mardi 9 février 2010 Dernière mise à jour 08h40


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Dans la foulée du livre de Jacques Parizeau - Quelle voie privilégier pour transformer les Québécois de sujets soumis en acteurs politiques ?

Il est urgent de soupeser les risques d'un troisième référendum sur la souveraineté

Claude Bariteau - Anthropologue  23 novembre 2009  Québec
Jacques Parizeau durant la campagne référendaire de 1995
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Jacques Parizeau durant la campagne référendaire de 1995
Dans La Souveraineté du Québec, Jacques Parizeau avance que ceux et celles qui le veulent font partie du «nous» québécois. Mais ne peuvent exister réellement comme Québécois que responsables d'eux-mêmes «dans une démocratie où l'État est pleinement redevable à ses citoyens». Il développe ce point en lien avec la mondialisation et l'obligation, qui en découle, d'aviver la croissance et d'instituer démocratiquement un «vivre ensemble».

À bien y penser, cet écho à la responsabilité et à la redevance, qui apparaît au début et revient à la fin, a une profondeur qui déborde le demi-siècle privilégié par Parizeau pour parler de souveraineté. Il renvoie à l'histoire politique des luttes menées par des sujets pour se libérer de leur assujettissement et par les détenteurs du pouvoir, qui le conservent à l'aide d'alliés locaux comme l'a révélé Pierre Falardeau dans Le Temps des bouffons.

Sous la France, les habitants de la Nouvelle-France, autochtones comme français, furent des sujets coloniaux. La Conquête britannique de ce territoire change leur statut. À la mi-août 1760, peu avant la reddition de Montréal (8 septembre 1760), les accords d'Oswegatchie font des Sept Nations confédérées du Canada des sujets associés aux Britanniques. Après, le Traité de Paris (1763) précise que les ressortissants français de la Province of Québec deviennent des sujets coloniaux britanniques qui, en vertu des Traités de Westphalie (1648), peuvent pratiquer la religion catholique.

Suites politiques

Des suites politiques en découlent. La première, en 1769, est le renouvellement des accords d'Oswegatchie après le soulèvement de Pontiac. Au même moment circulent des pétitions sous l'égide de seigneurs, marchands et membres du clergé catholique en vue d'élargir leur zone commerciale et de prélever le cens et la dîme. Elles conduisent à l'adoption par Londres de l'Acte de Québec (1774), la deuxième suite. Le tournant fut toutefois la charge sur la Province of Quebec, au nom du Premier Congrès continental des États-Unis, que veut stopper la Grande-Bretagne en utilisant les élites locales pour inciter les sujets soumis à le demeurer.

La troisième est l'Acte constitutionnel de 1791. À la demande de loyalistes fuyant les États-Unis, Londres scinde la Province of Quebec en Bas et Haut-Canada et institue, dans chaque entité, une assemblée législative avec des pouvoirs contrôlés par deux Conseils

(législatif et exécutif) et un Gouverneur. Prend alors forme un favoritisme qui amène le Parti canadien à réclamer, en 1810, la responsabilité ministérielle, que refuse une Grande-Bretagne sur le point d'entrer en guerre avec les États-Unis.

Vingt-cinq ans plus tard, le Parti patriote vote un projet de gouvernement responsable. Londres s'y oppose. Renforce plutôt le pouvoir des Conseils et du Gouverneur et consent à la création d'un Conseil spécial. C'est l'impasse. S'ensuivent les affrontements de 1837-1838. À Odelltown, les détenteurs du pouvoir et leurs alliés en sortent vainqueurs. Peu après, Londres adopte les transformations souhaitées par le Parti des bureaucrates, dilue l'entité politique du Bas-Canada, minorise les sujets de ce territoire et les contraint à payer les dettes du Haut-Canada. C'est l'Acte d'Union de 1840, la quatrième suite.

