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Québec paie trop cher une usine d'eau potable

L'usine d'eau potable de Saint-Irénée est cinq fois trop grosse pour les besoins de la population

Kathleen Lévesque , Alec Castonguay   4 décembre 2009  Québec
Le ministère des Affaires municipales du Québec a approuvé et subventionné une usine d'eau potable cinq fois trop grosse pour les besoins de la petite municipalité de Saint-Irénée, dans Charlevoix, a appris Le Devoir. Un projet de 3,6 millions de dollars pour environ 400 habitants, financé à 95 % par Québec.

Le plus gros consommateur d'eau de cette municipalité est le Domaine Forget. Au moment de l'octroi des contrats (entre 2005 et 2009), le président du conseil d'administration de cet organisme culturel était Paul Lafleur, qui est également président du C.A. de la firme de génie-conseil BPR. Or, BPR a géré le projet d'usine d'eau potable de bout en bout après avoir raflé le contrat sans appel d'offres.

Le 18 octobre 2008, 48 citoyens de Saint-Irénée ont porté plainte au gouvernement du Québec concernant l'usine de filtration d'eau potable devant être construite dans leur municipalité. Une lettre a été acheminée au bureau de la ministre Nathalie Normandeau. «Parce que la municipalité manque totalement de transparence dans ce dossier, nous sommes loin d'être convaincus que la solution proposée par la municipalité de Saint-Irénée soit la meilleure et la plus économique pour les citoyens», peut-on lire dans la plainte.

Malgré la controverse, l'usine d'eau potable a vu le jour et a été mise en marche mardi dernier. L'usine alimente 140 maisons reliées au réseau d'aqueduc, soit environ 400 habitants, selon la municipalité.

Or, d'après les chiffres obtenus, Saint-Irénée et le gouvernement du Québec auraient mené à terme un projet surdimensionné.

La capacité de production de l'usine de Saint-Irénée est de 852 000 litres par jour (cycle de 24 heures), ce qui fait une moyenne de 2130 litres d'eau par jour, par habitant. Au Québec, un citoyen utilise en moyenne 400 litres d'eau par jour. L'usine de Saint-Irénée produit donc cinq fois la consommation moyenne par habitant.

Même avec les touristes qui visitent ce joli coin de la province en été, l'usine est beaucoup trop grosse, ont confirmé au Devoir des employés de la municipalité.

En raison de cette surcapacité, l'usine n'est utilisée que cinq heures par jour depuis son ouverture. Après seulement quelques heures, le réservoir est plein et les besoins de la ville sont comblés.

L'usine d'eau potable a coûté 3,6 millions de dollars, un projet financé à 95 % par le gouvernement du Québec. En plus des coûts de construction, son entretien et les frais d'utilisation des installations sont élevés en raison de la taille de l'usine.

En entrevue avec Le Devoir, le maire de Saint-Irénée, Pierre Boudreault, n'a pas été en mesure de justifier la taille du projet. Il a soutenu qu'il s'agit d'un «vieux dossier». «Pourquoi vous revenez à la charge avec ça? Le dossier est réglé», a-t-il soutenu.

Le maire s'en remet au ministère des Affaires municipales du Québec, qui a accepté de financer le projet. «L'usine n'est pas trop grosse puisque le ministère des Affaires municipales a accepté le projet, tout comme le ministère de l'Environnement, a affirmé M. Boudreault. Si eux l'ont accepté, pourquoi revenir à la charge avec ça? C'est quoi, une campagne de salissage? On en a assez de se faire poser des questions. Ça prend de l'énergie pour se défendre de tout ça.»

Au ministère des Affaires municipales, une porte-parole a affirmé que la plainte des citoyens sur le projet a été rejetée après des vérifications, qui comprenaient la dimension de l'usine, a dit Caroline Saint-Pierre. Il n'a toutefois pas été possible de savoir hier pourquoi une si grosse usine, dont le coût est forcément plus élevé, a été approuvée par le ministère.

Contrats à BPR

La directrice générale de la municipalité de Saint-Irénée, Marie-Claude Lavoie, a confirmé que c'est la firme de génie-conseil BPR, très présente dans cette région, qui a piloté le dossier avec la Ville. Le point de vue de la firme a également pesé dans la décision de bâtir cette usine.

Les différents contrats accordés à BPR ont tous été octroyés sans appel d'offres, a confirmé le maire Boudreault. «On faisait déjà affaires avec eux dans d'autres travaux, alors on les a mandatés par résolution, dit-il. Ils ont déjà travaillé pour la municipalité, alors c'est la continuité. On a beaucoup apprécié leur travail.»

