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Cette folie nommée pouvoir

Lise Payette   27 novembre 2009  Québec
J'ai entendu souvent René Lévesque dire à ses ministres: «Le pouvoir, c'est comme l'alcool, il y en a qui ne portent pas ça.» Il le disait chaque fois que l'un de ses ministres commençait à se prendre au sérieux, qu'il avait la tête qui enflait ou qu'il s'entêtait au-delà du raisonnable. Il avait raison. Le pouvoir peut rendre fou.

Si on interdit aux humains de conduire une voiture en état d'ébriété, il faudrait interdire à tous ceux qui jouissent d'un certain pouvoir dans notre société d'en abuser. Il faudrait pouvoir les empêcher de diriger le destin de la population quand ils sont dans cet état second, plus ou moins proche de la folie, ce fameux «pouvoir», celui qui influe sur leur comportement et leur capacité à prendre de bonnes décisions. Le pouvoir, si petit soit-il, est une drogue puissante qu'il ne faut pas mettre entre toutes les mains. C'est une évidence par rapport à ce que nous vivons en ce moment à tous les niveaux de nos gouvernements.

C'est la réflexion que je me faisais cette semaine en regardant le comportement de nos politiciens autant à Ottawa qu'à Québec. Nous vivons des temps étranges où les pouvoirs politiques semblent avoir perdu tout sens de la mesure et de la franchise, où chaque jour apporte son lot de scandales et de mensonges et où il n'y a plus d'espace pour le bon sens, l'administration raisonnable de notre bien commun et le respect de nos valeurs. Tout est devenu débordement, et le pouvoir, celui qui accompagne les gouvernements minoritaires aussi bien que majoritaires, s'affiche de plus en plus dans toute sa turpitude, avec mépris et arrogance et une évidente certitude de ne devoir aucune explication à personne. À Ottawa comme à Québec, les oppositions ont beau réclamer un changement de comportement de la part du parti au pouvoir, ces partis et leurs élus n'écoutent plus personne depuis longtemps.

Cette semaine, avouons-le, ce n'était pas drôle d'être Québécois, ni Canadien. La torture des prisonniers afghans est devenue une terrible réalité qui fait mal. Et une honte en même temps. L'entêtement de Stephen Harper dans ce dossier, comme dans tout ce qui concerne la part du Canada dans la réduction de la pollution dans le monde, est une immense déception. Le «danger pour l'humanité» que représente le développement des sables bitumineux de l'Alberta, dénoncé comme tel par Al Gore, n'a rien pour nous remonter le moral.

Au Québec, une grande majorité de la population exige la tenue d'une commission d'enquête sur la collusion et la corruption qui sévissent dans le monde des contrats de la construction. Nous en avons assez de la magouille organisée, comme nous en avons assez de payer trop cher pour des travaux qui souvent sont mal faits en plus. Le premier ministre Jean Charest, après s'être bouché le nez tellement ça sentait mauvais dans la construction, se bouche maintenant les deux oreilles pour ne pas entendre gronder la colère de la population; il agit comme s'il préférait patauger dans le purin plutôt que de trouver le courage de faire un vrai ménage.

La leçon de René Lévesque n'a jamais été aussi pertinente. Le processus d'intoxication est très avancé. Ceux qui détiennent le pouvoir en ce moment sont relativement faciles à évaluer, car les plus «malades» sont toujours à la recherche d'un micro ou d'une caméra, ne pouvant vivre plus de 24 heures sans leur dose de célébrité. C'est comme ça qu'on les retrouve au piano à chanter les Beatles ou à répondre sans sourciller à «la question qui tue». L'important, c'est d'être vu. Et de jouer les matamores.

Les politiciens ne sont pas les seuls à être atteints. C'est triste, mais c'est ainsi. Dès qu'un humain met la main sur un bout de pouvoir, il n'a qu'un objectif: le nourrir et le faire grandir à n'importe quel prix. C'est vrai partout. Notre société ne manque pas de petits boss. Elle en compte plein. Ils sont ténors de la finance, dirigeants de syndicats, patrons de ceci ou de cela ou tout simplement chefs d'une équipe de vendeurs ou de balayeurs de rue. Tous, cependant, revendiquent le respect qu'ils estiment dû à leur petit ou grand pouvoir. Il faut voir l'importance que s'accordent ceux qui en profitent, sans jamais se remettre en question, convaincus de leur importance et jouant de l'accommodement raisonnable avec leur propre conscience, souvent à leur bénéfice en plus.