Guerres et colonies

En 1846, Londres octroie à ses colonies le gouvernement responsable sur les affaires locales. En 1848, lord Elgin l'accorde au Canada-Uni. L'année suivante, les députés adoptent la Loi des pertes de la rébellion et les vainqueurs d'Odelltown, en colère, incendient le parlement de Montréal. Après, Londres reconnaît à ses colonies plus de latitude. Un Traité de réciprocité (1854-1864) est signé entre le Canada-Uni et les États-Unis. Au même moment, aux États-Unis, c'est la guerre de Sécession (1861-1865). Comme la Grande-Bretagne appuie les sudistes, elle craint que l'armée de l'Union n'envahisse ses colonies du nord et dépêche 11 000 soldats à Québec. Lorsque les Étatsuniens mettent fin au Traité de réciprocité, elle fait construire les forts de Lévis pour contrer leur charge qu'elle appréhende jusqu'à Londres.

C'est à ce moment que la Grande-Bretagne souhaite regrouper ses colonies d'Amérique du Nord pour rendre plus problématique leur annexion aux États-Unis. Comme il y a un projet de fusion dans les Maritimes à cette fin, elle incite le Canada-Uni à participer à la Conférence de Charlottetown. Peu après, elle invite les concepteurs du Dominion of Canada à l'adapter en vue de rallier une majorité de députés canadiens-français du Bas-Canada. Ainsi naît le Canada, la cinquième suite.

Quatre ans plus tard, la Grande-Bretagne règle son litige avec les Américains et retire ses militaires de Québec. Le Canada se dote progressivement d'une armée et est reconnu en 1931 distinct de la Grande-Bretagne. C'est la sixième suite. Durant son déploiement s'irradie un nationalisme canadien-français ethnico-religieux. Il s'exprime politiquement notamment lorsque le gouvernement Duplessis refuse les subventions fédérales et double la taxation pour forcer le Canada à retourner aux provinces les pouvoirs qu'elles lui consentirent lors de la Seconde Guerre mondiale.

Sur la scène internationale, c'est une période de décolonisation et de reconnaissance de nouveaux États souverains, qui infléchit le Canada à répondre positivement aux demandes du Québec. S'ensuivent la Révolution tranquille et un néonationalisme. C'est la septième suite. Dans leur sillage émergent des projets d'égalité au sein du Canada, voire d'indépendance, qui débouchent sur la tenue de deux référendums.

Le premier donne au Canada une justification pour rapatrier et pour amender sa Constitution sans l'aval de l'Assemblée nationale. C'est la huitième suite. Peu avant le deuxième, la Cour suprême confirme la validité du traité d'Oswegatchie. Aussi perdu, ce deuxième référendum incite le Canada à revoir les paiements de péréquation, à investir massivement dans les champs de compétence provinciale, à adopter la Loi de clarification et à mettre en place des mesures visant à niveler le Québec à son ordre. C'est la neuvième suite.

Peuple déresponsabilisé

Ces suites révèlent le peuple québécois tel qu'il est, un collectif de sujets soumis à un ordre politique qui le déresponsabilise et auquel n'est aucunement redevable, hier la Grande-Bretagne, aujourd'hui le Canada. C'est ici que devient important le principal legs de René Lévesque, qui est d'avoir fait reconnaître, avec le monde comme témoin, qu'il revient à ce peuple de décider démocratiquement de son avenir. Ce legs peut s'activer lors d'un référendum ou d'une élection dont l'indépendance est l'enjeu et au cours de laquelle ses promoteurs s'engagent à la faire s'ils obtiennent une majorité de votes et de députés.

Dans son livre, Jacques Parizeau fait écho à la Loi de clarification. Évoquant une troisième tentative pour réaliser l'indépendance du Québec, il signale que la méthode n'est pas fixée. Les circonstances ayant changé, il invite les indépendantistes à réfléchir avant que la direction du PQ et celle du Bloc québécois ne décident d'en proposer une et l'organisent. Cette invitation est majeure, car il est urgent de soupeser les risques d'un référendum que minimise, à mes yeux, la voie électorale pour transformer des sujets soumis en acteurs politiques auxquels sera redevable l'État du Québec.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 23 novembre 2009 06h49
    D'abord, les Québécois étaient et demeurent des gens responsables. Il y a une autre option. La théorie et la pratique de trois Nations.
    Créer un Forum des trois Nations afin de réaliser l'Égalité - Association entre partenaires égaux.


