jeudi 9 février 2012 Dernière mise à jour 00h38
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Québec - Le pari de l'entêtement

Robert Dutrisac   5 décembre 2009  Québec
 Au sein du PLQ, on se dit qu’il vaut mieux susciter la grogne populaire en ne tenant pas d’enquête sur l’industrie de la construction que renoncer au pouvoir pour des années.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Au sein du PLQ, on se dit qu’il vaut mieux susciter la grogne populaire en ne tenant pas d’enquête sur l’industrie de la construction que renoncer au pouvoir pour des années.
Québec — Alors qu'il était dans l'opposition, un député libéral a eu la surprise de découvrir dans le rapport financier du Directeur général des élections (DGE) qu'un industriel de sa circonscription, un libéral notoire de sa connaissance, avait versé une jolie somme à la caisse du Parti québécois. L'entrepreneur lui avait expliqué qu'un collecteur de fonds du PQ l'avait contacté après que son entreprise eut reçu une aide financière de la Société industrielle du Québec, l'ancêtre d'Investissement Québec. Le «bagman» péquiste lui avait simplement suggéré qu'un petit don au parti au pouvoir après faveur obtenue serait de bon aloi.

Il y a fort à parier que ce petit manège s'est répété dans le cas de certaines garderies privées des régions de Montréal, des Laurentides et de Lanaudière qui ont obtenu de nouvelles places à 7 $ et dont les propriétaires ont contribué, pour la première fois de leur vie, à la caisse du Parti libéral en 2008, l'année où les places ont été attribuées.

À moins qu'il ne s'agisse d'un geste de reconnaissance spontané. C'est ce qui s'est produit à la garderie Les Petits Génies du préscolaire, de Mascouche, comme le rapportait hier le quotidien The Gazette. La propriétaire, Ada Bianco, qui n'avait contribué à aucun parti politique depuis une décennie, a donné 3000 $, le maximum permis, au PLQ en 2008, quelques mois après avoir obtenu le feu vert pour offrir 80 nouvelles places. C'était une forme de «remerciement», a expliqué Mme Bianco, un geste de reconnaissance envers Michelle Courchesne, la députée de Fabre, où réside la propriétaire de la garderie. C'est une femme remarquable, a dit Mme Bianco. Elle avait aussi le mérite d'être la ministre de la Famille, la première responsable de l'attribution des places.

La loi

Tout cela est conforme à la Loi sur le financement des partis politiques. Les contributions ont été dûment déclarées, elles ne dépassaient pas le maximum autorisé, les donateurs étaient des personnes habilitées à voter et leur nom se retrouve dans la liste du DGE. Mais cela illustre bien pourquoi il est beaucoup plus facile pour un parti politique de trouver du financement quand il est au pouvoir. Les faveurs obtenues, ou celles attendues, constituent un bon fonds de commerce.

D'ailleurs, presque sept ans après avoir pris le pouvoir, le PLQ est une formidable machine à collecter de l'argent. L'an dernier, le parti de Jean Charest a encaissé 10 millions. C'était une année faste, car c'était une année d'élections. Mais bon an, mal an, le PLQ récolte entre sept et neuf millions, soit le double du PQ. On se demande ce que fait le PLQ avec autant d'argent, surtout quand on pense que les dépenses électorales des partis au Québec ne peuvent excéder 3,8 millions et que les élections ont lieu habituellement tous les quatre ans. Le salaire de 75 000 $ versé par le parti à Jean Charest, c'est une goutte dans l'océan.

Évidemment, ce n'est pas avec des petits 20 $ que le PLQ peut amasser de telles sommes. Quatre-vingts pour cent de son financement dit «populaire» vient de contributions de 200 $ et plus. Il est d'ailleurs révélateur que Michelle Courchesne, dans un point de presse mercredi, se soit plainte du fait que les allégations du PQ relativement aux donateurs libéraux et aux garderies privées risquaient d'inciter les «entreprises privées» à ne plus financer les formations politiques. Or la loi stipule que seules les personnes en chair et en os peuvent contribuer à la caisse des partis.

