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Garderies privées - Seulement du hasard ?

Josée Boileau   3 décembre 2009  Québec
En matière de distribution de fonds publics, la transparence doit être un dogme. Y a-t-il passe-droits? Favoritisme? Ce sont des questions légitimes à poser, et c'est à l'opposition de jouer les chiens de garde. Le Parti québécois le fait actuellement très bien dans le dossier de l'attribution des populaires places à 7 $ à des garderies privées dont les propriétaires ont financé le Parti libéral du Québec.

Au Québec, selon les plus récents calculs sur le sujet, le don annuel moyen aux partis politiques est de 176 $. Il est donc légitime de s'interroger quand on constate que dans une région donnée, des propriétaires ou administrateurs de six garderies privées ont versé au PLQ plus de 30 000 $ en cinq ans.

Les libéraux sont évidemment agacés par de telles révélations, vu le «climat actuel», pour reprendre l'expression de la ministre Michelle Courchesne, qui n'en décolérait pas. Ils n'ont pourtant qu'une porte de sortie possible: tout dire du processus en place.

Madame Courchesne — qui, curieusement, portait hier le dossier alors qu'elle n'est plus ministre de la Famille... mais qui est autrement plus solide que l'actuel ministre, Tony Tomassi — a fait la moitié du chemin. Le ministère, a-t-elle clairement fait voir, n'y va pas au petit bonheur la chance dans l'attribution des places: une répartition régionale exécutée selon six critères évalués par des fonctionnaires préside à la sélection. On comprend dès lors que les cas soulevés par le PQ ne s'appuient pas sur un système non balisé ou vicié, comme on le soupçonne pour certains contrats municipaux de construction.

Le procédé du ministère n'est toutefois pas imperméable à toute influence. L'octroi final de l'attribution de places relève du ministre qui, comme Mme Courchesne a dit l'avoir elle-même fait, peut demander son avis au député du coin. Certains avaient-ils des préférences partisanes? Pour le savoir, il faudrait rendre publique l'évaluation de l'ensemble des projets soumis au ministère.

Ce bout de chemin, les libéraux ne veulent pas le faire. Le ministre Tomassi a plutôt indiqué qu'il donnera cette évaluation aux associations de centres de la petite enfance et de garderies privées qui pourront, si elles le souhaitent, la rendre publique. Façon bien légère de se décharger de ses responsabilités!

Mais le ministère de la Famille est abonné au mutisme. Comme le révélait récemment la Presse canadienne, il y a maintenant cinq ans que le portrait annuel des services de garde n'est plus publié, rendant impossible toute évaluation globale de leurs activités... notamment la répartition détaillée des places. Il faut donc croire le ministère sur parole ou recourir à la Loi sur l'accès à l'information pour en savoir davantage.

C'est aussi à la parole du ministre qu'il faut se fier quand il affirme que l'octroi de places à des donateurs libéraux est le fruit du hasard. Mais le destin semble ici si accommodant qu'une intervention du vérificateur général va de soi.

***

jboileau@ledevoir.com
 
 
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  • Normand Carrier - Abonné
    3 décembre 2009 06 h 57
    Le hasard n'existe pas avec le système libéral......
    Au lieu de faire une montée de lait comme cela lui arrive souvent , la ministre aurait intérêt dévoiler tout le processus avec toute la transparance requise et éliminer l'opacité qui a caractérisé son ministère et celui du ministre Tomassi , le ministre actuel de la famille ....italienne !
    Le JdeM a publié un dossier assezcomplet indiquant que sur 18 garderies privées qui ont contribué a la caisse électorale du P.L.Q. , huit sont de consonnance italienne , cinq de consonnance arabe , un grec , un haitien et trois a consonnance québécoise ! Ce curieux hasard devrait être expliqué et expliquer aussi si les francophones deviennent aussi minoritaire comme fournisseur a la caisse du P.L.Q. pour le grand Montréal ......Ce que le hasard peut faire .....mais il y a une limite a la crédibilté du P.L.Q. et a la crédulité des électeurs ......et Jean Charest aurait avantage a opter pour la transparance dans tous les sercteurs !
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  • Philippe Landry - Abonné
    3 décembre 2009 11 h 52
    Décider démocratiquement de tourner le dos à la démocratie
    Ce non-hasard est explicable dans la foulée du plan-B fédéral post-référendaire: favoriser la classe fédéraliste du Québec au détriment du reste de la population. Souvenons-nous des propos de Thomas Mulclair lorsqu'il a fait avorter la subvention destinée à l'organisme ÉquiTerre: Sais-tu c'est qui ce monde là? avait-il déclaré sans que cela ne suscite le moindre tollé au sein de la population. En effet, il serait impensable d'accorder une subvention de l'état à un organisme dont les membres ne sont pas certifié 100% ISO-PLC/Q