    À l'occasion des élections récentes de Shawn Atleo à la tête de l'Assemblée des Premières nations,et celle de Ghislain Picard comme Chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, je propose une réflexion sur la valeur symbolique et politique d'une association entre les trois nations fondatrices du Canada, les Autochtone, les Québécois et les Canadiens-anglais. Une association entre partenaires égaux.
    Pas nécessairement parce que les débats autour de la question constitutionnelle du Québec ou de la situation des premières nations refont surface régulièrement et souvent de façon dramatique, mais parce qu'un pays aussi jeune et dynamique que le Canada peut et doit inventer de nouvelles façons réalistes, justes et courageuses de vivre ensemble non seulement en harmonie mais de façon dynamique et propère.
    Ce sujet de réflexion et d’action politique pourrait avoir le grand mérite de renouveler la dynamique politique au Canada en mobilisant les leaders des peuples autochtones, les leaders des Canadiens-français, des Québécois et des autres francophiles de même que les leaders des Canadiens-anglais et des autres anglophiles. On ferait passer dans la réalité politique une nouvelle théorie, celle des trois nations.
    Ma suggestion consiste à pousser un peu plus loin l’initiative que la classe politique canadienne avait prise en 2006 de faire reconnaître le fait que les Québécois forment une nation au sein de la fédération. On se souvient que c'est le parti libéral qui avait pris cette initiative, et Michael Ignatieff en réclame encore la paternité. On sait maintenant que le gouvernement conservateur a été opportuniste, qu’il a saisi la balle au bond et qu'il a fait adopter par la Chambre des communes en novembre de la même année, la résolution qui reconnaît que les Québécois forment une nation dans un Canada uni. Les observateurs ont remarqué que les déclarations du Premier ministre, des ministres et des leaders des partis l’Opposition ont confirmé le sens qu’il fallait donner à l’expression "Québécois" utilisée dans cette résolution, en français comme en anglais. Pour tout observateur sérieux, le mot Québécois, dans cette résolution, englobe tous les Canadiens-français quel que soit l’endroit où ils habitent au Canada. On comprend qu'il s'agît de ceux qui s’appelaient autrefois les Canadiens par opposition aux Anglais, qui se sont ensuite appelés les Canadiens-français et plus récemment les Québécois. Ce n'est donc pas le Québec qui aurait été reconnu comme nation.
    Il me semble que la même définition de nation pourrait s’appliquer aux Canadiens-anglais et aux Autochtones, quel que soit l’endroit où ils habitent au Canada. Il est facile de constaters d'ailleurs qu'il y a des "Québécois" dans toutes les provinces du Canada, qu'il y a également des Autochtones dans toutes les provinces et la même chose pour les anglophones. Nous aurions alors la reconnaissance d'une réalité incontournable, l'existence de trois nations fondatrices. Les Anglais et ceux qui ont adopté la langue anglaise, les Québécois et ceux qui ont adopté la langue française, et les Autochtones. Les trois piliers d’un Canada bilingue et multiculturel, bordé par trois océans.