C'est dans ce contexte que Jean Charest rejette obstinément la tenue d'une enquête publique sur l'industrie de la construction. Les entreprises de travaux publics, par l'entremise de leurs actionnaires, de leurs dirigeants, des membres de leur famille élargie, de leurs connaissances, des connaissances de leurs connaissances, etc., sont de grands donateurs des partis, surtout du parti gouvernemental.

Au sein de la députation libérale, on se dit que mieux vaut susciter la grogne populaire en écartant la tenue d'une enquête publique que de renoncer au pouvoir pendant dix ans à la suite de l'enquête. C'est la leçon qu'on tire de la commission Gomery et des malheurs des libéraux fédéraux depuis.

On se dit aussi que Gérald Tremblay a fini par gagner ses élections même s'il a fermé les yeux pendant des années sur la collusion dans l'industrie de la construction.

Une année affligeante

Ce n'est pas seulement la dernière session mais toute la première année du troisième mandat de gouvernement qui a été affligeante. Si les appuis que récoltent les libéraux dans les sondages avaient jusqu'ici assez bien tenu, le dernier sondage Léger Marketing, publié dans les pages du Devoir la semaine dernière, a de quoi les inquiéter. À 60 %, le taux d'insatisfaction envers le gouvernement Charest a grimpé de 10 %.

Le sondage publié hier dans Le Journal de Québec est tout aussi accablant: 69 % des électeurs croient que le gouvernement Charest refuse d'ordonner une commission d'enquête parce qu'il craint que des personnes qui lui sont proches soient mises en cause.

Qui plus est, le sondage du Devoir précédait les révélations sur les donateurs libéraux et leurs garderies, une situation que l'opposition péquiste a su si bien exploiter. La collusion dans l'industrie de la construction est déjà une situation qui indigne l'électorat, mais que les «petits amis» du régime se recrutent dans les garderies, voilà qui est du plus mauvais effet.

Des doutes

Les doutes qui planent sur l'intégrité des libéraux risquent de miner sérieusement leur capacité de gouverner alors que le gouvernement Charest fait face à la pire situation des finances publiques depuis plus de dix ans. Jusqu'ici, Jean Charest s'est tenu bien loin de ce noeud gordien, laissant le ministre des Finances, Raymond Bachand, élucubrer sur d'éventuelles hausses de tarifs d'électricité et augmentations de la taxe de vente, autant de mesures impopulaires qui risquent de mettre à mal la classe moyenne, ce cochon de payeur dont dépend la réélection du gouvernement, est-il utile de le rappeler.

Il n'y a rien là qui vaille pour le gouvernement, rien pour remonter sa cote auprès d'un électorat méfiant. Or Jean Charest ne pourra pas esquiver la question des finances publiques éternellement; les agences de crédit l'ont à l'oeil. Le premier ministre a confirmé hier qu'il présidera une rencontre — et non pas un «sommet», a-t-il tenu à préciser, ce terme par trop péquiste — en janvier pour sonder les coeurs sur les moyens à prendre afin de sortir d'une impasse budgétaire de cinq milliards. Jusqu'à maintenant, le premier ministre s'est croisé les doigts, tablant avant tout sur une providentielle croissance économique d'ici le prochain rendez-vous électoral.

Intégrité remise en question, hausse de taxes et de tarifs, possibles compressions, voilà un cocktail plus imbuvable que détonnant. La question est de savoir pendant combien de temps Jean Charest parviendra à repousser ce calice.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • David Paquet
    Abonné
    samedi 5 décembre 2009 01h36
    Cocktail imbuvable
    Comme ça la mairie de Montréal a été réélu
    malgré les scandales à la vue,
    j'en reviens pas des autruches
    On triche, les élus se rincent, diluent la vérité,
    tu t'en fiche, Moi je GRINCE

    hélas on est là, le vote se dilue, se dilapide
    pis la lutte est à la une, criss allume,

    le sondage affichaient des cotes dopés
    au parti des potes qui vendent plus que dla dope
    EUX qui jadis voulait vendre de l'eau à Coke
    maintenant voguent et volent
    avec les vendeux de coke

    Accusé, on pointe le curseur sur Tony Accurso
    Ça accourt signer l'accord
    sur un bateau de Corsaires
    peuple en croisière encore dupé
    scandale des acqueducs
    comme le quai au saguenay, c'est un sujet corsé

