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CHUM et CUSM: Québec fonce avec les PPP

«On ne peut pas se permettre de reculer», dit la présidente du Conseil du trésor

Robert Dutrisac , Kathleen Lévesque   20 novembre 2009  Québec
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Le gouvernement du Québec ne s'embarrasse pas des conclusions accablantes du vérificateur général du Québec concernant les analyses produites par l'Agence des partenariats public-privé et fonce dans la voie des PPP pour construire les deux centres hospitaliers universitaires montréalais, le Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), et son pendant anglophone, le Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

«On ne peut pas se permettre de reculer», a déclaré hier au Devoir la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay. Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a exprimé la même opinion.

Mme Gagnon-Tremblay s'est dite «confiante que les avantages [des PPP] sont toujours là». Les véritables coûts des projets ne seront connus qu'au moment d'ouvrir les propositions budgétaires des consortiums en lice pour ces lucratifs contrats de 30 ans. Pour le CUSM, l'ampleur de la facture devrait être connue d'ici fin décembre ou au début de 2010. Quant au CHUM, il faudra encore attendre une année. «Si les avantages ne sont pas au rendez-vous, le gouvernement devra faire des choix, prendre des décisions», a ajouté la présidente du Conseil du trésor.

Mercredi, le vérificateur général du Québec a révélé que le travail présenté par l'Agence des PPP pour soutenir les projets du CHUM et du CUSM en PPP ne permettait pas de «conclure avec rigueur que ce mode [PPP] offre une réelle valeur ajoutée pour les fonds investis et que l'information pertinente a été fournie aux décideurs». Rien ne permettait d'évaluer avec précisions les économies à faire en optant pour les PPP. Les inconvénients de la formule, comme le transfert de risques, la pérennité du consortium privé ou la flexibilité pour répondre aux besoins propres à un hôpital, n'ont pas été pris en compte. Il en va de même des avantages du mode traditionnel.

C'est en juillet 2006 que l'Agence des PPP a confié l'élaboration des dossiers d'affaires à deux firmes de comptabilité, Raymond Chabot Grant Thornton pour le CHUM et PricewaterhouseCoopers pour le CUSM. Ces firmes ont été retenues, comme l'écrivait l'Agence des PPP à l'époque, pour leur expérience à réaliser des «analyses d'envergure de PPP dans le secteur hospitalier».

Le signal semblait déjà être lancé que les autres modes de réalisation, comme la gérance et le clés en main, ne recevraient pas la même attention. Comme le souligne le vérificateur général, tout a été dirigé de façon à favoriser les PPP.

Le travail d'analyse consistait à comparer les coûts et avantages du mode PPP et de l'approche traditionnelle. Raymond Chabot Grant Thornton a reçu 775 000 $ pour son analyse et PricewaterhouseCoopers, 807 970 $. Leur travail a été coordonné par le cabinet d'avocats Fraser Milner Casgrain, qui a également obtenu sans appel d'offres le contrat sur les questions juridiques pour un taux horaire de 250 $.

Comme le révélait à l'époque Le Devoir, c'est Pierre Lortie, libéral notoire et ami personnel de l'ancienne présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, qui dirigeait les opérations à titre de consultant pour Fraser Milner Casgrain. Pour son «talent et son habileté à pousser les dossiers», comme le disait Mme Jérôme-Forget, M. Lortie recevait 1250 $ par jour, trois jours par semaine. L'homme a été recruté sans appel d'offres compte tenu de la complexité technique du dossier et de «sa haute visibilité», a justifié le Trésor.

Mais le travail de Pierre Lortie et son influence ne s'arrêtaient pas là. L'homme de confiance de Monique Jérôme-Forget, l'ambassadrice des PPP au sein du gouvernement, siégeait aussi au comité consultatif mis en place par Clermont Gignac, mandataire du gouvernement pour la modernisation des hôpitaux universitaires. L'homme conseillait l'équipe gouvernementale sur les modes de réalisation du CHUM et du CUSM. M. Lortie servait ainsi deux clients différents avec des objectifs pouvant également différer. Pour son travail qui devait être «bénévole», M. Lortie a été rémunéré au taux horaire de 123 $.