Depuis quelques semaines, le spectacle des abus de pouvoir était partout. Nous avons bien vu que pratiquement tous les étages du pouvoir étaient atteints. C'est déplaisant de constater que nous avons si souvent été menés en bateau — sans jeu de mots — nous, les citoyens, que nous arrivons au bord de l'écoeurement. Les déchets que tous ces pouvoirs génèrent finissent par nous empoisonner et nous indiquer que nous manquons d'air. Vite, ouvrez une fenêtre.
 
 
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    27 novembre 2009 03 h 47
    Ces déchets, nous les élisons
    Faudrait juste faire plus attention la prochaine fois, faut se lever et aller voter du moins pire côté même si nous ne pouvons pas être certains des bonnes intentions de notre candidat préféré en sachant que même l'enfer en est remplies...de bonnes intentions, voyons donc.

    Est-ce que nos politiciens pires qu’il y a 100 ans ? Probablement pas. Il y a eu peu de politiciens désintéressés personnellement à accumuler du fric sur le dos de l’État, M. René Lévesque en était un mais ça me semblait une exception, une rareté. Il devait bien déteindre autour de lui mais il n'y est plus.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    27 novembre 2009 06 h 06
    Le pouvoir
    Pour une fois, je suis d'accord avecmadame Payette. Cependant, elle a oublié les policiers qui abusent souvent joyeusement de leur pouvoir.Il en est de même pour les enseignants et les professeurs qui ont le pouvoir de caler les élèves qui ne sont pas d'accord avec eux, ou qu'ils n'aiment pas, ou qui les dérangent. Les militaires qui sont hiérarchisés on ne peut plus On pourrait continuer la liste ad nauseam. Qui n'a jamais été victime d'un abus de pouvoir?
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  • Normand Carrier - Abonné
    27 novembre 2009 06 h 16
    L'entêté du pouvoir ......
    Avec son entêtement proverbial , Jean Charest est un alcoolique et un drogué du pouvoir et envers et contre tous , il croit avoir raison ! Cela se poursuivra jusqu'au jour ou il connaitra le creux des sondages et sa crédibilité évanouie , il poursuivra tranquilement sa descente aux enfers comme des dizaines de politiciens avant lui..... qui se sont crus très intelligent et invulnérables .....
    Normand Carrier
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  • roger montreal - Abonné
    27 novembre 2009 06 h 33
    Si tout ça peut faire réfléchir les électeurs
    A la derniere électtion provincial, tout était prévisible «JE VEUX AVOIR LES DEUX MAINS SUR LE VOLAN».
    Les représentents de L A D Q et ceux du P Q ont avertis les gens sur le déficit de LA C D P , le scandale de U M ,de tout le dordel du CHUM ,le déficit du gouvernement «MAIS LES GENS ONT VOTÉS POUR LES LIBÉRAUX » .
    Voila pourquoi CHAREST se croit si puissant comme manipulateur car meme encore dans les sondages il est avantagé,voila sa DOSE D ACOOL.
    «CHAREST »se pense tout puissant ,oui c est une maladie d etre petit, et pret a tout ,pour se penser tout puissant,
    NON CHAREST NE SERA JAMAIS UN HOMME D ÉTAT IL EST TROP PETIT
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  • Vincent Bussière - Abonné
    27 novembre 2009 06 h 55
    La maladie du pouvoir!
    Oh! comme vous décrivez bien cette maladie , faut l'avoir eu soi-même pour si bien la décrire! Comment vous en êtes vous guéris et surtout que faire pour ne pas l'attraper!? Doit t'elle à chaque fois être guérie par le seul pied au cul lors des électeurs?
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  • Pierre Schneider - Abonné
    27 novembre 2009 06 h 59
    Thérapie pour ces grands malades
    Le pouvoir étant très toxique, on devrait peut-être forcer tous ces malades à se soumettre à une thérapie annuelle afin de les désintoxiquer en les ramenant à la réalité quotidienne de ceux dont ils sont les bergers. Ça pourrait peut-être les "connecter" de nouveau à la réalité dont ils ont complètement décroché dans leur ivresse de pouvoir.
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  • Paul Verreault - Inscrit
    27 novembre 2009 08 h 24
    Destitution
    Aux É.-U., il y a moyen de destituer même un Président, mais pas au Canada ni au Québec. Nous savons que Harper ment dans le cas de la torture (ne serait-ce que les dénonciations de la Croix-Rouge qui n'a aucun intérêt politique dans l'affaire) et que Charest refuse une Enquête publique pour éviter d'être écabloussé (entre autres, qui paie pour ses 2 deux luxueuses résidences qu'il n'a pas les moyens de payer?). La future Constitution québécoise du PQ devrait permettre la destitution dans certains cas, au nom de la démocratie.
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  • Marco - Inscrit
    27 novembre 2009 09 h 25
    Jungle et politique...
    Tout ce que vous écrivez sur ce sujet et semblez dénoncer à outrance, bien des personnalités de votre organisation politique le vivait à l'époque où vous étiez vous-même au premier plan... Et ça n'a pas changé! Imaginez seulement Mme Pauline en situation de pouvoir réel et vous comprendrez davantage!!... Elle s'y complait et s'y délecte, même si elle ne l'occupe pas officiellement!