BPR a mené des projets d'assainissement des eaux et un projet de développement domiciliaire avec Saint-Irénée dans le passé. «Nous autres, c'est cette firme-là», dit Marie-Claude Lavoie, la directrice de cette petite municipalité de 680 citoyens — dont 400 sont branchés sur le réseau d'aqueduc de la ville.

Rappelons que la firme BPR entretient des liens étroits avec les élus de Saint-Irénée. Hier, Le Devoir révélait que le maire, Pierre Boudreault, a été invité par BPR à un voyage de pêche de plusieurs jours, toutes dépenses payées, dans un chalet du lac Wilkin, non loin de La Tuque. M. Boudreault affirme n'avoir jamais discuté de contrats lors de ces voyages.

BPR a également utilisé ce chalet de pêche pour inviter d'autres élus municipaux du Québec, ainsi que des fonctionnaires du ministère des Affaires municipales.

Hier, la firme BPR n'a pas répondu à nos demandes d'explications sur le projet d'usine d'eau potable.

Domaine Forget

Le plus gros utilisateur d'eau de la municipalité de Saint-Irénée est le Domaine Forget, un magnifique et gigantesque centre culturel réputé pour ses concerts de musique classique.

Jusqu'à récemment, le président du conseil d'administration du Domaine Forget était Paul Lafleur, qui a également une résidence dans la municipalité de Saint-Irénée.

M. Lafleur est aussi le président du conseil d'administration de la firme BPR, qui a obtenu les contrats et qui a conseillé la municipalité sur la construction de l'usine d'eau potable.

Il n'a pas été possible de parler à M. Lafleur hier, puisque BPR n'a pas donné suite à notre demande d'entrevue.

Le maire Boudreault affirme toutefois que M. Lafleur n'a jamais participé aux décisions ou à la réflexion entourant le projet d'usine. «Il n'a pas d'affaire là-dedans, dit le maire. On n'a pas fait affaires avec lui, mais avec le ministère des Affaires municipales.» Y a-t-il eu des pressions du Domaine Forget pour avoir une nouvelle usine? «Aucune pression de nulle part», tranche Pierre Boudreault.

La directrice générale de Saint-Irénée, Marie-Claude Lavoie, affirme elle aussi que M. Lafleur n'a joué aucun rôle dans ce projet. «Il n'a pas influencé le choix», dit-elle.
 
 
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  • Mathieu Dubeau - Inscrit
    4 décembre 2009 03 h 34
    Information vs désinformation
    J'aimerais souligner les faits suivants:

    1- Il faudrait prouver que l'usine d'eau potable est surdimensionnée. Où sont les données?

    2- Les usines de production d'eau potable sont dimensionnées dans un horizon de conception de trente ans.

    3- Les ministères qui financent les projets (ministère des affaires municipales et autres) valident toujours le dimensionnement des unités de traitement et ne subventionneront pas un projet indûment surdimensionné.

    4- Le ministère du développement durable, de l'environnement et des parcs (MDDEP) révise la conception des usines avec ses propres analystes et n'autorise pas de projets surdimensionnés

    5- Avec les clauses d'antériorité, les appels d'offres publics pour les services d'ingéniérie ne sont pas toujours nécessaires (la loi est faite ainsi - soit on l'accepte, soit on fait changer les lois)

    6- Les ingénieurs sont régis très sévèrement par leur propre ordre. Si vous croyez qu'il y a eu faute, portez plainte à l'ordre des ingénieurs, ils se feront un plaisir de vous aider.

    7- Il est hautement tendencieux de critiquer le travail hautement technique d'ingénieurs si on n'a pas étudié:
    a) les projections de population
    b) les projections de débit
    c) les contraintes reliées au procédé de traitement
    d) l'étude préliminaire
    e) la demande d'aide financière auprès du ministère des affaires municipales
    f) la demande de certificat d'autorisation auprès du ministère de l'environnement
    g) le dossier de conception avec l'ingénieur en chef

    8- Le financement à 95% de projets en eau potable est commun pour les municipalités n'ayant pas beaucoup de fonds publics.

    Je trouve les récents articles dans les médias insultants envers la profession d'ingénieur et je demande aux journalistes de s'informer avant de traîner les dossiers dans la boue. Si le dossier est vraiment important, demandez à une autre firme de professionnels de réviser (avec toutes les données en main) tous les paramètres de conception et de se prononcer sur le dossier.