Selon le vérificateur général, on ne retrouvait dans les analyses commandées et effectuées pour le compte de l'Agence des PPP «aucune évaluation critique, experte et indépendante». Malgré tout cela, le gouvernement Charest refuse de faire volte-face, ce qu'a réclamé à hauts cris hier une coalition de médecins et de syndicalistes.

La Coalition CHU sans PPP, regroupant entre autres Médecins québécois pour le régime public, la CSN, l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, la Fédération interprofessionnelle de la santé au Québec et l'Ordre des architectes, a exhorté le gouvernement du Québec à abandonner la formule des PPP au vu du dossier «scandaleux» révélé par le vérificateur général.

«On est tout près d'une collusion entre l'Agence des PPP, les consultants et les consortiums dans ce dossier. Ils ont travaillé dans l'opacité totale», a soutenu hier le vice-président de la CSN, Louis Roy. Pour ce dernier, et ses collègues, le désaveu du vérificateur général renforce l'idée selon laquelle le choix des PPP plutôt que de construire les hôpitaux universitaires en mode traditionnel est un dérapage idéologique complet.

La coalition réclame un recul afin que le gouvernement reprenne le contrôle des projets qui sont «mal engagés». Dans ce contexte, un retard de six ou huit mois apparaît comme un détail. «Il n'y a pas d'urgence à faire un mauvais projet», a affirmé le Dr Alain Vadeboncoeur. De son côté, la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, Régine Laurent, a rappelé que «l'entêtement, ce n'est pas du leadership».

La ministre Monique Gagnon-Tremblay a souligné hier qu'elle n'avait pas attendu le rapport du vérificateur général pour agir. Ainsi, en juin dernier, elle a congédié le président de l'Agence des PPP, Pierre Lefebvre, qui provenait de PricewaterhouseCoopers, pour le remplacer par un haut fonctionnaire de carrière, Normand Bergeron. Elle a ensuite présenté le projet de loi 65 sur Infrastructure Québec, dont l'étude détaillée est maintenant terminée, projet qui doit être adopté au cours de la présente session avec l'appui de l'opposition officielle.

Infrastructure Québec remplacera l'Agence des PPP. Le nouvel organisme supervisera tous les grands projets d'infrastructure du gouvernement. Contrairement à l'Agence des PPP, il devra considérer tous les modes de réalisation, et son conseil d'administration sera dirigé par l'État. «Il va y avoir beaucoup moins de méfiance à l'égard d'Infrastructure Québec, a fait valoir la ministre. Tous les ministères qui faisaient affaire avec l'agence avaient toujours l'impression qu'en bout de ligne, on privilégiait le mode PPP plutôt que le mode conventionnel.»
 
 
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  • Alain Vadeboncoeur
    Abonné
    vendredi 20 novembre 2009 01h03
    On congédie le PDG, on jette l'Agence mais on garde toutes les conclusions!
    Ainsi donc, la ministre indique que monsieur Lefebvre aurait été congédié, d’une part, et qu'elle n'a pas attendu le rapport du vérificateur , d’autre part, pour agir et remplacer l'Agence des PPP?

    Mais c'est donc qu'elle reconnait un problème de fond avec cette Agence, son PDG et son orientation? D'ailleurs, elle ajoute elle-même: "Tous les ministères qui faisaient affaire avec l'agence avaient toujours l'impression qu'en bout de ligne, on privilégiait le mode PPP plutôt que le mode conventionnel."

    Elle admet l'existence d'un biais systématique de l'Agence envers le mode PPP. Mais comment peut-elle quand même accepter les conclusions d'une Agence qu'on vient de décrire comme biaisée et dont on a cru bon de congédier le PDG? Cela n'a aucun sens. On engage le Québec pour 30 ans et des milliards sur la base d'analyses réalisées par une Agence dont on reconnaît l'incompétence et le biais.

