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Secteur de la construction: toujours pas d’enquête publique

Les policiers de la SQ croient que Québec devrait instaurer une grande enquête

Le Devoir   23 novembre 2009 18h45  Québec
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le gouvernement québécois rejette la proposition des policiers de la Sûreté du Québec, qui réclament une enquête publique sur la corruption dans l’industrie de la construction.

Le ministre de la Sécurité publique Jacques Dupuis a soutenu aujourd’hui qu’il fallait laisser les enquêtes policières suivre leur cours.

En entrevue ce matin à RDI, le président de l’Association des policiers provinciaux du Québec, Jean-Guy Dagenais, a déclaré qu’une commission d’enquête publique était nécessaire pour «modifier les façons de faire», et qu’elle ne nuirait pas aux enquêtes policières en cours.

M. Dagenais avait également indiqué cette fin de semaine au Soleil que la complexité de la preuve nécessaire à la tenue de procès ne permettra pas d'exposer tout système criminel qui serait à l’oeuvre dans ce secteur d'activité.

«Je pense qu'une enquête publique est un incontournable, a-t-il déclaré hier. Ce qu'on dit, c'est oui aux enquêtes policières qui vont sûrement servir à porter des accusations et à traduire des gens en justice. Mais si on dit qu’il y a des milliards qui vont dans les poches des contracteurs, il faut s'assurer que ces milliards-là s'en vont dans les bonnes poches. Si on veut faire un travail positif, ça va prendre une enquête publique».

M. Dagenais entend envoyer une lettre cette semaine au ministre Jacques Dupuis, et la ministre de Justice Kathleen Weil, pour demander une telle enquête.

L’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ) regroupe quelque 5000 policiers de la SQ.

Depuis la mise sur pied de l’escouade Marteau pour enquêter sur le milieu de la construction, Québec a toujours soutenu que les policiers avaient tous les moyens nécessaires pour enquêter et porter les accusations nécessaires.

A l’Assemblée nationale, les partis d’opposition ont fait valoir que les agents de la SQ venaient de fournir au gouvernement l’ultime argument en faveur d'une commission d'enquête publique.
La leader parlementaire adéquiste Sylvie Roy a affirmé que l’APPQ  venait ainsi de désavouer le ministre Jacques Dupuis.

Pour sa part, le leader parlementaire péquiste, Stéphane Bédard, croit que l'APPQ a démoli la dernière défense du gouvernement.






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  • Godefroy
    Abonné
    lundi 23 novembre 2009 17h02
    Encore des faux-fuyant !
    « Afin que, pour nier en cas de quelque enquête, J'eusse d'un faux-fuyant la faveur toute prête »

    MOLIÈRE Extrait de Tartuffe

  • Richard Larouche
    Inscrit
    lundi 23 novembre 2009 17h29
    Le sophisme des libéraux ne tient plus
    En effet les libéraux justifiaient leur rejet de l'enquête publique en affirmant que ça nuirait à l'enquête policière. Maintenant, ce sont les policiers eux-mêmes qui réclament une enquête puiblique !

    J'ai bien hâte au jour où nous verrons les squelettes que les libéraux cachent dans leur placard !

    S'ils n'avaient rien à se reprocher, je ne peux pas concevoir pourquoi il s'opposeraient toujours à la tenue d'une enquête publique...

  • Alain Larouche
    Abonné
    lundi 23 novembre 2009 19h18
    Les carottes sont cuites
    Nous venons d'apprendre que mêmes les procureurs de la couronne sont pour une enquête publique. Si Charest refuse malgré l'opinion publique et la société civile nous avons devant nous une dictature.

  • Réjean Hébert
    Inscrit
    lundi 23 novembre 2009 20h48
    Enquête publique
    Encore bonjour.

    Ajout à ma première intervention de ce matin pour faire suite à toutes les nouvelles actions de la journée… encore beaucoup d’autres informations s’ajouteront probablement... ce n’est qu’un début…
    Enquête publique sur la construction
    1 ) monsieur Jean-Guy Dagenais, président de l'Association des policiers provinciaux du Québec. Nouvelle; le lundi 23 novembre 2009 à 8 h 52. Radio-Canada
    2 ) nouveau refus de Québec. Mise à jour; le lundi 23 novembre 2009 à 18 h 25
    3 ) dernière heure à l’émission de Anne-Marie Dussault; le lundi 23 novembre 2009 vers 19h 15, les procureurs de la couronne veulent avoir une enquête publique, confirmé à 20h15


    UNE ENQUÊTE PUBLIQUE

    Les policiers de la SQ demandent une enquête publique.
    Les Québécois demandent une enquête publique.
    Les parties politiques de l’opposition demandent une enquête publique.
    Les policiers de Montréal demandent aussi une enquête publique.
    À l’Hôtel de Ville de Montréal, les élus ne sont pas contre une enquête publique
    Probablement plusieurs députés libéraux qui n’ont rien à se reprocher aimeraient avoir une, UNE ENQUÊTE PUBLIQUE
    À noter que l’enquête MARTEAU, n’a pas encore débuté à ce jour, lundi 23 novembre 2009!