    Cocktail entre Mafia et PPP
    en route pour la surenchère
    à qui on lègue les clés
    les dés sont truqués, les jeux sont faits,
    le tour est joué
    LA loi de la désinformation :
    l'AUTOMERTA

    COCKTAIL … MOLOTOV

    Charest donne l'aval au Chum et au CUSM
    avale la pillule ben plus chere
    que le métro de laval
    criss j'hallucine, êtes vous toutes sur le mush
    avec tes chums
    La pègre est dans le ciment
    les élus en position de soumission
    ceux qui financent leur danse
    Arrosent les émissions

    40 milliards et forget démissionne
    HON, on rappelle en mission Michael Sabia
    Me semble que ça fait du bien
    des BELL réfections
    réflexion sur les BELL primes de départ
    pendant qu'elle quitte en douce
    on mouille le pétard
    Notre dette a grandi, je connais la suite.
    Va faire frette demain avec notre bas de laine troué
    Tu va me vendre l'idée
    qu'on doit tout vendre
    pour rembourser un endettement
    depuis longtemps planifié
    Faire comme l'alcan

    Mais pourquoi faire ça ?
    Renflouer la caisse voyons.
    On l'a dilapidé et le Baby boom
    prends sa retraite demain matin
    alors c'est la presse.
    En PPP je te le dis c'est le triple
    que t'encaisses.

    t'es dans quel (état ?)
    quand le (régime !) te demande de te serrer la ceinture
    contrats gonflés sans offres montrées
    c'est eux les malpropres,
    pis y nous passent un savon.
    Comme les garderies
    de Tony Tomassi en Construction

    Interrogeons tout le monde
    paraît que tous ont une opinion
    Avec des études bidon
    et des mois de commissions
    faire le tour de la question ça peut être long
    chiale un peu, braille un peu,
    expose une autre chamaille
    Finalement amnésiques
    devant la biblio d'informations
    J'ai jamais rien vu ,
    mais je suis toujours en fonction
    ils se bidonneronnt devant tant de reccommendations

    C'est le comble
    entre incompétence et complaisance
    C'est le compte
    De l'incohérence des PPP

    Jon parisela rit de ça, les paris sont là
    ça part du palais des desmarais jusqu'à paris
    la mairie y est prise,
    à cause d'une paresse que je méprise
    les parasites dilapident les acquis,
    mais sirotes la vie, on se fout de ton avis
    allez suces ton nanane,
    on reste une république de bannanes

    Peuple de BS en roulotte sans culotte
    avec des militants Don Quichotte
    qu'on ballotte et puis qui écope
    pendant que les malpropres complotent
    toi tu oublies ton vote
    Et ils graissent la patte des mascottes

    Crie au stop, on s'en fout c'est had-hock
    Si tu montes au barricades ben ce sera les menottes
    passer l'investissement par en arrière
    aider un Frère et être FIER

    Consommer des breuvages présélectionnés
    comme une poignéee de candidats
    dans la même trempe
    tous mouillés dans l'arnaque,
    de la tête aux pieds
    cocktail au sud, voilà l'image du bonheur
    sinon sois vigilant ou lèves toi de bonheur
    se faire chier à chialer d'être encore enculé
    Ou ben Faire la queue derrière les arrosés

    On soule le peuple, excusez moi, les anasthésiés
    à qui on introduit lentement l'euthanasie
    on a toujours le choix, alors biffes
    sinon bifurque dans la contingeance
    des libres arbitres aux pots de vin forcés
    dans une ligue corrompue

    Tout le système est en faillite,
    les dits gestionnaires ont failli
    yont failli y arriver mais j'entends la coalition
    la plèbe ouverte en route pour coaguler

    on met l'éthique à la queue leue leue
    Étirer élitisme sous un Éthylisme
    les ignobles innovent pour le peuple ivrogne
    Devenir le seul vignoble !
    Donnez du pain et des jeux
    Et l'indien plumé n'aura plus de lieu

    Libérez nous des libéraux
    des béligérants qui à coup de bélier géant
    occupent les cocus des des débiles gérants
    au cou de beaucoup comme gérald tremblay

    En finale de cette ode, je vous laisse sur un futur scandale auquel nous ne sommes pas à l'abri mes amis

    STM vendra t-elle sa base de données
    qui en un click se siphonne
    qui va ou, comment et quand ?
    Vois tu la vie privée quand tu n'en OPUS
    c'est si le fun le progrès
    que t'aura même pas de regrets

    c'est ça le nouveau STM

    La note positive dans tout ça, c'est le fait qu'une coalition citioyenne peut tout faire chavirer.

