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Lettres - Un concept du passé

Marc Tremblay - Québec, le 16 novembre 2009  18 novembre 2009  Québec
Jacques Parizeau ne finira jamais de m'étonner. C'est un des grands penseurs politiques du Québec qui a consacré l'essentiel de sa vie politique à la souveraineté du Québec. Brillant orateur, habile dialecticien et grand stratège, il remplit les auditoriums des cégeps et des universités, malgré son âge quasi canonique. Il a parfois dit des choses qui lui ont nui (ainsi qu'à la cause souverainiste), mais on ne lui reprochera jamais d'avoir une langue de bois. S'il était demeuré fédéraliste, il aurait été premier ministre du Canada. Actuellement, aucun politicien au Québec et dans le «ROC» ne lui arrive à la cheville.



Lors de la présentation de son dernier ouvrage sur la souveraineté, il a soutenu que plus la mondialisation s'intensifiera, plus la souveraineté des États sera nécessaire pour protéger les citoyens des États-nations dont les pouvoirs sont délégués à des organismes internationaux (OMC, UNESCO, ONU, etc.). À l'exception de la fédération belge, qui reconnaît qu'elle est binationale et qui agit en conséquence dans les forums internationaux, toutes les fédérations de la planète ne reconnaissent pas qu'elles sont multinationales. C'est le cas du Canada, entre autres. Pour ces fédérations, le fait de promouvoir et de défendre les intérêts de leurs parties constituantes, soit de défendre leurs pouvoirs souverains, notamment en matière de langue, de santé, d'éducation, de culture, de droit commercial, etc. constitue un emmerdement.

Mais ces nations à l'intérieur d'un État fédéral ont besoin de se libérer de ce carcan fédéral, à moins d'accepter de brader leurs intérêts.

Voilà pourquoi le fédéralisme actuel n'a pas d'avenir et est antinomique avec le concept de la mondialisation. C'est ainsi que j'interprète les thèses de M. Parizeau.
 
 
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