    Alors, retenons bien ceci: la crise du pouvoir n'échappe à personne, loin de là! Et les personnalités parfois envieuses et malveillantes qui occupent la position de gérants d'estrade n'y sont pas plus à l'abri!!

    Dans la nature, on sait que les hyènes et les chacals attendent patiemment leur tour pour accéder aux restes du festin, une fois que les prédateurs se sont rassasiés! Dans ce cas, ce n'est qu'une certaine hiérarchie qui assurent l'équilibre de la nature! Mais tous les animaux y trouvent leur compte, à la fin! En politique, il en va tout autrement...
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  • Andrew Savage - Inscrit
    27 novembre 2009 09 h 29
    Le pouvoir ? Connais pas !
    Selon un entomologiste étymologiste, qui aimait fouiller dans les étymons, bref, un entoétymophile, le mot «pouvoir» viendrait du substantif masculin singulier «pou», ce qui pourrait vous réjouir …; et du verbe «voir»; comme dans voir des poux partout ; ce que nos grands-mères qualifiaient aussi de folie ; et qui vous donne encore une fois pleinement raison.

    Quand on sait que les poux transmettent le typhus exanthématique, on ne se contient plus, ni sur la thématique du pouvoir exsangue, ni sur les lieux communs. On ressent vivement le besoin d’une expurgation.

    Le pou vit en parasite sur l’homme, ce qui pourrait aussi vous ravir... On dit : fier, orgueilleux comme un pou, ou, laid comme un pou. ; être couvert de poux

    Quant au verbe voir, tout le monde sait qu’il peut être intransitif ou transitif direct. Intransitif comme dans : ne plus voir ; voir double ; regarder sans voir; ou, ne voir que d’un œil. Transitif comme dans : s’ils ne sont pas contents qu’ils aillent se faire voir ! ou encore, je n’ai rien à voir là-dedans.

    L’étymologie est précieuse ici et révèle bien le caractère problématique du concept, ainsi que la connotation légèrement négative que vous accordez très raisonnablement à la notion. Des racines qui évoquent définitivement du mauvais. Génétique. Compte tenu de son origine, la bonne nouvelle est qu’on pourrait peut-être conserver le mot dans le formol.

    En passant, à quoi pensiez-vous en écrivant : «Le pouvoir ? connais pas !» ; vous n’étiez sans doute pas encore familière avec l’entoétymologie. Bah!

