Nouvelles places en garderie - Les donateurs libéraux ont priorité, accuse le Parti québécois
Très convoités, des permis pour créer de nouvelles places à 7 $ sont allés à des garderies privées dont les propriétaires sont des donateurs du Parti libéral. «C'est un hasard», clame le ministre de la Famille, Tony Tomassi, qui défend l'intégrité du processus de sélection de son ministère.
Québec — Le Parti québécois a accusé hier le gouvernement Charest d'avoir favorisé de généreux donateurs libéraux dans l'octroi de permis de garderies privées à 7 $.
Lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, le député de Gouin et porte-parole en matière de famille, Nicolas Girard, a relevé la situation de trois régions du Québec — Montréal, Lanaudière et Laurentides — où des propriétaires de garderies privées et importants donateurs à la caisse du Parti libéral du Québec ont obtenu les permis pour offrir une forte proportion des nouvelles places.
Ainsi, dans la région des Laurentides, six garderies privées à but lucratif, au sein desquelles des donateurs libéraux sont présidents, vice-présidents ou administrateurs, ont pu offrir 319 des 464 places à 7 $ autorisées par le ministère de la Famille, soit une proportion de 70 %. Dans la région de Montréal, 1901 places ont été accordées à des garderies privées et 30 % ont été obtenues par des donateurs libéraux. Dans la région des Laurentides, c'est 40 % des 352 places qui sont allés à des donateurs libéraux.
«Le promoteur montréalais Henry Alix Joseph a obtenu 35 places et contribué 1750 $ en 2008 pour la garderie éducative Académie des petits amis. Est-ce que le ministre de la Famille prépare la relève libérale?», a lancé Nicolas Girard.
Le député de Gouin a soutenu que le processus d'attribution des nouvelles places en garderie était «vicié» et il a réclamé une enquête interne, voire une enquête du vérificateur général.
«Probablement, c'est un hasard», a répliqué le ministre de la Famille, Tony Tomassi, au cours d'un point de presse. «Il n'y a absolument pas de système mis en place» pour favoriser les donateurs libéraux.
Le ministre trouve «odieux» qu'on s'en prenne à des gens qui ont contribué à un parti politique en toute transparence. Il n'y a aucun lien à faire entre ces dons et l'obtention des permis de garderies. «Ce n'est pas une condition sine qua non», a-t-il fait valoir.
Tony Tomassi a défendu le processus de sélection des projets, administré par les fonctionnaires de son ministère. Les critères sont «très sélectifs et très rigoureux», a-t-il soutenu.
En mai 2008, Michelle Courchesne, alors ministre de la Famille, avait lancé son plan pour créer 18 000 places à 7 $. Évalués par un comité du ministère, les projets devaient répondre à une série de critères objectifs. Ces nouvelles places furent très convoitées: quelque 2000 projets, représentant quelque 90 000 places, furent soumis.
Quelques mois plus tard, en août 2008, les choix ministériels furent dévoilés. Parmi les 18 000 places attribuées pour la période 2008-2011, 54 % l'ont été à des Centres de la petite enfance (CPE), 30 % à des garderies privées et 14 % à des services de garde en milieu familial.
À l'époque, l'Association des CPE du Québec s'était dite satisfaite du processus d'attribution des places. «Rien ne laissait croire qu'il y aurait eu du favoritisme», a souligné, hier, son directeur général, Jean Robitaille. Mais il trouve aujourd'hui les révélations du PQ «préoccupantes». Selon lui, il y aurait une façon simple de rassurer le milieu: rendre publiques les évaluations du ministère pour chacun des projets.
Selon la compilation du PQ, 21 propriétaires ou administrateurs de 18 garderies privées ont contribué pour un peu plus de 55 000 $ à la caisse du PLQ entre 2003 et 2008. Parmi les plus généreux, on retrouve Samir Alahmad, le vice-président de l'Association des garderies privées du Québec, et les membres de sa famille, qui ont donné 23 695 $ au parti gouvernemental.
Québec — Le Parti québécois a accusé hier le gouvernement Charest d'avoir favorisé de généreux donateurs libéraux dans l'octroi de permis de garderies privées à 7 $.
Lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, le député de Gouin et porte-parole en matière de famille, Nicolas Girard, a relevé la situation de trois régions du Québec — Montréal, Lanaudière et Laurentides — où des propriétaires de garderies privées et importants donateurs à la caisse du Parti libéral du Québec ont obtenu les permis pour offrir une forte proportion des nouvelles places.
Ainsi, dans la région des Laurentides, six garderies privées à but lucratif, au sein desquelles des donateurs libéraux sont présidents, vice-présidents ou administrateurs, ont pu offrir 319 des 464 places à 7 $ autorisées par le ministère de la Famille, soit une proportion de 70 %. Dans la région de Montréal, 1901 places ont été accordées à des garderies privées et 30 % ont été obtenues par des donateurs libéraux. Dans la région des Laurentides, c'est 40 % des 352 places qui sont allés à des donateurs libéraux.
«Le promoteur montréalais Henry Alix Joseph a obtenu 35 places et contribué 1750 $ en 2008 pour la garderie éducative Académie des petits amis. Est-ce que le ministre de la Famille prépare la relève libérale?», a lancé Nicolas Girard.
Le député de Gouin a soutenu que le processus d'attribution des nouvelles places en garderie était «vicié» et il a réclamé une enquête interne, voire une enquête du vérificateur général.
«Probablement, c'est un hasard», a répliqué le ministre de la Famille, Tony Tomassi, au cours d'un point de presse. «Il n'y a absolument pas de système mis en place» pour favoriser les donateurs libéraux.
Le ministre trouve «odieux» qu'on s'en prenne à des gens qui ont contribué à un parti politique en toute transparence. Il n'y a aucun lien à faire entre ces dons et l'obtention des permis de garderies. «Ce n'est pas une condition sine qua non», a-t-il fait valoir.
Tony Tomassi a défendu le processus de sélection des projets, administré par les fonctionnaires de son ministère. Les critères sont «très sélectifs et très rigoureux», a-t-il soutenu.
En mai 2008, Michelle Courchesne, alors ministre de la Famille, avait lancé son plan pour créer 18 000 places à 7 $. Évalués par un comité du ministère, les projets devaient répondre à une série de critères objectifs. Ces nouvelles places furent très convoitées: quelque 2000 projets, représentant quelque 90 000 places, furent soumis.
Quelques mois plus tard, en août 2008, les choix ministériels furent dévoilés. Parmi les 18 000 places attribuées pour la période 2008-2011, 54 % l'ont été à des Centres de la petite enfance (CPE), 30 % à des garderies privées et 14 % à des services de garde en milieu familial.
À l'époque, l'Association des CPE du Québec s'était dite satisfaite du processus d'attribution des places. «Rien ne laissait croire qu'il y aurait eu du favoritisme», a souligné, hier, son directeur général, Jean Robitaille. Mais il trouve aujourd'hui les révélations du PQ «préoccupantes». Selon lui, il y aurait une façon simple de rassurer le milieu: rendre publiques les évaluations du ministère pour chacun des projets.
Selon la compilation du PQ, 21 propriétaires ou administrateurs de 18 garderies privées ont contribué pour un peu plus de 55 000 $ à la caisse du PLQ entre 2003 et 2008. Parmi les plus généreux, on retrouve Samir Alahmad, le vice-président de l'Association des garderies privées du Québec, et les membres de sa famille, qui ont donné 23 695 $ au parti gouvernemental.
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