    De deux choses l’une : ou bien l'Agence et son PDG étaient vraiment objectifs et compétents, et alors on continue dans la direction proposée, ou bien ce n'est pas le cas, et alors on doit en révoquer les conclusions. Mais la ministre fait la moitié de l'un et de l'autre, malgré la contradiction.

    Mais que faudrait-il au gouvernement pour reculer sur ce dossier, s’il ne peut reconnaître que l’ensemble des intervenants impliqués (médecins – les trois fédérations médicales sont signatiet même son propre chien de garde, le Vérificateur général, lui disent qu’il s’en va vers un mur? Que faut-il de plus? Ou bien, sommes-nous rendus dans l’ère du « On fait n’importe quoi, n’importe quand, ça va passer quand même, on change d’épisode et voilà tout… »?

  • Alain Vadeboncoeur
    Abonné
    vendredi 20 novembre 2009 01h12
    Que faut-il de plus au gouvernement pour reculer?
    Ainsi donc, la ministre indique que monsieur Lefebvre aurait été congédié, d’une part, et qu'elle n'a pas attendu le rapport du vérificateur , d’autre part, pour agir et remplacer l'Agence des PPP?

    Mais c'est donc qu'elle reconnait un problème de fond avec cette Agence, son PDG et son orientation? D'ailleurs, elle ajoute elle-même: "Tous les ministères qui faisaient affaire avec l'agence avaient toujours l'impression qu'en bout de ligne, on privilégiait le mode PPP plutôt que le mode conventionnel."

    Elle admet l'existence d'un biais systématique de l'Agence envers le mode PPP. Mais comment peut-elle quand même accepter les conclusions d'une Agence qu'on vient de décrire comme biaisée et dont on a cru bon de congédier le PDG? Cela n'a aucun sens. On engage le Québec pour 30 ans et des milliards sur la base d'analyses réalisées par une Agence dont on reconnaît l'incompétence et le biais.

    De deux choses l’une : ou bien l'Agence et son PDG étaient vraiment objectifs et compétents, et alors on continue dans la direction proposée, ou bien ce n'est pas le cas, et alors on doit en révoquer les conclusions. Mais la ministre fait la moitié de l'un et de l'autre, malgré la contradiction.

    Mais que faudrait-il au gouvernement pour reculer sur ce dossier, s’il ne peut reconnaître que l’ensemble des personnes impliqués (médecins – les présidents des trois fédérations médicales ont signé la lettre dans Le Devoir - infirmières, architectes, techniciens, professionnels de la santé, patients) sont contre de même que son propre chien de garde, le Vérificateur général, et que tous lui disent qu’il s’en va vers un mur? Que faut-il de plus? Ou bien, sommes-nous rendus dans l’ère du « On fait n’importe quoi, n’importe quand, ça va passer quand même, on change d’épisode et voilà tout… »?

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 20 novembre 2009 02h39
    Notre très provincial PLQ Charest nous fonce dans le mur
    Ça va coûter beaucoup plus cher, ça ne fait rien, le PLQ Charest s'en balance afin de nous mieux endetter solide. C'est quoi son plan ? River les épaules du Québec au plancher pour qu'il ne puisse plus se relever et, du Canada, se séparer ?

    Comme M. Charest a les 2 mains solidement sur le volant de notre province, personne ne semble capable de l'arrêter dans sa course folle qui pourrait finir dans le mur de l'endettement et des obligations sur les PPP.

  • Pierre Schneider
    Abonné
    vendredi 20 novembre 2009 06h22
    Encore un gouffre financier
    Comme si nous n'étions pas endettés, le gouvernement Charest nous précipite tête première vers un autre gouffre financier comparable à celui du stade olympique. Quel entêtement abusif ! Et deux fois plutôt qu'une lors que Montréal saurait bien se satisfaire d'un seul méga hôpital. À qui profitera le "crime" ?