    Le grand avantage de cette initiative serait de placer les questions constitutionnelles et nationalistes dans un nouveau contexte où les trois nations seraient appelées à se parler et à se concerter dans un forum qui leur serait propre et où chacun serait traité comme un égal et disposerait d’un droit de proposition et de veto. Il ne serait pas illusoire de penser qu’un jour cet arrangement serait reflété dans la Constitution canadienne.
    Le gouvernement libéral, au pouvoir à Québec depuis plus de cinq ans, surveille et généralement défend sincèrement et avec agressivité les intérêts des Québécois, mais il ne semble pas disposé à proposer pour l’instant de grands débats constitutionnels.
    Le parti Québécois soulève de moins en moins souvent les questions relatives à un prochain référendum sur la souveraineté, presque jamais la notion d’indépendance totale et ne formule pas souvent les détails de ce que comprendrait éventuellement le concept d’association. Il a promis de ne proposer un éventuel référencum que dans un deuxième mandat. Il a proposé récemment un projet de transferts de certaines compétences fédérales en faveur du Québec, mais il semble que ces revendications, suceptibles de provoquer des crises politiques, ne seront formulées formellement qu’une fois que le PQ aura accédé au pouvoir, ce qui peut bien ne pas se produire avant plusieurs années.
    L’Action démocratique, pour sa part se rabat sur la notion d’autonomie revendicative, mais ne fournit aucune ligne de combat ni aucune avancée politique ou économique qu’il considérerait comme essentielle à la poursuite des intérêts du Québec.
    Les Québecois, dans le sens que lui donne la résolution de la Chambre des communes, se retrouvent ainsi dans une espèce de limbes politiques, les canadiens-français du Québec et de partout ailleurs au Canada se voient souvent bien seuls à défendre leur existence comme groupes et à maintenir leur langue et leurs traditions. Et ils n’ont pas de porte-parole officiel qui prenne en permanence fait et cause pour leurs intérêts à la grandeur du Canada. Il me semble donc urgent de mobiliser les énergies des leaders nationalistes, où qu’ils se trouvent, afin de mettre en chantier le Canada des régions et des peuples. Ceci devrait se faire à trois. Trois peuples, trois partenaires, les Canadiens-anglais, les Québécois et les Autochtones qui s’associeraient en respectant la spécificité des partenaires dans ce nouvel arrangement qui prendrait la forme d'un Forum des nations dont le statut et le rôle confirmeraient l'égalité des partenaires dans cette nouvelle association.
    De plus, si le nombre de sièges à la Chambre des communes devait s'élever à 342, comme le propose le gouvernement de Stephen Harper et que le Québec ne maintienne que ses 75 sièges, il deviendrait non seulement possible pour Ottawa de gouverner sans le Québec, mais la chose deviendrait également plus facile. Il suffirait qu'un parti obtienne 172 sièges, même sans en avoir aucun au Québec, pour former un gouvernement majoritaire. Cela serait réalisable si l'Ontario et quelques provinces de l'Ouest votaient massivement, mais pas unanimement, pour ce parti. Ce qui veut dire que les conservateurs et les libéraux pourraient former, alternativement, des gouvernements majoritaires sans que les électeurs Québécois ne puissent y faire entendre leurs voix.