  • Normand Carrier
    Abonné
    samedi 5 décembre 2009 06h23
    Voila l'entêté du Suroit , des écoles juives et d'Orford .....
    Il est apparu clairement aux yeux de la population que Jean Charest a beaucoup a cacher en refusant cette enquête publique et indépendante que tout le monde réclame ! A la lumière des sommes colletées dans sa caisse électoral qui bat tous les records et avec tous les scandales qui éclaboussent son gouvernement jour après jour , les payeurs de taxes sont convaicus que le système de collecte de fonds est relié aux services obtenus du gouvernement libéral comme nous l'avons constaté dans l'obtention des permis de garderies et du retour obligé des contributions aux P.L.Q. . Nous avons eu les commandites libérales fédérales qui forcaient un retour d'enveloppes au P.L.C.(Q) et nous avons ce même système avec le gouvernement de Jean Charest ...qu'il est légitime de qualifier de commandites d'un système bien établi et bien huilé ......
    Voila pourquoi il est si important d'obtenir une enquête publique pour aller au coeur de ce système qu'aucune enquête policière va toucher dans le domaine de la construction . Avec les travaux d'infrastructures qu'on évalue a $50 milliards pour les cinq prochaines années tous les travaux effectués au Québec et considérant que ce système de retour d'enveloppes coûte jusqu'a 30% de plus en surfacturation qui représente plus de $10 milliards . Le coût de l'enquête est une goutte d'eau en comparaison et IL EN VA AUX CONTRIBUABLES A FAIRE BOIRE CE CALICE JUSQU'A LA LIE A JEAN CHAREST ET A SON GOUVERNEMENT.....

  • Réjean Hébert
    Inscrit
    samedi 5 décembre 2009 08h32
    Encore l'enquête sur la construction
    Bonjour,
    Prenez 2 minutes pour signer la pétition pour ‘’ UNE ENQUÊTE PUBLIQUE DE LA CONSTRUCTION ‘’

    http://www.assnat.qc.ca/fra/Travaux/participation/ ( Gouvernement du Québec) ou
    http://corruptionzero.com/fr/accueil.html et
    http://lumenlumen.blogspot.com/

    Après la dernière condamnation de Benoit Corbeil… C’est peut-être le coup d’espoir et le bon moment pour modérer l’hémorragie qui se corrompt, d’heure en heure… et nous la majorité réveillons nous une fois pou tout. Tout cela devient invivable et très désagréable, Québécois, il est temps, de donner le grand coup et d’exiger l’enquête le plus rapidement possible.

    J’invite les ministres chastes et pures à faire de même ainsi que les contracteurs honnêtes et les environs des 30% de québécois qui ne ce sont pas encore prononcés pour la clarté et la transparence… de la construction… des les garderies… des P.P.P. … des les mégas-hôpitaux, du vérificateur général du Québec Renaud Lachance qui conclut par exemple que plusieurs contrats sont accordés sans appel d'offres, de façon injustifiée, les policiers de la SQ, sans oublier les coroners de la couronne qui demandent aussi une enquête publique, la majorité des Québécois demandent une enquête publique, les parties politiques de l’opposition demandent une enquête publique, probablement plusieurs députés Libéraux, Québécois, Adéquistes et Québec solidaire,qui n’ont rien à se reprocher aimeraient avoir une, UNE ENQUÊTE PUBLIQUE également, etc.

    DITES-LE À VOS PROCHES ET AMIS. Demander que chacun des signataires s’inscrive aux pétitions pour faire valoir leurs droits.
    Ne lâchons pas, de jour en jour les scandales se multiplient… Ça n’a plus d’allure!

    UN PETIT RAPPEL QUOTIDIEN NE SERAIT PAS À NÉGLIGER. Un petit courriel par semaine serait profitable pour nous payeurs de taxes et serions fière de nos efforts.