  • 93Licar
    Abonnée
    vendredi 20 novembre 2009 06h45
    La bêtise
    "«On ne peut pas se permettre de reculer», a déclaré hier au Devoir la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay. Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a exprimé la même opinion."

    C'est bien la phrase la plus bête que j'ai entendue depuis longtemps. Ça nous permet de constater que le Gouvernement libéral n'a pas fait d'erreur en s'embarquant dans les PPP, c'était un choix délibéré! Avant, nous n'avions pas la confirmation que ça allait être un gouffre financier, juste l'intuition, mais là c'est confirmé que, comme dans les autres dossiers où l'argent sort à pleines portes, ont été favorisés des individus et des groupes au détriment de la population qui paie!

    Nous allons payer pour ce PPP et les générations futures en paieront les dépassements de coûts, les améliorations à apporter, l'entretien, les oublis et autres détails qui n'auront pas été inclus dans les devis.

    Pourquoi, ne pouvons-nous pas reculer? Pour ne pas perdre nos bailleurs de fonds lors de la prochaine campagne électorale?

  • Philippe Després
    Abonné
    vendredi 20 novembre 2009 07h58
    En plein dans le mille avec Pierre Lortie
    Pierre Lortie en mène effectivement large dans ce dossier et ses méthodes semblent avoir causé pas mal de tort jusqu'ici, sauf peut-être pour RCGT. Les chantres du privé à tout prix sont très mal placés pour servir le bien commun. Espérons qu'il soit écarté du dossier à l'avenir.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    vendredi 20 novembre 2009 08h06
    Et qui paiera la note comme d'habitude ?
    Malgré le rapport accablant du VG concernant les analyses de l'Agence des partenariats public-privé, la ministre Monique Gagnon-Tremblay déclare que le gouvernement assume ses choix et qu'il ira de l'avant avec le mode PPP pour la construction des grands hôpitaux universitaires de Montréal.

    Que cette façon de procéder coûtera 60 % plus cher que prévu aux contribuables ne semble pas trop préoccuper la ministre, ni le premier ministre Charest d'ailleurs !

    Incroyable comme les libéraux peuvent être souvent arrogants quand ils ont une majorité de sièges à l'Assemblée nationale !

  • Stéphane Doré
    Abonné
    vendredi 20 novembre 2009 09h43
    On devrait facturer les électeurs qui ont voté pour les libéraux
    Sans farce, ce sont eux qui font qu'on payera plus cher pour ces hôpitaux. Sans compter les autres "crosses" déjà mentionnées et les autres à venir à mesure qu'on fouillera dans les opérations de ce gouvernement irresponsable.

    Qui donc nous "liberera des libéraux" ?

  • Daniel Vézina
    Abonné
    vendredi 20 novembre 2009 10h14
    A la solde des corporations...
    C'est aberrant de voir à quel point, et ce en toute impunité, ce gouvernement continue de nous mentir et de nous endetter et tente même de nous soutirer de l'argent pour financer son copinage..!

    Il n'est que le pantin des corporations (PowerCorp entre autre) et des magouilles mafieuses qui sortent au grand jour.

    Oubiez-ca l'enquête publique, le gouvernement Libéral (Ha, tiens-donc, encore lui) cette fois-ci ne s'y fera pas prendre; en 1975, seuls les syndicats étaient impliqués.

    Aujourd'hui, c'est toute la classe politique qui s'y mouille...

