Lettres - Des propos sidérants
Dans l'article «Voyages de pêche pour les élus aux frais de BPR» de l'édition du Devoir du 3 décembre, j'ai sursauté en lisant ceci: «Une personne bien au fait du développement des affaires au sein des firmes d'ingénierie a souligné au Devoir, sous le couvert de l'anonymat, que soigner les relations avec ses clients est chose normale et que le but n'est pas nécessairement d'obtenir un contrat.»
J'ai été sidéré en lisant le commentaire suivant d'un élu: «C'est pas des pots-de-vin. C'est des choses qui se font dans tous les secteurs. J'ai eu des invitations d'autres entreprises aussi.»
Comme citoyen et contribuable, je rappelle à ces élus et fonctionnaires que le client, c'est moi, et qu'eux sont mes mandataires auprès de ces entreprises. Lorsque ces entreprises accordent des faveurs personnelles à ces mandataires dans le but d'infléchir leurs décisions en leur faveur, ce qui risque de se faire au détriment du client (moi, en l'occurrence), cela s'appelle de la corruption. Je n'en reviens pas qu'ils trouvent ça normal et acceptable!
Si ces élus sont prêts à accepter des faveurs qui risquent d'être connues du public un jour, comme c'est le cas présentement, comment puis-je être certain qu'ils refuseront des enveloppes brunes en dessous de la table?
*****
André Chevalier - Chute-Saint-Philippe, le 4 décembre 2009
J'ai été sidéré en lisant le commentaire suivant d'un élu: «C'est pas des pots-de-vin. C'est des choses qui se font dans tous les secteurs. J'ai eu des invitations d'autres entreprises aussi.»
Comme citoyen et contribuable, je rappelle à ces élus et fonctionnaires que le client, c'est moi, et qu'eux sont mes mandataires auprès de ces entreprises. Lorsque ces entreprises accordent des faveurs personnelles à ces mandataires dans le but d'infléchir leurs décisions en leur faveur, ce qui risque de se faire au détriment du client (moi, en l'occurrence), cela s'appelle de la corruption. Je n'en reviens pas qu'ils trouvent ça normal et acceptable!
Si ces élus sont prêts à accepter des faveurs qui risquent d'être connues du public un jour, comme c'est le cas présentement, comment puis-je être certain qu'ils refuseront des enveloppes brunes en dessous de la table?
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André Chevalier - Chute-Saint-Philippe, le 4 décembre 2009
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