    Merci à la majorité des internautes et toutes les autres personnes qui sont pour ‘’ UNE ENQUÊTE PUBLIQUE DE LA CONSTRUCTION ‘’

    Une deuxième Gomery est plus qu’urgent, c’est une obligation.

    http://www.assnat.qc.ca/fra/Travaux/participation/ ( Gouvernement du Québec )

    http://corruptionzero.com/fr/accueil.html et
    http://lumenlumen.blogspot.com/


    Merci R.Hébert

  • Nicole Lamoureux
    Inscrite
    samedi 5 décembre 2009 08h57
    Démocratie ou dictature??
    Toute la société civile et 80% de la population exigent une commission d'enquête et le frisé agit en dictateur de république corrompue.

    Faudra que les citoyens n'oublient pas et qu'ils continuent à s'exprimer fort et en grand nombre afin que ce gouvernement pourri démissionne avant la fin du terme, sinon je crains une désafection totale de la population aux prochaines élections.. Il y a une pétition en ligne sur le site de l'assemblée nationale pour rappeler à Charest qu'il n'est que notre employé et que nous, son employeur exigeons une commisison d'enquête publique transparente indépendante.
    Nous avons besoin de milliers de signatures avant le 04-02-2010

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    samedi 5 décembre 2009 09h41
    La cerise sur le sunday...
    Personne mais absolument personne ne semble s'apercevoir que la solution de tous ces problèmes est dans la réforme du mode de scrutin et du mode de financement des partis politiques qui va de pair... Le Directeur Général des Élections a publié un rapport, très bien fait et très clair (que personne ne lit et dont personne ne parle) où il fait des recommandations très pertinentes. Nous sommes un des derniers pays sur la planète ( avec les USA) à avpir un système favorisant le bi-partisme, la fraude électorale et la corruption!

  • Maryanne
    Inscrite
    samedi 5 décembre 2009 11h50
    commission d'enquête.
    Québecois laisseriez-vous un inconnus vous voler vos avoir sans rien faire? Ils veulent (gouv.) nous imposer des hauses en Mars pour équilibrer leur budget et nous citoyens allons leur dire oui, prenez ce qu'il vous faut!. RÉVEILLEZ-VOUS, AGISSEZ. DE plus pour ses loisirs il reçoit 75,000...nous on reçoit quoi pour nos loisirs.....

  • Pagé David
    Inscrit
    samedi 5 décembre 2009 12h22
    Le besoin réel derrière tout ça!
    Plus que tout, je crois que ce que cette crise démontre c'est que notre mode électoral qui consiste à donner un chèque en blanc aux 4 ans à un quasi-dictateur ne correspond tout simplement plus à notre société moderne, éduquée et informée.

    Un moyen doit être mis en place (signature d'un registre, référendum d'initiative populaire etc...) pour que, fasse à un tel manque de jugement de la part d'un gouvernement usé, la population puisse se mobiliser et faire comprendre à ses élus que c'est ELLE... le vrai patron!

  • Godefroy
    Abonné
    samedi 5 décembre 2009 12h23
    Québec : la Confiscation tranquille 2003 ...
    Après la Révolution tranquille, la Confiscation tranquille :

    « Le réel exil commence lorsque le présent est confisqué. Quand on est condamné à rêver le temps d'avant et attendre l'avenir.»

    Chawki Abdelamir

    Poète d'origine irakienne né à Nassyria en 1949

  • Richard Guillemette
    Inscrit
    dimanche 6 décembre 2009 00h22
    Palerme, QC
    Quel pourcentage de nos taxes et impôts nourrit le crime organisé, la mafia, les motards criminels, les zamis du pouvoir, de nos gouvernants qui devraient plutôt donner l’exemple d’intégrité?

    Ce qui donne davantage la nausée, c’est que l’on clame en même temps que ces scandales éclatent, l’augmentation d’impôts indirects (taxes à la consommation, tarifs) qui, nous le savons, sert à approvisionner complaisamment le milieu du crime avec ou sans cravate.