    Puisqu'il ne peut pas y avoir de référendum au Québec avant 2017 (dans le meilleur des scénarios, un éventuel deuxième mandat du PQ ne peut pas avoir lieu avant 2016) et que d'ici là, la proportion des députés Québécois à la Chambre des communes risque d'avoir diminuée au moins une fois sinon deux fois, le Québec et les Canadiens-français ne pèseront plus très lourd dans l'exercice du pouvoir à Ottawa. Si les Québécois n'arrivent pas à se décider de prendre leur place dans la confédération canadienne, ils risquent de devenir les observateurs de leur déclin.

    Bien sûr, on aboutirait à une impasse si les Québécois refusaient une association à trois, avec les anglophones et avec les Premières Nations (autochtones) sous prétexte que les autochtones ne représentent que 10% de la population du Canada et que par réaction, les anglophones refusaient une association avec les francophones sous prétexte qu'ils ne représentent que 22% de la population du Canada, le Québec s'afflaiblirait inexorablement.


    Que faut-il faire maintenant pour que le Québec ne soit pas éternellement dans l'opposition?
    Il faut songer à des propositions nouvelles et hardies pour assurer une place essentielle aux Québécois et autres francophones canadiens dans le système fédéral. J'en ai donc avancé une: Former une association entre les trois grandes nations canadiennes

    Il serait très intéressant qu'un parti politique propose dès maintenant une résolution qui demanderait à la Chambre des communes de reconnaître que les Autochtones, les Canadiens-anglais et les Québécois forment trois nations distinctes dans une Canada uni, et que les institutions devraient éventuellement refléter au mieux cette réalité. D’ailleurs, un des premiers projets, suivant l'adoption de cette résolution pourrait être de demander à ce nouveau "Forum des trois nations" de proposer une réforme du Sénat qui tiendrait compte de cette réalité que la Chambre des communes aurait reconnue.
    Il me semble qu’il y a dans ce projet un potentiel important de mobilisation des énergies et des talents de plusieurs leaders canadiens qui depuis trop longtemps se sont employées à formuler, chacun dans son secteur, des revendications qui sont sans doute encore d’actualité mais qui ont eu du mal à être reconnues comme légitimes parce que visiblement elles transcendent les frontières des Provinces et des Territoires de ce grand pays. Ce projet recevrait sans doute l'appui de plusieurs leaders autochtones, notamment du Chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, M. Ghislain Picard, qui écrivait dans un texte paru récemment dans les medias: "Nous, Premières Nations du Québec et du Labrador, formons des nations distinctes possédant le droit à notre propre statut politique afin d'assurer librement le développement économique, social et culturel de nos communautés."
    De plus, le Canada donnerait une réponse positive et stimulante aux questions qui se posent à l'ONU et à son Comité des droits de la personne au sujet de la condition politique, économique et sociale des Autochtones au Canada et il donnerait un sens plus politique et une portée réelle à la reconnaissance des Québécois comme nation. Et la Nation anglophone aurait tout à gagner dans cette harmonie retrouvée entre toutes les composantes de notre société.
    Enfin, tout en renforçant son unité, le Canada créerait une nouvelle dynamique politique qui mobiliserait ses meilleures énergies et marquerait un très grand pas pour faire disparaître cette impression que le Canada sera toujours composé de "deux solitudes" dont une est plus isolée que l'autre, et pour placer dans un autre contexte le fait que la Constitution de 1982 n'a pas reçu l'aval officiel du Québec.

    Georges Paquet

  • Jean Lahoud
    Inscrit
    lundi 23 novembre 2009 14h27
    On en a assez de Parizeau et du projet souverainiste…Parizeau Go Home !
    Je pense que le monde en marre de Parizeau et du projet souverainiste. Je veux dire que ca fait plus de 40 ans et 2 referendums que veulent encore ces souverainistes ?...voir le PQ. On dirait un enfant qui demande constamment a ses parents de lui acheter la dernière ‘’bébelle’’ et les parents n’ont pas les moyens de manger… Réveillez vous ! Nous sommes au XXI siècle a l’ère de la mondialisation ou altermondialisation. Autant que les peuples rêves de défendre leurs identités nationales autant qu’ ils rêvent de former des unions régionales, donc le système fédéral ou confédéral sont des options idéales. Regarder l’union européenne ; on y parle au moins 15 langues et on a une union composée de 25 pays….25 pays qui on une histoire riche et ancienne de plus de 3000 ans et nous qui braillons a cause de la conquête de 1760.. franchement….je suis sur que les ténors (avant-gardistes) de l’Union Européenne regardent la fédération canadienne comme un modèle idéal car elle rassemblerait les États davantage tout en gardant une certaine spécificité locale. J’ avoue que la fédération canadienne est composée de défauts mais au lieu de tout briser et isole le Québec, il faudrait penser a ce que l’on peut faire pour reformer cette union veille de 1867. Les deux langues/cultures/ethnies ne sont rien a comparer a des pays comme l’ Inde ou en Afrique qui on une multitudes de langues mais forme une nation.
    Il ya près de 60 ans je vous aurais dit que la France et l’Allemagne travaillerait ensemble, main dan la main, sous la même union vous aurait rit de moi…surtout après les deux Guerres Mondiales et les siècles de conflits en Europe. Or 60 ans ce n’est rien dans l’Histoire de l’humanité et voila que les deux états on la monnaie unique, la libre circulations des personnes, biens et services…

