigilance, particulièrement avec un produit comme celui-là qui présente un risque invisible.»


L'exploration

Mais pour les 23 médecins qui ont menacé de démissionner, le danger ne vient pas seulement de l'exploitation, mais aussi de l'exploration. «C'est un peu comme la voiture sur les effets de serre. Une voiture seule n'aura pas d'impact, mais à plusieurs, c'est différent. C'est la même chose avec les sortes de cheminées qui permettent à l'air ambiant d'entrer en contact avec le sous-sol et ouvrent la porte à la contamination. On est maintenant rendu à 87 sites d'exploration d'uranium seulement au Québec», fait valoir leur porte-parole, la Dre Isabelle Gingras.

En entrevue téléphonique, la Dre Gingras insiste. «Ce n'est pas l'expression d'un syndrome du pas dans ma cour. Nous, ce qu'on dit, c'est que l'exploration et l'exploitation d'uranium ne sont pas une solution viable où que ce soit au Québec.» Dans une lettre que nous publions en page A 7, les médecins décortiquent par le menu les raisons qui les ont poussés à une telle extrémité après près de deux ans de démarches intenses sans résultats.

Le bras de fer dans lequel ces médecins se sont engagés leur a valu les remontrances du président-directeur général du Collège des médecins du Québec, qui a ouvert une enquête, mais refuse de s'engager «dans une chasse aux sorcières». Le Dr Yves Lamontagne tient seulement à leur rappeler l'article 13 de leur Code de déontologie, qui précise que tout médecin «doit s'empêcher de participer à une action concertée de nature à mettre en danger la sécurité d'une population».

Ce n'est pas là leur intention, ont répliqué du tac au tac les signataires en évoquant à leur tour deux articles de ce même code. «L'article 3 indique qu'il est de notre devoir de protéger et de promouvoir la santé et le bien-être collectif, alors que l'article 40 dit que le médecin qui a des motifs de croire que la santé d'une population est menacée doit en aviser les autorités de santé publique concernées», a dit la Dre Gingras tout en précisant que tous les signataires se sont engagés à ne pas démissionner en bloc si jamais ils devaient en arriver à une telle extrémité.

À Québec, le ministre de la Santé a choisi de voir dans ce geste une occasion de dialogue. «Le fait est qu'ils ont choisi ce moyen-là pour exprimer des inquiétudes. On le voit comme une opportunité de s'asseoir et de discuter de ce dossier avec eux», a précisé son attachée de presse, Marie-Ève Bédard. Le directeur national de la santé publique se rendra d'ailleurs sur place cette semaine pour mettre la table.

Les médecins signataires ont par ailleurs reçu hier l'appui de nombreux organismes, dont la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! et le mouvement Sept-Îles sans uranium. Ce dernier a invité tous ceux qui se sentent interpellés par la question à rejoindre ses rangs et à prendre part à la grande manifestation qui aura lieu dimanche prochain, à Sept-Îles en appui aux médecins qui menacent de démissionner.
 