    M.
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  • Steve Fortin - Abonné
    4 décembre 2009 07 h 01
    Grotesque. Un poing sait tout.
    Ça pue sans bon sens ces histoires de collusion et de liens incestueux entre sympathisans libéraux et toute la corruption dans les différentes sphèeres du gouvernement. Même Duplessis se gardait une petite gêne comparativement èa cette bande de ploucs. Grotesque.
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  •  
  • claude Vallee - Inscrit
    4 décembre 2009 08 h 32
    Un peu plus de riguer svp
    Je suis peiné de voir mon journal prendre le pli de ces autres journaux que je ne lis plus pour cause de jaunisme. Sur le plan technique, votre article pèche grandement. Tout ingénieur qui aurait conçu un ouvrage semblable sur la base énoncée de 400 litres par personne par jour (moyenne annuelle de consommation), serait un cancre et la municipalité souffrirait d'une pénurie grave d'eau potable à chaque fois que la demande excèderait la consommation annuelle moyenne. Plus encore, plus la population desservie est faible, plus l'écart entre la consommation du jour maximum et celle du jour moyen est élevé. Vous avez errez et ce n'est hélas pas la première fois que l'improvisation vous mène à des exagérations.
    En ce qui concerne l'octroi de mandat professionnel sans appel d'offres, il serait approprié de comprendre que cela était la règle pour les ingénieurs, tout comme elle continue de l'être pour les avocats, jusqu'à ce que le Gouvernement en décide autrement. Par souci d'honnêteté intellectuelle, vous n'avez pas le droit d'induire vos lecteurs en erreur.
    J'espère qu'à l'avenir vous ferez preuve de plus de rigueur.

    Claude Vallée, M.Sc.A. ingénieur retraité
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  • Maryanne - Inscrite
    4 décembre 2009 09 h 33
    travaux pour 400 résidents
    Nous sommes comme payeurs d'impôts exploités . Le gouv. est dans le rouge et la génération qui pousse va devoir payer pour les erreurs de gouvernance. Depuis quelque semaines ,toute sorte de révélations nous sont faite. BPR fait les gros titres, Si cela est véridique et je le pense ,nous devons avoir cette ENQUÊTE. Le gouv est rouge et nous aussi voyons ROUGE. A cette journaliste ,BRAVO pour votre recherce.SVP continuez!
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  • Rironie - Inscrit
    4 décembre 2009 09 h 34
    Si on élisait des gens sensés...
    BPR serait déjà nationalisé, et ses profits contriburaient à éponger la dette. Mais comme nous aimons nous faire plumer, nous avons fait de la nationalisation un mot tabou.
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  • Clément Fontaine - Inscrit
    4 décembre 2009 10 h 07
    Quand les ingénieurs nous prenent pour des valises
    Il est logique que de telels infrastructures soient construites également en fonction des besoins futurs d'une population, donc sur un horizon de trente ans. Et justement, si la tendance se maintient, il ne semble pas que le village de St-Irénée connaisse un essor démographique qui justifie ici l'investissement, bien au contraire. Ce n'est pas non plus le tourisme - dont le niveau est plutôt stagnant depuis quelques années - qui peut expliquer cette aberration.

    Que des ingénieurs, retraités ou non, se portent à la défense de leurs collègues dans les circonstances n'a rien pour me rassurer. Je pensais qu'il fallait avoir un minimum d'intelligence pour exercer cette profession au Québec comme ailleurs.
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  •  
  • Claude Kamps - Inscrit
    4 décembre 2009 10 h 57
    Le bon sens n'a plus d'adepte
    Il est impossible d'avoir, à lire les commentaires déjà émis, une évaluation d'ingénieurs diplômés de la même confrérie que ceux de BPR, elles seront toutes biaisées par la culture de ceux qui se croient supérieurs parce qu'ils connaissent ça... et pas les autres...

    Le bon sens devrait l'emporter même pour ceux qui se croient supérieurs...

    Déjà sans appel d'offre, en plus le contrat est demandé par la partie qui paye 5% du contrat et dans tout les calcul possible, cette usine est surdimensionnée...

    L'utilisation de l'eau dans un avenir rapproché devrait être restreinte, juste pour ne pas poursuivre la chimicalisation des eaux de rejet en amont de la consommation par les produits chimiques ajoutés pour la rendre potable aux humains.

    Il est impensable en plus que ce gaspillage soit payé par mes taxes a 95%, en plus d'avoir été surdimensionnée pour avoir un bénéfice plus grand pour les promoteurs, et firme d'ingénieur du projet... Ça correspond a bien plus que 30% de plus que la facture normale...

