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Employés de l'État: Québec offre 7% sur cinq ans

La Presse canadienne   30 novembre 2009 15h22  Québec
La ministre Monique Gagnon-Tremblay, qui a présenté ce matin les offres gouvernementales
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La ministre Monique Gagnon-Tremblay, qui a présenté ce matin les offres gouvernementales

À retenir

    • Le gouvernement offre la moitié de ce que les syndicats réclament
    • Les syndicats demandent 11,25% sur trois ans
    • Québec prêt à dépenser 2,3 milliards de plus sur cinq ans
Le gouvernement du Québec est prêt à consacrer environ 460 millions $ supplémentaires par année à la rémunération globale des employés du secteur public, soit moins de la moitié de ce que leurs syndicats réclament.

L’offre patronale, présentée lundi par la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, prévoit une augmentation de 7 % sur cinq ans, ce qui entraînerait des dépenses supplémentaires de 2,3 milliards $ durant cette période.

Cette proposition s’accompagne aussi d’une possibilité d’ajustement supplémentaire, pour les deux dernières années de la convention collective, à la condition que les prévisions de croissance du gouvernement se réalisent.

Le mois dernier, la troïka syndicale avait plutôt réclamé des hausses salariales totalisant 11,25% sur trois ans.

Les syndicats rassemblés en front commun avaient indiqué que cette demande entraînerait des hausses de dépenses de 3,2 milliards $, pendant cette période, soit 1,06 milliard $ par année.

Selon le Conseil du trésor, les demandes syndicales, incluant des bonifications aux avantages sociaux tels que les régimes de retraite, atteindraient plutôt jusqu’à 8 milliards $, dont 3,8 milliards $ pour les salaires seulement.

Lors d’une conférence de presse, lundi matin, Mme Gagnon-Tremblay n’a pas voulu dire quelle part de la hausse de 7% sera consacrée aux salaires des 475 000 employés de l’Etat.

«On négociera au niveau des tables, a-t-elle dit. L’enveloppe globale du gouvernement est de 7% pour les cinq prochaines années et ça inclut tout. Il s’agira de voir au niveau des tables pour voir où on l’applique.»

Mme Gagnon-Tremblay a fait valoir que les finances publiques seront déficitaires pour les prochaines années et que le gouvernement souhaite ralentir la croissance des dépenses à 3,2 pour cent par année.

Les représentants du front commun syndical ont jugé les offres patronales insuffisantes, mais Louis Roy, de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), a considéré qu’il s’agit d’un point de départ à la négociation.

«On ne se cachera pas qu’on est loin, loin, loin, a-t-il dit. On va s’atteler, on va négocier ardemment.»

M. Roy a déclaré que les salariés de l’Etat sont désavantagés face au secteur privé et il a souligné que cet écart s’est creusé au cours des dernières années.

Les conventions collectives du secteur public arrivent à échéance le 31 mars prochain.
Les salaires des employés de l’Etat comptent pour 55 pour cent des dépenses du gouvernement.






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  • Claude L'Heureux
    Abonné
    lundi 30 novembre 2009 17h24
    L'incompétence, les fraudes libérales
    Il faut donc comprendre que les employés de l'État devront considérer les pertes de la Caisse de dépôt, les surprimes aux travaux d'infrastructures et leurs PPP...

    Claude L'Heureux, Québec

  • Michel Chamoun
    Inscrit
    lundi 30 novembre 2009 18h19
    Les professeurs ont de quoi etre jaloux des cols bleus et du privé
    La fonction publique quebecoise se retrouve année après année avec des offres inférieures à l'inflation. Je suppose qu'on peut mettre ca au compte du pouvoir de jean charest de faire une loi spéciale quand il se fatigue des négotiations.
    Les employés de la ville ont plus de pouvoir de negotiations, ce qui explique qu'ils reussissent a obtenir de meilleures offres.
    Quand aux employés des companies privées, si c'est vrai qu'ils passent à travers des mises a pied difficile en ce moment, au moins quand l'économie va bien ils recoivent de veritables augmentations de salaire.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 30 novembre 2009 18h46
    C'est assez
    Ce que le gouvernement devrait faire ce n'est pas négocier mais décreter. Car on a les moyen qu'on a et peu importe les pertes encourus, ce sont les vrais travailleurs qui payent.

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    lundi 30 novembre 2009 21h53
    Que le vrai Archambault se lève
    Pour le bénéfice des lecteurs du Devoir, monsieur Archambault pourrait-il nous dire quelle vraie job il a dans la vie, quelle sorte de vrai travaillleur est-il donc ? Car selon monsieur Archambault, les employés de l'état ne sont pas de vrais travailleurs.

    Allez-y mon cher, après cette découverte que nous ferons, vous continuerez en expliquant aux infirmières quand vous irez à l'hôpital en quoi elles ne sont pas des vraies travailleuses et vous pourrez poursuivre ainsi longtemps avec les professeurs, les policiers, et bien d'autres.

    Il serait étonnant que nous ayons une réponse cohérente et sensée de cet homme qui a par le passé a plutôt démontré la grossièreté de sa pensée.