    Et puis, si le pouvoir peut rendre fou ; que pourriez vous nous dire sur l’absence de pouvoir ?
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    27 novembre 2009 10 h 03
    inscrit ou inscrite ?
    Comme je suis du sexe du genre masculin, je me demande comment je pourrais être inscrite ici à la place de inscrit..
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    27 novembre 2009 10 h 11
    Pas d'accord!
    Bien avant d'être premier ministre, M. Charest était prêt à toute les compromissions pour ses idées et aussi, oui, pour le pouvoir. Mais ce n'est pas l'ivresse du pouvoir qui le fait passer pour un fou aujourd'hui, c'est, comme l'a si bien illustré Garnotte hier, tous les squelettes dans le placard des libéraux, entre autres. Il était dans le camp du oui, lors du dernier référendum: l'a-t-on vu s'offusquer une seule fois du scandale des commandites, et de tous les autres aspects de ces politiques qui n'ont jamais été éclaircies, par exemple, qui a payé pour le love-in des fédéralistes canadians à Montréal? Et puis il a viré capot du fédéral au provincial lorsqu'il a vu que finalement, le poste de premier ministre lui serait plus facilement accessible au Québec.

    Quant à Harper, et ça hier comme aujourd'hui, c'est un sombre idéologue qui peut tolérer et camoufler n'importe quoi au nom de ses idées, de ses préjugés. Que des Afghans soient torturés... qu'est-ce que ça peut ben faire? Après tout, ils ont été arrêtés. Là, il se retrouve avec un gros squelette derrière son dos, mais ce n'est pas le premier, et il s"il rame autant c'est pour que ce ne soit pas le dernier, pour éviter le coup de pied au cul dont parle dans cette page Vincent Buissière.

    Mais c'est sûr que lorqu'ils sont au pouvoir leurs petis travers comme la tolérance vis-à-vis la corruption de leurs pairs, de leurs amis, ou leur indifférence vis-à-vis de graves négations des droits humains, lorsqu'il s'agit de personne que peut-être ils considèrent comme des sous-humains, ou encore de pays dont ils nous n'avons rien à retirer, monétairement s'entend.

    Pour mois il y a deux sortes de politiciens, ceux qui gardent un fond d'honnêteté et les autres.

    Et j'en ai marre de toujours entendre citer les grandes vertus de René Lévesque, le père du pays qu'il ne nous a jamais donné, mais ça c'est un autre débat. M. Lévesque, à entendre M. et Mme tout le monde, aurait été LE grand démocrate québécois, dans la moindre de ses fibres. Pourtant, dans les instances de son parti, c'était un homme autoritaire qui n'hésitait pas à mettre sa tête sur le billlot pour faire passer certaines de ces idées. Et s'il n'en avait tenu qu'à lui, la loi 101 serait morte-née, au lieu de mourrir à petit feu aujourd'hui. Mais malgré leur devise, les Québécois ont la mémoire courte et très sélective. Et certains événement sont tombés dans l'oubli au moment même où ils sont nés: en 67 ou 68, à un journaliste qui lui demandait si l'indépendance ne risquait pas de faire tomber le Québec dans l'anarchie en Algérie, Lévesque lui fit cet élégante réponse "Ici, on est pas des Sauvages!" Élégants pour les Algériens et pour les Amérindiens. Vous en douter? J'avais à ce moment-là envoyé un lettre ouverte à La Presse, qui l'a fait paraître dans la rubrique des lecteurs. Mais il semble qu'au Québec il n'y a qu'un Algérien (qui en avait parlé à sa femme, il y a longtemps) et moi qui nous en souvenons. Personnellement, ça m'avait choquée, surtout quand on connaît les abus et le mépris d'une véritable colonisation, mais pas tant que ça, juste à voir comment il traitait les gens du RIN et Bourgault en particulier. Alors Lévesque a àa son compte de grandes réalisations, mais comme à peu près tout le monde, politiciens ou pas, il était à cheval entre quelques vices et une relative vertu.