    Pour ce qui est de ceux qui reproche au Devoir de faire ses devoirs, c'est bien dommage de pas vouloir voir la vérité en face et d'assumer que de donner le volant a Charest à pas été le devoir du siècle...
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  •  
  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    4 décembre 2009 14 h 26
    Quelle racaille!
    Ce gouvernement nous surprend tous les jours. Ce n`est pas la fin du roman omertien. Ces Libéraux atteignent le Pouvoir pour l`usurper de Taschereau à Chrétien et Charest. Il n`y a pas que du bois pourri à les suivre dans leurs magouilles chroniques. Mais ils sont sans souvenance!
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  •  
  • Pierre-Alexandre Papillon - Abonné
    4 décembre 2009 15 h 05
    Refus de communiquer
    Je trouve désolant que BPR n'ait pas répondu à l'entrevue proposé par le Devoir. Cela ne prouve rien en soit mais s'il avaient daigné accorder une entrevue, ils auraient pu éclaircir la situation. Que penser si l'on a pas toutes les information. Les journalistes ne peuvent pas arrêter d'écrire juste parce qu'ils n'ont pas accès à tous les points de vues. Cette attitude de BPR n'améliore pas la situation et ne fait qu'augmenter la grogne populaire qui a cours en ce moment.
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  •  
  • GERARD LAMONTAGNE - Inscrit
    4 décembre 2009 17 h 49
    Usine d'eau potable
    Depuis toujours, les professionnels, architectes, avocats, notaires,ingénieurs, experts, comptables, sont choisis par résolution du conseil municipal après présentation de leur offre de service.
    En principe, la municipalité choisit celui qui est le plus qualifié et disponible pour faire le travail.

    On parle d'appels d'offre public.Comment un professionel peut-il calculer un prix FORFAITAIRE, par exemple un avocat pour défendre une municipalité?

    La rémunération horaire des professionnels est régie par des lois du gouvernement et les municipalités fonctionnent selon ces barêmes.

    Souvent, dans le cas de municipalités, dans la conception des usines de traitement il faut considerer la protection contre l'incendie. Cette contrainte exige un haut débit de pointe que l'usine doit être prête à fournir.

    La protection contre l'incendie entraine généralement des baisse des cout d'assurance des propriétairses.

    Les ingénieurs doivent présenter des rapports à chaque étape de leur travail et obtenir des experts du gouvernement une approbation appropriée.

    À la dernière étape de la conception, le projet et son estimé sont approuvés par les ingénieurs du ministère concerné et ce n'est qu'apres cette procédure que l'on preocède aux plans et devis.

    Ces derniers sont approuvés par les experts du ministère et s'ensuit l'appel d'offre public.

    En aucun temps , les politiciens n'interviennent dans ce processus.

    Les ingénieurs de BPR en particulier Paul Lafleur, et Marc Lavallée sont des compéetnces et des sommités dans leur matiere et ne méritent pas le traitement que leur font les journalistes paticulierement ne sachant pas le fond de l'histoire.
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  •  
  • Serge Desjardins - Abonné
    4 décembre 2009 19 h 37
    République de banane
    On a rien a envier à tous ces régimes corrompus du tiers-monde. Je dirais même qu'ils ne sont pas de taille avec le Québec. Le gouvernement Charest nous démontre qu'on peut faire beaucoup mieux en laissant toutes ces firmes de génie-conseil piger dans l'assiette fiscale des contribuables avec l'assentiment d'élus accomodants. Il me semble que ce sont toujours les même noms qui reviennent : Dessau, BPR. Il ne faut pas oublier que pour faire un bon corrompu, il faut d'abord y avoir un bon CORRUPTEUR.

    Félicitations à Kathleen Lévesque et Alec Castonguay pour leur bon travail. Une chance qu'on a des journalistes de cette trempe au Québec pour ouvrir les yeux des citoyens. Toutefois, à en croire les résultats des dernières élections, on doit conclure que la majorité des électeurs au Québec ne lisent tout simplement pas Le Devoir.
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  • Andre Vallee - Abonné
    4 décembre 2009 19 h 52
    Jean Charest
    Au début du siècle Henri Bourassa disait: “L'image de Laurier s'enlise et c'est dans la merde qu'elle s'enlise”. Les événements se succèdent et nous permettent d'appliquer la même phrase au premier ministre Jean Charest.
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  • Serge Desjardins - Abonné
    4 décembre 2009 19 h 53
    À M. Dubeau et C. Vallée
    Ça se pourrais-tu que la loi soit ainsi faite justement pour permettre à ces grosses firmes d'engraisser certains élus ou de pourvoir à la caisse électorale du parti à corrompre,,,

    Pas difficile de passer une loi quand on est mojoritaire au Québec.
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