Industrie de la construction: la FTQ-Construction ne veut toujours pas d'enquête publique
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Malgré les demandes de l'Association des policiers provinciaux, la FTQ-Construction rejette l'idée d'une enquête publique
La FTQ-Construction ne croit toujours pas en l’utililté d’une enquête publique sur l’industrie de la construction, et elle met en doute la crédiblité de l’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ), qui réclamait hier une telle enquête.
De son côté Québec rejette toujours l’idée d’une commission d’enquête, mais le ministère de la Sécurité publique vient d’annoncer que dix enquêteurs de trois corps policiers municipaux se joindront à leurs collègues de la Sûreté du Québec, pour mener à bien l’opération Marteau.
A l'Assemblée nationale ce matin, la commission parlementaire de l'économie et du travail a entrepris ses consultations préalables au dépôt d'un projet de loi visant à lutter contre la criminalité dans l'industrie de la construction.
La FTQ-Construction a été la première à déposer un mémoire et le directeur général de la FTQ-Construction, Richard Goyette, en a profité pour défendre l'intégrité de son syndicat.
Selon lui, le problème du crime organisé sur les chantiers de construction ne mérite pas une enquête publique.
Le chef syndical a soutenu que les problèmes sur les chantiers sont plutôt liés à une opposition entre travailleurs et employeurs. Ces derniers gonflent les heures de travail indûment et n'assurent pas la sécurité de leurs employés, dit-il.
Lundi, l’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ), qui regroupe les policiers de la SQ, a réclamé une enquête publique.
Richard Goyette de la FTQ-Construction a carrément émis des doutes sur la crédiblité de l’APPQ. M. Goyette a en effet affirmé, après son passge à la commission parlementaire, qu’il croyait davantage aux agents de la SQ eux-mêmes, et il a mis en doute le travail de leur association. «Est-ce que c'est le syndicat des policiers ou les policiers qui ont affirmé [qu'une enquête publique était nécessaire]? Moi, je crois plus aux policiers probablement que leur syndicat croit en eux», a-t-il dit.
Des policiers municipaux à la rescousse
Par ailleurs, alors que les policiers municipaux avaient été écartés de l’opération Marteau, le ministère de la Sécurité publique a annoncé aujourd’hui que huit enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), un de la Sûreté municipale de Laval et un autre de la police de Longueuil, se joindront à l’équipe de la SQ.
L’escouade mixte comptera donc une cinquantaine de policiers, incluant deux agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) spécialisés dans le crime organisé, ainsi que des employés de la Régie du bâtiment du Québec, de la Commission de la construction du Québec et sept procureurs.
De son côté Québec rejette toujours l’idée d’une commission d’enquête, mais le ministère de la Sécurité publique vient d’annoncer que dix enquêteurs de trois corps policiers municipaux se joindront à leurs collègues de la Sûreté du Québec, pour mener à bien l’opération Marteau.
A l'Assemblée nationale ce matin, la commission parlementaire de l'économie et du travail a entrepris ses consultations préalables au dépôt d'un projet de loi visant à lutter contre la criminalité dans l'industrie de la construction.
La FTQ-Construction a été la première à déposer un mémoire et le directeur général de la FTQ-Construction, Richard Goyette, en a profité pour défendre l'intégrité de son syndicat.
Selon lui, le problème du crime organisé sur les chantiers de construction ne mérite pas une enquête publique.
Le chef syndical a soutenu que les problèmes sur les chantiers sont plutôt liés à une opposition entre travailleurs et employeurs. Ces derniers gonflent les heures de travail indûment et n'assurent pas la sécurité de leurs employés, dit-il.
Lundi, l’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ), qui regroupe les policiers de la SQ, a réclamé une enquête publique.
Richard Goyette de la FTQ-Construction a carrément émis des doutes sur la crédiblité de l’APPQ. M. Goyette a en effet affirmé, après son passge à la commission parlementaire, qu’il croyait davantage aux agents de la SQ eux-mêmes, et il a mis en doute le travail de leur association. «Est-ce que c'est le syndicat des policiers ou les policiers qui ont affirmé [qu'une enquête publique était nécessaire]? Moi, je crois plus aux policiers probablement que leur syndicat croit en eux», a-t-il dit.
Des policiers municipaux à la rescousse
Par ailleurs, alors que les policiers municipaux avaient été écartés de l’opération Marteau, le ministère de la Sécurité publique a annoncé aujourd’hui que huit enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), un de la Sûreté municipale de Laval et un autre de la police de Longueuil, se joindront à l’équipe de la SQ.
L’escouade mixte comptera donc une cinquantaine de policiers, incluant deux agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) spécialisés dans le crime organisé, ainsi que des employés de la Régie du bâtiment du Québec, de la Commission de la construction du Québec et sept procureurs.
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