  • Andre Vallee
    Abonné
    vendredi 20 novembre 2009 10h48
    Jean Charest
    La langue, les contrats, les grands hôpitaux, la Caisse, l'éthique, les PPP, l'Education.... etc. Jean Charest et ses ministres n'ont rien vu ou ont joué à la cachette. Peut-être sont-ils en train de modifier le nom d'Hydro-Québec en Hydro-Canada.
    Ils sont négligents, incompétents ou malhonnêtes... donc indignes de gérer le bien commun. Nous sommes en train de nous faire enc...(pardon) “enfirouaper”. Et Jean Chares fournit le lubrifiant.
    André Vallée

  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 20 novembre 2009 10h50
    Une autrre gifle de Charest au québecois nombreux qui ont pas voter pour lui
    Avec l'appui de Desmarais et de ses journaux, des anglophones et alophones de Montréal, des fonctionnaires de la ville de Québec à l'abri derrière une convention en béton, cet individu qui se dit premier ministre de tous vas nous creuser un trous bien plus grand que le stade olympique ou Mirabel...

    Il vas signer un document qui vas permettre a son parti de bénéficier à vie des largesses des enveloppes brunes et surtout de mettre encore plus de dettes sur le dos des maudits séparatistes qui devront se débrouiller comme Bouchard pour remettre le Québec sur le chemin de la prospérité.

    Après chaque règne du PLQ les gouvernements suivant ont du avaler la pilules d'un endettement à outrance et se faire passer pour les méchants....

  • Jacques Morissette
    Abonné
    vendredi 20 novembre 2009 11h07
    Le gouvernement serait-il un mauvais gestionnaire?
    L'Agence des PPP n'était fort probablement pas biaisée dans ses objectifs informels. Elle avait un mandat (informel) qui était de privilégié les PPP. Quand un gouvernement idéologique fait une commande de ce genre à une Agence, cette dernière sait très bien où s'en aller si elle ne veut pas être tabletter, mise à l'écart. Le rapport du vérificateur général a tout simplement mis l'idéologie gouvernementale en doute.

    De fait, c'est ce qui est sorti du sac avec son rapport. Malgré cela, j'apprends sans surprise que le gouvernement veut aller de l'avant. En procédant ainsi, le gouvernement cherche en fait à mettre un couvert sur le rapport du vérificateur général avant que les choses ne se gâtent s'il n'agit pas rapidement. Je suis tout à fait d'accord avec les propos de monsieur Alain Vadeboncoeur.

    Le gouvernement semble sourd aux propos de monsieur Vadeboncoeur. C'est facile de comprendre la fermeture du gouvernement, vu ses intentions d'aller de l'avant avec son idéologie des PPP qui manque beaucoup de rigueur par rapport à la réalité des faits. D'autant plus, comme le dit monsieur Vadeboncoeur, que le gouvernement est en train d'engager le Québec pour (une facture) 30 ans.

    J'espère qu'il va se trouver des gens pour remettre le pendule à l'heure juste des vrais choix à prendre dans l'intérêt du Québec. Le Québec a autre chose à faire que de faire semblant d'avancer à partir d'un choix plus idéologique que réaliste. Des politiciens qui font semblant de tâter le pouls des choses pour la forme et continuent d'agir dans le but de dessiner de façon simpliste un Québec sans lendemain font des mauvais gestionnaires.

  • Richard Godin
    Inscrit
    vendredi 20 novembre 2009 11h37
    La déprimante réalité PPP
    Mon Dieu que tout cela est déprimant. À quoi sert le VG, si les gouvernements successifs s'essuient les pieds sur lui (ses rapports et recommandations) sans aucun scrupule? À quoi sert-il de consulter les acteurs de la société civile liés à ce secteur d'activité, si le gouvernement actuel ne tient jamais compte de leurs recommandations? C'est doublement déprimant de constater le copinage (les firmes de consultants et amis du pouvoir) qui sévit en la matière sur le dos des contribuables. Dieu que c'est déprimant...

  • Godefroy
    Abonné
    vendredi 20 novembre 2009 12h48
    Une gabegie incontrôlable ?
    Il reste un peu d'espoir.

    « Quant au CHUM, il faudra encore attendre une année. «Si les avantages ne sont pas au rendez-vous, le gouvernement devra faire des choix, prendre des décisions», a ajouté la présidente du Conseil du trésor.»

