Employés de l'État: Québec offre 7% sur cinq ans
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La ministre Monique Gagnon-Tremblay, qui a présenté ce matin les offres gouvernementales
À retenir
- Le gouvernement offre la moitié de ce que les syndicats réclament
- Les syndicats demandent 11,25% sur trois ans
- Québec prêt à dépenser 2,3 milliards de plus sur cinq ans
Le gouvernement du Québec est prêt à consacrer environ 460 millions $ supplémentaires par année à la rémunération globale des employés du secteur public, soit moins de la moitié de ce que leurs syndicats réclament.
L’offre patronale, présentée lundi par la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, prévoit une augmentation de 7 % sur cinq ans, ce qui entraînerait des dépenses supplémentaires de 2,3 milliards $ durant cette période.
Cette proposition s’accompagne aussi d’une possibilité d’ajustement supplémentaire, pour les deux dernières années de la convention collective, à la condition que les prévisions de croissance du gouvernement se réalisent.
Le mois dernier, la troïka syndicale avait plutôt réclamé des hausses salariales totalisant 11,25% sur trois ans.
Les syndicats rassemblés en front commun avaient indiqué que cette demande entraînerait des hausses de dépenses de 3,2 milliards $, pendant cette période, soit 1,06 milliard $ par année.
Selon le Conseil du trésor, les demandes syndicales, incluant des bonifications aux avantages sociaux tels que les régimes de retraite, atteindraient plutôt jusqu’à 8 milliards $, dont 3,8 milliards $ pour les salaires seulement.
Lors d’une conférence de presse, lundi matin, Mme Gagnon-Tremblay n’a pas voulu dire quelle part de la hausse de 7% sera consacrée aux salaires des 475 000 employés de l’Etat.
«On négociera au niveau des tables, a-t-elle dit. L’enveloppe globale du gouvernement est de 7% pour les cinq prochaines années et ça inclut tout. Il s’agira de voir au niveau des tables pour voir où on l’applique.»
Mme Gagnon-Tremblay a fait valoir que les finances publiques seront déficitaires pour les prochaines années et que le gouvernement souhaite ralentir la croissance des dépenses à 3,2 pour cent par année.
Les représentants du front commun syndical ont jugé les offres patronales insuffisantes, mais Louis Roy, de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), a considéré qu’il s’agit d’un point de départ à la négociation.
«On ne se cachera pas qu’on est loin, loin, loin, a-t-il dit. On va s’atteler, on va négocier ardemment.»
M. Roy a déclaré que les salariés de l’Etat sont désavantagés face au secteur privé et il a souligné que cet écart s’est creusé au cours des dernières années.
Les conventions collectives du secteur public arrivent à échéance le 31 mars prochain.
Les salaires des employés de l’Etat comptent pour 55 pour cent des dépenses du gouvernement.
L’offre patronale, présentée lundi par la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, prévoit une augmentation de 7 % sur cinq ans, ce qui entraînerait des dépenses supplémentaires de 2,3 milliards $ durant cette période.
Cette proposition s’accompagne aussi d’une possibilité d’ajustement supplémentaire, pour les deux dernières années de la convention collective, à la condition que les prévisions de croissance du gouvernement se réalisent.
Le mois dernier, la troïka syndicale avait plutôt réclamé des hausses salariales totalisant 11,25% sur trois ans.
Les syndicats rassemblés en front commun avaient indiqué que cette demande entraînerait des hausses de dépenses de 3,2 milliards $, pendant cette période, soit 1,06 milliard $ par année.
Selon le Conseil du trésor, les demandes syndicales, incluant des bonifications aux avantages sociaux tels que les régimes de retraite, atteindraient plutôt jusqu’à 8 milliards $, dont 3,8 milliards $ pour les salaires seulement.
Lors d’une conférence de presse, lundi matin, Mme Gagnon-Tremblay n’a pas voulu dire quelle part de la hausse de 7% sera consacrée aux salaires des 475 000 employés de l’Etat.
«On négociera au niveau des tables, a-t-elle dit. L’enveloppe globale du gouvernement est de 7% pour les cinq prochaines années et ça inclut tout. Il s’agira de voir au niveau des tables pour voir où on l’applique.»
Mme Gagnon-Tremblay a fait valoir que les finances publiques seront déficitaires pour les prochaines années et que le gouvernement souhaite ralentir la croissance des dépenses à 3,2 pour cent par année.
Les représentants du front commun syndical ont jugé les offres patronales insuffisantes, mais Louis Roy, de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), a considéré qu’il s’agit d’un point de départ à la négociation.
«On ne se cachera pas qu’on est loin, loin, loin, a-t-il dit. On va s’atteler, on va négocier ardemment.»
M. Roy a déclaré que les salariés de l’Etat sont désavantagés face au secteur privé et il a souligné que cet écart s’est creusé au cours des dernières années.
Les conventions collectives du secteur public arrivent à échéance le 31 mars prochain.
Les salaires des employés de l’Etat comptent pour 55 pour cent des dépenses du gouvernement.
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