jeudi 9 février 2012 Dernière mise à jour 00h38
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les règles d'attribution des contrats aux Transports seront resserrées

Charest refuse toujours de lancer une enquête publique

La Presse canadienne   26 novembre 2009  Québec
Les allégations de collusion se multiplient, et de plus en plus de corps publics réclament une enquête publique, mais le gouvernement Charest reste imperturbable: pas question d’en lancer une.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Les allégations de collusion se multiplient, et de plus en plus de corps publics réclament une enquête publique, mais le gouvernement Charest reste imperturbable: pas question d’en lancer une.
Québec — Montré du doigt par le vérificateur général, le ministère des Transports a annoncé hier un resserrement des règles d'attribution des contrats alloués aux entrepreneurs.

Ainsi, le ministère va embaucher un vérificateur interne pour chacune des 14 directions territoriales du Québec afin de s'assurer, avant la signature de tout contrat, que les normes en vigueur ont été respectées.

Ces nouveaux vérificateurs devront déposer un rapport mensuel au comité de vérification du ministère, auquel se joindront, à titre de membres externes, les mandarins Denis Bédard et André Dicaire, deux anciens secrétaires du Conseil du trésor.

Le comité se réunira six fois par année plutôt que trois fois, comme c'est le cas en ce moment.

Plus encore, les contrats de surveillance des ingénieurs feront désormais partie d'appels d'offres publics, tout comme les plans et devis.

Dès la fin du mois, tous les contrats octroyés par le ministère seront disponibles et accessibles au grand public sur Internet.

Selon la ministre des Transports, Julie Boulet, ces mesures vont colmater les brèches mises au jour par le vérificateur général, Renaud Lachance.

Il y a une semaine, M. Lachance avait dénoncé le manque de rigueur et le laisser-faire du ministère dans l'attribution des contrats.

«On répond exactement à toutes les recommandations du vérificateur général. On est en mode action, on bouge et on met en place des règles», s'est félicitée la ministre Boulet pendant la période de questions à l'Assemblée nationale.

L'opposition

Les resserrements annoncés par Mme Boulet n'ont pas rassuré les partis d'opposition, qui réclament toujours la tenue d'une enquête publique.

De l'avis du Parti québécois, seule une commission d'enquête indépendante permettra de faire la lumière sur les cas réels et allégués de corruption et de collusion dans l'industrie du béton et de l'asphalte.

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de transports, Stéphane Bergeron, a de nouveau réclamé la démission de la ministre Boulet, alléguant qu'elle est complètement dépassée par les événements.

«Elle n'a pas réussi, en 2005, à éviter la pratique de collusion; elle n'a pas réussi en 2007. Et là, elle veut nous faire croire que les nouvelles mesures vont permettre d'éviter les pratiques de collusion. Comment peut-on encore avoir confiance en cette ministre?», a lancé le député.

Loin d'être un rempart contre les man¶uvres occultes frauduleuses de certains entrepreneurs, le coup de barre du ministère des Transports n'est rien de plus qu'un «cataplasme expéditif», a affirmé M. Bergeron.

Quant à elle, la chef péquiste Pauline Marois a accusé le premier ministre Jean Charest de vouloir gagner du temps en espérant que la tempête s'apaise.

Lié au Parti libéral à cause des émoluments annuels de 75 000 $ que ce dernier lui verse, Jean Charest ne semble pas être en mesure de s'élever au-dessus des intérêts partisans, a-t-elle soutenu.

«Je comprends que le premier ministre reçoit une rallonge du Parti libéral du Québec, mais ce que je lui demande aujourd'hui, c'est: quand va-t-il cesser d'être d'abord le chef du Parti libéral pour devenir le premier ministre des Québécois?», a demandé la chef souverainiste.

Le gouvernement Charest apparaît de plus en plus isolé dans son refus de lancer une enquête publique, alors que les demandes fusent de toutes parts.

À l'exception notable de la FTQ-Construction — seule alliée du gouvernement dans ce dossier —, les partis d'opposition, les maires de Montréal et de Québec, l'Ordre des ingénieurs, l'Ordre des architectes, l'Association des procureurs de la Couronne et les policiers de la Sûreté du Québec réclament tous une enquête publique.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Normand Carrier
    Abonné
    jeudi 26 novembre 2009 07h02
    Curieuse précipitation du gouvernement Charest ......
    Depuis 2004 , le gouvernement Charest a en main une recommamdation du D.G.E. pour élaborer un code d'éthique et nommer un commissaire a l'éthique et absolument rien ne fût fait depuis et rien n'est dans les cartons dans l'immédiat ! Soudainement on voit les ministres Béchard , Boulet Lessard s'activer et présenter toutes sortes de projets de loi dans une précipitation effrénée , irréfléchie et mal coordonnée . Ce n'est pas en frappant dans toutes les directions sans connaitre les vrais problèmes de magouilles et de collusions ainsi que les solutions appropriées que les enveloppes brunes vont arrêter de circuler ......
    Cela peut aider mais SEUL UNE ENQUÊTE PUBLIQUE PERMETTRA D'ALLER AU FOND DU SYSTÈME DE MAGOUILLES ET DE COLLUSIONS ENTRE LES ENTREPRENEURS , FIRMES DE GÉNIE-CONSEIL ET CONSTRUCTEURS ET DE L'EXPOSER AU GRAND PUBLIC POUR L'ENRAYER POUR UNE LONGUE PÉRIODE ! Tous les contribuables comprennent très bien que cette <avalanche> de lois précipitées n'est que de la poudre aux yeux DANS LE BUT DE NOUS FAIRE AVALER VOS MENSONGES A L'EFFET QU'UNE COMMISSION D'ENQUÊTE N'EST PAS NÉCESSAIRE !
    Si votre gouvernement monsieur Charest fait tout ce show de boucane , les électeurs comprennent QUE VOUS AVEZ BEAUCOUP DE CHOSES A CACHER ET QUE VOTRE PARTI RISQUE BEAUCOUP APRÈS SEPT ANS DURANT LESQUELS VOUS AVEZ PERMIS A VOS MINISTRES DES PASSES-DROITS EN AJUSTANT A LA BAISSE L'ÉTHIQUE DE VOTRE PARTI EN LES ACCOMODANT et que le P.L.Q. N'A JAMAIS RAMASSÉ AUTANT D'ARGENT DANS SES COFFRES !
    SI VOTRE GOUVENEMENT ÉTAIT SI INTÈGRE QUE VOUS LE DITES , VOUS N'HÉSITERIEZ PAS UN INSTANT POUR DÉCRÉTER CETTE ENQUÊTE POUR FAIRE LA LUMIÈRE et RASSURER LES ÉLECTEURS QU'ILS NE PAIENT PAS une SUPRIME DE 30% sur les contrats de construction ......
    Normand Carrier

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
1 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012