Cégep en français - Le PQ emprunte la mauvaise voie
Madame Pauline Marois,
Les médias ont suffisamment parlé du dernier colloque du Parti québécois dernièrement; quelques-uns des éléments que vous souhaitez ajouter à votre programme politique me dérangent un peu. Je veux vous donner ma vision des choses, la vision d'un jeune de 17 ans faisant partie de la génération qui représente et qui formera l'avenir du Québec dans quelques années.
Vous avez, semble-t-il, de nouveaux projets pour la langue française, ou plutôt la francisation complète de notre province. Je suis complètement en accord avec vous lorsque vous mentionnez que nous devons protéger la langue française au Québec; c'est en effet ce qui nous distingue du reste de notre pays et ce qui constitue une grande partie de notre culture. Par contre, je doute énormément de votre position sur le fait d'obliger les élèves de cinquième secondaire à fréquenter des cégeps francophones s'ils désirent continuer leurs études au niveau collégial.
Je ne crois pas que cela soit nécessaire pour rétablir l'équilibre linguistique de notre province. Que le français soit enseigné aux anglophones, je suis totalement d'accord! Toutefois, obliger tous les élèves à se diriger vers les cégeps francophones, c'est complètement autre chose. Avec la mondialisation, l'anglais n'est plus seulement facultatif ou seulement un plus dans la société où nous vivons. C'est une nécessité! Dès que nous pensons à l'exportation, aux liens que nous pouvons entretenir avec les marchés étrangers et le monde des affaires en général, nous pensons immédiatement à l'anglais.
Viser le secondaire
Je suis totalement en accord avec le fait que la langue française doive être protégée. Lorsque l'on évalue la qualité de la langue dans les travaux universitaires, peu d'étudiants atteignent un niveau acceptable. C'est tout simplement incompréhensible et inacceptable. Les étudiants ne maîtrisent plus la langue au même niveau que les étudiants qui se sont assis sur les mêmes bancs plusieurs années auparavant. Et pourtant, la majorité est passée par les cégeps francophones! Vous croyez qu'en obligeant les élèves de cinquième secondaire à faire exactement la même chose, les résultats vont changer? Voici ce qu'Albert Einstein aurait eu à dire sur ce sujet: «La folie, c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent.»
Selon moi, le problème se situe davantage au niveau secondaire qu'au niveau collégial. Le français devrait être davantage une priorité. Je considère cela inconcevable que les élèves terminant leurs études secondaires fassent encore les mêmes erreurs académiques relatives à un contenu enseigné depuis dix ans.
Nous devons bien sûr protéger notre langue et notre culture. Mais nous ne pouvons pas fermer les yeux sur la mondialisation qui prend de l'expansion de jour en jour et sur l'importance de l'anglais dans notre société. Pour reprendre une phrase de Fred Pellerin, un écrivain-conteur qui, selon moi, marque la culture québécoise, «ça prend des villages pour faire grandir des enfants et surtout, ça prend des enfants pour faire grandir les villages».
*****
Grégory Pélissier, étudiant au cégep Champlain St.Lawrence
Les médias ont suffisamment parlé du dernier colloque du Parti québécois dernièrement; quelques-uns des éléments que vous souhaitez ajouter à votre programme politique me dérangent un peu. Je veux vous donner ma vision des choses, la vision d'un jeune de 17 ans faisant partie de la génération qui représente et qui formera l'avenir du Québec dans quelques années.
Vous avez, semble-t-il, de nouveaux projets pour la langue française, ou plutôt la francisation complète de notre province. Je suis complètement en accord avec vous lorsque vous mentionnez que nous devons protéger la langue française au Québec; c'est en effet ce qui nous distingue du reste de notre pays et ce qui constitue une grande partie de notre culture. Par contre, je doute énormément de votre position sur le fait d'obliger les élèves de cinquième secondaire à fréquenter des cégeps francophones s'ils désirent continuer leurs études au niveau collégial.
Je ne crois pas que cela soit nécessaire pour rétablir l'équilibre linguistique de notre province. Que le français soit enseigné aux anglophones, je suis totalement d'accord! Toutefois, obliger tous les élèves à se diriger vers les cégeps francophones, c'est complètement autre chose. Avec la mondialisation, l'anglais n'est plus seulement facultatif ou seulement un plus dans la société où nous vivons. C'est une nécessité! Dès que nous pensons à l'exportation, aux liens que nous pouvons entretenir avec les marchés étrangers et le monde des affaires en général, nous pensons immédiatement à l'anglais.
Viser le secondaire
Je suis totalement en accord avec le fait que la langue française doive être protégée. Lorsque l'on évalue la qualité de la langue dans les travaux universitaires, peu d'étudiants atteignent un niveau acceptable. C'est tout simplement incompréhensible et inacceptable. Les étudiants ne maîtrisent plus la langue au même niveau que les étudiants qui se sont assis sur les mêmes bancs plusieurs années auparavant. Et pourtant, la majorité est passée par les cégeps francophones! Vous croyez qu'en obligeant les élèves de cinquième secondaire à faire exactement la même chose, les résultats vont changer? Voici ce qu'Albert Einstein aurait eu à dire sur ce sujet: «La folie, c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent.»
Selon moi, le problème se situe davantage au niveau secondaire qu'au niveau collégial. Le français devrait être davantage une priorité. Je considère cela inconcevable que les élèves terminant leurs études secondaires fassent encore les mêmes erreurs académiques relatives à un contenu enseigné depuis dix ans.
Nous devons bien sûr protéger notre langue et notre culture. Mais nous ne pouvons pas fermer les yeux sur la mondialisation qui prend de l'expansion de jour en jour et sur l'importance de l'anglais dans notre société. Pour reprendre une phrase de Fred Pellerin, un écrivain-conteur qui, selon moi, marque la culture québécoise, «ça prend des villages pour faire grandir des enfants et surtout, ça prend des enfants pour faire grandir les villages».
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Grégory Pélissier, étudiant au cégep Champlain St.Lawrence
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