 
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  • Marc A. Vallée - Abonné
    8 décembre 2009 07 h 04
    Pas dans ma cour
    Le corps médical s'est inquiété de l'interruption de la production d'isotopes à Chalk Lake river, isotopes qui permettent de traiter des maladies. Voici qu'on s'élève contre l'exploration d'uranium. Il faut bien sûr que la manipulation de matériel radio-actif soit contrôlé, comme cela se fait en Saskatchewan. Mais l'affirmation du Dr. Gingras que l'exploration et l'exploitation de l'uranium n'a pas sa place au Québec montre une méconnaissance de la géologie québécoise. Il s'agit de la même méconnaissance que ceux qui ont refusé qu'il y ait de l'exploration pour les hydrocarbones dans le fleuve Saint-Laurent.
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  • Robert Henri - Inscrit
    8 décembre 2009 08 h 54
    Non! Pas dans ma cour et ce n'est pas un syndrôme.
    On cherche à forcer l'exploration et l'exploitation de gisements d'uranium sur la Côte-Nord malgré le refus populaire. De la même façon qu'on déménage une ville en Abitibi, au nom du profit, par pure et simple cupidité. On a détecté de l'uranium chez nous et on veut tellement l'exploiter qu'on n'attends pas pour construire les chemins d'accès. Depuis quand construit-on un chemin vers nulle part s'il n'y a personne et aucun profit à en retirer? Les déchets produits par l'usage qu'on fait de cet uranium sont d'un danger extrême pour des dizaines de milliers d'années et personne ne peut dire si ce qu'ont peut faire aujourd'hui pour l'entreposer sécuritairement tiendra tout ce temps. Et puis, comme par hasard, il semble que le meilleur endroit pour entreposer cette cochonnerie est à la frontière du Québec et du Labrador (Frontière non définitive). La cerise sur le «sundae». Le Canada a signé un accord avec je ne sais plus qui. L'OMC? Par cet accord, les pays producteurs d'uranium s'engagent à entreposer eux-même chez eux les résidus nucléaires. Nous ne voulons pas que la Côte-Nord, le Québec deviennent la poubelle nucléaire de personne. Non! Pas dans ma cour.
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  • Francois - Inscrit
    8 décembre 2009 09 h 46
    Écoutons pour une fois nos médecins
    IL m'apparaît rassurant de voir nos médecins veiller à la sécurité et la santé de ces concitoyens et de s'intéroger quand à la viabilité de l'exploitation de l'uranium. Je suis d'accord pour une manisfestation qui rappele au gourvernement l'importance des dangers de l'exploitation de l'uranium et que le projet mérite d'être étudié à fond avant d'entreprendre quelque démarche que se soit.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    8 décembre 2009 11 h 22
    La phobie de l'inconnu nucléaire
    Si les gens de Sept-Iles ne veulent pas de cette mine, c'est leur droit démocratique de s'en passer. Mais il y a, même de la part de médecins, hélas, de l'hystérie dans cette réaction. Il y a des centaines de mines d'uranium dans le monde y compris dans des pays développés et le minerai d'uranium naturel est très faiblemnent radioactif, on peut le tenir dans sa main. Il y a des contaminants chimiques bien plus dangereux, comme des pesticides, la vapeur d'essence, la fumée de cigarettes, de barbecue ou de foyer, des solvants comme dans le poli à ongles, le botox et autres que nous utilisons à qui mieux mieux parce que nous y sommes habitués. Je ne nie pas que, une fois concentré, l'uranium tel qu'utilisé dans les centrales nucléaires soit dangerux et doive être manipulé avec un soin extrême par des robots. Et cela se fait depuis des dizaines d'années dans des centaines de centrales de par le monde, y compris à proximité de Toronto et nombres de grandes villes du monde développé, sans qu'il y ait de taux anormaux de cancer ─ ce qui n'est pas le cas pour les mines d'amiante ou des usines chimques comme à Seveso (Italie) ou à Bhopal Inde) ou même à proximmité des vieilles usines d'Alcan à Arvida qui rejetaient beaucoup de composés fluorés dans l'environnement.
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  • JEAN-PIERRE THOMASSIN - Inscrit
    8 décembre 2009 17 h 05
    Alors la photo des bleuets géants, ça vient?
    La Dr. Gingras a déclaré au Journal de Québec avoir découvert des bleuets géants près des sites d'exploration d'uranium:

    http://lejournaldequebec.canoe.ca/actualites/regio

    Je la cite: "Avant, ils (les travailleurs et sous-traitants de Terra Ventures) se rendaient toujours au site en hélicoptère et, tout d’un coup, ils construisent un chemin. Pourquoi? » se questionne la Dre Gingras, ajoutant que l’exploration a aussi des impacts environnementaux néfastes, contrairement à ce qu’avance M. Simard. « Je me suis rendue près du site de Baie-Johan-Beetz et j’y ai vu des bleuets géants », a-t-elle révélé"