    C'est le choix que les Québécois ont fait -en toute connaissance de cause - en accordant leur confiance trois fois de suite au PLQ: exclure les Québécois non-fédéralistes de tous les postes de pouvoir, depuis les poste de haute direction gouvernementaux jusqu'aux garderies, en passant par les sociétés d'état, les contrats privés et tutti quanti. Il est amusant de constater que les Québécois ont décidé démocratiquement de vivre dans un système non-démocratique de favoritisme et de patronage. Le pire, c'est qu'il est mathématiquement impossible que le PLQ soit défait aux prochaines élections. C'est ce qui explique l'extraordinaire arrogance de notre gouvernement.
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  • Andrew Savage - Inscrit
    3 décembre 2009 16 h 29
    ANORMAL...
    Vous avez pleinement raison : le hasard n’a pas grand-chose à faire là-dedans.
    Si la moyenne des dons est de 176 $, il est presque certain que la situation est anormale.

    Même si vous ne fournissez pas la moyenne des écarts à la moyenne des dons, on peut , hypothétiquement, évaluer la probabilité d’un tel événement.

    Supposons que les gens donnent plus de 100 $ ou moins 100 $ à la moyenne, hypothèse généreuse, ou entre 76 S et 276 $.

    Avec un don de 3000 $ vous aurez un écart à la moyenne représentant 28.24 écarts-types. Les tables ne vont pas au-delà de 5 écarts-types. La probabilité qu’un tel événement se produise est d’environ ,00000000182 (1 / 549 450 549). Vous avez 39 fois plus de chances de gagner à la 6/49… Avec un don de 600 $ on aura une probabilité de ,0000133 (1 / 75 188).

    NOTER que cela s’applique à tous les autres événements financiers-politiques (finpol), pas seulement aux garderies…

    Donc : 1 - ,00000000182 = , 999 999 998 ou 99,99999 p. cent.

    Autrement dit, la certitude moins la probabilité qu‘un tel événement se produise au hasard vous donne la probabilité que cela ne vienne pas du hasard. Un événement anormal.

    C’est sans doute pour ça que Winston Churchill définissait la statistique comme étant la magie des moyennes.
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    3 décembre 2009 18 h 25
    La pieuve Libérale étend ses tentacules géantes
    La revue systhématique de tous les ministères est terminée. Les Libéraux de Charest ont identifié tous les postes budgétaires avec liens chez les bureaux d`avocats, entrepreneurs d`infrastructure, SAAQ, SAQ, Hydro-Québec et autres agences gouvernementales incluant La Caisse de Dépôts et Placements, La Société Générale de Financement, etc. La toile a été tissée mais ils refusent de partager leur réseau avec le peuple. Aucune surprise quand le Premier ministre reçoit une paye du Parti Libéral du Québec, une pension du fédéral et 3 Lexus hybrides ainsi que trois résidences. Je paris qu`il n`a jamais de carte de crédit dans ses poches. Dès lors on se demande pourquoi tout ce cynisme. La transparence ferait disparaître le speticisme sinon la vérité ressemble à la fiction.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    4 décembre 2009 09 h 36
    Je me souviens.....
    Aucune surprise quand le Premier ministre reçoit une paye du Parti Libéral du Québec, une pension du fédéral et 3 Lexus hybrides ainsi que trois résidences. (Pierre S. Lefebvre)
    --------------------------------------------------------------------

    Vous devriez peut-être vous questionner sur les sources de revenus de Pauline actuellement au lieu de focuser sur Jean Charest.....

    Ça coûte cher l'entretien d'un château et d'un chalet.....! Heureusement que le couple peut également bénéficier du versement de généreuses pensions gouvernementales en plus de ses autres revenus....!

    Ne pas oublier Boisclair qui avait exigé le versement d'un salaire de la part du PQ et de la résidence somptueuse habitée par Parizeau, dans le temps de son règne, baptisée l'Elysette....résidence qu'il jugeait appropriée à sa fonction pour y recevoir la crème de la crème et ou les limousines défilaient...!

    Je parie également que Pauline n'a jamais de carte de crédit dans ses poches....!
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