    Ne pensez-vous pas qu’un jour ou l’autre M.Charest. Nous allons en venir à ce que les payeurs de taxe deviennent de plus écoeuré et que l’enquête publique soit le sujet prioritaire et obligatoire. Il ne semble pas que cette fois si, l’enquête publique soit retirée de l’opinion communautaire, une fois pour tout et si l’on se fie à la majorité des Québécois, des policiers des personnes publiques honnêtes, l’unanimité pour ainsi dire est en faveur, d’U N E E N Q U Ê T E P U B L I Q U E . En tant que citoyen du Québec nous avons le droit de savoir la raison pour laquelle vous vous objecté à cette demande ‘’ la peur sûrement vous inquiète’’ . Vous savez très bien que l’enquête publique et une enquête policière sont possibles. Les policiers vous le prouvent ce matin, ‘’les policiers de la SQ demandent une enquête publique’’
    Bravo messieurs de la police, votre appui vient en renfort de nos opinions.

    UNE ENQUÊTE PUBLIQUE

    ‘’Le gouvernement Charest refuse toujours d'instituer une commission d'enquête publique sur l'industrie de la construction, soutenant que cela pourrait nuire aux enquêtes policières en cours.’’ VOUS RÉPONDEZ QUOI À CA M. CHAREST.
    La semaine dernière, la Fraternité des policiers de Montréal a aussi demandé une enquête publique.
    CITATION DE : monsieur Jean-Guy Dagenais, président de l'Association des policiers provinciaux du Québec. Le lundi 23 novembre 2009 à 8 h 52. Radio-Canada
    « Je pense qu'une enquête publique est un incontournable. [...] Ce qu'on dit, c'est oui aux enquêtes policières qui vont sûrement servir à porter des accusations et à traduire des gens en justice. Mais si on veut vraiment modifier les façons de faire. [...] Quand on dit qu'il y a des milliards qui vont dans les poches des contracteurs, il faut s'assurer que ces milliards-là s'en vont dans les bonnes poches. Si on veut faire un travail positif, ça va prendre une enquête publique. [...] Je pense qu'on n'a pas le choix pour modifier les façons de faire ».


    Merci
    R.H.

  • Michel Lemay
    Inscrit
    lundi 23 novembre 2009 21h03
    Que faut-il au ministre Dupuis pour qu'il se réveille ?
    Le vérificateur général souligne au moins deux cas de collusion dans des contrats de déneigement qui n’ont jamais été rapportés à la Sûreté du Québec. Y-a-t-il d’autres cas? Serait-il sage d’investiguer sur les contrats long parcours de l’est du Québec, particulièrement ceux de la Gaspésie et de la Côte-Nord qui sont majoritairement alloués à de grosses entreprises de la région de la capitale? Les entrepreneurs locaux ne savent-ils pas déneiger? Le vérificateur a-il eu vent du cas d’un entrepreneur gaspésien qui a dû affronté seul avec ses enfants les avocats du ministère des transports alors qu’il tentait de prouver des irrégularités dans l’attribution d’un contrat. David contre une armée de Goliath ! Les députés et ministre gaspésiens connaissent-ils le cas de cet homme qui a dû faire faillite à la suite de cette lutte pour la vérité alors que certains fonctionnaires ont depuis accéder à des postes-clef dans de grandes firmes d’ingénierie? L’alerte n’a-elle pas été sonné en 1999 (notez qu’on est en 2009) quand huit entreprises de la capitale et de l’est du Québec ont été condamnées pour avoir participé à un complot contrevenant à la Loi sur la concurrence. Ces entreprises (Constructions du Saint-Laurent Ltée, Constructions Bé-Con Inc., Les Entreprises P.E.B. Ltée, Construction T. C. L. (1990) Inc., Pavage Rolland Fortier Inc., Jean Leclerc Excavation Inc., Union des Carrières et Pavages Limitée et Henri Labbé et Fils Inc.) ont-elles été sous haute surveillance après leur condamnations ? Huit entreprises dans un si petit monde, cà commence à ressembler à des tactiques mafieuses. Et la ministre Boulet n’en sait sans doute rien, comme d’habitude. Quand au ministre Dupuis, il refuse toujours une enquête publique alors que même les policiers avouent leur impuissance à faire changer les façons de faire. Toronto n’avait peut-être pas tort de nous comparer à Palerme…

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 24 novembre 2009 17h39
    La démonstration déjà faite
    Le blocage vient de ceux qui ont tout à perdre. Ne cherchez pas plus loin car il faut se poser la question `inspecteur Clusot`. À qui profite le crime? Messieurs Charest, Dupuis, Bachand, Lessard, Hamad, Béchard et mesdames Boulet, Normandeau et j`en oubli, créent le problème, Le mur de Berlin est tombé le 9 novembre 1989 après bien des années de mensonge. La volonté populaire a raison de toutes sortes d`autoritarisme cachotier.

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