    Je trouve qu'il y a quelque chose de politiquement et socialement dangeureux à faire de René Lévesque le seul détenteur de toutes les vertus, étant donné que justement, il est mort, et finalement... s'il n'y avait que lui de valable, autant dire que notre chien est mort.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    27 novembre 2009 10 h 21
    Donnez du pouvoir à un idiot, vous aurez un pouvoir idiot
    Donnez du pouvoir à un idiot, vous aurez un pouvoir idiot, surtout si en plus il peut profiter de sa place pour s'enrichir en dehors des canaux normaux...

    Il est facile de comprendre aussi que rien que l'argent ne mène à rien, regardez les hockeyeurs, ils gagnent bien plus qu'un premier ministre ou un chirurgien et ils tombent dans l'oubli une fois qu'ils ont enlevés leurs patins...

    Mais il y a des idiots quelque part qui paye 10 millions par an pour un hockeyeurs et se plaignent que le président de la caisse en fasse 2 ou 3... Pire le meilleur des chirurgiens ne fera pas sur sa vie le salaire d'un joueur de tennis ou de soccer...

    Le pouvoir corrompt me disait mon père, une fois assit dans le beurre on se graisse...

    Le pire c'est pas qu'on les élis, mais qu'après si ils ont la majorité, ils se conduisent comme des dictateurs de république de banane...

    Les européens ont compris cela. la plupart du temps il faut une coalition pour avoir le pouvoir....
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  • Andre Simard - Inscrit
    27 novembre 2009 11 h 37
    Cette folie nommée pouvoir
    Dans cette folie du pouvoir, il ne faudrait pas oublier l'entourage des ces ministres ou autres polititiens. Ils ou elles sont entourés de lèche c...qui ne cessent de bien les faire paraître et de leur mettre les mots dans la bouche. Nous n'avons qu'à regarder ce que les faiseurs d'images ont fait avec les sourcils d'Ignasef.
    André Simard
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  • NELL HALLE - Inscrit
    27 novembre 2009 11 h 46
    le calendrier inverser
    Je ne pensais jamais revivre l'avant 1960.
    J'ai toujours penser que dans ce temp la c'était parce que les gens comme moi étaient ignorant que l'on toléraient Duplessis.
    J'ai vécu tout ce règne la. Vous pouvez vous imaginez comme Je suis intoxiquer.
    Mais en 2009 avec toute l'information que les gens possèdent étant plus instruits, Je me suisdis.Qu'ils sont non pas tolérants
    mais niaiseux ou paresseux.de tolérer ce bon a rien de Sherbrooke.
    Et ce qui est pire c'est que si on nous arrivent avec une élection il va probablement gagné
    c'est assez.J'en peu plus
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  • Denis Miron - Inscrit
    27 novembre 2009 12 h 14
    Alerte rouges 2
    Imaginons quelques instants, puisque l’imaginations aussi est une forme de pouvoir, que Charest et Harper se font déloger de leur poste de premier magistrat du pays pour ensuite être jeté en prison ou extradé à l’extérieur des frontières par l’armée ou la police suite à l’ordonnance de la court de justice, croyez vous que le peuple Québécois ou Canadiens descendrait dans la rue et ferait une grève nationale pour les sortir de prison, pour les rétablir dans leur fonction, sachant au départ que Ti-Jean a été élu majoritairement par une personne sur cinq et c’est guère mieux dans le cas Harper. Je ne crois pas que ça bougerait bin fort dû au fait que ces gens gouvernent à contre courant du consensus social