    J'espère que vous avez des photos des bleuets à montrer au ministre Simard et des résultats d'analyse démontrant leur contamination à l'uranium.
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  • Eric Thiffault - Abonné
    8 décembre 2009 18 h 30
    Faisons un petit jeu...
    Bonjour les pours et les contres. Après des échanges musclés sur ce sujet, un peu de détente fera du bien. Alors jouons à un petit jeu. Celui-ci consiste à dire oui ou non.Résultat à la fin. 2 règles: Etre honnêtre dans votre choix et durant tout le temps du jeu, se mettre dans la peau d'un Sept-îlien, Prêt ! G0!!
    1. Aimeriez- vous voir une mine d'uranium à 15 km de chez vous ? oui on non ( je vous rappelle les régles du jeu...)
    2.Aimeriez- vous voir une mine d'uranium être dans la zone des affluents d'une grosse riviere à quelques Km de votre demeure ? oui ou non
    3. Aimeriez- vous qu'une mine d'uranim se retrouve très près de la source d'eau potable de votre ville ? oui ou non
    4.Aimeriez-vous vivre près d'une mine dont les enjeux pour la santé ne sont pas clairs? oui ou non
    5.Faites- vous davantage confiance à un fonctionnaire du domaine minier qu'à votre médecin? oui ou non
    6.Aimeriez-vous élever vos enfants dans un milieu potentiellement contaminé?(eau potable,rivière,etc) oui ou non
    Résultat du jeu: Si vous avez répondu non à toutes les questions , bravo! Vous comprenez l'enjeu d'être un citoyen de Sept-Iles.
    Si vous avez répondu oui à une ou plusieurs de ces questions,
    venez visiter notre charmante communauté sur le bord du fleuve et vous comprendrez mieux les motifs de notre opposition. Bienvenu à M.Jean-Pierre Thomassin... ;-)
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  • JEAN-PIERRE THOMASSIN - Inscrit
    8 décembre 2009 18 h 57
    Quel jeu intéressant!
    Je vais rajouter une autre question:

    Aimeriez-vous vivre dans une région où, selon les médecins, l'exploration pour l'uranium cause des excroissances excessives sur les bleuets jusqu'à les rendre géants? Oui ou non?

    Ma réponse est non et dès que je vois la photographie de ces bleuets géants, je vais demander à ma fille qui vit et travaille dans le domaine de la santé à Sept-Iles de quitter immédiatement la région.

    ;o)
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    9 décembre 2009 10 h 19
    Bleuets géants
    Le Québec est en plein dérapage écologique: dévelloppement hydro-électrique anarchique, prospection minière sauvage, coupes-à-blanc mur à mur, empoisonnement des sols, de la nappe phréatique et des cours d'eau, migrations désordonnées des troupeaux de caribous, projets d'entreposage de combustibles nucléaires, terminal gazier sur le fleuve, etc. , etc.
    Ces phénomènes inquiétants se conjuguent maintenant, on le sait, avec la présence à l'Assemblée nationale d'un gouvernement fantoche dirigé par l'homme lige d'intérêts mafieux.
    Vite un symbole rassembleur pour redonner du tonus à une classe politique qui en a bien besoin. Le bleut géant, je suis pour !
    Marc O. Rainville
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  • Isabelle Gingras - Inscrit
    10 décembre 2009 21 h 07
    Bleuet géant
    Nous avons bien rigolé quand nous avons vu la citation du journal de Québec comme quoi j'aurais vu des bleuets géants. Nous rigolons encore plus quand des gens de l'industrie tente d'attaquer ma crédibilité avec cette seule citation qui était en fait une blague que le journaliste n'avait pas compris comme M. Thomassin d'ailleurs.

    Le bleuet géant comme symbole rassembleur, j'aime bien :o)

    N'inquiétez-vous pas, je n'ai pas vu d'orignal à 2 têtes.

    Le Conseil Régional des Elus de la Côte-Nord nous appuieraient selon un article sur le site de radio-canada.

    J'espère qu'il y aura un réal débat de scientifiques qui ne sont pas en conflits d'intérêts.

    Bonne soirée

    Dre Isabelle Gingras md FRCPC
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  • Paul Racicot - Inscrit
    11 décembre 2009 11 h 21
    Plantez plutôt des éoliennes !
    Comme nous le rappelle Robert Henri (mardi à 08h54) : «Les déchets produits par l'usage qu'on fait de cet uranium sont d'un danger extrême pour des dizaines de milliers d'années et personne ne peut dire si ce qu'ont peut faire aujourd'hui pour l'entreposer sécuritairement tiendra tout ce temps. Et puis, comme par hasard, il semble que le meilleur endroit pour entreposer cette cochonnerie est à la frontière du Québec et du Labrador.»