    Allez, que l'on se bidonne

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 1 décembre 2009 00h17
    Pour le bénéfice de M. Gagnon
    Pour le bénéfice de M. Gagnon voici ce qu’est un vrai travailleur dans le contexte de mon commentaire.
    Un Vrai travailleur est une personne qui travaille pour un employeur qui n’a pas des ressources illimitées, c’est quelqu’un dont l’emploi n’est jamais garantie et qui du jour au lendemain peu perdre son emplois, soit à cause de raison économique ou de performance. Un vrai travailleur c’est quelqu’un qui n’a aucune sécurité d’emplois, qui est en constante compétition à l’interne et à l’externe pour garder son emploi. Qui doit se démarquer pour des promotions.
    Les fonctionnaires de l’état, agissent comme si les ressource de l’état était sans fin, ils ont la sécurité d’emploi, à quand remonte les dernières mise à pied massive au gouvernement?

    Les infirmières sont victime même aujourd’hui des coupures et mise à retraite du gouvernement du PQ.
    Pour ce qui est des policiers, la je n’ai aucune, mais aucune sympathie. Oui un travail dangereux, mais pas plus que les travailleurs de la construction, plus spectaculaire oui mais pas plus dangereux. Avec leurs horaires très flexibles la majorité on deux revenues bien que leur salaire soit parmi les plus haut en Amérique du Nord.
    Juste un exemple, les cols bleus qui on été pris en flagrant délit, soit de boire de l’alcool, soit de tricher sur leur temps de travail. Combien on été congédié ? Celui qui buvait, a réussi à se faire payer par la ville pour SES problèmes, un vrai travailleur aurait perdu son emploi sur le champ.
    Les profs, eux, sont aussi victime de la moumounerie de la société, il y a 40 ans dans les années 60, si un élève osait répondre à un professeur, il y avait la “strap” et la réprimande sévère. Aujourd’hui l’élève turbulent est roi, de plus il y avait une séparation des élèves selon leur capacité pour assurer que les plus doués ne soient pas retardés par les moins doué. De plus les changement de programme insensé qui au cour des ans on miné le travail des professeurs, on a qu’a penser à la réforme de la Marois.
    Et d’avoir des idées plus à droite, d’être en faveur de la primauté des droits et liberté individuel, d’être farouchement opposé à trop de mesure socialiste, selon vous c’est de la grossièreté?
    Les vrais travailleurs paient de leur emploi quand les taxes et les règlementations étouffent l’économie et que les compagnies ferment ou déménagent. Mais l’employé de l’état lui conserve son emploi et de plus il demande des augmentations.
    Les augmentations des employés au privé sont toujours en fonction des revenus de l’employeur, ceux du publique devrait en être de même, l’état voie ses revenue augmenter quand l’économie va bien, se qui lui dégage un marge de manœuvre, mais quand on est en crise, ou que l’on offre trop de service alors la marge disparait et il ne peu y avoir d’augmentation.

  • Martin Beaulieu
    Abonné
    vendredi 4 décembre 2009 00h19
    Touche pas à ma télé de 60 pouces!
    Eh bien voilà. Une fois de plus, le gouvernement offre des miettes à ses employés. La situation économique, l'argument suprême! Voilà ce que vaut un employé de l'état. Le problème, à en croire les chiffres, c'est que le Québec en arrache depuis 40 ans. Ainsi, quand ça va mal, on coupe, on gèle, on y va selon les moyens de la province... et pendant les rares années de prospérité, on en profite pour éponger le déficit, rembourser la dette, investir dans les infrastructures, etc. Le "vrai" travailleur en a pour son argent. Et quand son entreprise obtient des subventions, il demande des augmentations qu'il obtient, parce que dans le privé, la maind'oeuvre spécialisée se fait rare... Ce qui lui permet ensuite d'aller chez Costco, où celui qui vend les hot-dogs gagne plus qu'un enseignant au bas de l'échelle, et de s'acheter une nouvelle Télé de 60" au plasma.
    ET que dire de la sécurité d'emploi des fonctionnaires, cette calamité des temps modernes... celle qui apporte la stabilité, le service de qualité, la dignité! Tant pis si les élèves changent 3 fois de profs dans chaque matière par année, tant pis si votre infirmière n'y connait rien parce qu'elle change 12 fois de département dans l'année. Et si cette sécurité d'emploi existait pour la sécurité du service ? Parce que dans la fonction publique, on est pas là pour le luxe, on est pas là pour les loisirs, on est là par nécessité. Le gouvernement ne s'ammuse pas à embaucher par plaisir, il embauche par nécessité. Il n'embauche même pas assez.
    Quand j'étais jeune, travailler pour l'état était signe de réussite. Les vrais travailleurs revendiquaient des conditions semblables. On revendiquait la dignité, le respect, des conditions arrachées par les syndicats menant des batailles pour l'ensemble de la société. Aujourd'hui, le vrai travailleur, au lieu de suporter les derniers samouraïs, cherche à les ramener dans l'état de servitude et pendant qu'il regarde son cinéma maison, je retourne à mes 140 copies qu'il me reste à corriger.

  • barbe rousse
    Inscrite
    vendredi 4 décembre 2009 09h48
    négo dans le secteur public.
    Ce n'est pas nouveau ,lors de négociation, c'est toujours les travailleurs qui écopent. Avez vous entendu dire que les dirigeants avaient eu une baisse de salaire,un gel de salaire.. Si nous étions mieux administrés ,il y auraient plus d'équité envers ces fonctionnaires.,gouv faite sauter vos primes, bonnus ,vos études , qui vont ensuite sur les tablettes; ainsi vous serez en mesure de payer vos employés!

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