    Prenant maintenant l’ Asie-Pacifique. Il y a quelques semaines un article La presse intitulé ‘’ Le rêve Européen de l’Asie’’ cet article traitait du projet que les nations comme la Chine, Le Japon le Viet Nam, Laos, Cambodge, Même
    L’ Australie, la Nouvelle Zélande peut être l’ Inde…pense…a partir du modèle de l’Union Européenne, ces dernières veulent créer un système similaire en Asie-pacifique (incluant la monnaie unique). Imaginer des pays qui ont plus de 6000 d’Histoire, de culture, de religions, de langues, de guerres, de conflits, de brassage de populations, de génocides, d’invasion, de colonialisme etc.… Cette union Asiatique seront dotée d’ une population d’environ 1.6 Milliards d’ individus (sans y compter l’Inde qui pourrait se joindre) on est a des années lumières du référendum sur la souveraineté et de PQ…et des chialeur de souverainistes et du Dark Vador de Parizeau (raciste et isolationniste) qui se prend pour Master Yoda….qui ont peur des anglais et accusent les immigrants de tout leur maux. alors que l'on sait pertinemment que si tous les francophones du Québec auraient appuyés le camp du Oui, la Québec serait sépare aujourd’hui (vote ethnique ou pas).

    Sérieusement penser vous que le PQ ou les souverainistes ont vraiment l’ avenir du Québec a cœur ? en regardant rétrospectivement je pense qu’ils on aide plus l’ Ontario a cœur. Paradoxalement, Ils sont la cause la détérioration de Montréal comme métropole du Canada et des complice secrets du succès de Toronto. Leur excès de zèle, leur xénophobie et leur maudit projet souverainiste ont fait peur a plusieurs, fait fuir des capitaux (locaux ou étrangers) et plusieurs sièges sociaux a Toronto…ca c’est la bonne surtout un supposé économiste des HEC comme Parizeau...un militant de droite qui s’est déguise en un parti supposé de gauche….mais qui se présent comme un spécialiste de l’ économie devant l’eternel.

    Supposons que la souveraineté passe…Pensez vous els les députes du Bloc Québécois voudraient perdre leur jobs lucratifs et confortable a Ottawa ? Le parti crée par Lucien bouchard a devait aller jusqu’au referendum de 1995. Sa vocation en soi n’était que temporaire. Mais ils se sont éternisés avec le temps….

    C’est pourquoi je vous demande de vous poser toutes ces questions a chaque fois que vous voyez Parizeau sortir du placard ou vous ententent que l'on veut ravier la flamme souverainiste …flamme..je veux dire incendie qui n’ a fait que ravager le Québec depuis plus de 40 ans.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 24 novembre 2009 14h46
    Et si on pouvait cloner sa volonté
    La politique ne tolère pas le vide. Marois devra se réveiller très bientôt car sa feuille de route sera courte. La volonté ça se cultive et résulte en actions déterminantes. Monsieur Parizeau n`en manque pas, mais ses descendants politiques sont plutôt faiblards. Les Marois, Boisclair et Landry ne font pas le poids nécessaire pour forger la trame du pays en devenir. Les seuls vrais porteurs du message d`indépendance furent peut. Attendez que je me souvienne des Chaput, Bourgault, Beaudoin, Laurin et Parizeau. Les autres de René Lévesque à Johnson, Bouchard, Landry, Boisclair et Marois ne furent qu`une copie de Claude Morin, notre menuet, étapistes sans détermination. Quand on rêve au beau risque on s`égare de la mission, article numéro 1 du programme du Parti Québécois, puis on se discrédite pour enfin disparaître . Ou est le prochain meneur du peuple, dont la volonté pourra faire le dernier pas essentiel pour notre accès au pays en devenir?

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
3 réactions
2 votes
 
Pour en savoir plus
Lettres
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
© Le Devoir 2002-2010