    Jean Charest, le principal individu qui aurait l’autorité de donner le feu vert à commission publique d’enquête dit non; cela jette un fort doute sur son honnêteté et nous invite naturellement, à ce stade-ci, à faire une association :

    FTQ construction = non
    Gouvernement libéral Charest = non
    clan Rizzuto = non
    Accurso = non
    Les Hells = non

    Population = oui
    Industrie de la Justice = oui
    CSN = oui
    Policiers municipaux = oui
    Policiers provinciaux = oui

    Qui peut être contre une commission d’enquête, sinon ceux qui ont le plus à se reprocher?

    Il est très difficile de ne pas être sarcastique face à toutes ces aberrations. La baraque est gouvernée comme si les gestionnaires étaient certains que nous allons vers un crash financier sans précédent; alors, pourquoi se priver? Un million ou un milliard, quelle différence cela fera?

  • Robert BERTRAND
    Inscrit
    dimanche 6 décembre 2009 14h04
    Dur dur de réveiller les poules mouillées !
    Il faut bien comprendre que CHAREST trahit les citoyens de l'ensemble du Québec parce qu'il est le PM du Québec. Est-ce que sa base électorale s'en trouve frustrée ?

    Il détient le pouvoir avec 44% des voix exprimées. Cela représente moins de 23 % de l'ensemble des citoyens qui ont le droit de vote. Quelle légitimité effective Charest et les LIBÉRAUX ont-ils ? Personne ne remet cela en question. Est-ce que tous les députés se complaisent dans une médiocrité qui fait l'affaire de tous ces élus ?

    Charest est en position de force parce qu'il est le seul à pouvoir commander une élection, le moment où il voudra, dans les circonstances qui lui seront profitables. Il abuse de son pouvoir parce qu'il ne répond pas aux demandes populaires qui s'expriment entre 70% et 80%.

    Jusqu'à présent, combien de fois on a entendu, venant des oppositions, et même de Michel David

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/278643/le

    que le gouvernement a encore 3 ans, 4 ans avant d'avoir une élection. Ce qui veut dire qu'on accepte, de facto, d'attendre 3 ou 4 ans avant qu'on ait une élection au Québec. Alors, dans leurs têtes et dans leurs actions, tant pour les élus du Gouvernement que pour les élus de l'Opposition le Québec n'ira pas aux urnes avant trois ou quatre ans.

    Est-ce que vous croyez que LES LIBÉRAUX comprennent ce que disent les députés de l'Opposition ?

    ILS ONT LE POUVOIR. ILS LE GARDENT PARCE QUE PERSONNE N'EST PRÊT À PRENDRE LA RELÈVE.

    Il n'y aura pas d'élection avant trois ou quatre ans.

    Jusque là, est-ce que ça va ?

    Est-ce que le devoir de l'Opposition, du PQ, est-ce que ce ne serait pas de dire qu'ON EST PRÊT. On est prêt maintenant à assumer le pouvoir parce qu'on a un programme à offrir à la population.

    Quel est le programme du PQ ? Vous le connaissez ?

    Oui, il y a eu un colloque il y a quelques mois. Mais EST-CE LE PROGRAMME DU PARTI ? Quel est le programme du parti ?

    Il va y avoir d'autres colloques dans un an et demi. Est-ce que c'est comme ça qu'on prépare une élection ? Est-on en état de commander une élection, actuellement ?

    Est-ce que cela veut dire qu'on EST PRÊT À SE PRÉSENTER comme alternative aux LIBÉRAUX ?

    Charest fait tout le millage qu'il veut parce que personne n'est prêt à assumer le pouvoir actuellement. Comme si personne d'autre ne voulait assumer le pouvoir au Québec !

    Le choix stratégique à faire c'est de viser le pouvoir corrompu et donc de viser à défaire le gouvernement.

    Il faut marteler : ÊTRE PRÊT veut dire avoir un programme, ici et maintenant, et parler de ce programme à tous les jours, en toutes circonstances, sur toutes les plate-formes.

    Ce n'est pas une simple enquête qu'il faut. C'est la démission des LIBÉRAUX et de CHAREST.

    Les LIBÉRAUX n'ont pas su assumer la responsabilité d'un gouvernement digne et respectable à Québec. Les LIBÉRAUX se vautrent dans la corruption, dans les scandales.

    POUR LE PAYS DU QUÉBEC, cela nous prend un GOUVERNEMENT RESPONSABLE.

    Robert Bertrand

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
10 réactions
3 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012