    pour ne pas avoir à révéler la multitude de squelettes qui encombrent leurs placards. Avec leurre parfum de nouvelles mesures distillées à même une éthique élastique, il n’arrivent point à faire disparaître de l’opinion publique cette odeur à mi-chemin entre le charnier et la fausse-sceptique.
    Et pourtant, c’est ce qui s’ est passé avec Chavez au Vénézuella en 2002 et présentement avec Zélaya au Honduras, le peuple est sorti dans la rue pour les rétablir dans leur fonction.Le peuple a fait reculer l’armée. Avons-nous meilleur exemple de démocratie que cela, si «démos» veut bien dire peuple et «cratos» pouvoir, i.e. que le premier magistrat du pays est là pour représenter le peuple et non pas quelques richissimes corporation et peut-être même quelque Hells ou quelque membre de mafia.
    Alors qu’est-ce qui se passe avec nos propres(façon de parler) médias( 5ème pouvoir) qui se plaisent à décrire le président Zélaya dûment élu comme un président déchu et de tenter de nous faire croire que ce putsch militaire s’est produit pour sauver la démocratie.
    Pendant qu’il se passe actuellement plein de choses dans ce pays, nos média choisissent d’en dire le moins possible comme si le silence se faisait complice du mensonge. Tricheries, mensonges hypocrisies, serait-ce les conditions du pouvoir en notre nord intérieur.
    Georges Orwell dans son roman 1984, écrit pour faire état de l’horrible contrôle des régimes totalitaire en nous démontrant la perversion du language : « La paix, c’est la guerre…» et en continuant dans cette logique, la vérité, c’est le mensonge et la justice, c’est la loi du plus fort.
    Oui, il faut ouvrir la fenêtre, non seulement on manque d’air mais on manque aussi de lumière(commission d’enquête svp).Et pour ouvrir cette fenêtre, il va peut-être falloir faire plus que d’écrire une opinion dans le journal, peut-être même descendre dans la rue par l’échelle de nos valeurs démocratiques car je ne crois pas qu’il faille compter sur Charest pour cette tâche. Il suffit de se rappeler les termes utilisés par celui-ci lors de sa campagne électoral alors qu’il demandait un gouvernement de stabilité pour ne pas dire majoritaire, en d’autre mot un gouvernement qui ne bouge pas, et si ça ne bouge pas, à quoi ça sert d’avoir les 2 mains sur le volant?
    A quoi servent ces gouvernements majoritaires sinon qu’ à mettre la démocratie à la rue.
    J’espère que tous les sans-abris fiscaux vont se lever pour manifester avec Corruption Zéro question de remettre la démocratie à l’ordre du jour sinon le 3 ans de mandat qu’il reste à ce gouvernement risque d’être très long, car ils sont déjà en train nous travailler le cerveaux de manière à y introduire de force l’idée que nous allons devoir nous serrer la ceinture pour qu’ils puissent en toute impunité maintenir le système de magouille en place .Cé tu ça qu’on veut?
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    27 novembre 2009 12 h 19
    Destitution
    BIen sûr qu'on peut destituer un premier ministre. Ça s'appelle une motion de défiance, ou de censure. Et tout le gouvernement tombe avec (alors qu'un président américain destitué se ferait remplacer par son ami de vice-président).
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    27 novembre 2009 14 h 46
    À Sylvain Auclair
    Rien à avoir: au Canada on peut défaire un gouvernement... minoritaire. S'il est majoritaire? Ben le P. M. reste là. Quant au Québec, comme ce n'est pas un pays... on n'en parle même pas.
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  • Augustin Rehel - Inscrit
    27 novembre 2009 16 h 14
    Le pouvoiir
    Je serai court, pour une fois. une seule phrase:

    Je n'ai jamais pensé que Charest avait l'envergure intellectuelle qu'il faut pour devenir premier ministre.
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  • Jacques Baril - Inscrit
    28 novembre 2009 12 h 15
    Savoir, vouloir, pouvoir...
    «[...] Vite, ouvrez une fenêtre.» Impossible, Madame Payette! Vous savez que c'est impossible. Les enveloppes sont hermétiques.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    30 novembre 2009 11 h 50
    @monsieur Rehel
    Je n'ai jamais pensé que Charest avait l'envergure intellectuelle qu'il faut pour devenir premier ministre. » (Augustin Rehl)
    ---------------------------------------------------------------------

    Et que penser de Pauline, Curzi, Drainville et autres. Vous n'en parlez pas! Peut-être qu'Amir conviendrait mieux!
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    30 novembre 2009 19 h 50
    À Raymonde Chouinard
    Ben... on en parle pas parce qu'ils ne sont pas au pouvoir.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    1 décembre 2009 10 h 35
    @ Céline Massicotte....
    Ben quoi... ils l'ont déjà été et on en subi encore les conséquences.
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  • P. Boutet - Abonné
    2 décembre 2009 09 h 59
    Bravo
    Bravo madame Payette.

    Il fallait bien qu'un tel article vienne d'une femme, je dirais même d'une femme sage.

    À chaque fois que je pense au pouvoir, je pense au film "Le Seigneur des anneaux". Il y a un sacré paquet de gullum en politique.
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  • Alexandre Lacoursière - Inscrit
    2 décembre 2009 12 h 43
    Documentaire intéressant sur le pouvoir au Canada
    http://www.ohcanadamovie.com/

    Excellents interviews avec de nombreux politicieus canadiens. Un documentaire qui montre à quel point nos débattons sur des points mineurs et que des changements majeurs s,apportent au Canada sans que l'on en prenne conscience, le tout avec l'appui des Médias.
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    3 décembre 2009 07 h 46
    La carte John Charest
    Depuis 1996 l`énigme John Charest prend les couleurs du chaméléon. Songez seulement à son comportement dans l`affaire Caisse de Dépôt et Placement. Il a toléré une perte de capital de $40 milliards en disant qu`il ne s`immissait pas dans les affaires de La Caisse. Entre-temps, Rousseau, ce mégalomane devenu Power Corporation, nous faisait la totale des stupidités affairistes. La dette du Québec se sera accrue de $100 milliards entre 2003 et 2013. La cote du Québec sera réduite et les impôts augmentés à un niveau inacceptable. Une tutelle fédérale s`en suivra à ce rythme là. John Charest aura réussi à devenir un pair de la conféderation en faisant du Québec un état mendiant. Par contre il aura hérité de 3 Lexus, et résidences cadeaux des amis de Chrétien. Quelle astucieux que ce filou!
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    3 décembre 2009 15 h 12
    À Mme Chouinard, avec un peu de retard...
    D'après vous, Curzi, Khadir et Drainville ont déjà été au pouvoir... Ben coudon, on vit pas sur la même planète!
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    4 décembre 2009 13 h 29
    Ben coudon...Mme Massicotte
    Ah! j'ai bien failli vous manquer.....

    Quelqu'un de plus avisé aurait sans doute compris que je parlais de Pauline et du parti québécois puisqu'il va de soi que Curzi et Drainville n'ont jamais été et ne seront jamais au pouvoir; ce que je ne puis affirmer cependant pour Amir dont le parti a de bonnes chances de devancer le PQ dans les intentions de votes.

    J'admets avec vous que nous ne vivons pas sur la même planète et j'en suis fort aise!

    À l'avenir, je prendrai soin de vous expliquer plus longuement pour faciliter votre compréhension!!!!!!
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    6 décembre 2009 15 h 32
    Pourquoi pas!
    Les élus se servent de la caisse sous la direction de chefs sans scrupules. Le Premier ministre se réclame d`émoluments de $75,000 du parti Libéral. Les ministres, sous l`influence du chef, font des levées de fonds pour arrondir les fins de mois comme des prostituées. Il faudrait réduire la représentation des élus au provincial en parité avec le fédéral à 75 élus. Une économie de 50 sansues. Au municipal les intrigues politiques à Montréal seraient diminuées de 50% tout en réduisant l`influence des démarcheirs Libéraux à tous les niveaux. Une sage administration pourrait en résulter pour protéger les électeurs sans pouvoir de répartie tant à Québec qu`à Montréal.
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  • alain@alainperron.ca - Abonné
    9 décembre 2009 19 h 18
    Uranium et politiciens pourris
    Un scandale n'attend pas l'autre, la menace de démission des médecins de Sept-Iles ajoute une dimension presqu'éternelle aux égarements de nos élus. De la radioactivité dans notre cour québécoise et sans qu'un débat ait lieu.
    Bizarre comme on répète le duplessisme facilement en donnant notre environnement à ceux qui sont déjà riches et qui se permettent même de faire de l'acharnement judiciaire pour continuer à spolier le bien commun.
    Bien sûr je fais référence aux actions et surtout inactions des compagnies minières parce que nos gouvernants fédéraux et provincial s'en lavent les mains.
    Nos enfants lorsqu'ils sortiront de l'univers WalMartien constateront les dégâts et ce ne sera pas réparable.
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