    Donc, même en supposant que des sites d'uranium soient explorés et que l'uranium en soit retiré et exploité de manière tout à fait sécuritaire, comme le mentionne ci-haut Bernard Terreault (mardi, 11h22), le problème de l'entreposage des déchets radio-actifs à très long terme demeure toujours non résolu pour les pays exploitant cette source d'énergie non renouvelable.

    De toute façon, les réserves mondiales d'uranium économiquement exploitables seront à sec dans moins de 100 ans... Le risque en vaut-il la chandelle?

    Gens de Sept-Îles, invitez donc plutôt nos élus à planter des éoliennes sur vos rives ! Celles de Murdochville, par exemple, sont très esthétiques. De plus, les Américains seront tout heureux de nous acheter cette électricité bien verte...
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  • Patrick Lepine - Inscrit
    11 décembre 2009 23 h 20
    Ça devrait être gouvernemental
    Ça devrait être une exploitation gouvernementale, comme ça exit les profits. On met tout sur la sécurité, et au moins on est capable de se faire notre propre bombe nous aussi. Et alors enfin nous aussi nous serons tout comme l'Iran et la Corée du Nord, respectés.

    Sérieusement, on ne doit pas mettre le privé dans l'exploitation de ce genre de produit toxique. On a déjà assez souffert de la mainmise sur le pétrole, il est inconcevable qu'on laisse des gens faire de l'argent avec ces produits hautements toxiques. Ça doit être utilisé avec parcimonie pour le bien de tous.
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  • Adrien Bouthillier - Abonné
    12 décembre 2009 12 h 08
    Tous mes compliments à la Dre Gingras et ses signataires
    À quand un prix ou une mention afin de récompenser ces 23 citoyens modèles? Je salue avec admiration leur initiative, un geste prouvant sans équivoque leur dévouement envers leur communauté.

    Quand je pense à tout le trouble que les membres ce mouvement, la Dre Gingras en particulier, doivent recevoir chaque jour, et ce, pour un objectif qui récompensent les habitants de Sept-Îles, un mot me vient automatiquement: chapeau!

    Adrien
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  • Michel Corbeil - Inscrit
    12 décembre 2009 18 h 21
    Uranium, héritage empoisonné pour 50 000 ans ?? !!!
    Au Québec on n'a aucune expérience de l'extraction de l'uranium et de la gestion des résidus dits "stériles" résultant de cette exploitation.

    Au Ghana et au Niger cette expérience d'extraction n'a pas donné des bleuets géants dans la nature mais dans les corps humains de Ghanéens et de Nigériens victimes de cancers multiples... et pour longtemps ....

    A voir absolument
    le documentaire de 52 minutes d'une enquête sur 18 mois sur place sur les effets après 40 ans d'exploitations d'uranium par la compagnie AREVA ainsi que le débat en ligne sur cette expérience hasardeuse sur le site de PublicSénat français :

    http://www.publicsenat.fr/emissions/documentaire/u,-l-heritage-empoisonne/64006

    A l'issue du débat sur ce film des experts indiquent l'importance d'un état des lieux à l'état zéro avant extraction et un suivi presque au quart d'heure de l'exploitation et du cycle de recyclage des résidus et de l'inclure dans le coût d'exploitation...

    Au Québec et sur la Cote Nord on veut ça ? Pour alimenter Gentilly2???

    Alors qu'on a développé au Québec de l'énergie propre, renouvelable, à profusion
    que ce soit hydro-électrique, éolienne, solaire et géothermie

    Ca servira à enrichir qui et à quel prix pour la population locale???

    Avoir absolument ce documentaire sur une expérience d'extraction d'uranium à long terme avant toute opinion négative et positive

    Et oui les bleuets géants existent même en Afrique mais ils poussent à l'intérieur des humains.....
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