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Industrie de la construction: la FTQ-Construction ne veut toujours pas d'enquête publique

Le Devoir , La Presse canadienne   24 novembre 2009 20h02  Québec
Malgré les demandes de l'Association des policiers provinciaux, la FTQ-Construction rejette l'idée d'une enquête publique
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Malgré les demandes de l'Association des policiers provinciaux, la FTQ-Construction rejette l'idée d'une enquête publique
La FTQ-Construction ne croit toujours pas en l’utililté d’une enquête publique sur l’industrie de la construction, et elle met en doute la crédiblité de l’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ), qui réclamait hier une telle enquête.

De son côté Québec rejette toujours l’idée d’une commission d’enquête, mais le ministère de la Sécurité publique vient d’annoncer que dix enquêteurs de trois corps policiers municipaux se joindront à leurs collègues de la Sûreté du Québec, pour mener à bien l’opération Marteau.

A l'Assemblée nationale ce matin, la commission parlementaire de l'économie et du travail a entrepris ses consultations préalables au dépôt d'un projet de loi visant à lutter contre la criminalité dans l'industrie de la construction.

La FTQ-Construction a été la première à déposer un mémoire et le directeur général de la FTQ-Construction, Richard Goyette, en a profité pour défendre l'intégrité de son syndicat.
Selon lui, le problème du crime organisé sur les chantiers de construction ne mérite pas une enquête publique.

Le chef syndical a soutenu que les problèmes sur les chantiers sont plutôt liés à une opposition entre travailleurs et employeurs. Ces derniers gonflent les heures de travail indûment et n'assurent pas la sécurité de leurs employés, dit-il.

Lundi, l’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ), qui regroupe les policiers de la SQ, a réclamé une enquête publique.

Richard Goyette de la FTQ-Construction a carrément émis des doutes sur la crédiblité de l’APPQ. M. Goyette a en effet affirmé, après son passge à la commission parlementaire, qu’il croyait davantage aux agents de la SQ eux-mêmes, et il a mis en doute le travail de leur association. «Est-ce que c'est le syndicat des policiers ou les policiers qui ont affirmé [qu'une enquête publique était nécessaire]? Moi, je crois plus aux policiers probablement que leur syndicat croit en eux», a-t-il dit.

Des policiers municipaux à la rescousse

Par ailleurs, alors que les policiers municipaux avaient été écartés de l’opération Marteau, le ministère de la Sécurité publique a annoncé aujourd’hui que huit enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), un de la Sûreté municipale de Laval et un autre de la police de Longueuil, se joindront à l’équipe de la SQ.
L’escouade mixte comptera donc une cinquantaine de policiers, incluant deux agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) spécialisés dans le crime organisé, ainsi que des employés de la Régie du bâtiment du Québec, de la Commission de la construction du Québec et sept procureurs.






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  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 24 novembre 2009 17h14
    Opposé à une commission d'enquête publique : on se demande bien pourquoi.
    Pourquoi la FTQ est opposée à la tenue d'une enquête publique sur les agissements douteux dans l'industrie de la construction ? Pose la question, c'est y répondre. Imaginez le panier de crabes qu'une telle commission va trouver un peu partout, y compris chez les partis politiques ultrafédéralistes.

    Ainsi donc, selon M. Goyette, un syndicat n'est pas autorisé au nom de ses membres, du moins pour les policiers. En est-il de même pour les ouvriers de la construction ? M. Goyette est-il crédible lorsqu'il parle au nom de la FTQ ? En tout cas, il ne parle pas au nom des travailleurs de la construction, c'est lui-même qui nous le dit.

    Quand les épargnants pourront-ils retirer leur investissement du Fonds de solidarité (sic) de la FTQ sans pénalité, comme il semble que soient encore plus douteux que ce que nous pouvions imaginer, les agissements de ce groupe non représentatif des ouvriers de la construction. Mais encore une magouille entre l'État et les corporatismes comme la société civile.

    Quand on voit la magouille de Revenu Québec pour soutirer sans motif ni preuve de l'impôt sur des revenus inexistants, aux gens qui triment dur, comme le rapportait hier Michel Girard dans la Cyberpresse (Revenu Québec l'accule à la faillite) et cette collusion entre le gouvernement libéral et le syndicat de la construction, on ne peut que conclure que l'on vit bel et bien dans une vraie république de bananes.

  • richard vaillancourt
    Inscrit
    mardi 24 novembre 2009 18h24
    A s'entête a ne pas vouloir de commission on devient SUSPECT
    Si le gouvernement s'entête a ne pas vouloir de commission d'enquête publique il devient de plus en plus suspect. Cela ressemble au scandale des commandites il y a plusieurs façon d'enrichir un partie. Sur les trentes pour cent que coutent nos routes de plus qu'ailleur il y a 10 pour cent pour lui................. lui...................... et lui...................................

  • Clement Bernard
    Inscrit
    mardi 24 novembre 2009 21h45
    Jean Charest...la couleuvre
    Notre Ti-Jean national doit avoir bien hâte que la session se termine et que la période des Fêtes se pointe le nez.Le seul appui qui lui reste c'est Goyette de la FTQ-Construction qui n'en veut pas non plus d'enquête publique...Je suis sûr que tout le monde sait un peu pourquoi. Ils sont les deux seuls groupes à résister et ne veulent absolument pas que la collusion et la corruption généralisées dans le monde de la construction soient mises au grand jour.
    Tout le monde sait que plusieurs s'enrichissent à nos dépens avec les contrats gouvernementaux tant provinciaux que municipaux en facturant 10 à 15% de plus que le coût réel.
    Et pendant ce temps, on a le front de nous dire qu'il faudra se serrer la ceinture pour renflouer les finances de l'État.
    Il faut absolument forcer lM.Charest à agir. Si ce n'est pas avant les Fêtes, faudra revenir en janvier et continuer d'insister pour faire fléchir ce gouvernement.qui respire la magouille à plein nez.

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