    Les vraies questions sont les suivantes :

    1- Pourquoi 2 super hôpitaux universitaires ?

    2- Avons-nous les moyens financiers de nos ambitions ?

  • Martin R
    Inscrit
    vendredi 20 novembre 2009 15h22
    Pourquoi tant de commentaire sans agissement
    Je ne comprend toujours pas. Je lis et relis et me rend compte qu'une majorité de la population est contre les décisions du gouvernement libéral en place, mais personne ne semble prêt à monter au barricade!

    Ce gouvernement nous lance à la figure qu'ils ont réglé les problèmes avant même que le VG ne livre son rapport...SVP, si quelqu'un voit une poignée dans mon dos, qu'il la tire.

    Je me demande depuis quelques temps; et si la population décidait de se lever et de faire dissoudre l'assemblée nationale?? Par quelles méthodes cela serait-il possible?

    Cela serait le moyen de montrer que 38% de taux de participation de vaut rien et que seul la proportionnalité peut donner des résultats en donnant le pouvoir et les chèques de retraite aux bonnes personnes.

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    vendredi 20 novembre 2009 22h10
    Ce n'est que le début
    Ce n'est pas tout que penser du 40 milliards d'infrastructures qui coutera probablement au final 50 milliards.

    Le Touch a probablement reçu la visite de Madame Boulet et des deux autres ministres nommés par Monsieur Jean Charest ont été se promener en Lanrover sur les Îles des Antilles.

    Il n'y aura pas d'enquêtes sur l'ensemble de cette gestion.

    C'est très désolent de voir le manque de probité du gouvernement mis en place par Desmarais. C'est un honte.

    Le seul jugement valable sera au prochain élection.

  • David Paquet
    Abonné
    vendredi 20 novembre 2009 23h03
    Mafia et ppp ?
    Avec les récents débats sur les fraudes institutionnelles ainsi que la mafia de la construction ... il y a de sérieuses questions à se poser quand à la déroute en cours.

    La vision d'un ppp dans les mains de compagnies mafieuse nous présage une excellente gestion de nos acquis.

    Il y a un entendement général pour dire que les libéraux magouillent avec ces visions. Quoique d'autres partis aussi ... ni blanc ni noir.

    Le problème est immense ... des compagnies qui se permettent de faire monter les enchères, des élus qui facilitent leur approbation (même si le monopole peut être camouflé) et,en plus, des contrats qui nous lie pour un temps déterminé. En somme, ça gonfle et on assume ....nous, le plus gros client ignorant.

    Le discours du libéral-échange se contredit ... le monopole déguisé.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 23 novembre 2009 17h19
    La langue française
    J'ai une petite fille de dix ans qui étudie dans une école francophone à Edmonton. Elle est parfaitement bilingue et écrit sans fautes aussi bien en anglais qu'en français. Et c'est une école publique.

  • Dan Bratu
    Inscrit
    jeudi 20 mai 2010 10h42
    Les P3 ont leur but et utilité/ détrompez vous s'il vous plaît
    Dans un pays ou il faut construire afin de répondre aux demandes incessantes de services publics pour les citoyens, le gouvernement doit trouver de nouvelles façons pour bâtir, financer, opérer et réhabiliter certaines de ses installations. Contrairement à ce que certains des gens pensent, les PPP (P3) ne privatisent pas nos infrastructures, mais transfèrent les risques opérationnels et financiers à une partie privée qui en échange choisit d'encaisser de façon échelonnée le coût de construction qu'ils ont supporté et encaissent certains revenus provenant de l'exploitations de ces infrastructures (ex. encaisser des frais de stationnement dans un hôpital, emplacer des haltes routières et les louer subséquemment à des commerces qui sont intéressés à desservir une clientèle passagère, etc).

    Pour bien comprendre pourquoi le gouvernement préfère les PPP's faudrait peut-être bien se rendre à l'évidence que ce gouvernement n'a jamais été un bon gestionnaire (ie. Stade Olympique), alors faut trouver des moyens de gérer nos installations et nos infrastructures publiques par des gens qui ont une meilleure compréhension et une meilleure aptitude à gérer ces infrastructures, comme les parties privées.

