Secteur de la construction: toujours pas d’enquête publique
Les policiers de la SQ croient que Québec devrait instaurer une grande enquête
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le gouvernement québécois rejette la proposition des policiers de la Sûreté du Québec, qui réclament une enquête publique sur la corruption dans l’industrie de la construction.
Le ministre de la Sécurité publique Jacques Dupuis a soutenu aujourd’hui qu’il fallait laisser les enquêtes policières suivre leur cours.
En entrevue ce matin à RDI, le président de l’Association des policiers provinciaux du Québec, Jean-Guy Dagenais, a déclaré qu’une commission d’enquête publique était nécessaire pour «modifier les façons de faire», et qu’elle ne nuirait pas aux enquêtes policières en cours.
M. Dagenais avait également indiqué cette fin de semaine au Soleil que la complexité de la preuve nécessaire à la tenue de procès ne permettra pas d'exposer tout système criminel qui serait à l’oeuvre dans ce secteur d'activité.
«Je pense qu'une enquête publique est un incontournable, a-t-il déclaré hier. Ce qu'on dit, c'est oui aux enquêtes policières qui vont sûrement servir à porter des accusations et à traduire des gens en justice. Mais si on dit qu’il y a des milliards qui vont dans les poches des contracteurs, il faut s'assurer que ces milliards-là s'en vont dans les bonnes poches. Si on veut faire un travail positif, ça va prendre une enquête publique».
M. Dagenais entend envoyer une lettre cette semaine au ministre Jacques Dupuis, et la ministre de Justice Kathleen Weil, pour demander une telle enquête.
L’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ) regroupe quelque 5000 policiers de la SQ.
Depuis la mise sur pied de l’escouade Marteau pour enquêter sur le milieu de la construction, Québec a toujours soutenu que les policiers avaient tous les moyens nécessaires pour enquêter et porter les accusations nécessaires.
A l’Assemblée nationale, les partis d’opposition ont fait valoir que les agents de la SQ venaient de fournir au gouvernement l’ultime argument en faveur d'une commission d'enquête publique.
La leader parlementaire adéquiste Sylvie Roy a affirmé que l’APPQ venait ainsi de désavouer le ministre Jacques Dupuis.
Pour sa part, le leader parlementaire péquiste, Stéphane Bédard, croit que l'APPQ a démoli la dernière défense du gouvernement.
Le ministre de la Sécurité publique Jacques Dupuis a soutenu aujourd’hui qu’il fallait laisser les enquêtes policières suivre leur cours.
En entrevue ce matin à RDI, le président de l’Association des policiers provinciaux du Québec, Jean-Guy Dagenais, a déclaré qu’une commission d’enquête publique était nécessaire pour «modifier les façons de faire», et qu’elle ne nuirait pas aux enquêtes policières en cours.
M. Dagenais avait également indiqué cette fin de semaine au Soleil que la complexité de la preuve nécessaire à la tenue de procès ne permettra pas d'exposer tout système criminel qui serait à l’oeuvre dans ce secteur d'activité.
«Je pense qu'une enquête publique est un incontournable, a-t-il déclaré hier. Ce qu'on dit, c'est oui aux enquêtes policières qui vont sûrement servir à porter des accusations et à traduire des gens en justice. Mais si on dit qu’il y a des milliards qui vont dans les poches des contracteurs, il faut s'assurer que ces milliards-là s'en vont dans les bonnes poches. Si on veut faire un travail positif, ça va prendre une enquête publique».
M. Dagenais entend envoyer une lettre cette semaine au ministre Jacques Dupuis, et la ministre de Justice Kathleen Weil, pour demander une telle enquête.
L’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ) regroupe quelque 5000 policiers de la SQ.
Depuis la mise sur pied de l’escouade Marteau pour enquêter sur le milieu de la construction, Québec a toujours soutenu que les policiers avaient tous les moyens nécessaires pour enquêter et porter les accusations nécessaires.
A l’Assemblée nationale, les partis d’opposition ont fait valoir que les agents de la SQ venaient de fournir au gouvernement l’ultime argument en faveur d'une commission d'enquête publique.
La leader parlementaire adéquiste Sylvie Roy a affirmé que l’APPQ venait ainsi de désavouer le ministre Jacques Dupuis.
Pour sa part, le leader parlementaire péquiste, Stéphane Bédard, croit que l'APPQ a démoli la dernière défense du gouvernement.
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