    Personne pourrait me dire que le ministère de transport serait mieux apte à gérer une halte routière de 20 commerces, qu'une compagnie immobilière qui fait que ça.

    Au Canada, il y existe beaucoup des initiatives d'infrastructure publique qui se sont traduites par des francs-succès, tout en faisant appel à des partenariats-publics-privés. Que ça soit les écoles, oui les construites en système P3 en Nouvelles-Écosse, ou les ponts majestueux de la Colombie-Britannique, qui en ont tous fait appel aux mêmes instruments P3.

    C'est simple, faut savoir ce qui est un PPP et deuxièmement il faut savoir que le PPP n'est pas bon et applicable partout. Exemple, une route en Ontario sur laquelle il faut des frais pour y circuler pourrait avoir un support très favorable, toutefois au Québec c'est une autre chose (et pourtant regardez nos routes.....???)

    Bien à tous,

    GO PPP....

  • ysengrimus
    Inscrit
    vendredi 21 mai 2010 06h59
    Supplique
    Supplique. N’allez pas vous laisser fourguer la camelote engendrant derechef un de ces monstres hybrides à bien vous pomper votre oseille

    http://ysengrimus.wordpress.com/2008/08/01/partena

    Danger, arnaque, achats inutiles, engraissage de parasites, danger.
    Paul Laurendeau

  • Pierre Schneider
    Abonné
    vendredi 21 mai 2010 07h18
    Les 2 mégas
    Ces jours derniers, le député péquiste Bernard Drainville a défendu avec acharnement le choix du gouvernement de construire deux mégas hôpitaux plutôt qu'un seul. Au nom des "droits historiques" de la minorité anglophone. J'ai beau me creuser la cervelle, je n'arrive pas à comprendre ce raisonnement de façon rationnelle. Je n'y vois qu'une seule explication: Le Pq demeure aussi colonisé que la grande majorité de la population qui a encore peur d'affirmer haut et fort qu'au Québec, c'est en français qu'on devrait pouvoir vivre.
    Les minorités francophones du ROC, qu'on assimile inexorablement, n'ont pas la chance qu'ont les anglophones et (hélas) beaucoup d'allophones pour qui on gaspillera trois, quatre ou cinq milliards...alors que le CHUM francophone peine à voir le jour.
    (Colonisé: qui a toujours peur de déplaire à son maître et qui, comme les victimes du syndrome de Stockholm, en viennent à s'identifier à sa turpitude.

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mardi 25 mai 2010 02h42
    Victoire du PLQ
    Le gouvernement Charest est parvenu à défaire l'entente négocier avec tous les partenaires pour le lieux et la valse du ministre Couillard durant plusieurs années pour défaire cette entente et on entend dire après les anglais s'accorde eux mais les francophones .....pourtant le lieux était régler. On préféra la solution la plus coûteuse, avec du vieux, beaucoup d'expropriation pour compléter avec l'universitaire et dans un mileu par tellement francophone que le personnel à répondu ne pas être intéresser au centre-ville. Ridicule ce fut les machettes à maintes reprises pour en arriver à entendre sur les tribunes téléphoniques (presque disparus on nous a fermer la gueule) des colonisés on a pas les moyens de deux....OUF! Les gens meurt dans les hôpitaux par manque d'équipement comme la climatisation (sauf les bureaux) on trouve ça normal. On se paye un motel en vacance et des dortoirs de couloirs en maladie ou la prosmiscuité à ses effets négatifs sur la santé et la propagation de maladie. Si avant les années 50 on a eut les moyens de payer pour autant d'église dans au moment où l'argent était plus rare et aujourd'hui on ne peut construire un hopital il faut être naïf ou colonisé ou aveugle. L'argent le gouvernement en a beaucoup mais que fait-on avec?

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